Publié par : cbernier | 28 septembre 2016

Sorties artistiques gratuites

Saviez-vous que, pour aussi peu que 0$, vous pouvez facilement vous créer un intense calendrier d’événements artistiques à Montréal? Le 20e anniversaire des Journées de la culture, qui se déroule du 30 septembre au 2 octobre 2016, propose près de 500 activités sur l’île cette année, nous donnant une occasion de découvrir des lieux qui offrent une programmation gratuite à l’année…

C’est le cas des Maisons de la Culture, un extraordinaire réseau d’accès à la culture mis en place par la Ville de Montréal. Elles sont toutefois méconnues, sous-estimées, et pourtant si pertinentes! Avez-vous déjà mis les pieds dans une Maison de la Culture? Vous devriez! Chaque visite est un bonbon culturel qu’on offre à son esprit. Les expositions sont actuelles, elles servent à éveiller notre intérêt, et elles se visitent en quelques minutes. On y entre comme dans un salon (les Maisons de la Culture sont souvent adjacentes à une Bibliothèque), pour flâner un peu et découvrir ce que les artistes exposés ont à nous raconter… C’est comme une saucette culturelle 😉

Maison de la Culture Ahuntsic, 2015, Québécois de Simon Beaudry

Maison de la Culture Ahuntsic, 2015, Québécois de Simon Beaudry

C’est ce que j’aime de ce réseau. Puisqu’il y a des Maisons de la Culture un peu partout, chaque fois que je passe devant l’une d’elles, j’entre pour voir quelles surprises elle me réserve. Je fais même souvent des détours, juste pour voir. Plusieurs Maisons de la Culture sont situées à quelques pas d’une station de métro : il y en a au-dessus de la station Frontenac, devant celles de Mont-Royal et Côte-des-Neiges, à quelques minutes de marche de Villa-Maria ou 3 arrêts d’autobus de Pie-IX (où vous trouverez la première Maison de la Culture, celle de Maisonneuve, inaugurée en 1981). Ce sont 5 Maisons de la Culture hyper accessibles, qu’il est facile et agréable d’aller visiter.

Maison de la Culture Côte des Neige, au métro du même nom

À droite, la Maison de la Culture Côte-des-Neige, au métro du même nom

Ces dernières années, je vous ai d’ailleurs parlé, sur ce blogue, de l’exposition annuelle d’art autochtone de la Maison de la Culture Frontenac, toujours passionnante, et de l’étonnante exposition La ligne orange, organisée lors de l’inauguration du Centre d’exposition Lethbridge de la Bibliothèque du Boisé, en 2013. Deux expositions marquantes, parmi d’autres dont je ne vous ai pas parlé…

Expo La ligne orange 2

Exposition La ligne orange, organisée lors de l’inauguration du Centre d’exposition Lethbridge de la Bibliothèque du Boisé

Plus que des Maisons

Les fusions municipales ont amené le réseau des Maisons de la Culture à se regrouper avec les initiatives similaires des villes qui se sont jointes à la métropole, permettant la mise sur pied du Réseau Accès Culture, qui compte maintenant plus de 20 diffuseurs, dans tous les quartiers de la métropole. Ainsi, si les quartiers centraux ont des Maisons de la Culture, les nouveaux arrondissements ajoutent des lieux qui portent d’autres noms, comme le Centre d’exposition Lethbridge.

Dans ce grand Réseau Accès Culture, on peut voir des expositions, mais on peut aussi explorer toutes les disciplines artistiques. La Chapelle historique du Bon-Pasteur, par exemple, offre une panoplie de concerts, de tous les genres. Bien qu’il y ait quelques concerts gratuits, l’offre est beaucoup plus grande pour ceux offerts à… 2$! Une recherche avancée sur le site Accès Culture, avec comme « critère de salle/lieu » la Chapelle historique du Bon-Pasteur (arrondissement Ville-Marie), permet d’ajouter une dizaine de concerts à 2$ à son agenda, en plus d’un ou deux concerts gratuits, par mois.

Le Théâtre Paradoxe est un autre diffuseur du Réseau Accès Culture qui offre parfois des activités gratuites. Cette ancienne église transformée en salle de spectacles et d’événements propose, le 30 septembre, un atelier-concert Jazz du pianiste John Roney, qui réinterprètera un concert mythique de Keith Jarrett… Vous ne connaissez ni un ni l’autre? Mais le Jazz vous intéresse? Osez explorer et courrez-y, c’est gratuit! Et en plus, vous verrez un magnifique exemple d’église convertie (le #9 de ce Top 15 présenté par le blogue MesQuartiers)!

Ce réseau éclaté vous propose tellement d’activités que vous ne pourrez pas suivre! Profitez-en! J’avoue toutefois qu’il est un peu difficile de s’y retrouver lorsqu’on s’intéresse aux spectacles. Le calendrier fonctionne assez bien quand on fait une recherche avancée sur le site du Réseau Accès Culture, car plusieurs événements gratuits apparaissent, mais autres n’affichent pas leur prix, nous obligeant à un appel téléphonique de vérification. Un inconvénient que ne vivent pas les amateurs d’expositions, puisqu’elles sont toujours gratuites.

On en veut toujours plus!

Curieusement, trois autres lieux que j’aime bien fréquenter ne sont pas membres du Réseau Accès Culture. Ils sont gratuits, semblent assez proches de la Ville (parfois, ils le sont très…) et méritent vraiment qu’on les explore…

Il s’agit premièrement du Centre Culturel George-Vanier, situé dans le même édifice que la bibliothèque George-Vanier, dans la Petite-Bourgogne. Ce Centre propose une petite salle d’exposition bien intéressante, que j’ai découverte par hasard l’an dernier. On y proposait une exposition de photos en gros plans, abstraites, accompagnées d’une photo du lieu où elles avaient été prises… Si vous passez par là, arrêtez-vous pour voir l’exposition qu’il vous offre!

Centre Culturel George-Vanier, 2015, oeuvre intitulée Évasion

Centre Culturel George-Vanier, 2015, oeuvre intitulée Évasion

Le deuxième est le Musée de Lachine, une institution qui regroupe, dans ses bâtiments du 17siècle, une collection archéologique, des expositions d’art contemporain temporaires, en plus d’offrir sur ses terrains un jardin de sculptures! Sa collection mérite amplement le déplacement et fait partie de l’itinéraire proposé par le blogue MesQuartiers pour découvrir cet arrondissement. C’est vraiment étonnant tout ce qu’on y découvre! À mon avis, le Musée de Lachine est un incontournable.

Musée de Lachine, Tadoussac de Jacques Hurtubise (1979)

Musée de Lachine, Tadoussac de Jacques Hurtubise (1979)

Enfin, la Fondation Guido Molinari, dans Hochelaga, est un bijou aussi magnifique que méconnu. Je n’y suis allé que deux fois jusqu’à maintenant, mais j’ai été conquis. Ce lieu d’art, dont une des missions est de « favoriser la diffusion des œuvres de Guido Molinari et autres artistes de l’époque contemporaine », mérite notre attention. Car le « et autres artistes de l’époque contemporaine » y est pris au sérieux, avec brio. Le quartier, l’édifice, l’artiste principal et le choix des artistes invités, tous ces ingrédients en font un lieu culturel unique, qui mérite amplement le déplacement.

Fondation Guido Molinari, l'atelier de l'artiste

Fondation Guido Molinari, l’atelier de l’artiste

Je vous l’affirmais en introduction, pour aussi peu que 0$, vous pouvez facilement vous créer un intense calendrier d’événements artistiques à Montréal! Profitez du 20e anniversaire des Journées de la culture, mais surtout, visitez les institutions qui vous offrent localement une programmation gratuite en tout temps! À commencer par celles du Réseau Accès Culture, sans oublier les autres, comme le Centre Culturel George-Vanier, le Musée de Lachine et la Fondation Guido Molinari.

Et parce que Montréal est une ville qui vibre, plusieurs autres institutions nous offrent une programmation gratuite… Les galeries, dont je vous ai déjà parlé ici; les artistes de la rue, qui nous proposent leurs stickers ou leurs murales; les grandes institutions, qui nous invitent à tellement d’expositions et de spectacles; et enfin, les festivals…

Maintenant, il ne vous reste qu’à ouvrir votre agenda aux explorations culturelles!

Maison de la Culture Maisonneuve, 2015, Pourquoi naître de Léopold Bourjoi

Maison de la Culture Maisonneuve, 2015, Pourquoi naître de Léopol Bourjoi

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Publié par : cbernier | 14 septembre 2016

Top 5 des nouvelles Places publiques (2015-2016)

En 2014, j’ai écrit 3 textes sur les plus belles Places publiques et Squares de Montréal. Pour établir ces palmarès, mes critères d’évaluations étaient, pour deux points chacun : la présence d’art public; la présence d’une fontaine; l’aménagement paysager; le mobilier urbain et l’intérêt du voisinage immédiat. Je me suis permis d’ajouter un critère supplémentaire, pour pouvoir donner deux points bonis à des Places qui méritaient, selon moi, ce petit coup de pouce… Voici ces trois textes :

Dans les 5 mentions du texte sur les Places de nos quartiers, j’avais inclus la Place Joseph-Venne, que je décrivais ainsi :

Enfin, même si l’aménagement de cette Place à l’Est du centre-ville n’est pas encore terminé (elle l’est maintenant), les travaux vont bon train et les résultats promettent d’être surprenants… Situé à quelques pas du métro Frontenac, c’est un projet à suivre, qui indique qu’un 4e palmarès des plus belles Places pourrait un jour être nécessaire ;)  En effet, nos arrondissements rivalisent d’imagination pour nous donner de nouveaux espaces de grande qualité, ou pour en restaurer d’anciens avec autant d’attention…

place-joseph-venne

La promesse a été tenue et cette nouvelle place, qui a remplacé un terrain de stationnement, est vraiment à la hauteur des attentes qu’elle avait suscitées. Bravo à NIP Paysage pour cette réalisation! Et comme je le pensais, à peine deux ans après mes trois premiers textes sur les plus belles Places publiques de Montréal, il est déjà temps de parler des nouvelles réalisations qui méritent votre attention…

À la fin de ce texte, vous trouverez une carte cliquable qui permet de situer toutes les Places mentionnées, dans l’ensemble de mes textes sur les plus belles Places publiques de Montréal. Mais avant, allons-y avec les nouveautés:

Le Top 5 des nouvelles Places publiques

#5 Place Léopold-Beaulieu, Rosemont

Bien cachée sur l’avenue Molson, cette Place publique encore méconnue a été entièrement financée par la Société de développement Angus, une entreprise d’économie sociale qui développe le secteur. Elle borde une boulangerie et deux restos, créant un environnement des plus agréables. Il faut oser explorer des rues moins passantes pour la découvrir, mais elle démontre qu’un tel aménagement peut être ajouté n’importe où en ville, même sur un terrain privé, et qu’il peut contribuer efficacement à l’attractivité d’un secteur. Un exemple à suivre et à répéter!

Réalisée par NIP Paysage.

place-leopold-beaulieu

#4 Place du carrefour Henri-Bourassa–Pie-IX, Montréal-Nord

Cette Place n’a peut-être pas de nom, elle n’en est pas moins spectaculaire. Au carrefour de deux axes majeurs de la ville, elle aurait pu n’être qu’un débarcadère pour autobus… Heureusement, elle n’a pas été conçue pour se fondre dans le décor, mais pour faire oublier aux piétons qu’ils sont au milieu d’un croisement de rues. L’effet est réussi et incite même à y faire un arrêt! Sa grande roue, la vélocité des lieux, est une œuvre qui mérite d’être admirée de près, quoi qu’en aient dit certaines critiques. En plus, elle offre au Nord de Montréal une entrée en ville prestigieuse.

Réalisée par Lemay+DAA.

carrefour-pieix-henri-bourassa

#3 Place Iona-Monahan, Ahuntsic-Cartierville

Étonnante proposition pour les travailleurs et résidents du quartier de la Mode, la Place Iona-Monahan, du nom d’une journaliste qui a fait rayonner la mode canadienne à travers le monde, est un endroit à découvrir. Ses grands bancs, qui lui ont valu une place dans Le buzz des bancs publics, et son aménagement moderne, en font une très grande réussite. On a seulement hâte que la végétation prenne de la maturité, pour ajouter un peu d’ombre à l’ensemble, mais sinon, c’est un lieu qui a tout pour devenir un point de rendez-vous.

place-oina-monahan

#2 Square Cabot, centre-ville

Si on peut questionner la très grande place laissée au revêtement de sol au centre du Square, il faut reconnaître que tout autour, la végétation abonde, séparée des lieux de passage par un muret qui fait aussi office de banc. Une bonne idée. Des installations artistiques ajoutent une touche à cette Place de l’Ouest du centre-ville, tout comme son piano public ou ses Pigeonniers, des microbibliothèques très design, qui contribuent au mouvement du « libre-service » qui fait sa place en ville depuis quelques années. Le Café de la Maison Ronde, aménagé dans le petit pavillon du parc et géré par l’Itinéraire , est une autre bonne raison de passer par là…

Réalisé par Affleck de la Riva.

square-cabot

#1 Place du Canada, centre-ville

C’était une Place qui avait vraiment besoin d’être réaménagée et ç’a été fait avec le même souci qui a permis au Square Dorchester, voisin, de se tailler la première place de mon Top 5 des plus belles Places du Centre. Ses sentiers suivent encore mieux les « lignes de désir », ces trajets qu’empruntent spontanément les piétons malgré les aménagements établis. Ainsi, on se trouve sur une place où on peut aller rapidement où on veut, sans détour imposé par des sentiers mal-conçus. Le plus beau de cet aménagement, c’est qu’il réussit à nous attraper quand même, au point de nous faire oublier qu’on voulait le traverser rapidement. Les nombreux monuments, les massifs de fleurs quasiment sauvages et les beaux édifices qui l’entourent y contribuent et nous incitent à nous arrêter, pour en profiter quelques instants.

Réalisé par Claude Cormier et Associé.

place-du-canada-2

Plusieurs nouvelles Places publiques sont annoncées dans nos quartiers, entre autres pour souligner le 375e anniversaire de Montréal, qui sera célébré en 2017. Nous n’avons donc pas fini de voir apparaître ces nouveaux espaces conviviaux, invitants et étonnants, qui améliorent notre vie, partout en ville. C’est une très bonne nouvelle, qui suscitera probablement un autre Top 5 dans les années à venir😉 Mais d’ici là, n’hésitez pas à visiter ceux qui sont déjà accessibles! Dans mes textes sur le sujet, je vous ai proposé jusqu’à maintenant les 20 plus beaux, en plus de vous en mentionner une quinzaine qui méritent le déplacement. À vous de les découvrir et d’en profiter :

parcs-et-places

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Publié par : cbernier | 30 août 2016

Tour du monde des plus beaux bancs publics

Dans Le buzz des bancs publics, je vous parlais des arrondissements de Montréal qui s’affairent à créer des ambiances accueillantes, surprenantes et distinctives avec leurs bancs publics. D’autres villes du monde sont aussi originales que nous dans ce domaine. Pour vous permettre de le constater (et pourquoi pas, pour nous inspirer!), voici 30 bancs publics qui m’ont marqué lors de mes voyages. Ils sont beaux, confortables, excentriques ou minimalistes, mais à chaque fois, ils offrent aux passants un arrêt agréable, qui améliore la vie du quartier.

Débutons par celui qui ressemble le plus aux bancs de bois rond que le Plateau vient d’installer aux quatre coins de l’intersection des rues Saint-Viateur et de l’Esplanade, et qui étaient en introduction de mon précédent texte. C’est un magnifique banc-sculpture du quartier des affaires de Londres, qui ajoute un peu de chaleur à un environnement de tours à bureaux :

Banc public Londres Canary Warf

C’est toutefois la prochaine « structure », que j’ai vue dans quelques villes d’Espagne, qui mériterait le titre de « banc public le plus original du monde » selon moi. Pour l’étonnante offre à s’étendre qu’elle nous propose, pour son surprenant confort et parce qu’elle déconstruit l’image formatée qu’on se fait d’un banc public, c’est mon coup de coeur toute catégorie:

Banc public Malaga aussi vus a Barcelone

Vous remarquerez, en avant plan, le même banc tout en courbe de la saillie de trottoir au coin Milton et Sainte-Famille à Montréal, dont je vous parlais dans mon précédent texte… Comme quoi les beaux modèles circulent et peuvent être achetés par n’importe quelle ville du monde.

Le plus beau banc courbé du monde reste toutefois, a mon avis, celui du Parc Güell, à Barcelone. Il est incroyable qu’une telle œuvre fasse office de banc! C’est pourtant vrai. Il y a tellement d’endroits à Montréal qui pourraient profiter d’une œuvre aussi remarquable… Le belvédère du Mont-Royal qui donne une vue sur le stade olympique, par exemple…

Banc public Barcelone Parc Guell

Restons dans les propositions surprenantes, celle de Lisbonne est une de celles qui m’ont le plus charmé. À la fois décor, bancs, pots à arbustes et offrant même un espace « poubelle », ces bancs tous usages, sur le bord de l’eau, créent un espace convivial alors qu’ils sont, en réalité, situés sur la dernière portion d’un stationnement! Il me semble que ce serait beau au Vieux-Port…

Banc public Lisbonne

À Miami, le Perez Art Museum, inauguré en 2013, s’est doté d’une grande place qui pourrait vaguement rappeler, par son aménagement, notre Quartier des spectacles. Les grands bancs blancs, qui délimitent les zones de plantations, s’harmonisent agréablement avec la végétation. Une belle réussite.

Banc public Miami Perez Art Museum

À une autre extrémité du spectre des possibilités se trouvent les bancs minimalistes du Vieux-Denia, en Espagne. Ville maritime, on croirait que c’est la mer qui a oublié des rochers là, arrondis par les vagues… La simplicité est parfois la plus belle des inspirations :

Banc public Denia Espagne

Des concours étonnants

Bruxelles organisait, en 2007, un concours de bancs publics dans le cadre de l’initiative Parckdesign. Plusieurs des bancs proposés auraient pu se retrouver dans cette liste, mais j’en ai choisi deux, pour illustrer tout le potentiel d’un tel concours, qui offre aux citadins des sièges aussi agréables à voir que confortables :

Banc public Bruxelles

Banc public Bruxelles Ondines

Si Bruxelles cherchait à innover avec du mobilier urbain, pour Hong Kong, c’est à la suite d’un appel d’œuvres d’art contemporain pour un nouveau parc que la ville s’est retrouvée avec deux nouveaux bancs publics, au début des années 2010. Des créateurs chinois ont en effet proposé ces deux bancs, qui ont su séduire le comité de sélection, à travers plus de 300 autres œuvres proposées. Le premier est en fait un xylophone, permettant de jouer l’hymne national de la Chine (!), ou de s’y asseoir pour admirer le paysage, alors que le deuxième nous invite à s’étendre sur une feuille, pour nous reconnecter à la nature… Comme quoi les concours peuvent mener à des propositions totalement inattendues.

Banc public HongKong Soundscape

Banc public HongKong Photosynthesis in Motion

Un autre banc de Hong-Kong mérite sa place dans ce palmarès, il s’agit de « The Cascade ». L’effet visuel qu’il offre est magnifique, l’endroit est confortable et situé dans un coin de la ville où peu d’autres lieux d’arrêts s’offrent aux passants. La photo ne permet pas de le voir très bien, mais toutes les parties sur le bord de l’escalier sont en fait des chaises orange, qui attendent d’être utilisées. Avouez que c’est spectaculaire! J’en parlais d’ailleurs dans mon texte sur les escaliers exceptionnels

Escalier The Cascade Hong Kong

Revenons aux concours… À Salzbourg, en Autriche, c’est un effort de création qui a été demandé aux artistes en 2012. 74 bancs identiques ont été offerts à autant d’artistes, qui devaient en faire une œuvre unique. Ces bancs étaient exposés pendant toute la saison touristique, aux quatre coins de la ville. Une autre formule, qui pourrait peut-être inspirer nos offices de tourisme?

Banc public Salsbourg

Ici même, à Montréal, le Festival Mode & Design avait lancé un concours de bancs publics, en 2011. Il devait, à terme, permettre la création d’un parcours original de 35 œuvres… Si certaines ont été exposées en 2012, l’initiative semble ne pas avoir eu de suites… C’est triste puisqu’on y trouvait d’étonnantes propositions, dont celle-ci :

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Banc public exposé lors du festival Mode et Design de Montréal, en 2012

Pour en savoir plus sur cette initiative, consultez mon texte de l’époque.

Les pastiches

Les bancs publics prennent parfois la forme d’autres objets. Pour le plaisir des yeux, comme nous le verrons un peu plus loin, ou pour promouvoir une cause, comme dans le prochain exemple, provenant d’Istanbul. Pour promouvoir la lecture de grands classiques de la littérature turque, on a pensé créer ces bancs-livres, qui permettent de lire une page réelle de l’oeuvre littéraire! Et derrière le dossier, d’en voir la couverture. Chaque banc faisait ainsi la promotion d’un livre différent, créant une initiative des plus inspirantes!

Banc public Istanbul

Si le Banc-nana en forme de banane du terrain du métro Mont-Royal à Montréal m’amuse, vous ne serez pas surpris de découvrir qu’ailleurs dans le monde aussi, ce type de bancs attire mon regard. Comme celui de Saint-Jean-Cap-Ferrat, en France, qui orne le port de la petite ville…

Banc public Saint-Jean-Cap-Ferra

Moins spectaculaire, mais mignon tout de même, celui de Capri, une île italienne, a aussi retenu mon attention. Il ne faut pas grand-chose pour créer une ambiance, on l’oublie trop souvent…

Banc public Capri

Ceux d’Aberdeen, une ville de l’île de Hong Kong, misent quant à eux sur un rappel beaucoup plus élaboré de la vie portuaire qui les entoure. Créant même de véritables petits salons semi-privés aux groupes qui choisissent de s’y arrêter. Impressionnants!

Banc public Aberdeen HongKong

Toujours dans les imitations, ce divan en mosaïques installé en plein cœur d’Amsterdam restera à jamais gravé dans ma mémoire. Étonnant et accueillant, il rayonnait dans la nuit… Le maintenir propre et sec doit être tout un défi, mais l’image qu’il projette est tellement forte : nous sommes dans cette ville comme dans un salon.

Banc public Amsterdam

Dans le même genre, cette banquette de Buenos Aires semble si moelleuse et confortable… Mais pourtant, elle est aussi dure que le métal de ses pattes! Quoi qu’il en soit, lorsqu’on la croise, on ne peut penser qu’à un oubli lors d’un déménagement… On regarde autour, on voit bien que non, puis on est tenté d’en tester le confort. Pour découvrir que nos yeux ne nous disent pas tout!

Banc public Buenos Aires

Quelques autres belles créations

Pour pallier le manque d’espace sur un trottoir le long d’une falaise, la ville italienne de Positano a créé ce joli banc-clôture. Les aires de jeux pour enfants clôturées de nos parcs pourraient tirer profit d’une telle idée… Ça aurait l’avantage d’être plus joli, en plus d’être utile pour les parents!

Banc public Positano Italie

Dans le registre de la beauté, ces élégants bancs de Porto, que j’ai aussi vu en Espagne, semblent défier la gravité…

Banc public Porto

Et ces bancs de Tokyo me font invariablement penser au Pac-Man de mon enfance. Avouez, on sourit instantanément en les voyant…

Banc public Tokyo

Dans un tout autre style, les dalles qui sortent de terre pour nous offrir un banc sur la promenade au bord de la mer, à Split, en Croatie, sont de toute beauté. Il fallait simplement y penser… L’impression de légèreté qui s’en dégage contribue à l’ambiance de détente qui se ressent à cet endroit.

Banc public Split Croatie

Beaucoup plus près de nous, cette combinaison de banc et de chaise-longue de la Promenade Samuel-de-Champlain, à Québec, est des plus intéressantes. Là aussi il y a un certain effet de légèreté, qui permet de lâcher prise et de profiter du moment présent. En regardant le fleuve ou en l’écoutant, couché.

Banc public Québec

La structure plus lourde du bord de mer, à Buenos Aires, n’a pas cette légèreté, mais elle y gagne en polyvalence. À la fois table et banc, on s’y installe selon l’humeur du moment, dans l’orientation de notre choix, pour un moment de solitude, une contemplation en couple ou des jeux en groupe.

Banc public Buenos Aires bord de mer

C’est aussi le concept de ce grand banc rond de Confluence, à Lyon, un quartier dont j’ai déjà parlé dans ce blogue.

Banc public Lyon Confluence

Les rondeurs ont inspiré ces mini-bancs de Hong Kong, tout mignons:

Banc public Hong Kong

Elles permettent aussi de lire sous les arbres, sans devoir s’asseoir par terre, une proposition qui nous est trop rarement faite en ville à mon avis! Cet exemple provient d’Amsterdam :

Banc public arbre Amsterdam

En inversant ce dernier exemple, on se retrouve avec une demi-lune, qui permet aux gens de se parler presque en face à face. Une autre proposition intéressante…

Banc public Lac Majeur Italie

Hommage à la chaise libre

Enfin, je ne pouvais pas écrire ce texte sans mentionner les chaises libres, un concept qu’on ne voit pratiquement jamais à Montréal, de peur que les chaises soient volées. Et pourtant, il est si agréable de s’installer à l’endroit de notre choix, de pouvoir suivre l’ombre des arbres, d’avoir la possibilité de regrouper des chaises, d’être libres de les utiliser là où on a envie, pas là où on les a arbitrairement clouées au sol… À Miami, Paris, New York et Chicago, ce genre de chaises sont offertes à la population et aux visiteurs. Nous devrions pouvoir tirer les leçons de leurs expériences pour offrir quelque chose de comparable aux Montréalais, non?

Chaises publiques Miami

Miami

Chaises publiques Paris et New York

Paris et New York

Chaises publiques Chicago

Chicago, une ville où on ne perd pas une occasion de créer un espace convivial, quelle que soit sa situation…

Voilà, c’est ce qui termine mon tour du monde des bancs publics inspirants. J’espère que vous avez apprécié (et pour les insatiables, en voici 15 autres)! À défaut de pouvoir aller les découvrir, je vous invite à constater toute la richesse et la diversité des bancs publics de notre propre ville en allant lire Le buzz des bancs publics, si ce n’est déjà fait.

Il reste quelques belles semaines à l’été, profitez-en pour aller les essayer sur place😉

Si vous avez aimé ce texte, vous devriez aimer ceux-ci:

 

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Publié par : cbernier | 21 août 2016

Le buzz des bancs publics

Les bancs publics de Montréal sont vraiment plus originaux qu’on le pense. Si j’ai déjà abordé cette question dans mon texte Des bancs pour tous les goûts, en 2013, il est maintenant temps de revenir sur le sujet, parce que nos arrondissements ne cessent d’innover pour nous en mettre plein la vue. Le Plateau ne s’en cache pas, il cherche ainsi à créer un « buzz artistique ». Dans Hochelaga-Maisonneuve, Ahuntsic, Pointe-aux-Trembles et au centre-ville, on s’affaire aussi à créer des ambiances accueillantes, surprenantes et distinctives avec les bancs publics. Même les autres villes de l’île, comme Dorval, entrent dans la course pour se démarquer.

Voici 15 nouveaux bancs publics qui montrent que la recherche d’originalité n’a pas fini de nous donner toujours plus d’espaces de qualité, où prendre une pause en ville.

Les nouveaux bancs du Plateau à l’origine de l’expression « buzz artistique » sont ceux-ci. Taillés dans du bois rond, ils se répartissent aux quatre coins de l’intersection des rues Saint-Viateur et de l’Esplanade.

01 PlateauDSCN8103

À mon avis, toutefois, ceux qui auraient dû faire parler d’eux sont ceux des placottoirs installés cet été dans Hochelaga, sur la rue Ontario. En plus d’oser des formes inhabituelles pour les bancs, ils sont entièrement ouverts, sans clôture pour les séparer de la rue. On se rapproche du concept de rue partagée!

02 Hochelaga 2016

J’ai toujours aimé les gros blocs de calcaire de l’aménagement autour du Musée des Beaux-Arts. Je ne suis pas le seul, puisqu’ils ont contribué à l’obtention d’un prix d’aménagement pour cet espace, en 2013. Mi-bancs, mi-décor, ils sont là, invitants…

03 Centre-Ville MBAM

Tout en courbe, le banc de la saillie de trottoir au coin Milton et Sainte-Famille étonne. Alors qu’il pourrait orner tant d’espaces urbains, il est caché sur cette intersection peu passante… Il mériterait d’être utilisé pour agrémenter d’autres endroits.

04 Plateau Saillie Milton Ste-Famille

La Place du Village de la Pointe-aux-Trembles a été dotée de bancs des plus utiles. Successivement bancs et tables, leur surface qui change de hauteur tout en changeant d’angle est une belle innovation.

05 Pointe-aux-Trembles

Avec leur Grand prix du Design 2015, les Bancs-nana de Dix au carré sont franchement amusants! J’aimerais voir plus d’imitations de ce genre en ville, Montréal est une ville festive, qui ne se prend pas trop au sérieux, ce banc en est une des meilleures illustrations.

06 Plateau Banc nana

Une autre façon d’illustrer l’esprit de notre ville pourrait être d’avoir plus de bancs peints. Celui de la caserne de pompiers collé sur la station de métro Joliette est un des rares qu’on peut voir à Montréal. Il y a bien les 3 bancs artistiques de la rue Masson, ou ceux de la Place Marcelle-Ferron à Outremont, mais avouez que c’est peu dans une ville qui compte tant de créateurs!

07 Hochelaga Caserne metro Joliette

Dans un autre style complètement, j’avais parlé des chaises Adirondack dans mon texte Des bancs pour tous les goûts… Elles sont toujours présentes sur le terrain de la bibliothèque Maisonneuve, mais dans la rue adjacente, cet été, des chaises Transat ont fait leur apparition. Avec leur grand carré de sable, elles offrent des airs de vacances à ce bout de rue piétonnisé. Un vrai bonheur!

08 Maisonneuve Transat

Les curieux hamacs de la Grande Terrasse Rouge, sur Saint-Denis, font aussi partie des « bancs d’été » qui apparaissent pour la belle saison. Ceux-ci sont liés aux travaux majeurs que subit la rue, mais souhaitons qu’ils réapparaissent l’an prochain même si les travaux sont terminés! Je les ai essayés et je vous les conseille, on s’y sent complètement ailleurs.

09 Plateau Terrasse rouge

Toujours dans l’ambiance « vacances », les bancs berçants de Pointe-aux-Trembles méritent aussi d’être testés. À deux pas de la Place du Village de la Pointe-aux-Trembles, l’ensemble est suffisamment intéressant pour se retrouver dans le récent Top 15 des parcs inusités du blogue MesQuartiers.

10 Pointe-aux-Trembles

Ce sont les mêmes bancs berçants, ou presque, mais à Dorval cette fois. Eux aussi sont face au fleuve et invitent à la détente. C’est triste qu’il n’y ait ce type de bancs qu’aux extrémités est et ouest de l’île… Il me semble que le long de la Rivière-des-Prairies, à Ahuntsic–Cartierville, ce serait bien aussi…

11 Dorval

Parlant d’Ahuntsic, on y inaugurait, cet été, une nouvelle place publique sur Chabanel. Inspiré du mobilier urbain du Quartier des Spectacles, on y a ajouté d’immenses bancs blancs, véritables plates-formes qui nous invitent à nous étendre au soleil.

12 Ahuntsic Chabanel

Le Plateau s’était déjà doté de telles plates-formes de détentes au Parc Baldwin, baptisées Effoiroirs… Si le nom est questionnable, ces bancs (devrait-on plutôt parler de lits publics?) sont appréciés.

13 Plateau Parc Baldwin

Passons des plus grands aux plus petits, les bancs individuels qui sont apparus à la suite de la réfection complète de la rue De la Gauchetière, dans le Quartier Chinois, sont venus ajouter une touche de classe et de beauté à cette rue qui en avait bien besoin (j’ai proposé en début d’année mes idées de relance de ce quartier…).

14 Chinatown

Enfin, le projet de recyclage des arbres affectés par l’agrile du frêne dans Rosemont–La Petite-Patrie mérite d’être souligné. Fabriqués par des entreprises d’économie sociale, ces nouveaux bancs permettent de valoriser les arbres qui doivent être abattus à cause de l’insecte ravageur. Un projet écologique, durable et social à la fois! Bravo!

15 Rosemont

En plus de ces bancs de la rue Masson et Saint-Laurent, déjà installés, d’autres, nettement plus originaux, s’ajouteront dans deux parcs de cet arrondissement d’ici la fin de l’été, c’est donc à suivre…

À n’en pas douter, un autre texte sur les nouveaux bancs publics sera nécessaire d’ici deux ans! La créativité dont fait preuve Montréal pour ses bancs publics est merveilleuse, mais d’autres villes du monde sont aussi originales que nous dans ce domaine. Pour vous permettre de le constater, découvrez-les dans ce texte😉

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Publié par : cbernier | 31 juillet 2016

J’aime le Stade

Je l’avoue d’emblée, j’aime le Stade olympique de Montréal. Édifice surprenant, imposant, original, il est dans une catégorie à part. Bien des villes aimeraient avoir un tel monument architectural chez elles. Curieusement, il est mal aimé par certains Montréalais. Il y a 5 ans, une consultation sur l’avenir du Parc olympique s’est tenue pour changer la relation d’amour-haine qu’ils entretiennent avec notre héritage olympique. Cette consultation a animé certains médias et des groupes universitaires, mais sans vraiment passionner la population. Et pourtant! Le site est magnifique, ses possibilités sont sans fins, et il est au confluent de deux quartiers populaires et vivants…

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Heureusement, il s’est passé bien des choses depuis, qui montrent que l’exercice en valait la peine. Du rapport de la consultation aux actions concrètes qui se sont déroulées sur le terrain ces 5 dernières années, voici plein de nouvelles raisons d’aimer notre Stade:

1 L’esplanade

Depuis 2012, l’Esplanade Financière Sun Life rempli ses promesses. Les activités originales, l’aménagement flexible et le goût du risque qui marquent le développement de ce terrain immense méritent d’être soulignés. Ce sont les ingrédients essentiels du succès de la démarche de réappropriation du site pas les Montréalais depuis 5 ans. La notoriété bien marquée, il serait toutefois temps de revoir la grosseur des logos de l’entreprise sur le site, qui, de par leur nombre et leur ampleur, commencent à déranger. Mais sinon, chapeau!

Sur l’Esplanade, vendredi prochain le 5 août, ce sera « Premier Vendredi », soit le plus grand rassemblement de camions de cuisine de rue au Québec. Il faut l’avoir vu pour comprendre l’engouement : des milliers de personnes convergent alors vers le Stade pour profiter de l’ambiance et d’un petit plat… S’y ajoute cet été un volet culturel, bonifiant encore l’expérience. Un must, qui se poursuit chaque premier vendredi du mois, jusqu’en octobre.

Premier vendredi

Juste en dessous, dans un renfoncement circulaire caché derrière l’édicule de la station Pie IX, se trouve Les Jardineries, un splendide endroit qui nous rappelle vaguement un terrain de camping et qui nous transporte en vacances aussitôt qu’on y met les pieds dans le gazon… Ouvert toutes les fins de semaines, c’est un secret méconnu des Montréalais. Si vous ne le connaissez pas encore, regardez notre album photos, vous serez conquis!

2 Les événements extérieurs

Toujours en 2012, Kent Nagano, le chef de l’Orchestre symphonique de Montréal, décidait de s’impliquer pour faire aimer le Stade aux Montréalais en y tenant un premier concert. Il raconte que le Stade a été la 1e chose qu’il a vu en arrivant en avion et qu’il avait été très impressionné… Depuis, il espère faire partager cette émotion aux Montréalais à travers un concert annuel, aux pieds du monument. L’Orchestre sera sur place le mercredi 10 août 2016.

Dans un tout autre registre, le Festival de sports d’action Jackalope, qui se déroule du 19 au 21 août 2016, est une autre des nouveautés des dernières années. On nous promet une grosse surprise dans quelques jours, et quoi qu’il arrive, c’est un festival de grandes sensations. Avis aux intéressés.

3 La jeunesse

En 2012, on a aussi pris acte de l’ampleur de l’importance pour les jeunes adeptes de planches à roulettes du « Sifflet », ou « BigO », un tunnel de béton qui a servi d’entrée dans le Stade pour les athlètes, lors des Olympiques de 1976, mais qui a aussi une forme parfaitement adapté pour s’y amuser sur une planche… Tellement que ce Sifflet est reconnu mondialement! Des travaux qui auraient nécessité sa destruction se sont transformés en grand effort de sauvegarde et, depuis 2013, l’équipement a été déplacé et mis en valeur, au grand bonheur des amateurs.

Gigantesque espace de béton, l’esplanade du Stade est évidemment un lieu qui attire les planchistes depuis des années. La réussite de l’expérience de sauvegarde du Sifflet n’est donc sûrement pas étrangère au choix de construire, dès l’an prochain, un grand Parc à planche permanent. Un équipement nouveau genre, mais qui trouve une place naturelle au côté du plus grand monument sportif du Québec…

4 Le Planétarium

Inauguré en 2013, le Planétarium est venu enrichir le pôle scientifique déjà installé sur place, avec le Biodôme. À quelques pas du Jardin botanique et de l’Insectarium, il confirme une seconde vocation du site : la culture scientifique.

Planétarium

5 L’éclairage symbolique

Toujours en 2013, l’éclairage de la niche de la Tour était mis en service puis, en 2014, son échine prenait aussi des couleurs, au profit des gens de l’Est. Véritable phare dans la ville depuis, la Tour du stade peut prendre n’importe quelle couleur. On peut même la choisir, à condition d’avoir une cause sociale ou humanitaire à laquelle la Régie des installations olympique peut souscrire! L’effet est chaque soir saisissant.

Échine du Stade

6 La rénovation des équipements intérieurs

En 2015, la remise à neuf de la piscine olympique et du centre sportif ont fait un grand bien à ces équipements vieillissants. Il faut y retourner pour le constater, plusieurs Montréalais l’ont fait et ont adopté cet endroit tout neuf pour leurs mise en forme.

7 Les activités du 40e anniversaire

Cette année, c’est le 40e des Olympiques! Pour l’occasion, une exposition en trois lieux d’Hochelaga-Maisonneuve a été organisée. Les Jeux, l’Architecture et les Gens derrière l’événement sont les trois thèmes abordés au Stade, au Château Dufresne et à la Maison de la Culture Maisonneuve. Un billet permet de profiter des trois thèmes.

Gratuite, la Frise du temps vient bonifier cette exposition. Installée le long de la rue Pierre de Coubertin, elle raconte les 40 ans du site avec des panneaux historiques simples, mais agréables à consulter et bien pensés. Elle mériterait d’être gardée pour l’été prochain et d’être inscrite dans les activités du 375e anniversaire de la Ville…

8 La Tour de Montréal

Pour la Tour, il n’y a que des annonces pour l’instant, mais elles promettent de nous redonner une attraction de calibre mondial dans les prochaines années. Premièrement, en ayant réussi à attirer un locataire! Dès 2018, ce sont des centaines de travailleurs qui convergeront vers le stade tous les jours, offrant un nouveau bassin de clients pour une diversification accrue de l’offre d’activités et de services autour du stade. Un plus qui ne pourra qu’avoir un impact positif sur la poursuite du développement du site.

Le funiculaire devra être remis à neuf en 2019 et une rénovation de fond en comble du hall touristique et de l’observatoire au sommet de la Tour devrait suivre en 2020. On pense même permettre aux visiteurs de sortir sur le toit du mât et leur offrir un plancher de verre! C’est à suivre…

Même si ces travaux ne sont pas encore réalisés, on peut en tout temps visiter l’observatoire de la Tour et profiter de cette magnifique vue sur la ville:

Vue de l'observatoire de la Tour

Vue de l'observatoire de la Tour 2

9 Les autres attraits déjà présents

Le site continue de profiter de l’ensemble de ses équipements, qui existaient avant 2011. Et de ses nombreuses foires et autres expositions intérieures. Un fil conducteur semble toutefois avoir émergé de l’exercice de consultation d’il y a 5 ans et il se résume en 3 mots : Sport Science Culture. Par exemple avec l’Impact, le Biodôme et le StarCité. Ou, dans les nouveautés, le Jackalope, le Planétarium et le concert de l’Orchestre symphonique de Montréal. Il faut poursuivre sur cette voix. 3 spécialités, c’est déjà beaucoup!

10 Le potentiel encore inexploré du site

En 2011, alors que peu de gens s’étaient encore donné la peine de s’exprimer dans le cadre de la consultation publique qui avait cours, j’avais écrit deux textes sur ce blogue. Un premier pour donner trois pistes générales de réflexions et un deuxième pour inciter les gens à participer, en donnant mon opinion. Vous verrez qu’une partie de cette vision est maintenant réalisée, mais on peut encore en tirer des inspirations pour l’avenir… Voici, en conclusion, ce que j’écrivais en 2011 :

Une architecture de calibre mondial

Pourrait-on tirer profit de l’architecture audacieuse du Stade comme certaines autres villes tirent profit d’édifices sur leur territoire? Pourrait-on faire aimer cette originale création aux Montréalais? Comment?

Personnellement, quand je voyage, je suis toujours impressionné par les bâtiments modernes, pourtant souvent bien moins extravagants que notre Stade! Il y a quelque temps, j’ai visité le Parc olympique d’Athènes, malheureusement quasi abandonné, mais ces deux photos vous montrent à quel point ça peut être fascinant de se retrouver devant de tels lieux, une telle architecture :

Parc Olympique d'Athènes 1 par Calatrava

Parc Olympique d'Athènes 2 par Calatrava

Pourquoi ne réussissons-nous pas à faire sentir aux Montréalais toute la grandeur et la beauté de notre Stade? Pourquoi ne le vantons-nous pas plus à l’international comme un édifice qu’il faut absolument avoir vu dans sa vie?

Une exposition du même type que les panneaux sur les rues McGill College ou au Parc Émilie-Gamelin, avec de grandes photos expliquant la construction des édifices du Parc olympique, leur histoire, pourrait aider à atteindre cet objectif. Une telle exposition pourrait suivre un parcours qui amène le visiteur du métro Pie IX au métro Viau, en passant au nord du Stade. Ainsi, on créerait un itinéraire pour faire découvrir du même coup les différents espaces du site… Un parcours en forme de U qui permettrait aux Montréalais et aux touristes de voir les étapes de la construction, les grands événements qui l’ont marqué, de connaître les architectes des édifices, etc. Mais aussi, qui les amène à des points de vue particuliers sur le paysage unique au monde créé par le Parc olympique de Montréal.

Pour nous inspirer, je vous propose un petit tour d’horizon de ce que j’ai vu en Europe, dans des villes bien plus petites que Montréal…

Valence (810 000 habitants)

La Cité des Arts et des Sciences. Trois images valent bien mille mots :

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Amsterdam (780 000 habitants)

Le toit du Centre des Sciences Nemo accueille, en été, une « plage urbaine » avec vue sur la ville :

DSCN6128

Gênes (610 000 habitants)

Pour célébrer le 500e anniversaire de la découverte de l’Amérique, le port de Gênes s’est construit le « Grand Bigo », qui comprend, entre autres, une cabine d’observation de la ville (on la voit au centre de la photo), qui monte et descend en tournant sur elle-même :

aDSCN0832

Aix-en-Provence (150 000 habitants)

Le Pavillon noir, centre chorégraphique, offre un bel exemple de ce qu’on peut faire, même dans une petite ville :

Aix 02

Et Montréal?

Toutes les futures constructions sur le site du Parc olympique devraient viser un objectif d’excellence et de positionnement de Montréal comme destination architecturale internationale.

Une esplanade à mettre en valeur!

Il y a une chose sur laquelle tout le monde s’entend: l’esplanade le long du boulevard Pie IX, ensevelie sous le béton, mais jouissant d’une très belle vue, devrait être repensée, verdie, animée, utilisée. Pourquoi ne pas y installer un festival? Des terrasses l’été? Une patinoire l’hiver? Innover un peu… L’annonce de l’entente avec la Financière Sun Life est un pas dans la bonne direction. Il ne faudrait toutefois pas perdre le focus. La diversification des utilisations, déjà entamée avec la construction du complexe cinématographique StarCité, devrait être stoppée. Sans image de marque, le Parc olympique ne deviendra jamais la destination phare internationale qu’il pourrait être. Il faut choisir la vocation du site, en tenant compte que d’autres lieux existent à Montréal, avec leurs vocations propres, comme le Quartier des Spectacles et sa vocation culturelle. Dédoubler quelque chose qui existe ailleurs serait, à mon avis, une très grave erreur.

Alors, pourquoi ne pas miser sur la vocation de base de l’endroit : les sports et loisirs? Le site est déjà prisé des amateurs de skateboard. Pourquoi ne pas aménager un grand parc pour eux, avec un festival dédié à cette pratique?

Le Mont-Royal souffre de l’absence de pistes de vélo de montagne à Montréal? Le long de la rue Sherbrooke, le dénivelé permettrait sûrement d’aménager de telles pistes. Et des gradins pourraient être aménagés en parallèle pour que les gens puissent s’asseoir et profiter du spectacle.

L’été, un véritable « Montréal Plage » pourrait être aménagé sur une portion de l’esplanade, avec jeux d’eau et volleyball de plage. Une immense étendue de sable pourrait accueillir des compétitions de volleyball, mais aussi, une foule de Montréalais en manque d’espace calme pour se faire bronzer en buvant un verre… Plusieurs petits bars rappelant les îles, des cafés-terrasses et des chaises longues pourraient venir agrémenter l’endroit et créer une activité commerciale intéressante…

L’hiver, le même espace pourrait être transformé en lieu dédié au patinage. Et les mêmes petits bars pourraient vendre des boissons chaudes dans une ambiance de fête des neiges. Le Canadien de Montréal, qui finance des patinoires à Montréal dans le cadre de son 100e anniversaire serait peut-être intéressé à un projet au Parc olympique…

Ainsi, ce lieu magnifique deviendrait un havre de détente pour les gens du quartier et pour les touristes, rempli d’activités sportives à proposer. Il faut inventer pour rendre l’endroit attrayant, imaginer le potentiel. Montréal est une ville de créateurs, mettons-les à profit!

Un Parc des sciences

La transformation du Vélodrôme en Biodôme était-elle une bonne idée? Il y a eu un grand débat à l’époque de ce changement. Aujourd’hui, bien que certains auraient aimé garder cet équipement sportif, personne ne remet en question l’immense acquis qu’est le Biodôme. Avec l’arrivée du Planétarium, dont la construction se terminera en 2013, on viendra renforcer l’attraction du Parc olympique et confirmer sa vocation scientifique. Les récents rapprochements avec Espace pour la vie vont dans le même sens. Il y a là une voie dans laquelle s’engager plus clairement. Avec les sports et loisirs, une vocation scientifique pourrait venir offrir un complément intéressant au site, puisque déjà présent.

Depuis plusieurs années un petit groupe de bénévoles s’activent autour du Musée de paléontologie et de l’évolution, qui ne possède pas de salle d’exposition permanente… Il n’y a pas d’institution muséale à Montréal avec une telle vocation, pourquoi ne pas venir enrichir un futur « Parc des sciences » avec ce projet? La Tour du Stade pourrait l’héberger, le temps que le projet murisse et en vienne à avoir son propre édifice…

Le Stade, de son côté, pourrait devenir notre « Moulin à image ». En effet, dans cette idée de renforcer la vocation scientifique du site, pourquoi ne pas mettre à profit les arts numériques pour produire quelque chose d’unique à Montréal? La Société des Arts Technologique, sur le boulevard Saint-Laurent, est un leader mondial en la matière. Pourquoi ne pas s’y associer pour produire un spectacle à grand déploiement, le soir, sur le Stade? L’esplanade, redéveloppée comme je le mentionnais plus tôt, avec ses petits commerces, pourrait ainsi devenir une destination de soirée aussi.

Il y a tant à faire et à imaginer pour que ce site soit un des phares de la vie montréalaise, une destination internationale courue et un lieu de fierté. Il ne manque qu’un peu de vision, de volonté et de persévérance pour faire du Parc olympique de Montréal un lieu vivant, dynamique, incontournable.

Et pourquoi pas, l’un des principaux pôles d’activités du 375e anniversaire de Montréal qui s’en vient à grands pas…

Un autre texte de ce blogue sur l’expérience olympique de notre ville pourrait vous intéresser :

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Publié par : cbernier | 28 juillet 2016

Dans La Presse

La Presse publie un interview avec moi sur le thème de la crème glacée! Une belle occasion de redécouvrir mon texte Les meilleures crèmes glacées et sorbets 😉

Pour lire le texte de La Presse, c’est ici.

Ou découvre mes textes plus récents ci-dessous…

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Publié par : cbernier | 22 juillet 2016

Ville de tous les possibles II

Plage nocturne surréelle qui longe le chemin de fer sous le Pont Jacques-Cartier; jardin inventé de toutes pièces au métro Berri-UQAM; festival de graffiti en plein centre-ville; biergarten aux airs berlinois improvisés entre d’anciennes manufactures du fin fond du Mile-End; petites zones de piétonnisation semées un peu partout; tapis rouge pour nous rapprocher d’un chantier; Montréal, de plus en plus, se réinvente. Et c’est assez fantastique!

Cette introduction d’un texte de l’an dernier est toujours d’actualité. Presque tous les projets dont je parlais existent encore (vous pouvez donc aller relire ce texte, que je viens de mettre à jour) et ça se poursuit de plus belle, cet été encore! Mais il y a plus. Ce mouvement n’est pas concentré au centre-ville, il est aussi présent dans plusieurs quartiers de la ville, qui s’inventent et changent tout autant.

J’ai donc le goût de vous faire découvrir de nouvelles initiatives, toutes plus intéressantes les unes que les autres. Jardin caché au pied du Stade; séances de danse en plein air; multiplication des Marchés de quartier; retour des cinéparcs; arrivée des shows de ruelle; implantation de l’agriculture urbaine; développement des ludothèques; Montréal, c’est vraiment une incroyable ville de tous les possibles!

Si l’an dernier, c’est le Village au Pieds-du-Courant qui avait inspiré mon texte, cette année, je pourrais dire que c’est Les Jardineries qui m’ont re-transportées dans le « Montréal où tout est possible » que j’aime tant. Le site, caché au cœur du Parc Olympique (dont l’accès secret est derrière l’édicule de la station de métro Pie IX), est fantastique. On s’y retrouve comme dans un terrain de camping, avec le stade comme lampadaire le soir venu! Les pieds dans le gazon et un verre à la main, on s’y installe à la bonne franquette et on profite de la douce brise de l’été. Les chaises dépareillées, mêlées au mobilier conçu en palettes de livraison, donnent le ton, tout comme l’omniprésence des plants de légumes. Un vrai jardin… Ou une belle et grande cour arrière, ouverte à tous les Montréalais. Unique et magique!

Les Jardineries

Cliquez et découvrez 10 photos sur les Jardineries offertes sur la page Facebook de MesQuartiers+C’est toi ma ville

Une ville qui bouge

Si vous aimez plutôt danser, plusieurs rendez-vous hebdomadaires pourraient vous intéresser. Celui de Verdun, où l’arrondissement ferme la rue Wellington à la circulation devant la crèmerie Boboule tous les vendredis soirs pour de la danse latine, est probablement le plus spectaculaire. Ils osent fermer un coin de rue pour faire le party! J’y suis allé et j’avoue être impressionné. Verdun compte en plus une piste de danse extérieure, sur le bord du fleuve. Et il s’y donne des cours de… danses latines.

Danse sur Wellington Montréal

Ça m’a rappelé avoir déjà vu du Tango au Parc Saint-Viateur, à Outremont, les dimanches (il y a une initiative similaire au Parc Notre-Dame-de-Grâce). J’ai aussi entendu parler de pistes de danse extérieures à LaSalle et à Lachine, sans parler de la danse en ligne au Marché Maisonneuve et sur la Place du Village-de-la-Pointe-aux-Trembles. Une rapide recherche m’a aussi permis de constater que depuis 58 ans (!!!) il y a de la danse traditionnelle au chalet du Lac-des-Castor… Il y a sûrement une diversité encore plus incroyable d’activités dansantes aux 4 coins de la Ville, outre les discothèques. Si vous aimez danser, ça vaut la peine de faire un peu de recherche…

Une ville cultivée

Verdun s’est aussi dotée d’un Marché saisonnier, au pied de la magnifique église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, une des plus belles églises de Montréal, selon MesQuartiers. Elle est en plus un exemple à suivre pour ses portes ouvertes, très fréquentes… Si vous y allez et qu’elles sont ouvertes, entrez, vous serez étonnés! Mais revenons à ce marché, qui ne fait pas partie des marchés de quartiers gérés par la Corporation des Marchés publics de Montréal. C’est une autre initiative, tout comme le marché de Pointe-aux-Trembles, les 4 sites saisonniers de L’Autre-Marché et probablement de nombreux autres. Là encore, un peu de recherche pourrait vous en faire découvrir un près de votre travail ou de la maison, qui sait? Il y en a une quarantaine à Montréal, selon ce diagnostic (page 12)

L’an dernier, j’étais tombé par hasard sur celui de l’esplanade de la Place Ville-Marie, au centre-ville. J’y suis retourné juste avant d’écrire ce texte et il a pris une ampleur étonnante cet été. Il y a du mobilier urbain original, du gazon a été ajouté, des chaises et des coussins permettent de s’asseoir autour des quelques kiosques qui s’y installent les jeudis midis. En plus des produits frais ou transformés, on y offre même des cours de cuisine en direct!

Marché Ville-Marie

Deux des 16 oeuvres de la promenade intitulée « parmi les gratte-ciel » d’Art public Montréal y sont, rappelant que cette fantastique initiative, lancée en octobre 2015, déploie une grande énergie pour faire connaître toute la richesse des collections d’art qui sont accessibles au public… Au moment d’écrire ces lignes, déjà 12 promenades sont proposées, partout à Montréal.

Art public

Autoportrait (de la Place Ville-Marie) par Nicolas Baier

Hors catégorie, le Marché des Possibles combine artisans, camion de rue, prestations artistiques, bar et d’autres activités, chaque fin de semaine, d’ici le 7 août. Situé tout près du Jardin du Crépuscule, dont j’ai déjà parlé ici, il concentre en un seul lieu tellement d’initiatives que c’en est impressionnant! Comme quoi un marché n’est pas qu’un endroit où on retrouve des légumes…

Une ville de lumières

Hochelaga-Maisonneuve sort aussi des sentiers battus avec ses Shows de ruelle. Le nom dit tout : un artiste se produit dans une ruelle tout près du parc Morgan, nouvellement réaménagé. L’ambiance doit être assez électrique. Après les ruelles vertes et les ruelles blanches, doit-on s’attendre à voir apparaître de nouvelles formes d’utilisation de ces routes délaissées par les camions de services qui les utilisaient anciennement?

À deux coins de rue, les projections de film du « Ciné-parc sans ma voiture » créent chaque fois l’événement. Dans le stationnement du Dairy Queen, les gens sont invités à arriver avec leurs chaises. Même chose à la Place de la Paix au centre-ville, mais avec l’initiative Cinéma urbain à la belle étoile. Autre lieu, autre concept, parce que pour se démarquer il faut se spécialiser, Film Noir au Canal, un festival de films policiers cultes, est apparu l’an dernier dans le Sud-Ouest. Encore une fois, je suis convaincu que plusieurs autres initiatives existent ailleurs sur l’île…

D’une ampleur sans commune mesure avec les initiatives cinéphiles déjà mentionnées, Cinéma sous les étoiles propose de voir, à 16 endroits de Montréal, le meilleur du documentaire social et politique de l’année. Parce que pour créer des villes de tous les possibles, il faut aussi des gens qui veulent changer le monde😉

Une ville les pieds sur terre

L’arrivée de l’agriculture urbaine sur le devant de la scène montréalaise est une autre des démonstrations de l’effervescence que vit notre ville en ce moment. Les Biquettes, arrivées dans Rosemont cet été pour tondre la pelouse de certains parcs, attirent tous les jours des dizaines de curieux. Il faut les voir à l’œuvre, c’est apaisant. On se croirait tout d’un coup à la campagne… Lorsque j’ai écrit le texte Chevaux, vaches et moutons en ville, je ne pensais pas que ça bougerait si vite.

Moutons de Rosemont

Il y a eu les poules, qui avaient fait beaucoup jaser à leurs arrivées dans la Petite-Patrie, mais qui, depuis, restent assez anecdotiques… Les moutons offrent une visibilité tellement plus grande aux opportunités de ramener un peu de nature en ville… Côté agricole, La Petite-Patrie y est donc allée d’un autre type de démonstration cette année: l’aquaponie… À peu près inconnue ici, c’est un élevage de poissons combiné à un jardin de légumes, qui fonctionne en circuit fermé. Mais rien ne vaut une visite pour bien comprendre!

Aquaponie

Ludothèque est un autre mot avec lequel nous ne sommes généralement pas familiers. J’avais découvert le concept sans en savoir le nom l’an dernier, lors de la piétonnisation de l’avenue Park-Stanley, sur le bord de l’eau, dans Ahuntsic. On y prêtait aux gens des ballons, des cordes à danser, des frisbees, pour s’amuser. J’ai toujours pensé que chaque parc devrait offrir un tel service… Cette année, c’est l’inauguration de la première ludothèque de l’arrondissement Le Sud-Ouest qui m’a fait connaître le nom de ce service, et découvrir du même coup que Le Plateau en a deux dans ses parcs. Encore une fois, les bonnes idées des uns semblent inspirer les autres et les bons projets d’un quartier s’étendent un peu partout en ville. Il y a fort à parier, encore une fois, qu’avec un peu de recherche on découvrirait plusieurs autres ludothèques à Montréal…

Toutes ces initiatives créent une ville à dimension humaine, où il fait bon vivre. Malheureusement, elles sont peu connues, mal publicisées hors de leur quartier et difficiles à trouver sur internet. Espérons que l’engouement des Montréalais pour ces alternatives permettra de créer un mouvement suffisamment fort pour mener à de meilleures communications et surtout, à un partage de l’information pour qu’on puisse en profiter, quel que soit notre quartier d’origine…

Et vous, quelle est l’initiative qui vous a marqué depuis le début de l’été et qu’il serait bon de partager avec nos lecteurs? Ajoutez-la en commentant cet article!

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Publié par : cbernier | 6 juillet 2016

À quand une terrasse sur le Mont-Royal?

L’idée n’est pas nouvelle, mais la question est toujours d’actualité : comment se fait-il qu’il n’y ait pas de terrasse avec service (au moins des boissons) au belvédère Kondiaronk du Mont-Royal?

Dans son texte Top 10 des plus beaux parcs urbains à Montréal, le blogue Mes Quartiers en profitait pour questionner cette absence :

« Un chalet domine le belvédère dont le potentiel touristique pourrait cependant être mieux exploité. En effet, j’ai visité de multiples belvédères du genre, au sommet de montagnes dominant les centres-ville de Prague, Hong Kong, Salzbourg, Dubrovnik, Barcelone, Berne, et Athènes… Et je dois faire ce malheureux constat: le nôtre est le seul qui ne possède aucun café, aucun bistro, aucune terrasse avec des tables et des parasols pour s’asseoir, manger, et profiter de la vue! Dommage, car les touristes pourraient alors prolonger leur expérience de l’endroit, voire même prendre un verre le soir en regardant les grattes-ciel s’illuminer… Un choix qui s’explique mal, d’autant plus que l’espace ne manque pas… »

J’ai décidé d’illustrer son propos d’exemples provenant de 4 des villes qu’il nomme. Vous le constaterez, les photos montrent tout le potentiel d’un belvédère en montagne pour établir un bar, un café ou un bistro sans prétention. Un tel aménagement offre plusieurs avantages :

  • On peut y apprécier beaucoup plus longuement la vue qui s’offre à nous. Du coup, les images qu’on en rapporte sont plus nombreuses et moussent la promotion de notre ville
  • Notre expérience est bonifiée (surtout si les boissons offertes sont de qualité, mais avec nos colas montréalais, nos bières locales et les autres liquides du terroir qui existent ici, ce serait facile)
  • Le lieu y gagne un attrait supplémentaire, surtout si on fait appel à nos créateurs pour réaliser la terrasse et ses meubles
  • Et les souvenirs qui se rattachent à tous ces avantages sont plus marquants et plus riches, améliorant notre expérience de la ville

1 Quelques chaises sur le Mont-Royal

Si notre Mont-Royal offrait plus que quelques chaises aux visiteurs de son belvédère, de quoi ça pourrait avoir l’air?

Comme à Salzbourg?

Cette petite ville autrichienne compte plusieurs collines autour de son centre historique, où on peut prendre un verre à différents endroits et profiter de la vue sur la région. Le Musée d’Art Moderne est l’un de ceux-là. Avantageusement situé, comme l’est le Chalet de la Montagne à Montréal, il offre une comparaison assez facile à imaginer :

2 Musée d’Art Moderne de Salsburg par Gilles

Il suffit que la terrasse soit légèrement surélevée par rapport aux espaces publics qui l’entourent pour que tout le monde profite de la vue. Assis à la terrasse ou non, l’expérience est positive, comme le montre cette autre photo :

3 Musée d’Art Moderne de Salsburg par Gilles

Si Salzbourg réussit à aménager aussi agréablement son tout petit espace sur la montagne, imaginez tout ce qu’on pourrait faire à Montréal avec l’immense place centrale du belvédère Kondiaronk!

4 Belvédère Kondiaronk Mont-Royal

Comme à Dubrovnik?

Encore plus petite que Salzbourg, Dubrovnik, en Croatie, offre aussi à ses résidents et visiteurs un splendide point de vue en hauteur sur ses remparts et la mer. Elle le fait en gardant un espace entièrement public, mais dans ce cas-ci, situé côte à côte avec la terrasse. J’ai eu la chance de profiter d’une table directement sur le bord et mon souvenir de cet endroit restera impérissable. Je suis absolument convaincu qu’un tel aménagement ici pourrait produire le même effet sur les touristes qui nous visitent…

5 Dubrovnik par Gilles

Comme à Athènes?

Plusieurs croyaient qu’il serait impossible de faire vivre un café-bistro dans le chalet du Parc Lafontaine et pourtant, depuis plusieurs années, l’Espace Lafontaine tient bon (et pourrait servir de modèle pour un projet similaire sur le Mont-Royal, comme je l’écrivais déjà en 2011). Cette entreprise d’économie sociale a réussi à réanimer le chalet du Parc Lafontaine et le résultat est spectaculaire. Je ne peux pas m’empêcher de lui trouver une certaine ressemblance avec l’aménagement de la Colline du Lycabette à Athènes, en Grèce. Sans la vue…

6 Athene vs Montréal

Comme à Barcelone?

Le Musée national d’art de Catalogne, sur le Montjuïc à Barcelone, offre lui aussi une terrasse avec vue à ses visiteurs. À partir de l’intérieur, voici la vue qu’il offre comparativement à celle du chalet du Mont-Royal :

7 Barcelone vs Montréal

À Barcelone, on va encore plus loin, avec un petit parc d’attractions sur une autre colline de la ville, le Tibidabo. Pas de terrasse avec vue, mais une grande roue panoramique… L’effet est saisissant!

8 Tibidabo Barcelone

Évidemment, on ne veut pas d’un tel manège sur le Mont-Royal. Pour améliorer notre expérience de la ville, une simple terrasse, comme il en existe sur les montagnes urbaines de plusieurs villes du monde, me semble toutefois une évidence…

C’est un peu fou de se passer d’une terrasse sur le Mont-Royal, surtout l’été, non?

Le Mont-Royal vous intéresse, vous devriez apprécier cet autre texte:

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Publié par : cbernier | 16 juin 2016

Ces sculptures qui nous font voyager

Nous apprenions au début du mois de juin que des mécènes avaient commandé une œuvre monumentale à l’artiste Catalan Jaume Plensa pour marquer l’entrée de la Ville par l’autoroute Bonaventure. La Ville, qui profite d’un prêt de 25 ans minimum, jouira donc d’une sculpture remarquable de plus, dès l’an prochain. L’entente est inédite, mais c’est surtout le créateur de ce Penseur nouveau genre qui a retenu mon attention.

Source, Jaume Plensa (2015) © : Jaume Plensa et Galerie Lelong

Source, Jaume Plensa (2015) © : Jaume Plensa et Galerie Lelong

Il faut dire que Jaume Plensa compte déjà une œuvre exposée en public à Montréal, son petit Shadows II, qu’on peut voir sur la rue du Musée, à côté du Musée des Beaux-Arts de Montréal.

Jaume Plensa Montréal

C’est lors d’un voyage à l’étranger que j’ai appris le nom de cet artiste de renommée internationale, en voyant une autre de ses fascinantes œuvres. Vous l’avez peut-être vue dans mon texte Nice vs Montréal? Là-bas, j’avais tout de suite trouvé Conversation à Nice familière.

Place Masséna de nuit

Mais c’est lorsque j’ai vu le géant façonné par l’artiste pour le Cap d’Antibe, en France, que je me suis dit que nous étions chanceux d’avoir une de ses œuvres à Montréal, Shadows II, même si elle est bien plus modeste.

Jaume Plensa Cap d'Antibe

La nouvelle sculpture, qui s’intitulera Source, rivalisera toutefois avec les plus grandes œuvres de l’artiste. Montréal pourra s’enorgueillir de ce prêt, aussi impressionnant que la Crown Fountain de Jaume Plensa, située à Chicago. Il faut dire que cette fontaine porte le nom de son principal mécène, la famille Crown… L’artiste n’en est donc pas à son premier partenariat du genre.

Jaume Plensa Chicago

C’est aussi à Chicago que j’ai vu un Stabile de Alexander Calder, comparable à L’Homme, qui orne le Parc Jean-Drapeau et qu’on peut aussi voir des quais du Vieux-Port. Celui de Chicago est en plein centre-ville, enserré entre les buildings, qui nuisent à l’appréciation de sa grandeur et de son ampleur. Un argument de plus pour que je continue d’être convaincu que la place de notre Calder est bien sur les îles, qui l’ont vu naître… C’est aussi un autre exemple d’artiste de réputation internationale représenté dans la collection d’art public de notre ville!

Calder à Chicago vs à Montréal

Calder à Chicago vs à Montréal

D’autres artistes exposés ici et ailleurs

L’œuvre voisine de Shadows II, sur la rue du Musée, est Building VI, d’Antony Gormley. De la même façon que pour Jaume Plensa, j’ai appris son nom en découvrant une œuvre semblable à la nôtre lors d’un voyage.

Plensa et Gormley Rue du Musée

En Italie cette fois, dans la petite ville de Poggibonsi, je suis tombé sur plusieurs sosies de notre petit bonhomme tout en cubes. Au retour, j’ai fais une rapide recherche et encore une fois, c’est grâce à une découverte à l’étranger que je prenais conscience que nous avons, dans notre collection d’art public à Montréal, de nombreux artistes de réputations internationales, qui marquent autant notre paysage que celui d’autres villes du monde.

Antony Gormley Poggibonsi

Ça m’a appris à prendre en note le nom des artistes dont l’œuvre me touche et, ensuite, à regarder sur internet ce qu’ils ont produit d’autres. Un exercice fascinant! Faites-le avec une sculpture que vous aimez à Montréal, vous verrez! Il suffit de savoir qui est l’artiste pour le chercher sur Google Images, en ajoutant les mots « art public » à son nom. Vous voyagerez avec lui à coup sûr!

Et parfois, vous découvrirez même qu’une autre de ses sculptures peut être vue ici, à Montréal!

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Publié par : cbernier | 7 juin 2016

Garbage Beauty : pour embellir la Ville

C’est l’histoire de 4 gars dans les vidanges… et ce n’est pas une joke!

Depuis 5 étés, sur le Plateau, dans la Petite-Italie, Hochelaga et Saint-Henri, ces 4 gars se promènent, le soir des vidanges, pour semer de la poésie dans nos vies. Sérieux? Ben oui! Ils dénichent les meubles, les télés, les planches et les miroirs abandonnés pour refléter les travers de notre société de consommation, par des pensées sympathiques. Leur but avoué? Embellir Montréal, le temps que l’éboueur passe. Ou que quelqu’un tombe amoureux du message laissé et l’emporte chez lui, donnant une seconde vie à un meuble, une télé, une planche ou un miroir auquel son ancien propriétaire ne donnait plus de valeur.

Garbage Beauty 1

« C’est l’histoire d’une civilisation qui renaîtra de ses cendres. »

Leurs messages laissés au bord du chemin, en effet, trouvent parfois preneur, au grand plaisir des 4 auteurs. Issus du monde du graffiti, ils ont voulu poursuivre leurs sorties nocturnes, en offrant quelque chose à la société plutôt qu’en dégradant les biens des autres. La calligraphie s’est imposée et, avec elle, le goût des mots et la recherche de l’inspiration du moment. Le résultat de leur travail de perfectionnement de la calligraphie, et la poésie certaine de leurs pensées, sont offerts gratuitement aux chanceux qui réussissent à croiser une de leurs œuvres. Mais attention, elles se font détruire promptement si la benne à ordure les trouve la première.

Garbage Beauty 2

« Je vois la vie en rose », « Insu Portable » et « Toute une histoire »

Parions que le festival MURAL, qui débute le 9 juin, et l’arrivée prochaine du 1er juillet, jour national du déménagement, les inspireront à laisser leurs traces massivement ces prochaines semaines. Ils surnomment même le 1er juillet le « Garbage Beauty Day », tellement ils apprécient ce moment de l’année…

Garbage Beauty 3

« Street is my comfort zone »

Déjà, depuis 3 semaines dans Hochelaga, je croise une de leurs traces hebdomadairement! Pour vous donner une chance d’en voir vous aussi, pensez à vous promener la veille de la collecte des ordures, dans l’un des secteurs qu’ils fréquentent. Ou la veille de la collecte des encombrants…

Garbage Beauty 4

« Belle, en bois, dormant »

Petit rappel des quartiers qu’ils affectionnent : le Plateau, la Petite-Italie, Hochelaga et Saint-Henri.

Garbage Beauty 5

« Réunis & Tissés serrés »

Pour en savoir plus sur ces 4 gars insolites, ils se présentent en 3 minutes dans cette capsule de la Fabrique culturelle, ils se font présenter dans cet article du Journal Métro et vous racontent leurs aventures (en français) dans cette conférence Creative Morning de 27 minutes (vous pouvez passer l’intro et aller directement à la 8e minute):

Le street art vous passionne, voici mes autres textes sur le sujet :

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