Publié par : cbernier | 10 janvier 2017

Créateurs d’attractions

J’aime sortir des sentiers battus et vous faire découvrir les initiatives qui rendent nos villes toujours plus agréables. Pour débuter 2017, j’ai pensé vous faire connaître des projets créés pour le plaisir, chacun par une seule personne, et tous devenus, avec le temps, une attraction touristique. Car une passion personnelle peut, dans certains cas, contribuer à améliorer notre ville…

Voici quelques exemples tirés de mes voyages qui permettent d’illustrer le travail de ces passionnés. Et, qui sait, de vous inspirer suffisamment pour vous joindre aux quelques Montréalais qui mènent des projets similaires et que je vous présente en 2e partie de ce texte…

Le constructeur solitaire

Aussi incroyable que ça puisse paraître, ce château du Sud de l’Espagne est l’œuvre d’un seul homme!

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Le Château de Colomares, à Benalmádena, est l’œuvre d’Esteban Martin, qui l’a construit entre 1987 et 1994, parfois aidé d’un ouvrier. On le visite pour l’équivalent de 3$, une somme dérisoire comparée au travail minutieux de son constructeur. Tout n’y est que détails. En effet, le château est une oeuvre dédiée à Christophe Colomb qui compte 16 rappels de l’épopée du découvreur, racontée grâce à un « guide de l’enceinte monumentale » remis à l’entrée. Un travail impressionnant et l’un des plus beaux exemples de « folies architecturales » du monde (concept dont je parlais dans ce texte dédié aux « folies » du 21e siècle).

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Le peintre entomologiste

La Maison des papillons de St-Tropez, en France, a été créée par le peintre Dany Lartigue.

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Marqué par la beauté de ces insectes, il les collectionna puis leur créa des tableaux pour les exposer comme s’ils étaient dans leur environnement naturel, mais dans sa maison de campagne. Ce mélange inédit entre la galerie d’art, le cabinet de curiosité, l’herbier et l’insectarium se visite pour aussi peu que 3$. Il occupe la maison en entier et présente une collection de plus de 35 000 spécimens de France, mais aussi plusieurs « exotiques ». On peut y voir les plus beaux papillons du monde, tout en fredonnant « do you do you St-Tropez… ».

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Par Jean-Louis Chaix, photographe de la Ville de Saint-Tropez

Ce musée, qui a maintenant plus de 25 ans, a été donné à la municipalité par son créateur, qui compte maintenant plus de 95 chandelles sur son gâteau d’anniversaire…

La jardinière enjôleuse

Si vous avez un jour la chance d’aller visiter les spectaculaires chutes d’Iguazu, en Argentine, vous devrez passer par Puerta Iguazu, la ville voisine. Quelques petites attractions vous y attendent, comme le très mignon Jardín de los picaflores.

Ce jardin est celui d’une résidence privée. Pour l’équivalent de 4$ canadiens, vous pourrez y entrer pour contempler un spectacle étonnant. Picaflores, en espagnol, veut dire colibris. Depuis plus de 20 ans, la propriétaire de cette maison attire les colibris dans son jardin avec des abreuvoirs d’eau sucrée. Elle a si bien réussi qu’ils se bousculent pour venir en profiter! Et aujourd’hui, elle en tire un revenu d’appoint.

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Le jardin, entouré de hautes haies, compte un banc disposé de façon à pouvoir contempler de près ces magnifiques oiseaux, sans les déranger. C’est fabuleux! Il est possible d’y voir plusieurs espèces différentes de colibris (au moins 3 lorsque j’y suis allé, mais il y en aurait 8 en tout) en plus d’autres espèces d’oiseaux. En 15 minutes j’ai dû voir au moins une quinzaine de colibris, qui volaient à un mètre de moi! Un spectacle que je n’oublierai jamais.

Le barman de Dieu

Mes trois premiers exemples d’attractions touristiques créées par un individu sont l’œuvre de la passion de leur créateur. Elles sont devenues des entreprises par la suite, pour permettre leur développement ou leur entretient. Le prochain exemple est légèrement différent, puisqu’il illustre la capacité d’un individu à créer autour de son rêve d’entreprise un mythe si fort qu’il devient un arrêt touristique incontournable, comme le Bar El Garlochi de Séville, en Espagne.

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Bien ancré dans la réalité de sa ville, entre fiesta et religion, ce bar surchargé à la fois kitsch et mystique, propose de déguster un cocktail nommé Sangre de Christo (Sang du Christ), sous le regard de nombreuses Madonne et d’un buste de Jésus. Le foisonnement de décorations, qui passe de la religion aux antiquités, déroute les touristes depuis plusieurs décennies. Et le cocktail maison, à base de whisky, de mousseux et de grenadine, est franchement trop sucré pour être réellement bon. Mais tant qu’à vivre l’expérience, aussi bien y aller à fond…

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Le propriétaire du Bar El Garlochi, lui, y va à fond dans sa passion. En plus de son bar, il participe depuis des années au Festival de la Croix de Mai (Cruces de Mayo), où il gagne toujours un des prix de la municipalité pour le décor religieux de sa maison, attenante au bar…

Le millionnaire accueillant

Un autre exemple d’initiative d’un individu qui décide de partager sa passion avec l’ensemble de la population me vient à l’esprit. Il est différent lui aussi, puisqu’il illustre une autre facette de ces créations: celles des gens riches.

Il s’agit du Hangar 7 à Salzburg, en Autriche. Évidemment, il n’a pas été construit des mains de son propriétaire, mais il répond au même besoin de partager ses intérêts que les autres projets déjà présentés.

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Le Hangar-7 a été imaginé par le créateur de la boisson énergétique Red Bull, Dietrich Mateschitz. Depuis 2003, l’édifice lui permet de montrer sa collection d’avions, d’hélicoptères et de voitures de Formule 1, en plus de ses nombreuses œuvres d’art.

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Si l’édifice lui-même est très intéressant, c’est l’intérieur qui fascine le plus, avec sa dizaine d’avions et d’hélicoptères répartis sur 45 000 pieds carrés. Le tout ponctué de voitures et de plantes tropicales. Le plus étonnant est que l’accès au Hangar 7 est totalement gratuit! Ceux qui veulent prolonger l’expérience peuvent allonger quelques dollars pour profiter du restaurant, d’un des deux bars, du lounge ou de la terrasse extérieure qui sont intégrés à cet étonnant complexe.

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Avouez qu’on aimerait tous avoir une attraction du genre dans notre ville, offerte par un de nos voisins millionnaires!

Et à Montréal?

De telles attractions touristiques, portées par un individu, il n’y en a pas tant que ça. Les premières que j’ai vues ailleurs dans le monde m’ont donné l’impression d’être des exceptions. Avec les années, j’ai continué à en découvrir, mais jamais plus qu’une par ville. Peut-il y en avoir plus qu’une dans une ville? Et à Montréal?

Le poète sans domicile

Une des rares initiatives montréalaises créées par un individu qui pourraient devenir une attraction touristique pour un certain public, c’est la Médiathèque littéraire Gaëtan Dostie. Cette immense collection de plus de 50 000 imprimés, manuscrits, photos et archives sur la poésie et la littérature québécoises, amassée depuis le milieu des années 50, est toutefois menacée. Son éviction en 2016 du bâtiment de la commission scolaire de Montréal, qu’elle occupait depuis 2009, laisse planer un doute sur l’avenir de ce lieu de mémoire. L’Union des écrivaines et des écrivains québécois s’en inquiète, tout comme plusieurs amateurs qui fréquentaient l’endroit et demandent sa sauvegarde… Le visionnement de cette vidéo ne laisse pourtant pas de doute sur le potentiel de cette Médiathèque. Il ne reste qu’à espérer qu’une solution soit trouvée rapidement pour la relocalisation de cette maison de la poésie unique en son genre. La Maison des papillons de St-Tropez a une histoire plus joyeuse…

Le décorateur d’extérieur

Le projet n’est peut-être pas suffisamment grand pour attirer des étrangers, mais les décors de Robert Fisette, sur le terrain de la coopérative Stadacona (au coin des rues Moreau et de Rouen, dans Hochelaga, à deux pas de la station de métro Préfontaine), méritent le détour pour les Montréalais. Inspiré du monde de la bande dessinée, il crée des personnages grandeur nature, dans des mises en scène complexes, qui changent au gré des saisons.

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Avouez qu’on ne peut que sourire en voyant ce travail!

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Et il y a souvent plus d’une mise en scène devant la coopérative…

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Le sculpteur de ferraille

Un autre passionné se cache derrière le Jardin du Crépuscule, une petite friche industrielle au confluent du viaduc Van Horne et de la rue Saint-Urbain. Parsemé d’œuvres d’art constituées de pièces de métal recyclées que l’artiste Glen LeMesurier a créées, ce jardin de sculptures en plein air est ouvert sur la rue, invitant les passants à y flâner. L’espace, à la fois poétique et brut, est occupé de façon illégale, mais tolérée… Et le jardin de sculptures est devenu, avec les années, un lieu de rassemblement pour les gens du quartier. D’autres aménagements autour du Jardin en font une destination agréable à découvrir. J’en avais parlé dans le texte Du Jardin du Crépuscule au Champs des Possibles.

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La mécène geek

Enfin, Montréal compte aussi des riches qui partagent avec la collectivité leurs passions. Une des moins connues est pourtant une visionnaire qui crée sans cesse, un peu en marge des institutions. Son petit dernier, le Centre Phi, est un lieu qui rassemble son amour pour la culture, l’art contemporain, la scène et la réalité virtuelle, répartis dans un édifice de 4 étages du Vieux-Montréal, entièrement rénové et équipé à la fine pointe des technologies actuelles! Le tout payé par sa fondatrice, Phoebe Greenberg. Discrète, elle partage avec nous sa vision des arts à travers ce Centre, ouvert depuis 5 ans. Et elle rejoint de plus en plus amateurs, d’ici comme d’ailleurs, impressionnés par la créativité montréalaise. Plusieurs activités y sont présentées gratuitement, consultez la programmation pour les connaître et pour découvrir le Centre Phi à votre tour!

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Profitez-en pour aller visiter gratuitement l’exposition de la Fondation DHC/ART, consacrée à la présentation de l’art contemporain, qui est située tout près et qui est une autre merveilleuse création de la mécène.

Et les autres…

Connaissez-vous d’autres attractions mises sur pied par un individu passionné, qui suscite suffisamment d’intérêt pour attirer des curieux d’un peu partout? Parlez-nous-en en commentant ce texte!

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Publié par : cbernier | 15 décembre 2016

Pour ne rien rater de l’hiver du 375e

Montréal vivra une année enlevante en 2017! Pour célébrer son 375e anniversaire de fondation, plus de 200 activités de toutes sortes ont été préparées, créant une ambiance festive permanente et un calendrier de sorties très chargé.

Le 11 décembre dernier, les 4 grands réseaux de télévision francophones du Canada diffusaient l’émission Montréal s’allume. Point de départ des célébrations, ce spectacle de variétés a énuméré la panoplie d’activités à venir et cherché à attirer les touristes à Montréal. Un bon show. Toutefois, qui prend des notes devant sa télé pour planifier sa participation à une fête? Pour pallier au problème, voici une sélection de 15 activités proposées cet hiver qui ont attiré l’attention de C’est toi ma Ville.

Commençons par le premier legs du gouvernement du Québec, offert à Montréal quelques semaines avant le début officiel de son 375e : le Pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein du Musée des beaux-arts de Montréal. Ce nouvel édifice peut être visité gratuitement jusqu’au 15 janvier 2017 et mérite vraiment de se retrouver sur votre liste d’activités (tout comme le reste du musée d’ailleurs)!

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Montréal s’allume pour nous

Le 11 décembre dernier, plusieurs lieux emblématiques de Montréal se sont illuminés pour marquer le début des célébrations.

Parmi ceux-ci, je pense qu’Aurores Montréal est le plus marquant. Jusqu’au 1er janvier seulement, le flanc Est du Mont-Royal (face au parc Jeanne-Mance) se voit transformé en gigantesque fresque lumineuse par l’artiste Marc Séguin et la société multimédia 4U2C. L’œuvre d’une heure est projetée en boucle de 17h à 23h. 15 000 mètres2 d’émerveillement vous attendent.

L’illumination de la Biosphère, qui est maintenant permanente, se retrouve dans cette liste des 15 activités à ne pas rater parce qu’elle devient un prétexte pour redécouvrir le Parc Jean-Drapeau l’hiver, que trop peu d’entre nous connaissent. C’est pourtant un lieu féérique le soir, sous la neige…

Imaginez le paysage avec une Biosphère éclairée!

Imaginez ce paysage avec une Biosphère éclairée!

Des activités partout, pour tous

Si plusieurs activités du 375e se déroulent au centre de l’île, certaines se promèneront sur le territoire tout au long de l’année.

Pour l’illustrer, j’ai retenu les Quartiers improvisés, des matchs d’impro inspirés du quartier visité. Il y en aura 13 et le premier se déroule le mercredi 21 décembre, à partir de 18h, à la Maison de la Culture Frontenac (à la station de métro du même nom). Pour connaître les 12 autres dates, visitez leur site.

D’autres activités animeront plutôt un quartier par de petits ou de grands moments. Pour célébrer triplement, Lachine nous propose une soirée des plus intenses le 31 décembre! En plus de fêter la fin de l’année, l’événement servira à inaugurer la Place des festivités du 375e de Montréal et à procéder au lancement des fêtes du 350e anniversaire de Lachine. Les spectacles se succèderont de 20h à 2h du matin au Parc de la Marina d’escale (déplacé à l’Entrepôt et à la Maison du brasseur en cas de pluie) et on offrira un grand feu d’artifice sur le coup de minuit. Avouez que c’est tentant de sortir des sentiers battus pour y assister! Profitez-en pour découvrir, avant le spectacle, le magnifique Parc René-Lévesque et sa collection de sculptures géantes… En plus, le boulevard St-Joseph, près du bord de l’eau, compte de nombreux restaurants, vous pouvez donc vous organiser une superbe journée!

Les Hivernales, ce sera sportif!

Nouveau regroupement des activités physiques de l’hiver, les Hivernales se déploiront du 6 janvier au 11 mars, pour une première édition.

Elles commenceront avec le festival BARBEGAZI, qui s’intéresse aux sports d’action. Entre le snowskate, la coupe de bois, le lancer du sapin et le bras de fer, c’est tout un éventail d’événements qui nous attend du vendredi au dimanche, 6 au 8 et 13 au 15 janvier, à l’Îlot Clark (Quartier des spectacles). Ce sera gratuit et pas besoin de participer, les spectateurs seront aussi les bienvenus 😉 Un mois plus tard, les 4 et 5 février, les mêmes organisateurs seront derrière le Motoneige MTL Xtrem, où on pourra voir des motoneigistes faire sauter leurs bolides de 10 mètres de haut au centre-ville, dans ce qui pourrait être considéré comme un clin d’œil (involontaire) aux deux excellentes bandes dessinées montréalaises Hiver Nucléaire!

Toutes les fins de semaine du 12 janvier au 19 février ce sera au tour d’IgooFest de nous faire bouger, au Quai Jacques-Cartier du Vieux-Port de Montréal. Pour sa 11e édition, spécial 375e, Igloofest s’enrichit de 4 activités extérieures gratuites : la glissoire Nordik, le Village Nordik, 2 samedis de jeux Nordik et 2 soirées Off-Igloo. 4 occasions en or pour découvrir l’esprit de ce festival, pionnier des activités hivernales, si vous ne le connaissez pas encore.

Toujours dans le cadre des Hivernales, la descente Saint-Denis, une course de boîtes à savon sur la rue du même nom, devrait séduire les grands comme les petits… Le samedi 21 janvier 2017, sur la rue Saint-Denis (entre Sherbrooke et Émery), c’est l’événement idéal pour se replonger dans notre enfance.

Lors de la pleine lune du samedi 11 février, c’est à un défilé festif et lumineux, intégrant des vélos allégoriques, que nous sommes conviés gracieusement! Lune d’hiver à vélo clôturera le Congrès international de vélo d’hiver. Ce tour se terminera par de l’animation sur le site d’arrivée du défilé, au Vieux-Port. Une belle occasion de tester l’utilisation du vélo l’hiver! Et de terminer sa journée à deux pas du premier Off-Igloo…

Enfin, dernier événement ayant retenu mon attention dans les Hivernales, le Défi canot à glace de Montréal, les 11 et 12 février, animera le Quai de l’Horloge jusqu’au Bassin Alexandra. Le fleuve est déjà magnifique l’hiver, avec ces courses de canot, il deviendra particulièrement spectaculaire. D’autant plus que cette fin de semaine au Vieux-Port sera aussi animée par l’IglooFest.

Tout un calendrier culturel!

Sortons un peu du centre-ville pour nous intéresser à Feu, feu, joli feu, un karaoké des bois, qui sera organisé par les Amis de la place Marcelle-Ferron, le dimanche 5 février, au très joli Parc St-Viateur, dans Outremont. Cette soirée se déroulera autour d’un feu de camp, avec des chansons, de l’art et de l’histoire. Profitez-en pour visiter le quartier avant la soirée, avec l’itinéraire d’Outremont proposé par le blogue MesQuartiers…

À plus grand déploiement, Illuminart, un circuit d’œuvres lumineuses et interactives au centre-ville, viendra s’ajouter à la programmation déjà impressionnante du festival Montréal en Lumière et à sa populaire Nuit Blanche, le samedi 4 mars (dévoilement de la programmation au début février). Du 23 février au 11 mars 2017, ce sont plus de 20 œuvres technologiques qui nous seront offertes. L’an dernier, L’îlot de chaleur avait été la première manifestation d’Illuminart. Ce feu d’ampoules, qui prenait vie et s’activait sous l’effet de l’activité humaine, avait fait sensation. Illuminart passera le flambeau à un festival d’art public que j’affectionne particulièrement, Art Souterrain, qui se tiendra, lui, du 4 au 24 mars. Un feu roulant d’activités culturelles nous attend au cœur de l’hiver!

Îlot de chaleur, 2016

Îlot de chaleur, 2016

La programmation du 375e nous annonce aussi un nouveau festival dans l’arrondissement de Rivière-des-Prairies/Pointe-aux-Trembles, qui se déroulera les 3 et 4 mars 2017, au sanctuaire du Sacré-Cœur. C’est la beauté étrange de ce site historique qui m’incite à ajouter cette proposition dans mes activités de l’hiver du 375e à ne pas rater. En effet, les églises, chapelles et statues qui s’y trouvent doivent fournir un décor assez impressionnant pour des activités hivernales… Avis aux explorateurs urbains!

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Sur le site du sanctuaire du Sacré-Cœur…

Difficile de ne pas mentionner l’opéra Another Brick in The Wall dans ma liste, puisque ce spectacle, conçu à Montréal, fera ensuite le tour du monde… Du 11 au 26 mars 2017, à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des arts, soyez les premiers à découvrir cette nouvelle interprétation de l’oeuvre mythique The Wall.

Enfin, pour terminer cette liste de mes 15 propositions d’activités incontournables pour l’hiver du 375e, j’ajoute Cité Mémoire, présentée tous les soirs jusqu’au 10 avril 2017. Ce circuit d’une vingtaine de projections multimédia, déployé dans le Vieux-Montréal, est présenté depuis le 17 mai dernier. Il a déjà ravi des milliers de personnes et il est si vaste qu’il nécessite plusieurs visites pour en apprécier chacune des projections. Pour vivre l’ensemble de l’expérience, téléchargez l’application gratuite Montréal en Histoires, qui ajoute une bande-son et des contextes historiques aux projections.

Vous avez maintenant 15 nouvelles raisons d’aimer l’hiver! Avec les 15 trucs infaillibles pour profiter de l’hiver que je vous avais présenté l’an dernier, vous avez tout ce qu’il faut pour faire de ces quelques mois une magnifique période de l’année 😉

Bon début de 375e!

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Publié par : cbernier | 6 décembre 2016

L’étonnante capsule temporelle de l’Expo

Dans toutes les grandes villes Occidentales, lors des anniversaires ou des constructions de monuments et d’édifices importants, on glisse une capsule temporelle entre deux briques pour la postérité. Ces témoignages, sensés rappeler aux générations futures la vision de celles qui les ont précédées, prennent différentes formes: lettres d’enfants, coupures de journaux, objets de la vie courante. À Strasbourg, en France, on a même poussé l’audace jusqu’à créer cette improbable capsule temporaire sur le côté de la cathédrale, qui doit être ouverte en… 3790!

Capsule du temps de Strasbourg

Montréal n’échappe pas à la tendance. Ainsi, on a ouvert celle de l’ancien Planétarium, en 2011, pour en préparer une autre pour le nouveau Planétarium (qui pourra être ouverte en 2050). On en a trouvé une dans un bâtiment rénové pour être annexé au Musée Pointe-à-Callière, pour l’enfouir de nouveau, enrichie de contenu moderne (réouverture non programmée). Lors du 350e anniversaire de Montréal on a placé une capsule du temps sous la Croix du Mont-Royal (ouverture prévue en 2142). Plus ancienne, celle de l’île-des-Sœurs a été enfouie en 1967 (pour être ouverte en 2067). Il y en a plusieurs autres connues et certaines déjà oubliées, malheureusement…

Ça m’amène à la capsule dont je voulais vous parler : le petit film Horizon 2000, produit par le Service de l’urbanisme de la Ville entre 1963 et 1967, juste à temps pour l’Expo. Ce sont les Archives de Montréal qui l’ont fait réapparaitre, en 2011. À l’aube du 375e anniversaire de la Ville, si les images témoignent bien de leur temps, les propos sont tout à fait surprenants.

Préparé il y a 50 ans, la narration y est paritaire. On y entend successivement la voix d’un homme et d’une femme, sans que l’un domine l’autre. On y parle de la richesse de la société multiculturelle et diversifiée qui vivra en 2000 à Montréal et on annonce un plan d’aménagement de la région… Qui ne sera finalement adopté qu’en 2011! On aura attendu près de 45 ans pour mettre en œuvre ce qui était alors annoncé, mais bon… Vaut mieux tard que jamais…

Il est fascinant d’écouter ce film tourné il y a 50 ans et de constater qu’il est, pour de grands bouts, encore pertinent! Ça illustre à quel point la Ville évolue à un rythme beaucoup plus lent que ses habitants… Ainsi, ce qui est pensé, avant d’être budgété et planifié, peut prendre des années à se réaliser, parfois même des décennies.

Dans ce film, on avait annoncé : « Le jeu de la spéculation fait monter de façon artificielle le prix des terrains et les montréalais de demain en souffriront » et on avait averti que : « La ville s’émiette et le coût des services publiques s’en trouve haussé d’autant ».

Pour pallier à ces problèmes, on proposait d’adopter un plan de développement de la région dont : « Une première tâche consiste à isoler sur la carte les terrains qui ont une valeur certaine pour l’agriculture; les terrains qui serviront à la récréation; et également ceux qui semblent inaptes à l’urbanisation à cause de leur sol ou de leur situation ». Avec la montée de l’agriculture urbaine, il est intéressant de constater que les préoccupations de base ne changent pas tant que ça en 50 ans. La Ville se construit pour des centaines, voire des milliers d’années, c’est donc un peu normal.

« Des plages publiques pourraient être aménagées à plusieurs endroits ». Cette prédiction là est sur le point de se réaliser, avec les plages de Pointe-aux-Trembles et de Verdun. Il en aura fallu du temps! Dans le film on espèrait que : « Les montréalais et les administrateurs municipaux qui prépareront le Montréal de l’an 2000 marchent dans les pas de ceux qui, il y a 100 ans, se portaient acquéreurs du Mont-Royal et de l’île Sainte-Hélène, qui comptent parmi les plus beaux joyaux du Montréal d’aujourd’hui ». On pourrait dire que les Parcs-Nature, notre réseau de grands parcs sur l’île, et les écoterritoires qui les entourent, répondent à cet espoir. Ainsi, de 3% d’espaces verts sur son territoire en 2000, le territoire terrestre protégé sur l’île est passé à 5,75% en 2013.

Si la capsule temporelle du film Horizon 2000 présente une vision qui s’est en partie réalisée, elle montre aussi l’ampleur de l’optimisme qui marquait les esprits à l’époque de l’Expo! Ainsi, on y annoncait que « en l’an 2000 nous serions 7 millions d’habitants dans la région métropolitaine » alors que c’est plutôt 4 millions.

On aurait aimé que cette autre prédiction se réalise, mais là non plus, le rêve ne s’est pas matérialisé… « Le parcours du métro, qui est présentement de 16 miles, pourrait être prolongé jusqu’à 100 miles ». Si, en 1967, le parcours du métro représentait 26 km (16 miles), on est aujourd’hui bien loin du 161 km annoncé (100 miles)! C’est plutôt 71 km…

Mais l’optimisme devient carrément de l’utopie dans la conclusion. En effet, les auteurs du film Horizon 2000 terminaient en précisant « Nous avons pris pour acquis, ici, que plusieurs questions seront réglées en l’an 2000; la pollution de l’air, la pollution de l’eau et les problèmes des finances municipales… » Ouf! C’est fou ce qu’on peut découvrir dans une capsule temporelle!

Le film de 20 minutes, séparé en deux parties, peut être regardé ici:

et

Si on tournait aujourd’hui une telle capsule pour l’envoyer 50 ans dans le futur, je serais bien curieux de savoir ce qu’on y dirait 😉

On pourrait s’inspirer du livre Rêver Montréal, pour rester dans le ton de l’optimisme. Ce serait un bon début…

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Publié par : cbernier | 17 novembre 2016

Sous les ponts et les viaducs

Trop souvent, nos dessous de ponts et de viaducs sont des no man’s land. Pourtant, ces espaces pourraient être mis en valeur de plusieurs façons originales…

Alors qu’on reconstruit l’échangeur Turcot et le pont Champlain, qu’on désenclave le viaduc du CN le long de l’ancienne autoroute Bonaventure, que de plus en plus de personnes se questionnent sur ce qui pourrait être fait pour améliorer les abords de la Métropolitaine et qu’on promet un réaménagement des abords du Pont Jacques-Cartier pour 2018, le moment est particulièrement bien choisi pour se rappeler qu’on pourrait faire autre chose avec les espaces sous nos ponts et viaducs que de les abandonner. Les exemples à suivre ne manquent pas, comme vous le verrez!

Ici même, à Montréal, on a aménagé l’Espace Faubourg Québec sous la portion surélevée de la rue Notre-Dame Est. Un lieu de détente et de sport, où plusieurs activités sont organisées depuis quelques étés, passant du Tai Chi aux dîners-conférence et du ping-pong aux activités physiques.

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Moins réussi, le petit skatepark sous le Pont Jacques-Cartier aurait pu être une réussite si on y avait mis des modules de jeu à la hauteur des attentes des ados et des jeunes adultes pour lesquels il a été construit il y a 10 ans… Alors qu’on réaménagera bientôt le secteur, il y aurait sûrement quelque chose à faire pour corriger la situation.

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Des aires de jeux au coeur de l’action

Pour y attirer les jeunes, on pourrait aller voir du côté de Frankfort, où on a installé un grand skatepark sous le pont Friedensbrücke, avec des zones graffitis et un terrain multi sports. Un sentier de promenade passe tout près, permettant de ne pas y créer d’enclave…

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Dans un tout autre contexte, à Paris, dans un espace exigu de la station Jaurès, sous le métro aérien, on a réussi à installer des terrains de basket. Avec des clôtures pour sécuriser les jeux (par rapport aux rues qui entourent les lieux). Ce n’est peut-être pas l’exemple le plus esthétique, mais quand même… On a fait l’effort d’augmenter l’offre de terrains de sports dans ce secteur très dense de la ville.

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Des restaurants sous le trafic

Montréal étant une île, plusieurs ponts permettent d’y entrer et d’en sortir. Aucun des dessous de ceux-ci n’a fait l’objet d’aménagement particulier. Pourquoi ne pas penser à l’installation d’un restaurant, comme c’est le cas à Londres sous le fameux London Bridge? On offrirait une expérience étonnante aux Montréalais.

Londres sous les ponts et viaducs

À quelques heures de distance de Montréal, New York a choisi d’installer un restaurant sous un viaduc ferroviaire menant vers la Gare Centrale. Pour avoir essayé ces deux restaurants, je peux vous affirmer que l’originalité des lieux, combinée à une bonne cuisine, m’ont laissé de très bons souvenirs… Bien mené, un tel projet ne peut que déboucher sur un succès.

New York sous les ponts et les viaducs

L’édifice qui soutient le pont Jacques-Cartier, sur l’île Sainte-Hélène, est inoccupé. Pourtant, on prévoyait y installer une salle d’exposition et une salle de bal à l’origine. Pourquoi pas un resto! Ces idées auraient beaucoup de potentiel si quelqu’un s’amusait à les développer…

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Des boutiques trendy plutôt que des bouchons

Un important projet de revitalisation de l’autoroute Bonaventure, à Montréal, est en cours. Le CN, qui possède le viaduc ferroviaire qui le longe, réaménagera-t-il les espaces sous son viaduc? Un grand parc longera le nouveau boulevard, à gauche de la photo, dès l’an prochain. Veut-on vraiment d’un long mur aveugle dans ce secteur?

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Berlin a plutôt choisi d’ouvrir des commerces sous un viaduc similaire…

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À Paris aussi, avec le Viaduc des Arts, on a su utiliser ces grands espaces. Des vitrines animent aujourd’hui les trottoirs qui longent le viaduc, plutôt que d’être restés des murs aveugles. Tout le quartier en profite!

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Des fresques animées par les vas et viens

L’utilisation des dessous de ponts et autres viaducs peut aussi être ludique, comme c’est le cas à Québec, avec les Fresques des piliers sous l’autoroute Dufferin. Ce projet, qui date déjà de nombreuses années, est une merveilleuse illustration de ce qu’on peut faire pour revitaliser un espace qui autrement serait une plaie dans la ville.

Québec sous les ponts et les viaduc 0

Lisbonne a un projet similaire, mais beaucoup moins réussi. Il améliore l’environnement sous le viaduc où il est situé, sans réussir à créer l’émerveillement suscité par les fresques de Québec.

lisbonne-sous-les-ponts-et-viaducs

On a à Montréal un petit projet plus intéressant que celui de Lisbonne, à mon avis, soit celui sous le Viaduc Van Horne. Bien que les murales étaient présentes sur les lieux depuis plusieurs années, elles sont maintenant intégrées à un parc, inauguré il y a deux mois à peine. Je n’ai pas de photo récente, mais vous pouvez sans problème vous imaginer l’effet avec cette photo. Ce sera un plus pour le quartier, à n’en pas douter!

Montréal Sous le viaduc Van Horne 1

Dans le même esprit, Munich a éclairé un passage sous une voie de transport avec une galerie de murales d’artistes de la rue. Un projet gagnant! Au nombre de passage sous les voies ferrées de Montréal, il y a de bonnes raisons de s’en inspirer…

munich-sous-les-ponts-et-viaducs

Des parcs et des plans d’eau pour améliorer la vue

À Marbella, en Espagne, on a installé un plan d’eau sous un pont. L’étonnant parc nous fait oublier que nous y sommes sous une route! Et le parc est très agréable à fréquenter.

marbella-sous-les-ponts-et-viaducs

En périphérie de Marbella, on a aménagé un espace vert sous l’autoroute qui la relie à d’autres villes de la côte. Là encore, l’effet est des plus réussi.

marbella-et-benalmadena-sous-les-ponts-et-viaducs

On est loin des dessous de notre autoroute métropolitaine…

Montréal sous les ponts et les viaducs 5

Un autre aménagement possible, vu à Madrid cette fois : la galerie de sculptures. C’est de toute beauté! On y a transformé un endroit normalement inhospitalier en lieu de passage agréable. Cette oeuvre de béton, suspendue, est inédite. Entourée d’autres oeuvres, elle nous incite à nous arrêter pour l’admirer.

madrid-sous-les-ponts-et-viaducs

Et pour diminuer l’impact sonore du pont, la ville de Madrid a même ajouté une cascade sous celui-ci! L’ensemble est exceptionnel.

P1060330

Parlant d’eau, Istanbul a une utilisation étonnante d’un de ses ponts… En plus d’avoir installé sous le tablier du Pont Galata une galerie marchande remplie de cafés et terrasses, le trottoir du pont est envahi de pêcheurs! Je n’avais pas parlé de cet exemple dans mon texte Un pont habitable? mais j’aurais pu… Il n’y a pas de logement, mais le genre de centre d’achat qui l’anime est actif presque en tout temps!

istanbul-sous-les-ponts-et-viaducs

Des mises en lumière sans lampadaire

Enfin, il y a des actions simples qui peuvent modifier radicalement l’expérience du passant qui doit s’aventurer sous un pont ou un viaduc le soir ou la nuit, comme d’ajouter de l’éclairage. Mais tant qu’à faire, pourquoi ne pas y aller avec quelque chose de différent et dynamique, comme à Nice?

nice-sous-les-ponts-et-viaducs

Un projet similaire s’en vient à Montréal, plus précisément dans Hochelaga, qui compte ajouter un éclairage architectural des murs de soutènement et des colonnades du viaduc de la rue Ontario, dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal… Une occasion de plus pour notre ville de se démarquer dans la gestion de ses dessous de ponts et de viaducs…

Comme vous l’avez constaté à la lecture de ce texte, plusieurs villes du monde éliminent ces no man’s land qui déstructurent leurs quartiers pour en faire des lieux de passage agréables, invitants. D’ailleurs, la ville de Toronto lançait l’an dernier un grand projet pour ré-imaginer les dessous de son autoroute Gardiner, sur presque 2 km, en y investissant 25 millions de dollars! La première phase devrait être inaugurée l’an prochain, nous rappelant tout le potentiel de ces espaces sinon perdus…

Alors, Montréal s’inscrira-t-elle dans ce mouvement pour faire sa marque, en misant sur ses espaces déjà aménagés et sur ceux qu’elle entend ajouter ces prochaines années? Il y a une foule d’occasions pour améliorer la qualité de vie de nos quartiers, avec les chantiers actuellement en cours. Il suffit d’ouvrir les yeux sur les potentiels d’aménagements qu’offrent nos dessous de ponts, viaducs et autres structures du genre… Avouez, on ne manque pas de tels espaces semi-abandonnés à Montréal. Autant d’occasions de faire preuve de notre créativité, en y ajoutant de nouveaux aménagements, et d’ensuite faire rayonner notre ville!

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Publié par : cbernier | 3 novembre 2016

Les plus belles murales de 2016

Depuis un an, ce sont plus de 100 nouvelles murales qui se sont ajoutées dans nos rues et ruelles! Aussi incroyable que puisse paraître ce chiffre, c’est bien le cas. En fait, il y en a forcément plus, puisque cette centaine, ce sont seulement celles que j’ai pu répertorier! En plus de celles produites lors de nos grands festivals que sont Mural et Under Pressure et par nos grands promoteurs que sont MU, A’shop et Artgang, la Ville de Montréal s’est engagée très activement dans ce secteur en 2016, avec un programme de financement de 500 000$.

Je vous présente ici mes photos des murales les plus marquantes de l’année, en tenant compte de toutes celles produites depuis mon dernier Top 25, paru en septembre 2015. Le choix a été extrêmement difficile. On dirait que d’année en année, elles sont de plus en plus belles!

Voici donc mon Top 10 des plus belles grandes murales, mon Top 10 des plus belles petites murales et quelques ensembles exceptionnels :

Top 10 des plus belles grandes murales de 2016

Ville-Marie

L’œuvre Chat de ruelle, produite par Dodo Ose et Ankhone (de A’shop) à l’Ouest du centre-ville, est magnifique et complexe. On peut facilement s’inventer des histoires en la regardant attentivement…

0-centre-ville-ashop-chat-de-ruelle-dodo-ose-et-ankhone-2015

Cet hexagone caché dans la ruelle derrière le nouveau pavillon du Musée des beaux-arts, produit par Melissa Del Pinto (MU), est un hommage à Norval Morrisseau, surnommé le Picasso du Nord.

0-centre-ville-mu-melissa-del-pinto-2016

Le festival Under Pressure nous a laissé cette année une splendide œuvre collective de HSIX, Lorem Ipsum (de Garbage Beauty), Bryan Beyung, Monk.e et Sermob Uno. Au cœur du Quartier Latin, elle ne laisse pas les piétons indifférents.

0-quartier-latin-under-pressure-hsix-et-lorem-ipsum-garbage-beauty-bryan-beyung-monk-e-sermob-uno-2016

Aussi créée lors du festival Under Pressure, dans la petite rue de Boisbriand, le collectif 123Klan interpelle toute une génération avec sa murale-hommage au dessin animé Ulysse 31.

0-quartier-latin-under-pressure-collectif-123klan-2016

Le Plateau

Les gardiens, de Stare et Ware, sont à la fois mystérieux et envoutants. La transparence de cette œuvre, qui étonne, lui donne une luminosité particulière, que ma photo ne rend qu’en partie…

0-plateau-les-gardiens-stare-et-ware-2015

Le festival MURAL nous a réservé cette année bien des surprises et parmi celles-ci, ce sont ces deux œuvres qui m’ont le plus marqué, celles de BIK ISMO et de Klone Yourself. Leurs apparentes simplicités font qu’elles se démarquent. Alors, ex aequo dans mon Top 10 des plus belles murales (pour que ça ne devienne pas un Top 11), les voici :

0-plateau-mural-bik-ismo-et-klone-yourself-2016

Mercier-Hochelaga-Maisonneuve

Débutons par Mercier, un quartier à l’Est de Montréal qui compte plusieurs belles murales. Ici, une autre œuvre de Dodo Ose (A’shop), Le bâtisseur d’avenir. Inspirée du passé industriel du quartier, cette œuvre, située tout près d’installations du Port de Montréal, est plus longue que ce que vous voyez sur ma photo.

0-mercier-ashople-batisseur-davenir-dodo-ose-2015

Dans Hochelaga, Ankhone (aussi de A’shop), nous offre cette année cette grande murale colorée, hommage au quartier et au fleuve tout près. Faisant face à un petit parc, elle améliore le voisinage avec éclat.

hochelaga-ankhone-2016-photo-par-ashop

Notre-Dame-de-Grâce

Résultat du Graffiti jam qui s’est déroulé lors du festival Hip Hop You Don’t Stop, cet assemblage de talents (Fléo, Fonki, Miss Teri, Rouks, Five8, Shadow, Ankhone, Monk.e, Strike, Flying Eric, Fiuser, Astro et Zek) est des plus spectaculaires! J’aurais pu classer cette murale dans les ensembles exceptionnels, mais j’ai choisi de respecter l’esprit de l’œuvre, qui cherche à nous faire oublier qu’elle est une combinaison de talents, en les associant dans une seule très grande murale.

0-ndg-ashop-festival-hip-hop-you-dont-stop-graffiti-jam-2016

Saint-Laurent

Engloutie, de Rafael Sottolichio (MU), est spectaculaire. Ma photo la montre lors d’une journée nuageuse, mais imaginez-la en plein soleil : elle resplendit!

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C’est peut-être la dernière que je vous présente dans ce Top 10 des plus belles grandes murales, mais sachez que j’ai choisi de vous les présenter par arrondissement plutôt qu’en ordre de préférence. Ainsi, vous êtes libres de les mettre dans l’ordre que vous voulez 😉

Poursuivons maintenant avec les petites murales.

Top 10 des plus belles petites murales de 2016

Villeray

Les dragons de Akuma et Korb (Crazy Apes) surprennent les passants à un endroit où ils ne s’y attendent pas. C’est la beauté du mouvement des murales à Montréal : nous en offrir partout et chercher à améliorer la vie des quartiers plutôt que concentrer toutes les murales dans un seul quartier touristique, comme le font certaines autres villes. On en a un magnifique exemple ici.

1-villeray-akuma-et-korb-crazy-apes-2016

Cachée au cœur d’une ruelle, la Place du Corsaire, de Cyndie Belhumeur, stimule l’imaginaire. Il faut savoir que Montréal compte maintenant un nombre étonnant de petites murales dans ses ruelles, connues pratiquement que de leurs voisins. Elles contribuent souvent à la mise en place des ruelles vertes par les éco-quartiers et favorisent la réappropriation de celles-ci par les riverains. Osez parcourir les ruelles de votre quartier, qui sait ce que vous y découvrirez!

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Dans une autre ruelle, elle aussi bien cachée, se trouve cette amusante murale. Bien que je sois sûr qu’elle est l’œuvre d’un illustrateur connu, je n’ai pas réussi à l’identifier… Mais avouez qu’elle est adorable :

1-villeray-non-identifiable-2016

Voisine d’une murale plus ancienne, cette œuvre de Leyto est unique en son genre à Montréal. Pour la joie qu’elle dégage, je tenais à l’ajouter aux plus belles de l’année.

1-villeray-leyto-2015-oneleyto-com

Ville-Marie

La fontaine de Bartholdi est inspirée de la sculpture-fontaine du même nom qu’on peut voir à Lyon, en France. Il en résulte une œuvre forte et marquante, qu’on doit à Dodo Ose (A’shop). Elle est située tout près du Chat de ruelle dont je parlais au début de ce texte.

1-centre-ville-ashop-la-fontaine-de-bartholdi-dodo-ose-2016

Dans le Quartier Chinois, cette murale de Stare, inspirée de la calligraphie, apporte un clin d’œil au folklore associé au quartier, mais aussi à son renouveau, grâce au récent réaménagement de la rue De la Gauchetière.

1-quartier-chinois-stare-2015

Petite-Patrie

Le temps que chevauche l’enfant, de Mateo, est une œuvre des plus poétiques. Comme un rêve illustré sur un mur de briques, ses contours sont flous et nous transportent ailleurs…

1-petite-patrie-le-temps-que-chevauche-lenfant-mateo-2015

Dans un tout autre style, cette œuvre de Mr Crocks égaye une ruelle verte du quartier. Visible de la rue, elle nous invite à entrer dans la ruelle, même si ce n’est pas « la nôtre ».

1-petite-patrie-mr-crocks-2015

Hochelaga

Avec son Fantastic fox, Dodo Ose (A’shop) a droit à une 4e mention de dans ce palmarès! Artiste prolifique et de grand talent, il nous montre ici une autre facette de son imaginaire prolifique.

1-hochelaga-ashop-fantastic-fox-dodo-ose-2016

Plateau

Enfin, ce magnifique chat de bibliothèque clôt en beauté mon Top 10 des plus belles petites murales de 2016. Probablement peint à l’initiative de la librairie à laquelle appartient ce mur, il annonce peut-être la multiplication des murales financées par des commerces… S’ils se mettent eux aussi à contribuer significativement à la production de murales, Montréal se hissera sans nul doute en tête du Top 10 des villes du monde à visiter pour ses murales!

1-plateau-a-v-2015

Avant de passer aux ensembles exceptionnels de murales, précisons que j’ai fait la sélection des murales de ce palmarès en utilisant les 4 mêmes critères que l’an passé, soit :

  1. La complexité de l’oeuvre
  2. L’émotion qu’elle suscite
  3. L’originalité
  4. L’ancrage dans son milieu

Les ensembles exceptionnels

L’an dernier, je vous ai présenté 8 lieux significatifs qui regroupent plusieurs murales et méritent d’être connus. Parce que celui des Habitations Jeanne-Mance s’est enrichi de deux spectaculaires œuvres, je vous en reparle ci-dessous, puis je vous fais connaître deux nouveaux lieux significatifs, portant à 10 mon Top des ensembles exceptionnels de murales.

Les Habitations Jeanne-Mance

Depuis plusieurs années, Phillip Adams (MU) habille les grands murs aveugles des Habitations Jeanne-Mance. Chaque fois, il nous offre un tableau spectaculaire. Commençons par Terre d’accueil, inauguré à la fin de l’automne 2015 :

32b-mu-terre-daccueil-phillip-adams-2015

Cessez-le-feu, qui a suivi au début de 2016, est tout aussi remarquable. Elle complète une série de murales sur les 4 éléments (eau, terre, air et feu), qui elle-même suivait une série sur les 4 saisons.

32a-mu-cessez-le-feu-phillip-adams-2016

La Plaza

Avec l’événement Les murs de la Plaza, Artgang a véritablement transformé la vénérable Plaza Saint-Hubert en lui donnant un nouvel élan, qui s’ajoute à l’arrivée, depuis une bonne dizaine d’années, de nouveaux commerces intéressants. Comment? En transformant littéralement ses ruelles de services en galerie d’art! Pour bien marquer le coup, on a même peint le mur devant la station du métro (Beaubien) d’où on voit, en regardant vers l’Est, cette grande murale de Sen2 Figueroa.

30d-artgang-sen2-figueroa-2016

La ruelle où est située cette murale est l’épicentre de la nouvelle galerie à ciel ouvert. On peut y voir, entre autres, ces oeuvres (dans l’ordre : de Bacon, Stare, Opire203 et du duo Tiburon et Monk.e) :

30d-bacon-toronto

30d-stare-2016

30d-opire203

30d-tiburon-et-monk-e-2016

Dans le quadrilatère formé des ruelles de chaque côté de la Plaza Saint-Hubert, entre la rue Saint-Zotique et la rue Bellechasse, vous pouvez voir quelques autres œuvres, dont celle-là, de Michel Bisson, qui nous montre que dès l’année 2000 (son année de création) on a usé de murales pour animer les arrières-boutiques de la Plaza!

30a-michel-bisson-2000

Autre exemple de murales commanditées par un commerce, celles du Café Candide, qui couvrent l’intérieur comme l’extérieur, méritent une mention. Situées dans le même quadrilatère, elles s’ajoutent à l’ensemble exceptionnel de la Plaza. Ici, celle de l’extérieur, par Dodo Ose (5e mention dans ce palmarès!) et Ankhone (A’shop) :

30b-ashop-ose-et-ankhone-2015

Pointe-Claire

En 2011, la ville de Pointe-Claire, dans l’Ouest de l’île, s’est donné en cadeau la Murale du tricentenaire. Cette très longue murale était déjà exceptionnelle, mais elle était la seule de la ville…

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Avec l’ajout, l’an dernier, d’une autre murale pour célébrer le 25e anniversaire du Pointe Claire Canoe Club, la ville de Pointe-Claire mérite de se classer dans mon palmarès. En effet, cette gigantesque murale, la plus grande jamais réalisée jusqu’alors par A’shop, est de toute beauté.

31e-ashop-axe-zek-one-benny-wilding-et-dodo-ose-2015

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31c-ashop-axe-zek-one-benny-wilding-et-dodo-ose-2015

Les deux œuvres ne sont pas l’une à côté de l’autre, mais la ville n’est pas si grande et compte déjà une nouvelle création, par MU cette fois-ci, à la Gare Valois. Il semble que la ville y ait pris goût et qu’elle ajoutera une murale chaque année à sa collection, renforçant sa position dans la liste des ensembles exceptionnels. Si vous décidez d’aller les voir, profitez-en pour découvrir le Vieux Pointe-Claire avec l’itinéraire proposé par MesQuartiers, il contient les deux murales incontournables que je viens de vous montrer en photo.

Voilà qui termine mon palmarès des plus belles murales de l’année. Pour découvrir toutes celles qui sont dans mes palmarès d’avant 2016, je vous invite à aller lire ces trois textes :

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Publié par : cbernier | 21 octobre 2016

Les plus belles toilettes

À Montréal, comme lors de mes voyages, je suis toujours content de voir que certains bars et restos portent une attention particulière à leurs toilettes. Déjà qu’on aime moins y aller lorsqu’on n’est pas à la maison, si en plus elles sont laides et sales… J’ai donc pensé vous partager mes découvertes de toilettes qui donnent le goût d’y retourner.

J’ai déjà abordé brièvement cette question sur mon blogue lorsque je vous ai parlé des aéroports extraordinaires. Dans ce cas, c’était la signalisation des toilettes que je soulignais avec ces deux exemples de New Delhi et d’Hawaï :

DSCN2268

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En voici deux autres, aussi vus lors de mes voyages, à Cordoue et Grenade. J’aimerais que plus de commerces de Montréal s’en inspirent, c’est un premier contact qui donne le goût, non ? 😉

cordoue-toilette

grenade-toilette

Une fois arrivé dans la toilette elle-même, on découvre parfois des urinoirs étonnants, comme on en trouve au Candy Bar de Montréal. Une raison de plus d’aller découvrir leurs étonnants cocktails…

candy-bar-toilette

Au Cinko, un resto de mon « Top » des restos à 5$, ce sont de véritables œuvres d’art qui attendent les hommes… C’est pratiquement gênant d’y verser notre trop plein…

montreal-cinko-toilette

Au Huis Clos, dans ma liste des endroits qui font les meilleurs cocktails à Montréal, c’est plus sobre. Mais le resto-bar trouve une belle façon de se démarquer :

huis-clos-villeray

Tandis que La Petite Marche, qui fait de très bons déjeuners, trouve le moyen de surprendre avec sa toilette double pour femmes! Pas sûr que ce soit agréable d’y aller à deux. Être une femme, je refuserais de partager l’espace… De telles toilettes avaient fait scandale lors des jeux olympiques de Sotchi, alors qu’on en avait ici même, à Montréal!

toilettes-des-femmes-la-petite-marche

Tant qu’à faire, pourquoi ne pas avoir une toilette à porte vitrée, comme cette toilette publique d’Amsterdam ?

amsterdam-toilette-vitree

Lire sur les murs…

Une de nos nombreuses bonnes brasseries à Montréal, l’EtOH, a choisi une autre façon de nous faire aimer ses toilettes. On peut y lire un roman, ou une BD, au choix :

etoh-bar-toilettes

À l’hôtel Renaissance, au centre-ville, on y est allé avec des murs personnalisés pour chacune des toilettes de la réception. Certaines plus épurées :

hotel-renaissance-toilettes

Une autre plus éclatée, qui met en vedette le talent des artistes de la rue de Montréal, une superbe idée :

hotel-renaissance-toilette

À Outremont, le Café Souvenir nous permet de nous perdre en nous regardant nous multiplier à l’infini… L’effet est étrange et si vous y allez pour le brunch, comme je vous le recommande, faites attention de ne pas passer de l’autre côté du miroir 😉

cafe-souvenirs-outremont-toilettes

Il faut savoir lire l’architecture espagnole pour comprendre la référence qui a inspiré les décorations des toilettes de la Casa Tapas. Ce très bon resto à tapas offre une panoplie de clins d’œil à Gaudi, un architecte marquant d’Espagne, dont les édifices fascinent les visiteurs de Barcelone depuis plus de 100 ans.

casa-tapas-toilette

Passant du passé à l’avenir, l’Escondite, très bon resto mexicain du centre-ville, témoigne avec humour de son amour pour un film très attendu…

escondite-toilette

Plus sobrement, le Joverse permet d’imaginer, dans ses toilettes, l’histoire de l’édifice qui le porte. Entre détails des architectures du passé et ajouts décoratifs multiples, on s’y trouve enveloppé par une ambiance intéressante. Tout aussi intéressante que les cocktails qui sont proposés au bar.

joverse-vieux-montreal-toilette

Côté ambiance, la toilette du Mozza, dans le Village, est dure à battre. Aussitôt la porte fermée, la musique part et la boule disco se met à scintiller de toutes les couleurs. Je n’ai pas pris de photos lorsque j’y suis allé, mais c’est un peu comme celle-ci, vue à Frankfort, sans les écrits des clients sur les murs et en version « pour une personne seulement » :

frankfort-toilette

Des extras

En voyage, j’ai aussi vu des toilettes qui offraient à leurs clients de véritables extras. Celle-ci, à Miami, m’a surpris avec ses écrans de publicité sur les robinets, mais surtout avec son rince bouche et son fil dentaire en libre-service :

miami-bar-branche-toilette

Mais je n’ai jamais retrouvé ailleurs que dans ce bar de Prague une offre aussi diversifiée : mouchoirs, cure oreilles, lotion pour les mains, fixatif et rince bouche… Le kit complet pour se remettre à son avantage avant de retourner s’amuser! Vraiment bien!

pragues-bar-toilette

Ici comme ailleurs, ces exemples montrent qu’il y a plusieurs façons pour les commerces de prendre soins de leurs clients. Je ne sais pas pour vous, mais je suis sensible à ces efforts. Bravo à ceux qui les font!

C’est d’ailleurs pour les féliciter que le prix BestRestroom existe… Dans toute l’Amérique du Nord, ils dénichent les plus belles toilettes et décernent des prix. Cette année, l’Hôtel W de Montréal est en nomination (et le vote se poursuit jusqu’au 24 octobre !). Les toilettes finalistes sont plus huppées que celles dont je vous ai parlé, mais je penses que ce concours aurait avantage à ouvrir une catégorie pour les initiatives à plus petit budget, pour faire rayonner son concept auprès d’un plus large public…

Et vous, si vous aviez à décerner des prix pour les plus belles toilettes de bars et restaurants à Montréal, quels seraient les commerces que vous ajouteriez comme finalistes ?

Pour découvrir encore plus de toilettes uniques du monde entier, visitez le blogue spécialisé sur la question : Toilography 😉

Ce texte vous a fait sourire? Partagez-le…

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Publié par : cbernier | 14 octobre 2016

Les couleurs de l’automne à Montréal

Selon la carte de l’avancement de la coloration des feuillages de Tourisme Québec, Montréal est au beau milieu du processus. C’est donc le bon moment pour profiter de la ville, plutôt que de se rendre (trop tard) en région pour profiter du phénomène…

Il y a, sur l’île, plusieurs endroits qui méritent d’être découvert à ce moment-ci de l’année. La Montagne vient à l’esprit de tout le monde, et c’est mérité. Tout comme le Jardin botanique. Mais plutôt que vous rappeler ces lieux communs, j’aimerais vous partager un de mes coups de cœur de l’automne à Montréal : le Parc des Rapides, à LaSalle.

Presque inconnu des Montréalais qui n’habitent pas cet arrondissement, et parfois méconnu par d’autres, qui croient qu’il se limite aux berges le long du boulevard LaSalle, il n’est apprécié à sa juste valeur que par ceux qui ont découvert sa presqu’île, où se concentre toute sa beauté. Un étroit sentier y mène les curieux…

1 Parc des rapides Montréal LaSalle

Sur celui-ci, on évolue dans une ambiance paisible, entre des eaux calmes. Plusieurs oiseaux peuvent être observés en chemin, ajoutant des surprises tout au long du parcours. Le Parc des Rapides est un des hauts lieux de l’observation des oiseaux à Montréal…

2 Parc des rapides Montréal LaSalle

2a Parc des rapides Montréal LaSalle

En arrivant sur la presqu’île, le bruit des rapides nous annonce, avant de les voir, qu’on se dirige vers une toute autre ambiance. Les rapides qui s’offrent à nous, une fois rendus du côté du fleuve, sont spectaculaires et saisissants. Ils ont en plus une valeur historique, puisque c’est à cause d’eux si Montréal est la ville qu’on connait aujourd’hui. En effet, incapables de les passer avec leurs bateaux, les européens désirant aller vers le coeur du continent devaient mettre le pied à terre en amont pour pouvoir poursuivre leur projet…

3 Parc des rapides Montréal LaSalle

Aujourd’hui, des pêcheurs, surfeurs, kayakistes et autres adeptes des sports nautiques s’y massent souvent, ajoutant au spectacle. Impossible de ne pas être impressionné par leur présence.

4 Parc des rapides Montréal LaSalle

On a même parfois droit à des prouesses inattendues…

5 Parc des rapides Montréal LaSalle

La combinaison de tous ces facteurs et la beauté générale du site méritent vraiment le déplacement. Surtout que la diversité de la végétation du parc offre toutes les nuances de verts, de jaunes, d’oranges, de rouges et de bruns l’automne venu. Avec l’intense bleu du fleuve et le plus doux du ciel, on s’y trouve en pleine carte postale. L’originalité du mobilier urbain, aux formes organiques (qui lui ont valu une place dans mon texte Des bancs pour tous les goûts), ajoute une touche de fantaisie à l’ensemble.

Convaincus? Il ne vous reste qu’à vous rendre sur place! En transport en commun, vous mettrez environ 45 minutes pour y arriver à partir de la station de métro Berri-UQAM. Vérifiez le meilleur chemin pour vous sur le site de la STM! Dans la section Itinéraires du site, indiquez votre adresse de départ et utilisez le 7710, boulevard LaSalle comme destination (le local des Chevaliers de Colomb est voisin du stationnement du Parc des Rapides). Une fois dans l’autobus, demandez au chauffeur de vous l’indiquer lorsque vous serez rendu à l’arrêt le plus près du Parc. L’entrée vers la presqu’île est à la hauteur du stationnement.

Vous ne serez pas déçus! Le contraste avec le centre-ville, que vous pouvez apercevoir à certains endroits, est saisissant, vous verrez…

6 Parc des rapides Montréal LaSalle

Profitez du déplacement pour aller découvrir l’immense nouvelle œuvre d’art public, Au grand dam, un legs des célébrations du centenaire de fondation de l’ancienne municipalité de LaSalle. L’oeuvre a été inaugurée il y a quelques semaines à peine! Elle est à 500 mètres vers l’est (vers le centre-ville), au coin du boulevard LaSalle et de l’Avenue Lacharité. Ses impressionnants blocs de marbre blanc et de béton, répartis sur près de 50 mètres, devraient être un bon complément à votre visite…

Enfin, pour en savoir encore plus sur le parc, allez lire Mon regard sur le Parc des Rapides.

Pour d’autres inspirations de promenades d’automne sur l’île, découvrez le Top 15 des plus beaux parc riverains de MesQuartiers. Le Parc des Rapides y est, avec 14 autres propositions.

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Publié par : cbernier | 28 septembre 2016

Sorties artistiques gratuites

Saviez-vous que, pour aussi peu que 0$, vous pouvez facilement vous créer un intense calendrier d’événements artistiques à Montréal? Le 20e anniversaire des Journées de la culture, qui se déroulait du 30 septembre au 2 octobre 2016, proposait près de 500 activités sur l’île cette année, nous donnant une occasion de découvrir des lieux qui offrent une programmation gratuite à l’année…

C’est le cas des Maisons de la Culture, un extraordinaire réseau d’accès à la culture mis en place par la Ville de Montréal. Elles sont toutefois méconnues, sous-estimées, et pourtant si pertinentes! Avez-vous déjà mis les pieds dans une Maison de la Culture? Vous devriez! Chaque visite est un bonbon culturel qu’on offre à son esprit. Les expositions sont actuelles, elles servent à éveiller notre intérêt, et elles se visitent en quelques minutes. On y entre comme dans un salon (les Maisons de la Culture sont souvent adjacentes à une Bibliothèque), pour flâner un peu et découvrir ce que les artistes exposés ont à nous raconter… C’est comme une saucette culturelle  😉

Maison de la Culture Ahuntsic, 2015, Québécois de Simon Beaudry

Maison de la Culture Ahuntsic, 2015, Québécois de Simon Beaudry

C’est ce que j’aime de ce réseau. Puisqu’il y a des Maisons de la Culture un peu partout, chaque fois que je passe devant l’une d’elles, j’entre pour voir quelles surprises elle me réserve. Je fais même souvent des détours, juste pour voir. Plusieurs Maisons de la Culture sont situées à quelques pas d’une station de métro : il y en a au-dessus de la station Frontenac, devant celles de Mont-Royal et Côte-des-Neiges, à quelques minutes de marche de Villa-Maria ou 3 arrêts d’autobus de Pie-IX (où vous trouverez la première Maison de la Culture, celle de Maisonneuve, inaugurée en 1981). Ce sont 5 Maisons de la Culture hyper accessibles, qu’il est facile et agréable d’aller visiter.

Maison de la Culture Côte des Neige, au métro du même nom

À droite, la Maison de la Culture Côte-des-Neige, au métro du même nom

Ces dernières années, je vous ai d’ailleurs parlé, sur ce blogue, de l’exposition annuelle d’art autochtone de la Maison de la Culture Frontenac, toujours passionnante, et de l’étonnante exposition La ligne orange, organisée lors de l’inauguration du Centre d’exposition Lethbridge de la Bibliothèque du Boisé, en 2013. Deux expositions marquantes, parmi d’autres dont je ne vous ai pas parlé…

Expo La ligne orange 2

Exposition La ligne orange, organisée lors de l’inauguration du Centre d’exposition Lethbridge de la Bibliothèque du Boisé

Plus que des Maisons

Les fusions municipales ont amené le réseau des Maisons de la Culture à se regrouper avec les initiatives similaires des villes qui se sont jointes à la métropole, permettant la mise sur pied du Réseau Accès Culture, qui compte maintenant plus de 20 diffuseurs, dans tous les quartiers de la métropole. Ainsi, si les quartiers centraux ont des Maisons de la Culture, les nouveaux arrondissements ajoutent des lieux qui portent d’autres noms, comme le Centre d’exposition Lethbridge.

Dans ce grand Réseau Accès Culture, on peut voir des expositions, mais on peut aussi explorer toutes les disciplines artistiques. La Chapelle historique du Bon-Pasteur, par exemple, offre une panoplie de concerts, de tous les genres. Bien qu’il y ait quelques concerts gratuits, l’offre est beaucoup plus grande pour ceux offerts à… 2$! Une recherche avancée sur le site Accès Culture, avec comme « critère de salle/lieu » la Chapelle historique du Bon-Pasteur (arrondissement Ville-Marie), permet d’ajouter une dizaine de concerts à 2$ à son agenda, en plus d’un ou deux concerts gratuits, par mois.

Le Théâtre Paradoxe est un autre diffuseur du Réseau Accès Culture qui offre parfois des activités gratuites. Cette ancienne église transformée en salle de spectacles et d’événements propose, le 30 septembre, un atelier-concert Jazz du pianiste John Roney, qui réinterprètera un concert mythique de Keith Jarrett… Vous ne connaissez ni un ni l’autre? Mais le Jazz vous intéresse? Osez explorer et courrez-y, c’est gratuit! Et en plus, vous verrez un magnifique exemple d’église convertie (le #9 de ce Top 15 présenté par le blogue MesQuartiers)!

Ce réseau éclaté vous propose tellement d’activités que vous ne pourrez pas suivre! Profitez-en! J’avoue toutefois qu’il est un peu difficile de s’y retrouver lorsqu’on s’intéresse aux spectacles. Le calendrier fonctionne assez bien quand on fait une recherche avancée sur le site du Réseau Accès Culture, car plusieurs événements gratuits apparaissent, mais autres n’affichent pas leur prix, nous obligeant à un appel téléphonique de vérification. Un inconvénient que ne vivent pas les amateurs d’expositions, puisqu’elles sont toujours gratuites.

On en veut toujours plus!

Curieusement, trois autres lieux que j’aime bien fréquenter ne sont pas membres du Réseau Accès Culture. Ils sont gratuits, semblent assez proches de la Ville (parfois, ils le sont très…) et méritent vraiment qu’on les explore…

Il s’agit premièrement du Centre Culturel George-Vanier, situé dans le même édifice que la bibliothèque George-Vanier, dans la Petite-Bourgogne. Ce Centre propose une petite salle d’exposition bien intéressante, que j’ai découverte par hasard l’an dernier. On y proposait une exposition de photos en gros plans, abstraites, accompagnées d’une photo du lieu où elles avaient été prises… Si vous passez par là, arrêtez-vous pour voir l’exposition qu’il vous offre!

Centre Culturel George-Vanier, 2015, oeuvre intitulée Évasion

Centre Culturel George-Vanier, 2015, oeuvre intitulée Évasion

Le deuxième est le Musée de Lachine, une institution qui regroupe, dans ses bâtiments du 17siècle, une collection archéologique, des expositions d’art contemporain temporaires, en plus d’offrir sur ses terrains un jardin de sculptures! Sa collection mérite amplement le déplacement et fait partie de l’itinéraire proposé par le blogue MesQuartiers pour découvrir cet arrondissement. C’est vraiment étonnant tout ce qu’on y découvre! À mon avis, le Musée de Lachine est un incontournable.

Musée de Lachine, Tadoussac de Jacques Hurtubise (1979)

Musée de Lachine, Tadoussac de Jacques Hurtubise (1979)

Enfin, la Fondation Guido Molinari, dans Hochelaga, est un bijou aussi magnifique que méconnu. Je n’y suis allé que deux fois jusqu’à maintenant, mais j’ai été conquis. Ce lieu d’art, dont une des missions est de « favoriser la diffusion des œuvres de Guido Molinari et autres artistes de l’époque contemporaine », mérite notre attention. Car le « et autres artistes de l’époque contemporaine » y est pris au sérieux, avec brio. Le quartier, l’édifice, l’artiste principal et le choix des artistes invités, tous ces ingrédients en font un lieu culturel unique, qui mérite amplement le déplacement.

Fondation Guido Molinari, l'atelier de l'artiste

Fondation Guido Molinari, l’atelier de l’artiste

Je vous l’affirmais en introduction, pour aussi peu que 0$, vous pouvez facilement vous créer un intense calendrier d’événements artistiques à Montréal! Profitez des institutions qui vous offrent localement une programmation gratuite en tout temps. À commencer par celles du Réseau Accès Culture, sans oublier les autres, comme le Centre Culturel George-Vanier, le Musée de Lachine et la Fondation Guido Molinari.

Et parce que Montréal est une ville qui vibre, plusieurs autres institutions nous offrent une programmation gratuite… Les galeries, dont je vous ai déjà parlé ici; les artistes de la rue, qui nous proposent leurs stickers ou leurs murales; les grandes institutions, qui nous invitent à tellement d’expositions et de spectacles; et enfin, les festivals…

Maintenant, il ne vous reste qu’à ouvrir votre agenda aux explorations culturelles!

Maison de la Culture Maisonneuve, 2015, Pourquoi naître de Léopold Bourjoi

Maison de la Culture Maisonneuve, 2015, Pourquoi naître de Léopol Bourjoi

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Publié par : cbernier | 14 septembre 2016

Top 5 des nouvelles Places publiques (2015-2016)

En 2014, j’ai écrit 3 textes sur les plus belles Places publiques et Squares de Montréal. Pour établir ces palmarès, mes critères d’évaluations étaient, pour deux points chacun : la présence d’art public; la présence d’une fontaine; l’aménagement paysager; le mobilier urbain et l’intérêt du voisinage immédiat. Je me suis permis d’ajouter un critère supplémentaire, pour pouvoir donner deux points bonis à des Places qui méritaient, selon moi, ce petit coup de pouce… Voici ces trois textes :

Dans les 5 mentions du texte sur les Places de nos quartiers, j’avais inclus la Place Joseph-Venne, que je décrivais ainsi :

Enfin, même si l’aménagement de cette Place à l’Est du centre-ville n’est pas encore terminé (elle l’est maintenant), les travaux vont bon train et les résultats promettent d’être surprenants… Situé à quelques pas du métro Frontenac, c’est un projet à suivre, qui indique qu’un 4e palmarès des plus belles Places pourrait un jour être nécessaire 😉  En effet, nos arrondissements rivalisent d’imagination pour nous donner de nouveaux espaces de grande qualité, ou pour en restaurer d’anciens avec autant d’attention…

place-joseph-venne

La promesse a été tenue et cette nouvelle place, qui a remplacé un terrain de stationnement, est vraiment à la hauteur des attentes qu’elle avait suscitées. Bravo à NIP Paysage pour cette réalisation! Et comme je le pensais, à peine deux ans après mes trois premiers textes sur les plus belles Places publiques de Montréal, il est déjà temps de parler des nouvelles réalisations qui méritent votre attention…

À la fin de ce texte, vous trouverez une carte cliquable qui permet de situer toutes les Places mentionnées, dans l’ensemble de mes textes sur les plus belles Places publiques de Montréal. Mais avant, allons-y avec les nouveautés:

Le Top 5 des nouvelles Places publiques

#5 Place Léopold-Beaulieu, Rosemont

Bien cachée sur l’avenue Molson, cette Place publique encore méconnue a été entièrement financée par la Société de développement Angus, une entreprise d’économie sociale qui développe le secteur. Elle borde une boulangerie et deux restos, créant un environnement des plus agréables. Il faut oser explorer des rues moins passantes pour la découvrir, mais elle démontre qu’un tel aménagement peut être ajouté n’importe où en ville, même sur un terrain privé, et qu’il peut contribuer efficacement à l’attractivité d’un secteur. Un exemple à suivre et à répéter!

Réalisée par NIP Paysage.

place-leopold-beaulieu

#4 Place du carrefour Henri-Bourassa–Pie-IX, Montréal-Nord

Cette Place n’a peut-être pas de nom, elle n’en est pas moins spectaculaire. Au carrefour de deux axes majeurs de la ville, elle aurait pu n’être qu’un débarcadère pour autobus… Heureusement, elle n’a pas été conçue pour se fondre dans le décor, mais pour faire oublier aux piétons qu’ils sont au milieu d’un croisement de rues. L’effet est réussi et incite même à y faire un arrêt! Sa grande roue, la vélocité des lieux, est une œuvre qui mérite d’être admirée de près, quoi qu’en aient dit certaines critiques. En plus, elle offre au Nord de Montréal une entrée en ville prestigieuse.

Réalisée par Lemay+DAA.

carrefour-pieix-henri-bourassa

#3 Place Iona-Monahan, Ahuntsic-Cartierville

Étonnante proposition pour les travailleurs et résidents du quartier de la Mode, la Place Iona-Monahan, du nom d’une journaliste qui a fait rayonner la mode canadienne à travers le monde, est un endroit à découvrir. Ses grands bancs, qui lui ont valu une place dans Le buzz des bancs publics, et son aménagement moderne, en font une très grande réussite. On a seulement hâte que la végétation prenne de la maturité, pour ajouter un peu d’ombre à l’ensemble, mais sinon, c’est un lieu qui a tout pour devenir un point de rendez-vous.

place-oina-monahan

#2 Square Cabot, centre-ville

Si on peut questionner la très grande place laissée au revêtement de sol au centre du Square, il faut reconnaître que tout autour, la végétation abonde, séparée des lieux de passage par un muret qui fait aussi office de banc. Une bonne idée. Des installations artistiques ajoutent une touche à cette Place de l’Ouest du centre-ville, tout comme son piano public ou ses Pigeonniers, des microbibliothèques très design, qui contribuent au mouvement du « libre-service » qui fait sa place en ville depuis quelques années. Le Café de la Maison Ronde, aménagé dans le petit pavillon du parc et géré par l’Itinéraire , est une autre bonne raison de passer par là…

Réalisé par Affleck de la Riva.

square-cabot

#1 Place du Canada, centre-ville

C’était une Place qui avait vraiment besoin d’être réaménagée et ç’a été fait avec le même souci qui a permis au Square Dorchester, voisin, de se tailler la première place de mon Top 5 des plus belles Places du Centre. Ses sentiers suivent encore mieux les « lignes de désir », ces trajets qu’empruntent spontanément les piétons malgré les aménagements établis. Ainsi, on se trouve sur une place où on peut aller rapidement où on veut, sans détour imposé par des sentiers mal-conçus. Le plus beau de cet aménagement, c’est qu’il réussit à nous attraper quand même, au point de nous faire oublier qu’on voulait le traverser rapidement. Les nombreux monuments, les massifs de fleurs quasiment sauvages et les beaux édifices qui l’entourent y contribuent et nous incitent à nous arrêter, pour en profiter quelques instants.

Réalisé par Claude Cormier et Associé.

place-du-canada-2

Plusieurs nouvelles Places publiques sont annoncées dans nos quartiers, entre autres pour souligner le 375e anniversaire de Montréal, qui sera célébré en 2017. Nous n’avons donc pas fini de voir apparaître ces nouveaux espaces conviviaux, invitants et étonnants, qui améliorent notre vie, partout en ville. C’est une très bonne nouvelle, qui suscitera probablement un autre Top 5 dans les années à venir 😉 Mais d’ici là, n’hésitez pas à visiter ceux qui sont déjà accessibles! Dans mes textes sur le sujet, je vous ai proposé jusqu’à maintenant les 20 plus beaux, en plus de vous en mentionner une quinzaine qui méritent le déplacement. À vous de les découvrir et d’en profiter :

parcs-et-places

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Publié par : cbernier | 30 août 2016

Tour du monde des plus beaux bancs publics

Dans Le buzz des bancs publics, je vous parlais des arrondissements de Montréal qui s’affairent à créer des ambiances accueillantes, surprenantes et distinctives avec leurs bancs publics. D’autres villes du monde sont aussi originales que nous dans ce domaine. Pour vous permettre de le constater (et pourquoi pas, pour nous inspirer!), voici 30 bancs publics qui m’ont marqué lors de mes voyages. Ils sont beaux, confortables, excentriques ou minimalistes, mais à chaque fois, ils offrent aux passants un arrêt agréable, qui améliore la vie du quartier.

Débutons par celui qui ressemble le plus aux bancs de bois rond que le Plateau vient d’installer aux quatre coins de l’intersection des rues Saint-Viateur et de l’Esplanade, et qui étaient en introduction de mon précédent texte. C’est un magnifique banc-sculpture du quartier des affaires de Londres, qui ajoute un peu de chaleur à un environnement de tours à bureaux :

Banc public Londres Canary Warf

C’est toutefois la prochaine « structure », que j’ai vue dans quelques villes d’Espagne, qui mériterait le titre de « banc public le plus original du monde » selon moi. Pour l’étonnante offre à s’étendre qu’elle nous propose, pour son surprenant confort et parce qu’elle déconstruit l’image formatée qu’on se fait d’un banc public, c’est mon coup de coeur toute catégorie:

Banc public Malaga aussi vus a Barcelone

Vous remarquerez, en avant plan, le même banc tout en courbe de la saillie de trottoir au coin Milton et Sainte-Famille à Montréal, dont je vous parlais dans mon précédent texte… Comme quoi les beaux modèles circulent et peuvent être achetés par n’importe quelle ville du monde.

Le plus beau banc courbé du monde reste toutefois, a mon avis, celui du Parc Güell, à Barcelone. Il est incroyable qu’une telle œuvre fasse office de banc! C’est pourtant vrai. Il y a tellement d’endroits à Montréal qui pourraient profiter d’une œuvre aussi remarquable… Le belvédère du Mont-Royal qui donne une vue sur le stade olympique, par exemple…

Banc public Barcelone Parc Guell

Restons dans les propositions surprenantes, celle de Lisbonne est une de celles qui m’ont le plus charmé. À la fois décor, bancs, pots à arbustes et offrant même un espace « poubelle », ces bancs tous usages, sur le bord de l’eau, créent un espace convivial alors qu’ils sont, en réalité, situés sur la dernière portion d’un stationnement! Il me semble que ce serait beau au Vieux-Port…

Banc public Lisbonne

À Miami, le Perez Art Museum, inauguré en 2013, s’est doté d’une grande place qui pourrait vaguement rappeler, par son aménagement, notre Quartier des spectacles. Les grands bancs blancs, qui délimitent les zones de plantations, s’harmonisent agréablement avec la végétation. Une belle réussite.

Banc public Miami Perez Art Museum

À une autre extrémité du spectre des possibilités se trouvent les bancs minimalistes du Vieux-Denia, en Espagne. Ville maritime, on croirait que c’est la mer qui a oublié des rochers là, arrondis par les vagues… La simplicité est parfois la plus belle des inspirations :

Banc public Denia Espagne

Des concours étonnants

Bruxelles organisait, en 2007, un concours de bancs publics dans le cadre de l’initiative Parckdesign. Plusieurs des bancs proposés auraient pu se retrouver dans cette liste, mais j’en ai choisi deux, pour illustrer tout le potentiel d’un tel concours, qui offre aux citadins des sièges aussi agréables à voir que confortables :

Banc public Bruxelles

Banc public Bruxelles Ondines

Si Bruxelles cherchait à innover avec du mobilier urbain, pour Hong Kong, c’est à la suite d’un appel d’œuvres d’art contemporain pour un nouveau parc que la ville s’est retrouvée avec deux nouveaux bancs publics, au début des années 2010. Des créateurs chinois ont en effet proposé ces deux bancs, qui ont su séduire le comité de sélection, à travers plus de 300 autres œuvres proposées. Le premier est en fait un xylophone, permettant de jouer l’hymne national de la Chine (!), ou de s’y asseoir pour admirer le paysage, alors que le deuxième nous invite à s’étendre sur une feuille, pour nous reconnecter à la nature… Comme quoi les concours peuvent mener à des propositions totalement inattendues.

Banc public HongKong Soundscape

Banc public HongKong Photosynthesis in Motion

Un autre banc de Hong-Kong mérite sa place dans ce palmarès, il s’agit de « The Cascade ». L’effet visuel qu’il offre est magnifique, l’endroit est confortable et situé dans un coin de la ville où peu d’autres lieux d’arrêts s’offrent aux passants. La photo ne permet pas de le voir très bien, mais toutes les parties sur le bord de l’escalier sont en fait des chaises orange, qui attendent d’être utilisées. Avouez que c’est spectaculaire! J’en parlais d’ailleurs dans mon texte sur les escaliers exceptionnels

Escalier The Cascade Hong Kong

Revenons aux concours… À Salzbourg, en Autriche, c’est un effort de création qui a été demandé aux artistes en 2012. 74 bancs identiques ont été offerts à autant d’artistes, qui devaient en faire une œuvre unique. Ces bancs étaient exposés pendant toute la saison touristique, aux quatre coins de la ville. Une autre formule, qui pourrait peut-être inspirer nos offices de tourisme?

Banc public Salsbourg

Ici même, à Montréal, le Festival Mode & Design avait lancé un concours de bancs publics, en 2011. Il devait, à terme, permettre la création d’un parcours original de 35 œuvres… Si certaines ont été exposées en 2012, l’initiative semble ne pas avoir eu de suites… C’est triste puisqu’on y trouvait d’étonnantes propositions, dont celle-ci :

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Banc public exposé lors du festival Mode et Design de Montréal, en 2012

Pour en savoir plus sur cette initiative, consultez mon texte de l’époque.

Les pastiches

Les bancs publics prennent parfois la forme d’autres objets. Pour le plaisir des yeux, comme nous le verrons un peu plus loin, ou pour promouvoir une cause, comme dans le prochain exemple, provenant d’Istanbul. Pour promouvoir la lecture de grands classiques de la littérature turque, on a pensé créer ces bancs-livres, qui permettent de lire une page réelle de l’oeuvre littéraire! Et derrière le dossier, d’en voir la couverture. Chaque banc faisait ainsi la promotion d’un livre différent, créant une initiative des plus inspirantes!

Banc public Istanbul

Si le Banc-nana en forme de banane du terrain du métro Mont-Royal à Montréal m’amuse, vous ne serez pas surpris de découvrir qu’ailleurs dans le monde aussi, ce type de bancs attire mon regard. Comme celui de Saint-Jean-Cap-Ferrat, en France, qui orne le port de la petite ville…

Banc public Saint-Jean-Cap-Ferra

Moins spectaculaire, mais mignon tout de même, celui de Capri, une île italienne, a aussi retenu mon attention. Il ne faut pas grand-chose pour créer une ambiance, on l’oublie trop souvent…

Banc public Capri

Ceux d’Aberdeen, une ville de l’île de Hong Kong, misent quant à eux sur un rappel beaucoup plus élaboré de la vie portuaire qui les entoure. Créant même de véritables petits salons semi-privés aux groupes qui choisissent de s’y arrêter. Impressionnants!

Banc public Aberdeen HongKong

Toujours dans les imitations, ce divan en mosaïques installé en plein cœur d’Amsterdam restera à jamais gravé dans ma mémoire. Étonnant et accueillant, il rayonnait dans la nuit… Le maintenir propre et sec doit être tout un défi, mais l’image qu’il projette est tellement forte : nous sommes dans cette ville comme dans un salon.

Banc public Amsterdam

Dans le même genre, cette banquette de Buenos Aires semble si moelleuse et confortable… Mais pourtant, elle est aussi dure que le métal de ses pattes! Quoi qu’il en soit, lorsqu’on la croise, on ne peut penser qu’à un oubli lors d’un déménagement… On regarde autour, on voit bien que non, puis on est tenté d’en tester le confort. Pour découvrir que nos yeux ne nous disent pas tout!

Banc public Buenos Aires

Quelques autres belles créations

Pour pallier le manque d’espace sur un trottoir le long d’une falaise, la ville italienne de Positano a créé ce joli banc-clôture. Les aires de jeux pour enfants clôturées de nos parcs pourraient tirer profit d’une telle idée… Ça aurait l’avantage d’être plus joli, en plus d’être utile pour les parents!

Banc public Positano Italie

Dans le registre de la beauté, ces élégants bancs de Porto, que j’ai aussi vu en Espagne, semblent défier la gravité…

Banc public Porto

Et ces bancs de Tokyo me font invariablement penser au Pac-Man de mon enfance. Avouez, on sourit instantanément en les voyant…

Banc public Tokyo

Dans un tout autre style, les dalles qui sortent de terre pour nous offrir un banc sur la promenade au bord de la mer, à Split, en Croatie, sont de toute beauté. Il fallait simplement y penser… L’impression de légèreté qui s’en dégage contribue à l’ambiance de détente qui se ressent à cet endroit.

Banc public Split Croatie

Beaucoup plus près de nous, cette combinaison de banc et de chaise-longue de la Promenade Samuel-de-Champlain, à Québec, est des plus intéressantes. Là aussi il y a un certain effet de légèreté, qui permet de lâcher prise et de profiter du moment présent. En regardant le fleuve ou en l’écoutant, couché.

Banc public Québec

La structure plus lourde du bord de mer, à Buenos Aires, n’a pas cette légèreté, mais elle y gagne en polyvalence. À la fois table et banc, on s’y installe selon l’humeur du moment, dans l’orientation de notre choix, pour un moment de solitude, une contemplation en couple ou des jeux en groupe.

Banc public Buenos Aires bord de mer

C’est aussi le concept de ce grand banc rond de Confluence, à Lyon, un quartier dont j’ai déjà parlé dans ce blogue.

Banc public Lyon Confluence

Les rondeurs ont inspiré ces mini-bancs de Hong Kong, tout mignons:

Banc public Hong Kong

Elles permettent aussi de lire sous les arbres, sans devoir s’asseoir par terre, une proposition qui nous est trop rarement faite en ville à mon avis! Cet exemple provient d’Amsterdam :

Banc public arbre Amsterdam

En inversant ce dernier exemple, on se retrouve avec une demi-lune, qui permet aux gens de se parler presque en face à face. Une autre proposition intéressante…

Banc public Lac Majeur Italie

Hommage à la chaise libre

Enfin, je ne pouvais pas écrire ce texte sans mentionner les chaises libres, un concept qu’on ne voit pratiquement jamais à Montréal, de peur que les chaises soient volées. Et pourtant, il est si agréable de s’installer à l’endroit de notre choix, de pouvoir suivre l’ombre des arbres, d’avoir la possibilité de regrouper des chaises, d’être libres de les utiliser là où on a envie, pas là où on les a arbitrairement clouées au sol… À Miami, Paris, New York et Chicago, ce genre de chaises sont offertes à la population et aux visiteurs. Nous devrions pouvoir tirer les leçons de leurs expériences pour offrir quelque chose de comparable aux Montréalais, non?

Chaises publiques Miami

Miami

Chaises publiques Paris et New York

Paris et New York

Chaises publiques Chicago

Chicago, une ville où on ne perd pas une occasion de créer un espace convivial, quelle que soit sa situation…

Voilà, c’est ce qui termine mon tour du monde des bancs publics inspirants. J’espère que vous avez apprécié (et pour les insatiables, en voici 15 autres)! À défaut de pouvoir aller les découvrir, je vous invite à constater toute la richesse et la diversité des bancs publics de notre propre ville en allant lire Le buzz des bancs publics, si ce n’est déjà fait.

Il reste quelques belles semaines à l’été, profitez-en pour aller les essayer sur place 😉

Si vous avez aimé ce texte, vous devriez aimer ceux-ci:

 

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