Publié par : cbernier | 16 novembre 2017

Le buzz des bancs publics II

On vante beaucoup la créativité montréalaise, mais elle n’est pas toujours évidente à déceler dans la ville… C’est parfois dans les détails que ce genre de signature d’une ville se fait sentir. À Montréal, notre créativité s’exprime de façon assez particulière avec les bancs publics, entre autres. Le 375e a été l’occasion de développer quelques innovations, mais il ne suffit pas à expliquer le foisonnement de nouveaux bancs publics qui est apparu dans nos quartiers cette année.

Déjà l’an dernier, je vous en présentais 15 qui méritaient d’être identifiés pour leur contribution à l’identité de leur quartier, et pourquoi pas, multipliés. En seulement un an, il y a eu tellement de nouveautés inspirantes que je reviens avec un nouveau Top 15 des bancs publics de Montréal, complètement différent, mais tout aussi emballant!

Voici donc 15 nouveaux bancs publics qui montrent que la recherche d’originalité n’a pas fini de nous donner toujours plus d’espaces de qualité, où prendre une pause dans notre ville.

Les originaux

Dans le cadre d’une exposition extérieure de DHC/ART Fondation pour l’art contemporain et du Centre Phi (qui se poursuit jusqu’au 30 novembre 2017), l’artiste Maria Hupfield nous offre son banc en forme d’étoile KA-POW! au Square Victoria. C’est une forme sous-exploitée pour les bancs publics, qui mériterait d’être copiée…

Depuis trois ans, le Festival Mode & Design collabore avec l’École de design de l’UQÀM pour organiser son concours de « Placottoirs ». Présentés sur l’esplanade de la Place Ville-Marie, deux des projets lauréats pouvaient être utilisés tout l’été. Le placottoir « 30 degré » d’Audrey Cruz, Mélika Koreï, Noémie Maulant et Xuan-Nhi Nguyen a su retenir notre attention. On aimerait bien le voir installé de façon permanente quelque part au centre-ville…

Halte 3, un projet d’animation de l’arrondissement Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, nous a offert, l’été dernier, un « nid d’oiseau pour humains fatigués » au parc Sandro-Pertini, dans Saint-Michel! Des branches de saule et du tapis gazon jaune: il n’en fallait pas plus pour qu’on se mette à rêver de voir ce genre de divans publics envahir nos parcs l’été prochain!

La créativité de l’équipe derrière Halte 3 ne s’est pas arrêtée là! Au parc Victorien-Pesant, dans Villeray, c’est une installation qui « nous plonge dans l’atmosphère enchanteresse du camping en réinventant quelques-uns de ses attributs apaisants » qui était offerte à la population. Encore une fois, ça frappait dans le mile! Pour réaliser ces projets d’exception, Halte 3 comptait sur le soutien de Ubisoft Canada, des Lapins Crétins et du Fonds de solidarité FTQ. Espérons que l’expérience se poursuivra, car les espaces publics aménagés par Halte 3 en 2017 étaient fantastiques.

Les legs permanents du 375e

Dans les legs du 375e anniversaire de Montréal, nous pourrons compter la Promenade Fleuve-Montagne, dont nous vous avons parlé dans ce texte. Imparfaite, la promenade a au moins à son actif des lieux de repos de haut calibre, comme ces plateformes polyvalentes de l’avenue McGill College.

La Promenade Fleuve-Montagne nous invite aussi au salon, avec ces bancs qui donnent une vue sur le centre-ville tout à fait exceptionnelle. Été comme hiver, sur la rue McTavish, ils sont une invitation à la contemplation. Encore faut-il grimper sur le flan du Mont-Royal pour en profiter…

Un autre legs du 375: les Tables à pique-nique multigénérationelles de Loblaws. Il y en a une pour chacun des 19 arrondissements, et 5 pour les parcs-nature. Conçues par Isabelle Vo et Émilie Proulx, étudiantes en design de la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal, ces tables peuvent accueillir 22 personnes, dont deux à mobilité réduite. Elles ont aussi une section plus basse, pour les enfants, il y a donc fort à parier qu’elles seront très populaires pour rassembler le voisinage, encore de nombreuses années!

Les beaux bancs usinés

J’aime beaucoup quand la ville joue avec ses bancs publics. Le modèle des ateliers municipaux, visible un peu partout, a trouvé un autre détournement cette année avec l’aménagement de la Place Vauquelin. On l’avait déjà vu rond au Square Dorchester, on peut maintenant le voir brisé, tout près de l’Hôtel-de-Ville. Et gris pâle en plus!

L’arrondissement Anjou, de son côté, a montré que même s’il achète des bancs publics usinés, il cherche tout de même un minimum de personnalité. Ainsi, malgré que ces deux bancs publics proviennent de catalogues d’entreprises, on se plait à les regarder et à les utiliser au parc Goncourt… Ils changent de nom selon l’entreprise, mais chez Équiparc, par exemple, ils sont 1980 et 1640.

Même la rue Saint-Denis profite de bancs publics industriels… Ces derniers ajouts n’ont peut-être pas la même valeur qu’un mobilier fait sur mesure, mais malgré tout, ils ont l’avantage d’offrir un joli coup d’œil et un agréable endroit pour s’assoir lorsqu’on magasine. Pour l’effort de multiplication du nombre de places pour prendre une pause qu’ils représentent, ils méritent leur présence dans ce palmarès…

Usinés ou non, les bancs publics de la rue Ontario, à proximité de la station de métro Frontenac, sont très intéressants. Massifs, distinctifs, différents, ils donnent le ton à cette rue, méconnaissable depuis son réaménagement.

Les concepts prometteurs

Il y a eu une piétonisation temporaire autour de l’église Notre-Dame-des-Victoires, dans Mercier, en 2016 et 2017: le Carré NDV. Fantastique! Plusieurs types de chaises, bancs et balançoires étaient offerts aux voisins, mais celui qui a retenu notre attention est le banc-jardin. Un peu brut, le concept mériterait d’être bonifié, parce qu’il y a là une piste évidente à suivre pour proposer un nouveau banc aux Montréalais!

La Terrasse Roy, sur le Plateau, était dans la même situation. Une idée géniale, qui mériterait qu’on la travaille… Ses chaises, qui permettaient qu’on laisse trainer nos mains dans le gazon, étaient merveilleuses! Il suffirait de solidifier la structure du dossier et le tour serait joué!

« Le Diplomate », un autre placottoir lauréat du concours du Festival Mode & Design, proposé cette fois-ci aux explorateurs de la Promenade Fleuve-Montagne, aurait pu être plus confortable… Réalisé par Anick Juneau et Julien Thibodeau, deux finissants de l’École de design de l’UQÀM, il était un peu strict dans sa forme, donc peu confortable. Pourtant, la structure était prometteuse. On ne devrait pas gaspiller tout ce talent! Il faudrait apporter quelques ajustements et reprendre l’expérimentation l’été prochain…

Les points de vue exceptionnels

Les bords de l’eau ont aussi bénéficié de nouvelles installations notables, comme celles du nouveau parc Marie-Claire-Kirkland-Casgrain, sur la Promenade de l’Aqueduc, qui nous offre un belvédère sur le fleuve. On peut maintenant s’y installer sur de grandes chaises longues pour admirer le fleuve et laisser le temps passer, loin des bruits de la ville.

Enfin, en bonus, je ne peux passer sous silence les nouvelles chaises Adirondac jumelées de Parc Canada. Présentes dans tous les parcs nationaux du pays, pour souligner le 150e anniversaire du Canada, elles permettent aux couples de profiter, côte-à-côte, de vues exceptionnelles sur le Canal Lachine ou les écluses de Sainte-Anne-de-Bellevue, entre autres. Agréables et romantiques à souhait.

Et les autres…

Mon nouveau Top 15 des bancs publics de Montréal, qui en compte plutôt 17 à cause des deux bancs usinés d’Anjou et du bonus des chaises Adirondac jumelées, aurait pu être encore plus long. En effet, je n’ai sélectionné que de nouveaux bancs, apparus depuis 2016, que j’ai pu photographier. Comme vous le savez, sur ce blogue, je n’utilise que mes propres photos (sauf de rares exceptions)… Je présume donc qu’il me manque quelques spécimens intéressants…

Mais l’exhaustivité n’ajouterait rien à ce texte, qui souligne la grande créativité des Montréalais dans le développement de ses bancs publics et autres lieux de repos. Cette variété crée de la personnalité, une ambiance, pour chacun des segments de rues qui en profitent. Nos quartiers y gagnent donc en beauté et en qualité et les exemples utilisés suffisent à le démontrer.

Il faut maintenant que ça continue, car comme je l’affirmais en 2016 lors d’une entrevue dans le Huffington Post :

«Un banc public doit être confortable, beau, propre, attirant et être là où on a besoin de lui. Il doit contribuer à l’image positive de la ville et être un ambassadeur pour les touristes. Plusieurs bancs à Montréal répondent à ces critères, comme les nouveaux bancs du quartier chinois, les fauteuils du Quartier des spectacles, les bancs colorés de la rue Fairmount ou ceux de la Place Valois.»

Et, grâce à un nombre croissant d’aménagements urbains, à dimension humaine, de plus en plus de bancs publics nous invitent à profiter de notre ville!

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Publié par : cbernier | 1 novembre 2017

La mort et la Ville

Il est courant d’entendre que novembre est le mois des morts… Initié avec l’Halloween, se poursuivant avec la Toussaint, la Fête des morts et le Jour du Souvenir, c’est un mois gris, froid et où la diminution de lumière affecte les vivants… Le mois tout désigné pour se poser une question : Quelle place fait-on à la mort dans nos villes? L’avons-nous exclue de la ville en la déplaçant dans les cimetières ou, au contraire, on la souligne un peu partout?

Lors de la plus récente Marche des Zombis, samedi le 29 octobre 2017 dans le Quartier des Spectacles, personne ne pouvait penser que les morts ne sont pas tolérés en ville… Mais en dehors de ce rendez-vous annuel macabre?

Nos cimetières se sont déplacés, depuis la fondation de Montréal, toujours plus loin des habitations, alors qu’ils étaient au cœur de la cité à ses débuts. Si les Montréalais avaient l’habitude d’aller se promener en famille, la fin de semaine, dans nos magnifiques cimetières-jardins sur la montagne, ce n’est plus le cas. Différentes initiatives existent pour nous inciter à les redécouvrir (pour leurs tombes célèbres, pour l’observation des oiseaux ou pour profiter du calme de ces endroits), mais avouez que peu d’entre nous les fréquentent…

Par extension, la mort est parfois associée à nos églises… Bien que les funérailles religieuses soient en perte de vitesse, c’est un des rares moments, pour plusieurs d’entre nous, d’entrer dans ces lieux qui cachent pourtant tout le savoir-faire de nos artisans et de nos artistes du passé… Même s’il y a des églises dans tous les quartiers, on ne peut toutefois pas dire qu’elles permettent un contact avec la mort, puisqu’on y entre peu et qu’elles sont aussi liées aux naissances, aux mariages et aux services religieux encore célébrés par une partie de la population.

Encore plus discrètement, certains aménagements rappellent aux initiés qu’ils sont dans un lieu de commémoration… Le meilleur exemple de cela est au Square Dorchester et à la Place du Canada, en plein centre-ville, où de subtiles croix dans le dallage des deux places rappellent qu’il y avait là, à une autre époque, un important cimetière.

Beaucoup plus visibles, certains morts partent avec l’ambition de laisser un souvenir, alors que d’autres sont mis en scène par les décideurs publics, pour souligner leur héritage…

Monument à Crémazie, au carré Saint-Louis: le vers « Pour mon drapeau je viens mourir ici », qui se trouve sous le soldat, est tiré du poème Drapeau de Carillon de Crémazie

En souvenir de bien d’autres disparus anonymes, plusieurs œuvres commémoratives rappellent les guerres du passé…

Monument aux braves de Lachine, par Alfred Laliberté

Les tueries et les attentats viennent aussi s’incruster dans le paysage de certains de nos quartiers…

Nef pour 14 reines, par Rose-Marie Goulet et Marie-Claude Robert, dans Côte-des-Neiges

Pour d’autres quartiers, ce sont les maladies qui s’attaquent à la population qui sont soulignées.

« À la mémoire des personnes mortes du sida au Québec » au Parc de l’Espoir, dans le Village

Puis il y a les vélos blancs et les autres témoignages des morts de la route qui s’affichent, encore trop souvent…

Un soulier blanc en hommage à Concepcion Cortacans, tuée en 2016 par un conducteur ayant brûlé un feu rouge sur l’avenue des Pins

Sans parler des manifestations de type « Die in », où les gens se couchent sur la chaussée, qui marquent régulièrement nos journaux par les images fortes qu’elles permettent.

Enfin, il y a aussi certaines interventions artistiques, comme celles des muralistes, qui n’hésitent pas à employer la mort comme métaphore…

Murale du Festival Hip Hop You Don’t Stop, par A’Shop (2016), dans Notre-Dame-de-Grâce

Ainsi, on souligne la mort un peu partout en ville… Mais y prête-t-on vraiment attention?

Apprivoiser la mort

Si novembre est le mois des morts, pourquoi ne pas en profiter pour honorer la mémoire de quelqu’un? La Toussaint et la Fête des morts nous invitent à penser aux disparus, une belle occasion d’aller voir les couleurs des arbres dans les cimetières (les tombes célèbres ou les oiseaux), en ayant une pensée pour une personne chère…

On peut aussi aller visiter une personne chère qui est encore en vie!

Se réapproprier les lieux de mémoire permet de découvrir ces espaces urbains étonnants que sont nos cimetières et nos églises, entre autres.

On peut aussi choisir d’aller profiter d’autres lieux de mémoire de causes qui nous touchent. Souvent sur de magnifiques places ou au cœur de jolis parcs, ils invitent au recueillement et offrent de beaux havres de paix.

Pour ne pas oublier

Certains vont jusqu’à développer des applications liées aux morts, comme celle de Moscou, qui permet de visualiser, en réalité augmentée, les morts de la route et leurs histoires… Peu de coins de rue échappent à cette triste réalité.

J’aurais tendance à préférer une application qui mettrait en scène la mort de nos ancêtres pour nous raconter les histoires de notre ville et de ses habitants. Leurs rêves, leurs ambitions, leurs combats, leurs erreurs, leur (manque de) qualité de vie. Ça donnerait beaucoup de sens et de profondeur à l’histoire qui nous entoure, sans qu’on le devine, un peu partout en ville.

Il y a déjà eu une initiative du genre avec Sacré Montagne (2010-2011), qui est toujours pertinente même si elle n’a pas été enrichie depuis longtemps. Puis il y a les « fantômes » du passé qui nous parlent au Musée Pointe-à-Callière, ils sont très réussis…

Il existe enfin des lectures fantaisistes qui s’inspirent de la mort et de la ville, comme La rivière des morts, d’Esther Rochon (éditions Alire), une histoire fantastique qui se déroule à Montréal. C’est un livre tout désigné pour le mois de novembre, si vous avez le goût de jouer avec la frontière du réel…

Quoi que vous fassiez, finalement, en ce mois gris, n’oubliez pas qu’apprivoiser la mort en ville, c’est aussi une façon de mieux profiter de la vie!

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Publié par : cbernier | 15 octobre 2017

L’architecture en héritage : Dan Hanganu

Quelles traces laisse un architecte qui s’éteint? Change-t-il le visage de la ville où il habitait? Ce sont des questions que je me suis posées à la suite de la mort de Dan Hanganu, un architecte établi à Montréal depuis les années 70. Maintenant qu’il nous a quitté, que nous laisse-t-il vraiment comme héritage? Montréal porte-t-elle sa signature, comme plusieurs commentateurs l’ont affirmé?

Installé sur l’Île-des-Sœurs, où il construit sa propre maison, les Habitations de Gaspé, il se fait connaître du grand public en réinterprétant le passé à travers des édifices des plus modernes, comme le Musée Pointe-à-Callière, réalisé en collaboration avec Provencher Roy & associés architecte.

Médaille du Gouverneur Général du Canada, 1994 / Grand Prix d’excellence, Ordre des architectes du Québec, 1993 / Prix Orange, Société Sauvons Montréal, 1992

À côté de cette réalisation phare, il réinterprète aussi la Maison des marins, toujours en collaboration avec Provencher Roy & associés architecte.

Le tout nouveau Fort de Ville-Marie, derrière le Musée, porte aussi sa marque.

Dans le Quartier des Spectacles, le Théâtre du Nouveau Monde (TNM) est une autre de ses réalisations.

Le mur ouest du TNM, qui met en valeur les cicatrices de l’évolution de l’édifice, a donné lieu à une belle intégration temporaire d’une œuvre d’art, dans le cadre de Km3, à l’automne 2017…

Contesté par certains pour ses pavillons universitaires, ils lui ont quand même permis d’aller chercher des prix prestigieux, comme avec les HEC.

Prix d’excellence, Ordre des Architectes du Québec, 2000 / Mérite de la feuille d’or, Société Internationale d’arboriculture, 1997

Il faut y être entré pour saisir une partie du génie de l’architecte, qui, par ses ouvertures sur l’extérieur et son utilisation de l’environnement, crée l’impression de se trouver en forêt lorsqu’on est dans la cafétéria de l’institution…

Le Centre de design de l’UQAM n’a pas toujours eu bonne presse, lui non plus, mais sa façade animée de projections continuellement changeantes a transformé les nuits de ce secteur du centre-ville, y amenant un peu de lumière.

Prix du Gouverneur Général du Canada, Institut royal d’architecture du Canada, 1998 / Grand Prix d’excellence, Ordre des architectes du Québec, 1996

Mais c’est probablement le Chaussegros-de-Léry, édifice voisin de l’Hôtel de ville, qui restera son projet le plus contesté…

Moins connu, mais plus réussi, l’intégration de l’ancien édifice de l’Hôtel Godin dans un hôtel moderne, améliore le paysage des rues Saint-Laurent et Sherbrooke depuis sa construction.

Caché dans la ville, l’agrandissement du centre d’archives de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, en bordure du Vieux-Montréal, témoigne lui aussi de la minutie qu’avait l’architecte pour développer des espaces intérieurs agréables et lumineux.

Médaille du Gouverneur Général, Institut Royal d’Architecture du Canada, 2002 / Prix d’excellence, Ordre des Architectes du Québec, 2000 / Prix Orange, Sauvons Montréal, 2000

Osant défier les façons de construire plus traditionnelles de certains de ses collègues, il s’est amusé avec le siège social du Cirque du Soleil, offrant aux Montréalais une sorte de cité modulaire faite de tôle et d’acier.

Prix d’excellence en architecture, Ordre des architectes du Québec, 1999 / Prix Orange, Société Sauvons Montréal, 1997

Il s’est même permis une réinterprétation d’une scène extérieure, avec le Pavillon Jean-Brillant dans le parc du même nom.

Dan Hanganu semble avoir développé un goût plus récent pour les bibliothèques, avec de très beaux résultats… Après s’être pratiqué avec la Bibliothèque de droit de l’Université McGill…

Il a signé les plans de la magnifique bibliothèque Marc-Favreau, qui faisait partie de mon palmarès des plus beaux édifices construits entre 2011 et 2016.

Une autre bibliothèque majeure, à Québec cette fois, porte sa marque. En recyclant une ancienne église, il a créé la magnifique bibliothèque Monique-Corriveau (en collaboration avec Côté Leahy Cardas architectes).

Il est même possible qu’il lègue à Montréal une autre bibliothèque, puisque son bureau continue d’opérer. En effet, Dan Hanganu Architectes est en lice pour l’agrandissement de la bibliothèque Maisonneuve, un projet déposé il y a déjà un certain temps et dont on devrait connaître l’architecte sous peu…

Le 20 octobre 2017, nous avons appris que c’était bel et bien son projet qui avait été retenu! Pour en savoir plus

Dan Hanganu a été l’architecte derrière plusieurs autres édifices montréalais, mais ce sont, à mon avis, les plus marquants. Et vous, trouvez-vous qu’ils ont changé le visage de Montréal?

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Publié par : cbernier | 3 octobre 2017

Pour ne rien rater de l’automne du 375e

Nous célébrons Montréal depuis le 11 décembre 2016, quand les 4 grands réseaux de télévision francophones du Canada diffusaient l’émission Montréal s’allume comme coup d’envoi des festivités du 375e anniversaire de notre ville. J’avoue être un peu essoufflé, mais la fête continue pour encore une saison, alors après vous avoir présenté les activités de l’hiver, du printemps et de l’été, je ne pouvais pas passer sous silence l’automne!

Ainsi, que vous soyez excités comme au premier jour, ou un peu blasés, voici mes 10 dernières suggestions de ce calendrier un peu fou du 375e, qui nous a proposé plusieurs centaines d’activités cette année!

Logo 375e

Tout au long de La Grande Tournée, fête de quartier qui a fait le tour des 19 arrondissements de la Ville l’été dernier, je publiais sur Facebook des albums-photos qui montraient toute la diversité de nos arrondissements. 19 photos pour chacun des 19 arrondissements, ces albums s’intitulaient 19X19=375. Pour que la multiplication fonctionne, l’arrondissement Ville-Marie, berceau de Montréal, a toutefois eu droit à 14 photos supplémentaires, pour mieux illustrer son immense diversité. Pour les découvrir, bien assis à la maison, visitez la section photos de notre page Facebook. Et profitez-en pour vous abonner, si ce n’est déjà fait, puisque cette page offre un contenu exclusif et complémentaire à celui de ce blogue! 😉

Vendredi le 6 octobre, les Premiers vendredis vous donneront une première occasion de sortir de chez-vous. Ces rendez-vous de la gastronomie servie par des camions n’ont plus besoin de présentation, bien qu’il y ait encore beaucoup de Montréalais qui n’en ont pas fait l’expérience. N’attendez plus et aller vivre le plus grand rassemblement de cuisine de rue au Canada, au pied du Stade olympique.

Premier vendredi

Du 5 au 8 octobre, le viaduc Van Horne (près du métro Rosemont) devient Viaduc 375 pour nous surprendre. Transformé en lieu de promenade pour les piétons, il offrira une nouvelle expérience de traverse du secteur et révèlera ses points de vue étonnants sur la ville. Le festival Pop Montréal y offrira des spectacles tous les soirs, de 18h à 21h, sans parler des nombreuses animations sur le site et autour. Point culminant de l’événement, la Parade Phénoménale du samedi 7 (départ à 16h30) risque de faire parler d’elle! Soyez extravagant et joignez-vous à un des 5 cortèges thématiques…

Les balades au centre-ville se multiplient, je vous en parlais ici… Et bien ça continue, avec KM3, jusqu’au 15 octobre. Une vingtaine d’œuvre d’art public ont été ajoutées un peu partout dans le Quartier des spectacles pour surprendre les passants, et ça fonctionne! Sur notre page Facebook, nous avons partagé un album-photos qui vous permettra de voir nos coups de cœur. Sur place, vous verrez du même coup les nombreux chantiers du secteur, qui transformeront notre expérience au centre-ville dès l’an prochain (Esplanade Clark et îlot Saint-Laurent/Sainte-Catherine, entre autres) et les legs du festival de graffitis Under Pressure, sous la forme de nombreuses murales.

À partir du 12 octobre, le génie autochtone s’installe au Centre des sciences, avec une exposition sur les inventions, toujours actuelles, des Premières nations et des Inuits. Une belle occasion d’aller à la rencontre de ces peuples qui nous ont partagé leur savoir-faire pour passer à travers l’hiver, entre autres.

Dans le même esprit, du 16 au 25 octobre, Autochtoniser Montréal présentera une exposition dans le cadre du Sommet Mondial du Design, dans le Hall du Palais des Congrès. Elle explorera la manière d’assurer la présence de la culture autochtone dans l’espace public de la ville. Une autre occasion de réfléchir à la place de ces peuples dans le Montréal d’aujourd’hui…

Du 27 au 29 octobre, ce sera au tour de la Trouble-fête de transformer le Quartier des spectacles… Pour l’occasion, il sera pris d’assaut par de nombreuses activités. Sous forme d’un conte d’Halloween librement inspiré de l’histoire de Montréal, la Trouble-fête nous promet un événement haut en couleurs, où les vivants et les morts se croiseront dans les rues…

Même si nous en avons déjà parlé dans ces listes « pour ne rien rater », le parcours Cité Mémoire, dans le Vieux-Montréal, se poursuit et se transforme, méritant de se retrouver, une fois de plus, dans nos suggestions d’activités. Il y a les magnifiques projections sur les murs du Vieux, mais aussi les fabuleuses histoires que vous pouvez découvrir en utilisant l’application mobile créée autour du projet. Avec les journées qui raccourcissent, les arbres qui perdent leurs feuilles, c’est dans une toute autre ambiance que vous pourrez faire l’expérience de ces capsules vidéo qui transforment notre quartier historique en livre ouvert sur le passé. Pour profiter de l’ensemble des projections, planifiez toutefois plusieurs visites!

Cité Mémoire

De son côté, jusqu’au 10 décembre, Paul vous invite à une balade sur le Plateau. Notre collègue de Montréal dans ta pipe en a tiré une vidéo, qui explique bien l’intérêt de suivre ce personnage de BD dans son hommage à Montréal. Pour faire cette promenade par vous-même, suivez l’itinéraire proposé par Paul sur cette carte.

Enfin, il faudra bien clore ces festivités… Quoi de plus naturel que de les terminer là où l’histoire de la ville a commencé? C’est donc dans le Vieux-Port qu’aura lieu la grande fête finale de ce 375e anniversaire de Montréal, le 31 décembre prochain. Un rendez-vous à mettre à votre agenda pour trinquer une dernière fois à la santé du 375e, qui nous en aura fait voir de toutes les couleurs en 2017, avouez-le!

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Publié par : cbernier | 23 août 2017

Les mosaïques de la rue Ontario

Il y a des projets qui s’étirent dans le temps et qui méritent d’être célébrés! La persistance de la Société de promotion des arts gigantesques (S.P.A.G.) à promouvoir le travail du mosaïste Laurent Gascon, et la persévérance de celui-ci pour créer un circuit inédit de murales-mosaïques sur la rue Ontario, offrent aux Montréalais un parcours étonnant pour découvrir deux quartiers : Hochelaga et le Centre-Sud, autrefois connu sous le nom de « Faubourg à m’lasse ».

Le projet, dont la première tuile a été collée en 2009, se poursuit depuis, à raison d’une nouvelle murale par année. L’objectif de la S.P.A.G. est de créer une sorte de voie cérémoniale partant de l’Est de Montréal pour se rendre au centre-ville. Rien de moins!

Célébrant les artistes et créateurs québécois, il s’étale aujourd’hui entre l’avenue Bourbonnière et la rue Beaudry. À pied, entre les stations de métro Pie IX et Beaudry, il faut prévoir une bonne heure pour couvrir les 4,5 km de ce circuit. En Bixi, ce sera 15 minutes (plus les arrêts pour admirer les œuvres).

En cours de route, vous découvrirez en plus :

  • la vitalité de la Promenade Ontario,
  • la Place Valois et son chemin vert, en diagonale dans le quartier,
  • la Place en construction (au moment d’écrire ces lignes) devant l’église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge, legs du 375e anniversaire de Montréal à l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve,
  • l’église elle-même, dont le clocher et l’intérieur font partie du Top 20 des églises de Montréal selon le blogue MesQuartiers
  • la jolie Place Joseph-Venne,
  • trois des meilleures brasseries de quartier de Montréal,
  • et le Marché Saint-Jacques, entre autres…

Avec cette intéressante liste d’attractions, vous comprendrez que je vous recommande chaudement de faire le circuit à pied! Je vous le présente maintenant, d’Est en Ouest, ce qui est le sens naturel de cette voie cérémoniale puisque presque toutes ses murales-mosaïques font face à l’Est. Pour agrémenter votre promenade, j’y ai aussi intégré 4 murales peintes. Elles s’inscrivent dans le même esprit que les œuvres de Laurent Gascon et s’insèrent très bien dans son circuit. Attention toutefois, contrairement aux murales-mosaïques, celles-ci ne font généralement pas face à l’Est!

Pour débuter, rendez-vous à la station de métro Pie IX et descendez jusqu’à la rue Ontario, au Sud. Puis tournez sur cette rue vers l’Ouest et le centre-ville : votre promenade débute!

Vous commencerez par la murale-mosaïque qui serait la plus grande murale extérieure en céramique réalisée à Montréal. C’est aussi la seule œuvre de Laurent Gascon, pour l’instant, à être située dans Hochelaga. Elle rend hommage à Gilles Vigneault, auteur-compositeur-interprète, au coin de l’avenue Bourbonnière.

Quelques rues plus loin, sur De Chambly (mais face à l’Ouest), vous pourrez voir l’irrévérencieux portrait peint de Léo Bureau-Blouin, ex-leader étudiant devenu politicien, produit par Hsix…

Rendu à la belle église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge, faites un petit détour par la ruelle située au Nord d’Ontario, entre les rues Saint-Germain et Dézéry. S’y cache une œuvre du collectif Dirty Arts, nommée Québec Love. Cette fresque montre Pauline Julien (que vous reverrez en mosaïques plus loin) et Armand Vaillancourt sous « l’arbre de la rue Durocher » et la fontaine de San Francisco, deux sculptures de ce dernier. On y retrouve aussi les syndicalistes Simone Monet-Chartrand et Michel Chartrand.

De retour sur Ontario, vous passerez sous un viaduc, pour découvrir Plume Latraverse. L’auteur-compositeur-interprète et écrivain peut être vu au coin de L’espérance, sur la deuxième œuvre de Laurent Gascon de ce circuit. Elle est installée sur un mur du Bain Mathieu, siège social et lieu de diffusion de la S.P.A.G.

La murale en hommage à l’illustrateur Vittorio, dans la ruelle derrière le Bain Mathieu (mais visible de la rue Ontario), a été la première de cette série à être produite par Laurent Gascon. C’est aussi la seule qui fait face au Sud.

2009 Vittorio coin Florian

En poursuivant votre route, vous constaterez que les trottoirs de ce secteur ont été refaits avec soin, offrant aux marcheurs un espace agréable… Au coin de la rue Hogan, vous croiserez la murale-mosaïque représentant la chanteuse, auteure, compositrice et actrice Pauline Julien.

Le métro Frontenac et la Maison de la Culture du même nom sont quelques coins de rues plus loin. Si la Maison est ouverte, entrez-y voir ses intéressantes expositions gratuites! Vous pourrez du même coup voir sa petite place aménagée avec de jolies mosaïques, marquant l’espace du Marché solidaire Frontenac

Tout de suite après la Place Joseph-Venne, une murale peinte par des autochtones, intitulée QANUQTUURNIQ (ou ingénieux et innovant), surprend. Il s’agit d’une œuvre de Embassy of Imagination, produite par l’organisme MU.

Faites attention de ne pas rater, de l’autre côté de la rue, la murale-mosaïque qui rend hommage à Robert Gravel, comédien, metteur en scène, dramaturge et fondateur de la ligue nationale d’improvisation, au coin de la rue Dufresne.

Plus loin, entre Fullum et Partenais, c’est la chanteuse Marjo qui vous attend, sur un mur de la Boite à musique.

En face de l’agréable Parc des Faubourgs et de sa fontaine, ne ratez pas la murale-mosaïque représentant Raymond Lévesque, qui était auteur-compositeur-interprète, poète, romancier et dramaturge. Elle est située à côté de l’entrée de l’église, entre les rues De Bordeaux et Dorion.

Passé la rue Papineau, il faudra vous retourner pour voir la murale peinte en honneur à la chanteuse Alys Robi, située entre le Lion d’or et l’organisme Dans la rue. Il s’agit d’une œuvre de Dan Buller et Rupert Bottenberg, produite par l’organisme MU.

La plus récente œuvre de Laurent Gascon vous étonnera quelques pas plus loin. En cours de finalisation au moment d’écrire ces lignes, elle représente l’humoriste Yvon Deschamps, au coin de la rue Alexandre-de-Sève. C’est l’une des plus belles!

Enfin, la dernière mais non la moindre, vu les souvenirs qu’elle suscite chez les générations plus âgées, la murale-mosaïque de Paul Buissonneau, dans son personnage de Picolo, termine cette promenade au coin de la rue Beaudry.

Pour les personnes qui auront fait le circuit à pied, il ne vous reste qu’à descendre Beaudry jusqu’au métro pour terminer votre promenade.

Depuis plusieurs années, ces murales-mosaïques un peu nostalgiques me fascinent. Lorsque vous les aurez vues en personne, vous serez sûrement du même avis! Elles embellissent les quartiers qui les accueillent, Hochelaga et le Centre-Sud, tout en leur offrant une attraction distinctive. Laurent Gascon et la S.P.A.G. prévoient en assembler 10 en tout, mais souhaitons-nous encore de nombreuses années de production de nouvelles œuvres, enrichissant cette « rue des célébrités » de la culture québécoise!

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Publié par : cbernier | 6 août 2017

D’arbres en arbres

Dans mon précédent texte, je vous donnais 10 bonnes raisons de retourner au Jardin botanique. Parmi celles-ci, il y avait une mention des nombreux secrets de l’Arboretum, qu’il est maintenant temps de vous dévoiler. Puisque l’Arboretum s’étend sur toute la moitié Nord du Jardin botanique, c’est un immense espace à découvrir, qui mérite une visite à lui tout seul. Vous avez des doutes? Laissez-moi les dissiper!

Pour mieux profiter de votre visite, je vous encourage à utiliser l’entrée sur le boulevard Rosemont, au niveau de la 29e avenue. Vous entrerez directement dans le monde des arbres et de leurs mystères, qui vous seront racontés de différentes manières…

Votre visite peut toutefois débuter par la Maison de l’arbre qui, depuis 1996, multiplie les expositions, les animations et l’émerveillement avec, entre autres, sa collection d’arbres miniatures cachée dans sa cour intérieure.

Sortez sur le balcon qui surplombe le magnifique lac des saules pleureurs, puis partez en faire le tour. Ce lac profite de son éloignement pour offrir aux curieux un havre de paix étonnant. Un endroit idéal pour se ressourcer…

Puis partez explorer l’Arboretum et ses 7 000 arbres, regroupés par essence. Une vingtaine de panneaux d’information vous permettront de vous familiariser avec chacune des essences et de vous dévoiler certains faits méconnus sur ceux-ci.

Depuis 2013, un parcours interactif de 8 grands modules permet d’apprendre une foule de choses sur la biologie des arbres et sur leurs mystères. C’est franchement bien fait! À la fois éducatifs et ludiques, les modules plaisent aux visiteurs de tout âge. En plus, ils sont beaux!

Ils ont valu au Jardin botanique un prix aménagement Les Arts et la Ville. Ils ne figurent malheureusement pas sur la carte officielle de l’institution, voici donc leur positionnement (les étoiles rouges), ainsi que celui des autres attractions mentionnées dans ce texte :

Cliquez sur la carte pour l’agrandir

Qui dit forêt dit vie sauvage. Même si le Jardin botanique est en pleine ville, il a su attirer bon nombres d’animaux sauvages. L’Arboretum abrite des renards, que vous croiserez peut-être si vous y allez le matin ou en fin d’après-midi. C’est une rencontre assez étonnante!

On y voit aussi de très nombreuses espèces d’oiseaux, dont des Jaseurs d’Amérique ou des Éperviers de Cooper (sur la photo, un juvénile). Le Jardin botanique est vraiment un bon endroit pour les ornithologues amateurs…

Revenons aux arbres. Il y a, en 2017, une exposition très particulière : Monumental Dougherty… Patrick Dougherty, un artiste américain du land art, propose 3 Palais aux visiteurs du Jardin. Faits de branches de saules, ces édifices végétaux ont de quoi surprendre!

Ils me rappellent les fabuleuses Mosaïcultures de 2013… Vous vous souvenez? L’Homme qui plantait des arbres s’est depuis déplacé vers l’entrée montréalaise du Pont Jacques-Cartier, offrant aux gens qui arrivent sur l’île un accueil chaleureux.

Les familles trouvent leur compte dans l’ensemble des activités du Jardin botanique déjà mentionnées, mais plus particulièrement avec Les Héros de la forêt, un sentier d’hébertisme (facile) pour les enfants turbulents.

En retrait, le long de la clôture séparant le Jardin du Parc Maisonneuve, vous pouvez aussi traverser une forêt de frênes, laissée à l’état vierge depuis des années, pour en étudier l’évolution. Je crois me souvenir avoir lu quelque chose sur l’étude des effets du verglas de 1998 sur ces arbres… Aujourd’hui, c’est l’agrile du frêne, un insecte exotique envahissant, qui y est étudié. Quoi qu’il en soit, le traverser donne l’impression d’être sur un sentier perdu au milieu d’une forêt sans fin. Au cœur de Montréal, c’est une promenade des plus intéressantes!

Alors, vos doutes sont maintenant dissipés sur l’intérêt d’une visite à l’Arboretum? Je l’espère! Ce gigantesque espace au Nord des jardins thématiques du Jardin botanique cache bien des trésors et est propice au développement de nouvelles attractions. Je rêve d’y voir une passerelle au-dessus de la cime des arbres, comme au Kew Gardens de Londres. Ce serait fantastique, non?

En attendant les prochains développements de l’Arboretum, je vous rappelle, comme je l’ai fait dans mon texte sur mes 10 coups de cœurs du Jardin botanique, que ses jardins extérieurs sont accessibles gratuitement aux détenteurs de la carte Accès-Montréal ou de la carte Lève-tôt (8$ pour un an), aux Amis du Jardin botanique (45$ par année) et aux membres des Cercles des Jeunes Naturalistes (84$ par année pour une famille). Profitez de l’une de ces formules avantageuses pour profiter du Jardin botanique toute l’année! Et pour déterminer vos propres jardins et activités coup de cœur…

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Publié par : cbernier | 28 juillet 2017

Le Jardin des merveilles

Je suis toujours étonné quand je découvre quelqu’un qui n’est pas allé au Jardin botanique de Montréal récemment. Notre Jardin, d’une ampleur et d’une beauté inédite à l’échelle internationale, est pourtant un lieu magique, en continuelle évolution. Et malheureusement méconnu de trop de Montréalais. Pour vous donner le goût d’y retourner, je vous partage mes 6 jardins secrets, cachés dans la trentaine d’espaces thématiques de notre grand Jardin botanique. Et en bonus, je vous ajoute 4 activités qui méritent le déplacement.

Elles le méritent d’autant plus que notre Jardin botanique est le 2e en importance dans le monde pour la grandeur de son site et de sa collection de plantes! 22 000 espèces et cultivars y poussent. Seul le Kew Gardens de Londres est plus imposant. C’est un véritable trésor pour Montréal, qui se trouve à deux pas de la station de métro Pie IX, donc très accessible. Et je vous révèle LE truc, en conclusion, pour que votre entrée soit presque gratuite…

Jardin botanique de Montréal - Carte2

Cliquez sur la carte pour l’agrandir

Débutons par mes 6 jardins coup de cœur :

1 – La Cour des sens

Situé avant même d’arriver à la section payante des jardins extérieurs, ce petit aménagement, conçu en 1999, vous invite à toucher et sentir les plantes. Que de surprises vous y attendent! Quand ce n’est pas une odeur enivrante, c’est la sensation du velours sous les doigts qui vous étonnera.

La Cour est cachée, alors voici derrière quel mur il vous faudra aller pour la découvrir :

2 – Le Jardin alpin

S’il est bien connu des gens qui fréquentent le Jardin botanique, il cache tout de même certains attraits aux visiteurs distraits…

Si vous n’y avez jamais croisé de cactus (à l’extérieur, au Québec?!) c’est que vous ne le connaissez pas encore assez bien. Pour voir l’envers du décor, il faut viser le Sud dans les sentiers pour découvrir la collection de minéraux canadiens, présentée initialement au pavillon du Canada de l’Expo67.

Une fois que vous aurez vu de quoi a l’air une roche de titane, vous pourrez aller voir la magnifique chute de ce jardin, qui a tellement l’air naturelle qu’on s’y tromperait…

3 – Le Coin du Québec

Quand le soleil frappe, il y a des reflets émeraude partout dans ce petit racoin. Sa porte est discrète et le jardin, très petit…

Mais on y trouve en saison des iris, l’emblème du Québec.

Et si on est attentif (et calme), on peut y croiser des tamias rayés, des libellules bleues, des grenouilles vertes ou un cardinal rouge.

4 – Le Jardin des Premières-Nations

Créé en 2001 en puisant dans nos forêts plus de 300 espèces indigènes, cet espace est un véritable diamant brut au cœur du Jardin botanique. On s’y sent, au milieu du bois, comme dans un monde mythique!

Un pavillon se cache au centre, avec une animation légère qui permet de se familiariser avec l’Amérique d’avant l’arrivée des Européens. Ce jardin est évidemment unique au monde, alors osez vous perdre dans ses sentiers sinueux!

5 – Le Jardin d’ombre

Le Jardin d’ombre, que j’appelle Le sous-bois, est un havre de paix à la frontière du parc Maisonneuve. Plus calme que le reste du Jardin botanique, c’est un endroit où je me plais toujours à passer. Avec ses ombres, ses reflets d’argent et de bronze laissés par le soleil, c’est un autre secret trop bien gardé.

Il cache aussi des plantes aux grandes feuilles, qui me font penser au livre La Planète Verte (la suite de E.T. l’extraterrestre), où on découvre la planète des E.T., collectionneurs de plantes de l’univers entier… Oubliez le livre, il n’est pas à la hauteur du film, mais osez le Jardin d’ombre! Avec un peu d’imagination, vous aurez l’impression d’y voir des plantes venues d’ailleurs…

6 – Le Jardin Leslie-Hancock

Depuis 1976, ce jardin fleurit en juin au cœur de l’Arboretum. Une splendide mer de fleurs rose et orange, aux reflets de saphirs, s’y cache, au milieu de grands conifères. Je n’ai jamais vu de photo qui témoigne correctement de la beauté de ce jardin, mais en voici une, pâle expression de ce que vous pouvez voir si vous y allez lors de la floraison.

Certains arbustes se parent aussi de blanc, mais même en dehors de la saison de floraison, ce jardin mérite votre visite, ne serait-ce que pour profiter de son ambiance de boisé en campagne.

J’espère vous avoir surpris avec ces 6 jardins discrets. Ils s’ajoutent aux nombreux autres jardins plus connus, comme la Roseraie, le Jardin japonais, le Ruisseau fleuri, le jardin des Plantes toxiques ou des Plantes utiles… Autant d’autres bonnes raisons de visiter plus souvent le Jardin botanique!

Et maintenant, voici des activités intéressantes qu’on peut aussi faire au Jardin. Celui-ci en propose un nombre infini aux passionnés, mais en me limitant à celles qui sont offertes dans les jardins extérieurs, je vous en propose 4 qui méritent votre attention en ce moment.

7 – Les 4 à 8

Les vendredis et samedis, jusqu’à la fin août, on peut profiter de la terrasse du resto du Jardin pour prendre un verre, accompagné des bruits d’une belle fontaine et du son mélodieux d’une performance musicale, entre 16h30 et 19h30. Cette terrasse est dans la partie publique du Jardin, vous n’avez donc pas besoin de billet pour vous y installer. Elle est à deux pas de la Cour des sens, près de l’entrée aux coins Sherbrooke et Pie IX.

8 – Les concerts intimes

Au nord du Jardin japonais, une petite scène vous attend pour un concert intime chaque dimanche, 14h, jusqu’à la fin août. Luce Dufault (6 août), Marie-Hélène Thibert (13 août), Shawn Phillips (20 août) et Louis-Jean Cormier (27 août) y feront tour à tour une apparition, au milieu des pommetiers.

9 – L’art public

Plusieurs œuvres d’art sont présentes dans le Jardin botanique. Elles ne sont malheureusement pas répertoriées sur la carte de l’institution, mais elles agrémenteront vos promenades. Comme cette chaise de Michel Goulet, intitulée « Un jardin à soi », un espace intime, propice à la contemplation, situé à l’Est du Jardin Leslie-Hancock.

Ou ce banc des amoureux, de Lea Vivot, qu’il faut aller voir de très près, pour lire les nombreuses inscriptions gravées dans le fameux banc… Il est intéressant de mentionner que l’original a été banni de la ville de Toronto en 1979, car la population le considérait trop obscène!

Si les œuvres d’art vous intéressent, Art public Montréal propose une carte de celles du Jardin botanique qui est bien pratique!

10 – La découverte de l’arboretum

Enfin, l’arboretum du Jardin botanique, qui occupe toute la moitié Nord du site, cache tellement de secrets que j’y consacre un texte entier. Vous verrez, il y a plusieurs activités à y faire! En voici une sur les nombreuses contenue dans cet autre texte :

Comment entrer presque gratuitement?

Les détenteurs de la carte Accès-Montréal ou de la carte Lève-tôt (qui coûte 8$ par année et qui est réservée aux Montréalais) peuvent accéder aux jardins extérieurs gratuitement, en tout temps. Tout comme les Amis du Jardin botanique (l’abonnement coûte 45$ par année). Les Amis profitent en plus d’un accès illimité aux serres et d’un abonnement aux revues Quatre-Temps et Flore alors! Un bon deal… Il y a aussi la carte de membre des Cercles des Jeunes Naturalistes (84$ par année pour une famille) qui peut être avantageuse…

Avec une de ces cartes en main, ou un billet d’entrée acheté à la billetterie, vous pourrez voir ou revoir les jardins plus connus du Jardin botanique, mais aussi découvrir les 10 jardins secrets et activités proposées dans ce texte.

J’espère vous avoir convaincu de retourner très bientôt découvrir ce Jardin, véritable trésor des Montréalais…

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Publié par : cbernier | 13 juillet 2017

Pour ne rien rater de l’été du 375e

Montréal est déjà une ville foisonnante d’activités l’été. Avec l’ajout de celles du 375e, c’est la débauche! Plus de 400 nouvelles activités sont offertes aux Montréalais pour célébrer le 375e, cet été seulement! C’est un énorme calendrier… Espérons seulement qu’on en sortira pas trop éméchés l’automne venu, parce que les célébrations, elles, ne seront pas terminées!

Ainsi, après vous avoir invités à célébrer l’hiver et le printemps du 375e, je récidive avec une troisième saison et une quinzaine de propositions pour vivre cet événement à plein régime. Je rappelle, en conclusion, quelques activités déjà inscrites dans mes textes précédents, mais qui se poursuivent pour la belle saison. Vous verrez, vous ne saurez plus où donner de la tête…

Juillet : les arts en fête

Jusqu’au 30 juillet, Montréal accueille le plus grand événement d’art de rue en Amérique du Nord : À nous la rue! Près de 50 compagnies de théâtre de rue présentent 800 représentations extérieures gratuites, un peu partout en ville. Ne vous surprenez pas de croiser un groupe de personnes peintes de la tête aux pieds ou une déambulation de grandes marionnettes, c’est normal en juillet… De plus, 5 grands spectacles seront offerts tout au long du mois. Enfin, l’épicentre de l’événement sera situé, jusqu’au 25 juillet, sur la rue Saint-Denis dans le Quartier Latin, tous les soirs de 17 h 30 à 23 h. Avis aux intéressés.

Jusqu’à l’automne, Saint-Denis littéraire met à l’honneur une cinquantaine d’auteurs. Des extraits de leurs textes et des citations sont visibles tout le long de la rue commerciale, sur le sol ou les murs. Le mobilier urbain a été revu pour l’occasion, question d’offrir une expérience vraiment agréable aux passants. Pour les journées chaudes, l’arrondissement y a même installé d’autres de ses innovations, comme la Vague, halte fraîcheur, ajoutant à l’ensemble.

Jusqu’au 20 août, le Théâtre de la botte trouée se promène dans une quinzaine de ruelles de Villeray et de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, avec ses Ruelles enchantées du 375e. On propose chaque fois 3 jours d’animation (d’une quinzaine de minutes) les soirs de semaine, suivis d’une pièce de théâtre présentée dans un parc du secteur, la fin de semaine. Une belle activité familiale.

Les nostalgiques d’Expo 67 ont l’embarras du choix pour se remémorer ou découvrir cet événement exceptionnel de l’histoire du Québec, avec l’ajout des expositions Explosion 67 Terre des jeunes (jusqu’au 2 septembre 2018, au Centre d’histoire de Montréal) et À la recherche d’Expo 67 (jusqu’au 9 octobre, au Musée d’art contemporain), qui présente 19 artistes explorant les avenues les plus novatrices et expérimentales d’Expo 67. Pour compléter votre retour dans le temps, plusieurs autres occasions vous sont offertes, comme l’exposition Mode Expo 67 du Musée McCord (jusqu’au 1er octobre), Rêver le Monde du Musée Stewart (jusqu’au 8 octobre) et une exposition du Centre de Design de l’UQAM qui se penche sur Habitat 67 et son architecte, Moshe Safdie (jusqu’au 13 août), où l’entrée est libre en tout temps.

Août : la diversité célébrée

À partir du 25 juillet, Bercer le temps fait le tour de l’île pour nous chanter une berceuse, dans une chaise berçante! La collection de chansons, dans une dizaine de langues, nous permettra de nous laisser transporter dans un monde onirique et nostalgique, le temps d’une berceuse. Une façon de célébrer les différentes origines de la population montréalaise.

Le 1er août débutent de nouveaux volets de Rues de Montréal, histoires urbaines en bande dessinées, un projet qui s’étale dans quelques parcs de Rosemont–La Petite-Patrie et du Plateau-Mont-Royal. Bien que les bandes dessinées soient disponibles sur internet, l’occasion de visiter les parcs du cœur de l’île devraient primer sur la facilité… Jusqu’au 26 octobre, vous trouverez des panneaux exposant ces bandes dessinées, produites par des artistes de Montréal, dans les parcs Baldwin, Molson et de la Petite-Italie.

Le 5 août, à la Place des Festivals, nous sommes conviés à Nova Stella – L’art d’être différents ensemble. Coproduit par Diversité artistique Montréal (DAM) et Terres en vues, dans le cadre de Présence autochtone, cette soirée haute en couleurs promet de célébrer avec éclat la diversité de la population de l’île. Le spectacle promet d’être fort intéressant.

Du 10 au 20 août, Montréal accueillera la toute première édition de Fierté Canada, une célébration qui réunira les quelque 80 festivals LGBTQ du pays, à l’initiative de Fierté Montréal. Cette année, la Fierté gaie de Montréal rayonnera à travers l’ensemble du pays! Ouvert à l’ensemble de la population, ce populaire événement prendra une plus grande ampleur cet été et proposera un nombre important de spectacles et d’activités. Même Karim Ouellet, Dan Bigras et Marie Mai y seront! Pour le 375e, osez l’arc-en-ciel!

Le 19 août, sur le flanc est du Mont-Royal, il ne faudra pas rater Montréal Symphonique. Ce spectacle à grand déploiement regroupera nos trois grands orchestres : l’OSM, l’Orchestre Métropolitain et l’Orchestre symphonique de McGill pour la première fois sur une même scène! Plus de 300 musiciens, chanteurs populaires et choristes vous en mettront plein les oreilles.

Puis, du 30 août au 15 octobre, ce sera au tour de Km3 de nous surprendre. Un grand parcours d’art public sera proposé dans le Quartier des spectacles, avec plus d’une vingtaine d’œuvres et d’installations temporaires, en plus des œuvres permanentes du secteur. On nous en promet de toutes les couleurs…

Septembre : se projeter vers l’avenir

Les 12, 17, 24 et 25 août, Vue de ruelle sera dans Le Sud-Ouest, puis les 8, 9, 15 et 16 septembre, dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Cette initiative du Regroupement des éco-quartiers et de vidéastes québécois mettra en lumière la face cachée et le côté merveilleux des ruelles vertes. Un programme, qui visitera 8 ruelles différentes, pourrait vous inspirer en vue d’un futur engagement citoyen, qui sait?

Le 2 septembre, au parc Jeanne-Mance, Montréal vivra sa toute première Électro Parade! Ce sera une première aussi pour l’Amérique du Nord, après que les Électros Parades aient déferlées sur toute l’Europe. Pour danser sur le son des meilleurs DJ, ce sera un incontournable de l’été… Et peut-être le début d’un nouveau rendez-vous annuel?

Du 7 au 12 septembre, l’exposition De Ville-Marie à demain rassemblera des maquettes 3D et des présentations virtuelles des édifices et des aménagements significatifs qui ont marqué l’histoire de Montréal, en plus de quelques grands projets à venir. Cette occasion de voir ou de revoir les constructions qui transforment Montréal sera présentée à la Place des Arts.

Tout l’été : un rappel des activités qui se poursuivent

Dans mes textes sur l’hiver et le printemps du 375e, je vous présentais d’autres activités que vous n’avez peut-être pas encore eu le temps de découvrir… Voici un rappel de celles qui sont toujours à l’affiche.

Le Pavillon pour la Paix du Musée des beaux-arts de Montréal, offert par le gouvernement du Québec à Montréal quelques semaines avant le début officiel de son 375e, mérite vraiment de se retrouver sur votre liste d’activités. Tout comme la Balade pour la Paix, dont je vous ai déjà parlé plus d’une fois.

Le Musée Pointe-à-Callière a lui aussi procédé à l’ouverture d’un nouveau pavillon, le Fort Ville-Marie, lieu de la fondation de Montréal en 1642. Peu de villes du monde connaissent le lieu exact de leur fondation, Montréal a dévoilé au monde le sien pour son 375e anniversaire, l’avez-vous vu?

Vous pourrez en profiter pour visiter ou revisiter Cité mémoire, des vidéos projetés sur plusieurs murs du Vieux-Montréal, tous les soirs à la tombée de la nuit et jusqu’à 22h. C’est vraiment spectaculaire comme animation, et c’est tout à fait gratuit, en plus.

Si les sciences vous intéressent, jusqu’au 19 octobre, les « Midis Ville-Marie » vous proposent des rencontres informelles, ludiques et participatives avec les chercheurs des grandes institutions de recherche du centre-ville de Montréal, mises en scène et animées par des étudiants en théâtre. Tout un programme vous y attend, avec des thèmes scientifiques à la fois intéressants et étonnants…

La Grande Tournée, l’événement phare du printemps, poursuit ses visites des arrondissements jusqu’au 17 septembre. Chaque fin de semaine, un quartier est à l’honneur, avec :

  • un parc aménagé pour recevoir la Tournée, animée entre autres par le Cirque Éloize et le Musée McCord
  • une rue de « fenêtres qui parlent », un concept né dans le nord de la France qui permet à des résidents d’offrir à des artistes leurs fenêtres, balcons ou escaliers comme lieux d’exposition
  • l’animation de Chats de ruelles qui permet de redécouvrir un arrière cours du voisinage du parc qui reçoit la Tournée
  • l’enregistrement d’émissions en direct par Radio-Canada
  • etc…

Enfin, l’émission de Télé-Québec « MTL », en rediffusion (et sur internet) met en lumière les caractéristiques de notre ville à travers des capsules des plus intéressantes. On y retrace l’histoire avec un grand H, grâce au regard d’historiens allumés, mais aussi de personnalités connues (comme Dominique Michel), qui nous racontent la petite histoire de notre ville. C’est vraiment bien fait, instructif et ludique à la fois…

Je vous le disais en introduction, c’est un énorme calendrier! Par où commencerez-vous? 😉

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Publié par : cbernier | 30 juin 2017

Le MAC idéal

Si vous me suivez depuis la naissance de ce blogue, en 2010, vous savez que j’y publie régulièrement sur le thème des arts. Rien de compliqué, je ne suis pas un connaisseur. J’aime simplement vous partager ce qui est beau et ce qui ajoute du piquant à la vie urbaine. Mon tout premier texte parlait de ça, en prenant pour exemple Art souterrain. Quelques jours avant d’écrire ces lignes, je mettais aussi à jour mon texte Doubler le musée, initialement écrit en 2011, puisque le projet de réaménager le Musée d’art Contemporain (MAC) de Montréal débloquait enfin. J’ai rarement abordé le thème de l’art contemporain de front ici, c’est maintenant le temps 😉

J’aime l’art contemporain parce qu’il laisse libre cours à notre imagination, parce qu’il nous amène à lui trouver un sens, sans tenter de nous dire ce que nous devrions en penser, parce qu’il nous surprend très souvent. Montréal est chanceuse d’avoir eu le premier Musée d’art contemporain du Canada (1964) et, 25 ans après l’inauguration de son édifice actuel, de pouvoir compter sur un réaménagement qui lui fera gagner de l’espace. Du coup, il nous fera gagner la chance de voir un plus grand nombre d’œuvres.

Parce que c’est bien beau avoir un Musée d’art contemporain, encore faut-il qu’il soit plus qu’un lieu anecdotique dans la Ville. Et qu’il puisse plaire à l’ensemble de la population, pas seulement à un groupe hermétique de visiteurs. Avouons que c’est là le plus grand défi de notre Musée, qui manque cruellement d’espace…

Montréal compte de nombreux lieux de diffusion de l’art contemporain et plusieurs événements liés. On en voit dans nos rues et dans nos parcs avec la collection de la Ville, on compte de nombreuses galeries d’art et un impressionnant réseau de Maisons de la Culture (et autres organismes apparentés), puis il y a le Musée des beaux-arts de Montréal. Musée chouchou des Montréalais et des touristes, avec son million de visiteurs par année, l’institution est de calibre international. Sa collection d’art contemporain, plus consensuelle que celle du MAC, permet de s’initier plus facilement à cet art qui dérange parfois.

Mais la mission des deux institutions est différente. C’est au MAC que revient le défi de chercher ce qui est nouveau, de débusquer des tendances, de prendre des risques. Pour que le défi devienne sa force, il est grand temps qu’on lui donne de l’espace pour nous en mettre plein la vue. Voici donc quelques exemples de MAC du monde que j’ai eu la chance de visiter et qui m’ont fait rêver qu’un jour celui de Montréal rivalise avec eux.

Parce qu’ils osent, parce qu’ils offrent un espace d’exposition extérieur significatif et gratuit, parce qu’ils mettent en évidence la richesse de la culture locale, parce qu’ils ont su mettre en évidence des œuvres frappantes, pour l’architecture des lieux, les expositions temporaires magnifiques qu’ils offrent ou parce qu’ils sont un modèle pour tous les autres…

Intéressants Musées d’art contemporain du monde

Porto

Le Serralves Museum of Contemporary Art est situé au milieu d’un grand parc, en partie dans une demeure Art Déco. La proposition est déjà intéressante! D’ailleurs, pour bien marquer le coup, une étonnante truelle nous attend dans l’entrée, pour rappeler qu’on entre dans un autre univers. La collection tient ses promesses, avec des œuvres surprenantes, comme celle avec des ballons gonflés à l’hélium…

Ou cette curieuse salle de projection de vidéos, très confortable.

Dans un cas comme dans l’autre, on ose, et on marque des points! C’est une des forces de ce musée.

Prague

Encore plus osé, le Kampa Museum entasse ses œuvres jusque dans l’escalier et les laisse déborder sur le terrain autour.

Babies de David Cerny

Babies, de David Cerny

Il offre à ses visiteurs un intéressant jardin de sculptures…

Et nous invite à renouveler notre regard sur la ville qui l’entoure.

La proposition de ce musée est des plus stimulantes! Le toit compte même une petite terrasse, qui invite à la contemplation, avant de retourner dans la débauche visuelle que le Kampa Museum propose au sein de ses murs.

Saint-Paul de Vence

Restons sous le thème du jardin. J’aime beaucoup découvrir des œuvres à l’air libre. C’est une des propositions que nous fait la Fondation Maeght, dans le Sud de la France, avec entre autres cette œuvre d’Alexandre Calder :

a Oeuvre de Calder St-Paul de Vence

Les jardins proposent de nombreuses œuvres d’artistes renommés, modernes et contemporains, comme les personnages élancés de Giacometti.

Et cette très particulière fontaine mobile ajoute un élément fascinant au jardin de la Fondation.

a Fontaine, de Paul Bury

Fontaine, de Paul Bury

La rue du Musée, agrémentée de sculptures par le Musée des beaux-arts de Montréal, est un autre exemple de jardin d’art contemporain réussi. Espérons que le MAC profitera de ses travaux, ou de ceux actuellement en cours à la Place des Arts, pour se doter d’un jardin à la hauteur de ses ambitions…

Buenos Aires

Il est trop à l’étroit, comme notre MAC, mais le Musée d’art latino-américain de Buenos Aires (MALBA) a su tirer son épingle du jeu en proposant des œuvres marquantes, qui témoignent d’une culture forte. Cet ancrage local compense largement la petitesse des lieux et nous permet de voir des œuvres différentes.

a Juanito Sleeping de Juanito Laguna

Juanito Sleeping, de Juanito Laguna

Donc certaines m’ont rappelé notre art populaire de patenteux…

a Sordidness serie Comic Monsters de Juanito Laguna

Sordidness, de la serie Comic Monsters, de Juanito Laguna

Et d’autres, certains courants artistiques de nos années 60.

a Sudamérica no 10 de Maria Freire

Sudamérica no10, de Maria Freire

Pouvoir comparer l’art d’ici et d’ailleurs est un grand plaisir, puisqu’il nous permet d’identifier ce qui fait de notre culture une culture unique. L’expérience est d’autant plus enrichissante qu’elle ne peut pas se répéter n’importe où dans le monde, puisqu’elle est ancrée dans une culture locale. Nos musées québécois l’ont bien compris et misent sur notre exception culturelle pour attirer. Ce n’est malheureusement pas toujours le cas dans d’autres musées d’art contemporain du monde…

Lisbonne

Au Centro de Arte Moderna (Calouste Gulbenkian Museum) j’ai aussi constaté l’influence de la culture locale sur l’art contemporain. C’était subtil, mais quand même. J’y ai découvert des artistes dont les œuvres ont moins voyagé, comme António Dias Charrua.

a Wave de António Dias Charrua

Wave, de António Dias Charrua

Encore une fois, j’ai pu voir des œuvres qui m’ont transporté dans le monde des bricoleurs de fond de ruelle.

Et j’ai souri en constatant que la politique inspire les artistes. Tout en voyant bien que la barrière de la langue pouvait expliquer pourquoi certaines œuvres voyagent moins que d’autres…

a Ministère des enquêtes et de l'innovation de Antoni Muntadas

Ministère des enquêtes et de l’innovation, de Antoni Muntadas

Malaga

Le minuscule Centre Pompidou de Malaga se retrouve dans ma liste, malgré sa petite collection de 70 œuvres, parce qu’il a su se positionner fortement en misant sur deux ingrédients très simples. Une grande installation très marquante comme œuvre centrale…

a Ghost de Kader Attia

Ghost, de Kader Attia

Et une série d’œuvres atypiques qui se démarquent des collections habituelles, ici des portraits assez humoristiques.

A Joella de Ed Paschke et The Morrocan de John Currin

Joella, de Ed Paschke et The Morrocan, de John Currin

Une vidéo du même genre, qui n’est pas sans rappeler nos Têtes à claques, agrémente aussi le Centre. Situé sur le bord de l’eau, le Centre Pompidou de Malaga a trouvé une façon de marquer les esprits, sans avoir à sa disposition une grande collection. C’est efficace.

A It's verry nice de Pierrick Sorin

It’s verry nice, de Pierrick Sorin

Miami

Le Perez Museum se retrouve dans ma liste à cause de son architecture. Situé sur le bord de l’eau, c’est vraiment un bel édifice. Les bancs qui font office de bac à arbres, de chaque côté du chemin vers l’entrée, sont magnifiques. Ils se sont d’ailleurs retrouvés dans mon palmarès des plus beaux bancs publics du monde.

À l’arrière du musée, face à l’eau, des chaises-balançoires permettent de relaxer en terminant la visite. Une œuvre d’art ludique qui mérite d’être soulignée. Un peu à l’image de nos 21 balançoires du Quartier des Spectacles…

a Netscape de Konstantin Grcic

Netscape, de Konstantin Grcic

Bien que la collection de ce Musée ne soit pas dans les plus intéressantes que j’ai vues, elle n’en compte pas moins quelques pièces d’intérêt, dont celle-ci.

a Western Sun de Mark Handforth

Western Sun, de Mark Handforth

New Delhi

La National Gallery of Modern Art n’a pas un bel édifice pour attirer les foules. Mais elle a eu le génie de produire une grande exposition temporaire sur l’œuvre de Subodh Gupta, l’étoile de l’art contemporain Indien, lorsque j’étais de passage à New Delhi.

a Dada de Sobodh Gupta

Dada, de Subodh Gupta

L’hallucinante exposition s’inspirait autant de la culture du pays…

a The Way Home de Sobodh Gupta

The Way Home, de Subodh Gupta

…que de ses problèmes sanitaires. Le clin d’œil sur la valeur d’une simple toilette méritait bien cette fascinante œuvre.

a Everything is Inside de Sobodh Gupta

Everything is Inside, de Subodh Gupta

Cette exposition témoigne de l’importance pour les musées d’art contemporain de soigner aussi leur calendrier d’expositions temporaires qui, à défaut d’être suffisantes pour faire venir de l’étranger un touriste, permettent aux amateurs locaux de profiter de rendez-vous exceptionnels.

Nice

Pour moi, le MAC idéal, c’est le MAMAC, le Musée d’art moderne et d’art contemporain de Nice, dans le Sud de la France. Presque tout y est! On y ose en exposant des œuvres surprenantes.

a La Tulipe de Arman

La Tulipe, de Arman

Un jardin de sculptures est offert aux visiteurs, mais sur le toit!

On y fait la promotion d’artistes locaux, comme Ben et son écriture si typique.

a La Cambra de Ben

La Cambra de Ben

Le musée compte aussi plusieurs œuvres atypiques:

a Portrait relief de Claude Pascal, Arman et Martial Raysse, de Yves Klein

Portrait relief de Claude Pascal, Arman et Martial Raysse, de Yves Klein

Et si l’architecture du musée n’est pas la plus facile à aimer, on s’en est servi à merveille lors de cet hommage à Alexander Calder, en 2013.

a Hommage à Alexander Calder MAMAC 2013

Hommage à Alexander Calder, de Arne Quinze

Et Montréal?

J’aime notre Musée d’art Contemporain, mais je souhaiterais qu’il profite de son réaménagement pour s’inspirer de ce qui se fait de mieux dans le monde. Qu’il laisse aussi plus de place à sa collection permanente, dont on ne peut voir que 1% actuellement! Qu’il décloisonne son jardin de sculptures, quitte à le rendre public. Qu’il nous fasse mieux connaître les artistes Montréalais. Et qu’il programme plus d’expositions temporaires intéressantes pour les néophytes. Ce musée mérite plus de visiteurs, un plus grand rayonnement et, pourquoi pas, un véritable agrandissement pour fêter son 75e anniversaire, en 2039, comme je le proposais dans mon texte Doubler le musée.

Si le sujet vous intéresse :

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Publié par : cbernier | 8 juin 2017

Des Promenades au centre-ville

Depuis 2010, la Ville planche sur le concept de promenades urbaines, pour offrir à la population un environnement encore plus favorable aux piétons, sur certains axes. Dès le début de cette réflexion, la Ville a fait le choix d’utiliser le 375e anniversaire de Montréal pour lancer la première promenade urbaine d’envergure, la Promenade Fleuve-Montagne, qui est en cours d’aménagement. Bien qu’elle ne soit pas complétée, cette promenade s’inscrit dans un ensemble d’espaces, aménagés récemment, qui rendent les promenades au centre-ville de plus en plus agréables. Parce que oui, le 375e anniversaire transforme actuellement Montréal!

Les aménagements sur l’avenue McGill College sont parmi les plus visibles, avec leurs terrasses publiques gigantesques et leurs chaises bleues, prélude à un futur aménagement permanent.

De nombreux bacs de fines herbes, toujours très gros, égayent aussi le secteur.

Et un clin d’œil à la Forêt urbaine du Musée McCord s’est ajouté cette année sur l’avenue McGill College, pour amener les promeneurs à découvrir ce petit tronçon de rue si étonnant, situé à quelques dizaines de mètres seulement…

Voici d’ailleurs à quoi la Forêt urbaine ressemble cette année. Avouez qu’en plein centre-ville, ça surprend!

Vous êtes alors à quelques pas de la rue Sherbrooke Ouest. Si vous n’y êtes pas allé depuis le mois de mai 2017, vous serez agréablement surpris de sa transformation! On s’y sent maintenant comme sur un grand boulevard, aménagements et architecture en prime. Du Musée McCord (et sa Forêt urbaine) au Musée des Beaux-Arts (et son jardin de sculpture sur la rue du Musée), c’est une toute nouvelle expérience qui attend les passants.

On a profité de la construction du nouveau pavillon du Musée des Beaux-Arts pour joindre, par la rue Bishop, les espaces aménagés à la faveur des piétons de la rue Sherbrooke Ouest et les aménagements plus anciens qui bordent les pavillons de l’Université Concordia, sur le boulevard de Maisonneuve (revampé, lui aussi, il y a quelques années). La rue Bishop est méconnaissable:

Ainsi, de McGill College à l’Université Concordia, en passant par la rue Sherbrooke, la Ville offre maintenant aux promeneurs une tout autre expérience du centre-ville. Et c’est tant mieux!

La Balade pour la Paix

Inaugurée le 5 juin et offerte aux Montréalais jusqu’au 29 octobre par le Musée des Beaux-Arts de Montréal, la Balade pour la Paix profite des nouveaux aménagements sur la rue Sherbrooke Ouest pour en faire un lieu d’exposition d’un kilomètre de long, dans le cadre du 375e. On y a ajouté 29 œuvres d’art aux nombreuses déjà situées sur le parcours, offrant un véritable musée à ciel ouvert aux passants. Le tout sous une procession de drapeaux du monde, clin d’œil au 50e anniversaire de l’Expo. L’effet est spectaculaire et les œuvres, toutes plus intéressantes les unes que les autres.

La maquette de l’oeuvre L’Homme, de Calder, a été réalisée à l’échelle de 1/6. Elle est exposée dans le cadre de la Balade pour la Paix, au coins des rues Sherbrooke et du Musée

La Promenade Fleuve-Montagne

Aux coins des rues Sherbrooke Ouest et McTavish se trouvent, au moment d’écrire ces lignes, de petits bouts de chantiers. Ce sont ceux de la construction de la fameuse Promenade Fleuve-Montagne, qui partira du sommet du Mont-Royal pour descendre McTavish, tournera sur Sherbrooke vers l’Est, puis sur McGill College vers le Sud (au milieu des terrasses et des chaises bleues). Elle devrait ensuite emprunter Sainte-Catherine jusqu’au Square Phillip.

Ce secteur de la rue Sainte-Catherine aura droit à sa cure de jouvence en 2018 pour devenir, à part entière, un tronçon de la Promenade Fleuve-Montagne. Il ne restera plus qu’à connecter de façon plus agréable, pour les piétons, le Square Phillip à la Côte-du-Beaver-Hall pour compléter l’aménagement de la fameuse Promenade vers le fleuve (en passant ensuite par le Square Victoria, la rue McGill et la Place D’Youville, pour se rendre au Vieux-Port).

Pour nous y retrouver, des bornes ont fait leur apparition à plusieurs endroits du trajet. C’est du moins ma déduction pour expliquer ces curieux poteaux. En plus d’indiquer l’altitude, elles semblent aussi indiquer la direction: jaune vers la Montagne, bleu vers le Fleuve…

Mais restons au centre-ville et concentrons-nous sur la promenade vers la Montagne. La rue McTavish montre déjà tout le potentiel qu’elle offrira aux promeneurs dans quelques semaines! La Ville prévoit en effet terminer les travaux au mois de juillet.

Si le cœur vous en dit, une fois passé le premier pavillon de l’Université McGill sur la rue McTavish, à votre droite vous pourrez faire une incursion dans le campus vert de la vénérable université pour profiter de la Terrasse McLennan-Redpath. Passez entre les pavillons, sous la passerelle aérienne, et vous découvrirez cet espace splendide, au cœur de la ville, et en même temps pratiquement à la campagne. Cet endroit a été complètement réaménagé en 2014. C’est d’ailleurs un des plus beaux lieux où luncher au centre-ville, comme je l’indiquais dans ce texte.

De là vous pourrez retourner sur la Promenade Fleuve-Montagne en longeant la Terrasse vers le Nord, pour reprendre la rue McTavish. Si le chantier n’est pas terminé, trouvez un moyen de le contourner pour aller profiter de la portion de cette rue qui se trouve à flanc de montagne. L’aménagement paysager y est très beau.

Et surtout, les espaces pour s’asseoir offrent une très belle vue sur le centre-ville.

D’ailleurs, il faut souligner le design de deux grands bancs publics qui y ont été installés, qui mériteraient amplement leur place dans mon texte sur Le buzz des bancs publics à Montréal!

Arrivé à l’avenue des Pins, l’entrée Peel du Mont-Royal se trouve à quelques dizaines de mètres à gauche. Montez le petit escalier et entrez dans la forêt, puis retournez-vous pour constater l’effet magique de la Montagne, qui fait disparaître la frénésie de la Ville si vite.

Plus haut dans les sentiers, vous pourrez monter le grand escalier qui vous mènera au belvédère Kondiaronk, pour contempler la vue sur le centre-ville… et le fleuve.

Ou faites-le à l’envers, en partant du haut de la Montagne pour descendre vers le fleuve, c’est plus facile!

Tout n’est pas encore en place pour que la Ville se targue d’offrir aux Montréalais des promenades urbaines, comme elle le planifie depuis plus de cinq ans, mais ça s’en vient. Avec ce grand tronçon de la Promenade Fleuve-Montagne, le réaménagement de la rue Sherbrooke sur plus d’un kilomètre, les efforts autour du Musée des Beaux-Arts et de l’Université Concordia, l’avenue McGill College et la Forêt urbaine du Musée McCord, il y en a pour tous les goûts! Et vous en avez pour des kilomètres de marche avant d’en faire le tour.

Cliquez sur la carte pour l’agrandir… Bleu: Promenade Fleuve-Montagne (pointillé = aménagements à venir) / Bleu foncé: incursion sur le campus McGill / Orange: Forêt urbaine / Rouge: Rues Sherbrooke, Bishop et Maisonneuve / Rose: Rue du Musée

Sans oublier la rue Sainte-Catherine piétonne dans le Village, le Quartier Chinois (réaménagé en 2016) et l’ensemble du Quartier des Spectacles, trois autres zones de promenades agréables. C’est vraiment tout le centre-ville qui est en train de se transformer au profit des piétons! Lentement, peut-être, mais au moins, durablement.

Le blogue MesQuartiers te propose un itinéraire pour découvrir les Quartiers Latin, Chinois et des Spectacles qui passe par plusieurs des aménagements récents de la Ville, profites-en pour redécouvrir ces autres portions du centre-ville 😉

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