Publié par : cbernier | 23 février 2017

Illuminer la Ville

La toute dernière nouveauté des activités hivernales à Montréal, Illuminart, transforme le centre-ville en véritable boîte à surprises! Ses 20 installations qui allient son, lumière, art et technologie changent radicalement les soirées de la Métropole. Lors de l’inauguration de ce parcours qui nous est offert par le festival Montréal en Lumière, les passants découvraient à quel point notre Ville est étonnante. Le succès a été instantané et c’est évident qu’Illuminart se hissera au rang d’activité incontournable de nos hivers! Vous avez jusqu’au 11 mars pour le constater (de 17h30 à 23h, du mercredi au samedi).

En plus des installations, Illuminart peut compter sur le réseau d’éclairages architecturaux mis en place depuis quelques années dans le Quartier des Spectacles. Je vous avais parlé de ces écrans gigantesques du centre-ville dans le texte Ville lumière. Avec l’ajout d’Illuminart, on ambitionne clairement de se démarquer sur la scène internationale!

Fantastic Planet, d’Amanda Parer (Australie), est à mon avis l’installation la plus spectaculaire de la première édition d’Illuminart. Avec ses trois géants installés sur le Parterre du Quartier des Spectacles, on se croiraient dans un autre monde.

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Passage, de Serge Maheu (Montréal), offre une expérience immersive des plus intéressantes. Bien que cette œuvre semble assez simple, la traverser nous montre qu’elle réussit à susciter des émotions, permettant à son auteur de tenir parole puisque son objectif était « d’explorer les relations émotives entre la lumière et le son ». Lors de mon passage, un enfant y jouait, totalement absorbé par la lumière de cette spirale…

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La Bétonnière boule miroir, de Benedetto Bufalino et Benoit Deseille (Lyon, France), est un autre incontournable d’Illuminart, qui surprend par son humour. La musique joue, alors s’il vous vient le goût de danser, ne vous gênez pas! Ce détournement ludique d’un élément banal du décor urbain montre bien toutes les possibilités de l’imagination pour améliorer la Ville.

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Évolutions, de Yann Nguema du groupe EZ3kiel (France), transforme la façade de l’église Saint-James avec une animation d’une qualité rarement vue à Montréal. On se souhaite que l’expérience incite plus d’événements à explorer ces technologies pour nous en mettre plein la vue plus souvent. La photo ne rend pas du tout honneur à l’animation, il vous faudra aller la voir pour avoir une meilleure idée…

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Toutefois, le clou du spectacle, c’est l’animation de la murale L’air du temps! Cette murale, qui était en vedette dans le texte sur les ensembles de murales exceptionnelles de Montréal en 2015, se met en mouvement sous nos yeux les soirs d’activités d’Illuminart! Le ciel devient orageux, avec des éclairs; les cônes oranges se multiplient; la murale devient jeu vidéo… C’est fascinant! Il faudrait développer cette idée, car avec le nombre de murales qui couvrent les murs de notre Ville, il y a là tout un potentiel! Il faut le voir pour le croire, alors ne manquez pas L’air du temps en mouvement! Restez au moins jusqu’à l’orage, qui est confondant de vérité!

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Vous pouvez d’ailleurs combiner la découverte de ce parcours avec le plus récent itinéraire proposé par MesQuartiers : Quartiers Latin, Chinois et des Spectacles, puisque celui-ci permet de croiser plus de 10 des installations d’Illuminart. Pour voir toutes celles présentées ici, il vous suffit de poursuivre votre chemin sur De Maisonneuve, une fois l’itinéraire terminé, et de tourner à gauche sur City Concillor, pour aller voir la projection Évolutions sur l’église Saint-James.

Sinon, vous pouvez utiliser le parcours disponible sur le site d’Illuminart pour voir les 25 œuvres, réparties sur un circuit de 3,6 km. L’expérience est fascinante et mérite vraiment d’être vécue!

En cet hiver du 375e anniversaire de Montréal, ce nouvel ajout à notre saison froide deviendra, à coup sûr, un des « must » de nos activités culturelles de l’année. Ce sera aussi un beau prélude à Art Souterrain, qui se déroulera du 4 au 26 mars 2017. Les deux événements proposent des expériences similaires et des œuvres tout aussi spectaculaires, alors on serait fou de ne pas en profiter!

Il y a d’ailleurs un certain parallèle à faire entre les deux événements. En effet, ils nous amènent tous les deux à explorer des coins de la Ville qu’on connait peu. Art Souterrain nous amène sous terre, dans des corridors peu fréquentés, alors qu’Illuminart nous fait découvrir des rues du centre-ville qui nous sont inconnues, comme Charlotte; des parcs cachés, comme le Jardin Sanguinet de l’UQAM; et nous encourage à passer à travers les Habitations Jeanne-Mance!

Osez parcourir le centre-ville ces prochains jours, lorsque le soleil se couche. De 17h30 à 23h, du mercredi au samedi d’ici le 11 mars, vous serez étonné d’y croiser un Éléphant rouge, un pendule lumineux géant, des mirages, des autruches roses et une foule d’autres installations qui transforment la Ville, le temps de l’événement.

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Publié par : cbernier | 15 février 2017

Un 2e hiver nucléaire

Pour combattre le froid par le froid, l’équipe derrière la maison d’éditions Front Froid ne manque pas de propositions. C’est ainsi qu’ils nous offraient, en 2016, le 2e opus de la BD Hiver Nucléaire de Caroline Breault, CAB pour les bédéphiles.

La prémisse de cet univers est l’explosion, dans l’Est de Montréal, d’une hypothétique centrale nucléaire « Gentilly-3 » qui provoque un hiver qui ne veut plus finir. Avec toutes les conséquences que seule l’imagination de l’auteure peut inventer! Je vous avais parlé du premier, en espérant qu’il mènerait à une suite. Je vais vous parler du deuxième avec le même fol espoir, puisqu’il est tout aussi divertissant.

C’est que le Montréal de CAB est réconfortant. Des personnages attachants, une histoire bon enfant, des dessins attrayants et de petit clins d’œil à la ville réelle, comme l’incinérateur des Carrières en ruine ou le détour de Flavie, l’anti-héroine du récit, par le Canal Lachine. On ajoute à l’ensemble quelques animaux transformés par les radiations et la magie opère…

La Librairie Z, dans Hochelaga, a eu la bonne idée d’inviter Caroline Breault à une soirée causerie, à laquelle j’ai assisté pour découvrir l’envers du décor. L’auteure nous a expliquée comment elle avait débutée par une web-série, pour se forcer à mener son projet à terme. Une planche par semaine, elle a développé son premier Hiver Nucléaire, « une comédie de science-fiction » s’est-elle amusée à la définir. Puis, elle a trouvé sa maison d’éditions.

À ce moment-là, un 2e Hiver n’était pas prévu. C’est à la vue d’une vidéo « de moto-cross à une chenille » qu’il lui est venu le goût de faire renaître les aventures de Flavie. Elle l’avouera sur le bout des lèvres, c’était aussi, un peu, pour répondre aux nombreux messages d’encouragement des fans du premier numéro. Aujourd’hui encore, elle dit ne pas penser faire un 3e. Cédera-t-elle une nouvelle fois aux bédéphiles en découvrant un nouveau véhicule à faire circuler dans son monde polaire? Je pourrais lui proposer de regarder cette vidéo du MTT-136 pour la convaincre! 😉

En attendant de savoir si nous auront droit à un 3e opus, je vous invite à vous offrir une agréable pause de l’hiver qui sévit, en vous amusant avec les deux premiers tomes d’Hiver Nucléaire, une boisson chaude à la main.

Les occasions de s’évader dans des histoires de science-fiction qui se déroulent dans un Montréal inventé sont trop peu nombreuses pour qu’on ne les soulignent pas! Bravo à Front Froid et à Caroline Breault, qui nous rappellent que Montréal est vraiment une ville de BD.

Vous voulez découvrir d’autres Montréal imaginaires?

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Publié par : cbernier | 31 janvier 2017

Oser l’architecture

Nos constructions sont plus audacieuses depuis quelques années. Il était temps!

Lors du dévoilement de la maquette du Planétarium j’avais salué ce projet, qui montrait qu’on était prêt à se remettre à construire des bâtiments à l’architecture unique, qui pourraient attirer autant les montréalais que les touristes. C’était d’ailleurs la conclusion de mon texte L’architecture comme moteur de développement, écrit en 2011.

En 2011, toutefois, le Planétarium n’était encore qu’un projet… Mais il portait l’espoir qu’on se remette à oser construire des édifices aussi inspirants que la Biosphère, les Pyramides olympiques ou Habitat 67.

L’ouverture de la Maison du développement durable est venue nourrir l’espoir, en dotant Montréal d’un bâtiment à l’avant-garde de la recherche environnementale dans le domaine de la construction. Ce qui est spectaculaire dans cette Maison, conçue par la firme MSDL, c’est ce qui ne se voit pas, mais qui se cache dans le bâtiment : géothermie, techniques de ventilation, toit vert, etc. Une visite guidée vous convaincra de l’audace dont il a fallu faire preuve pour construire la Maison du développement durable.

2011-maison-du-developpement-durable

L’année suivante, en 2012, c’est l’inauguration de l’édifice du 2-22 qui a donné une nouvelle impulsion à la qualité architecturale des bâtiments montréalais. Malgré la controverse… Le « starchitecte » français qui devait signer le 2-22 s’est buté à nos « lourdeurs administratives » et a fini par abandonner son projet, laissant Aedifica et Gilles Huot Architectes le mener à bien. L’électrochoc a été important et a peut-être contribué à changer certaines mentalités. Le 2-22 tel qu’on le connait est sorti de terre et a su rallier les Montréalais. On a même procédé, en grandes pompes, à l’illumination de sa façade en 2013. Constamment changeante, la lumière fait du 2-22 un phare dans la nuit montréalaise.

2012-le-2-22

2013, l’année charnière

Tout était en place pour que le point de bascule soit atteint, parce qu’en 2013, ce n’est pas qu’une façade qui a été inaugurée en grandes pompes! Pas moins de 5 autres bâtiments audacieux se sont ajoutés au paysage de la Ville cette année-là. C’est en effet l’année de l’ouverture du tant attendu Planétarium, une œuvre de Cardin Ramirez Julien, qui a livré toutes ses promesses. L’intérieur est aussi magnifique que l’extérieur et il faut aller profiter de son toit vert en pente, l’été, pour constater à quel point il est agréable de regarder et de fréquenter cet édifice.

2013-planetarium

Deux bibliothèques ont aussi fait beaucoup de bruit en 2013. Celle du Boisé, dans l’arrondissement Saint-Laurent, est particulièrement spectaculaire, avec sa tour de verre qu’on voit de loin, ses bassins de rétention comme parvis, son intérieur étonnant et surtout, son arrière-cour, qui s’ouvre directement dans un boisé! Dotée d’un centre d’exposition, elle mérite vraiment le détour! Le consortium des architectes l’ayant dessiné, Cardinal Hardy, Labonté Marcil et Eric Pelletier, s’est d’ailleurs mérité, entre autres, le Grand Prix d’excellence en architecture décerné par l’Ordre des architectes du Québec en 2015.

2013-bibliotheque-du-boise-1

L’autre bibliothèque est celle dédiée à Sol, la Bibliothèque Marc-Favreau, construite par Dan Hanganu Architectes. Maintenant ornée d’une œuvre d’art public lumineuse en façade, cette bibliothèque cache plusieurs clins d’œil au clochard-poète qu’elle commémore. Petite bibliothèque de quartier, elle offre à ses visiteurs une expérience d’une telle qualité qu’ils viennent de toute l’île pour profiter de son aménagement animé, chaleureux et accueillant, dont une salle silencieuse, avec canapés et foyer!

2013-bibliotheque-marc-favreau

La restauration, à des fins communautaires, de la station-service de l’architecte de réputation internationale Mies van der Rohe, à l’île-des-Sœurs, a aussi fait de l’année 2013 une année architecturale exceptionnelle à Montréal. Bâtiment patrimonial, la station-service a été restaurée par FABG en respectant la vision de son créateur, tout en l’actualisant à travers une maison intergénérationnelle tout à fait audacieuse. Découvrez-la dans cette courte vidéo :

5e projet de cette année riche en édifices osés d’un point de vue architectural, les Lofts Irène ont montrés que le secteur privé aussi était prêt à entrer dans ce mouvement de renouveau. En superposant 3 étages de panneaux d’aluminium à un édifice industriel ancien, la firme Kanva Architecte a réussi à créer un élégant mélange des genres, inédit à Montréal. Ce qui lui a d’ailleurs valu le prix de l’Institut Royal d’architecture du Canada – Innovation en architecture.

2015-lofts-irene

Sur une belle lancée!

Les projets qui se sont succédé depuis l’année charnière qu’était 2013 ont fait la preuve qu’un mouvement était bel et bien enclenché. La transformation de l’ancienne église Sainte-Germaine-Cousin, en 2014 dans Pointe-aux-Trembles, est une de ces preuves. Pensé par la firme Rayside Labossière, ce grand projet qui comportait aussi la construction d’un grand bâtiment neuf, est une belle réussite, qui lui a assuré une place de choix dans le Top 15 des plus belles églises converties à Montréal.

2014-eglise-sainte-germaine-cousin-par-gilles

2015 a été une nouvelle année faste pour les promoteurs qui osent l’architecture. 5 nouveaux projets se sont démarqués : 2 publics, 3 privés.

Commençons par le Centre de soccer de Montréal, qui n’en finit plus de recueillir les mentions, entre autre grâce à son immense toit tout en bois. Conçu par Saucier + Perrotte architectes et HCMA, il s’inspire des strates laissées dans la carrière St-Michel où il a été construit. Un parc prendra forme dans les prochaines années sur ce site, le Centre deviendra donc de plus en plus visible et accueillant.

2015-centre-de-soccer-de-montreal

La Maison des étudiants de l’ÉTS est venue donner une touche de modernité au campus en pleine expansion de l’école de technologie supérieure. Ce projet de MSDL (les mêmes que pour la Maison de développement durable), est assez spectaculaire. Entre autres pour sa transparence par rapport à la rue. Pratiquement une invitation à y entrer… Inspiré par les activités d’un entrepôt de glace qui occupait autrefois le site, nous apprend le blogue Kollectif, il s’ajoute aux audaces architecturales de Montréal.

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Du côté des constructeurs privés aussi il y a eu de bons efforts de consentis en 2015. Le Myst, un édifice à condos qui longe le Canal Lachine sans diminuer l’accès aux rives pour le public, est l’un de ceux-là. Lui aussi joue sur la transparence et l’élégance, ajoutant un élément prestigieux à son environnement. Comme si nous étions dans une station balnéaire huppée… C’est l’Atelier Chaloub + Beaulieu qui a su tirer profit de cet espace, tout en se démarquant des autres projets environnants.

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Autre projet privé qui se démarque, celui de l’édifice U, sur de la Gauchetière au centre-ville. Les architectes de l’Atelier Big-City ont brisé la façade en ajoutant des angles à toutes les fenêtres, créant la surprise. Situé en face de la Cathédrale Saint-Patrick, il ajoute une touche contemporaine intéressante à ce secteur méconnu, qui compte aussi un paisible parc.

2015-ledifice-u

Enfin, mon projet préféré de l’année 2015, le Rubic sur René-Lévesque, ajoute une touche de couleur à la Ville. Son rouge flamboie et montre tout le potentiel que peut apporter une simple couleur à la beauté d’un édifice. Les audacieux Rayside Labossière (aussi derrière la transformation de l’église Sainte-Germaine-Cousin) sont allé plus loin, testant un concept de construction « par le toit »… Il faut aller lire ce reportage pour comprendre cette première mondiale. Couleur, jeux de profondeur, innovation, dans ce projet, on a osé!

2015-le-rubic

En 2016, c’était au tour du Musée des beaux-arts de Montréal d’ajouter sa brique à l’édifice des constructions originales de notre Ville, avec son Pavillon pour la Paix. Legs du 375e anniversaire de Montréal, il sera complété par un réaménagement complet de la rue Bishop et de ses trottoirs en 2017. Conçue par l’Atelier TAG en consortium avec Jodoin, Lamarre, Pratte, cet édifice ne révolutionne pas la Ville, mais ouvre le musée sur celle-ci de façon étonnante. En le visitant, on se surprend à trouver que l’extérieur peut aussi être considéré comme une œuvre…

2016-musee-des-beaux-arts

Et on continue à oser pour l’avenir…

Plusieurs étonnants édifices sont actuellement en construction, montrant que la vague n’est pas prête de se tarir. J’en suis bien heureux puisqu’ils ajoutent des candidats potentiels pour constituer la liste des édifices patrimoniaux de demain! En voici quelques-uns.

Le Complexe sportif de Saint-Laurent, qui devrait ouvrir en 2017, est à un lancer de ballon de la Bibliothèque du Boisée. Une fois terminé, il surprendra ceux qui ne l’ont pas encore vu sortir de terre. Conçu par Saucier + Perrotte architectes et HCMA (comme le Centre de soccer de Montréal), il s’en démarque toutefois nettement, offrant aux Montréalais une autre réalisation digne de mention.

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Les balcons en vague du Peterson, situé sur une obscure rue cachée derrière le Quartier des Spectacles, sont uniques et permettent à l’édifice de condos, dessiné par NEUF, de faire sa marque dans le paysage montréalais. Et de prouver que même sur un terrain isolé, on peut créer de la qualité.

2017-le-peterson-par-gilles

Mais mon projet d’édifice coup de cœur, depuis qu’il a été annoncé en 2014, reste le futur siège social de l’Office national du film. Œuvre de Provencher-Roy, cet immeuble coupé par une grande fracture rouge, promet d’étonner les nombreux visiteurs de la Place des Festivals, lors de son inauguration en 2018. Ce sera un grand geste architectural en plein centre-ville, rien de moins qu’un cadeau aux Montréalais.

Édifice de l'îlot Balmoral tel que présenté à l'exposition Montréal du Futur, en 2014, et actuellement en construction

Édifice de l’îlot Balmoral tel que présenté à l’exposition Montréal du Futur, en 2014, et actuellement en construction

Une Politique, pour aller encore plus loin

Alors que de nombreux autres projets prometteurs sont actuellement en construction, 30 instances municipales ont récemment appuyé le projet de Politique nationale de l’architecture porté par l’Ordre des architectes du Québec. Cette Politique vise à nous permettre d’aller encore plus loin en faveur de l’audace architecturale en éliminant plusieurs barrières règlementaires et politiques à l’émergence de plus d’immeubles aux qualités architecturales élevées. Appuyé par 10 arrondissements de Montréal, par la Commission scolaire de Montréal, par Québec, Laval et Gatineau, cette Politique est vue par les instances publiques comme un outil de plus pour construire le patrimoine de demain.

Une vingtaine de pays européens ont déjà leur Politique de l’architecture, après plusieurs années d’efforts pour ajouter de l’audace dans les constructions montréalaises, il est peut-être temps de poser un nouveau geste pour continuer à oser l’architecture.

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Publié par : cbernier | 10 janvier 2017

Créateurs d’attractions

J’aime sortir des sentiers battus et vous faire découvrir les initiatives qui rendent nos villes toujours plus agréables. Pour débuter 2017, j’ai pensé vous faire connaître des projets créés pour le plaisir, chacun par une seule personne, et tous devenus, avec le temps, une attraction touristique. Car une passion personnelle peut, dans certains cas, contribuer à améliorer notre ville…

Voici quelques exemples tirés de mes voyages qui permettent d’illustrer le travail de ces passionnés. Et, qui sait, de vous inspirer suffisamment pour vous joindre aux quelques Montréalais qui mènent des projets similaires et que je vous présente en 2e partie de ce texte…

Le constructeur solitaire

Aussi incroyable que ça puisse paraître, ce château du Sud de l’Espagne est l’œuvre d’un seul homme!

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Le Château de Colomares, à Benalmádena, est l’œuvre d’Esteban Martin, qui l’a construit entre 1987 et 1994, parfois aidé d’un ouvrier. On le visite pour l’équivalent de 3$, une somme dérisoire comparée au travail minutieux de son constructeur. Tout n’y est que détails. En effet, le château est une oeuvre dédiée à Christophe Colomb qui compte 16 rappels de l’épopée du découvreur, racontée grâce à un « guide de l’enceinte monumentale » remis à l’entrée. Un travail impressionnant et l’un des plus beaux exemples de « folies architecturales » du monde (concept dont je parlais dans ce texte dédié aux « folies » du 21e siècle).

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Le peintre entomologiste

La Maison des papillons de St-Tropez, en France, a été créée par le peintre Dany Lartigue.

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Marqué par la beauté de ces insectes, il les collectionna puis leur créa des tableaux pour les exposer comme s’ils étaient dans leur environnement naturel, mais dans sa maison de campagne. Ce mélange inédit entre la galerie d’art, le cabinet de curiosité, l’herbier et l’insectarium se visite pour aussi peu que 3$. Il occupe la maison en entier et présente une collection de plus de 35 000 spécimens de France, mais aussi plusieurs « exotiques ». On peut y voir les plus beaux papillons du monde, tout en fredonnant « do you do you St-Tropez… ».

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Par Jean-Louis Chaix, photographe de la Ville de Saint-Tropez

Ce musée, qui a maintenant plus de 25 ans, a été donné à la municipalité par son créateur, qui compte maintenant plus de 95 chandelles sur son gâteau d’anniversaire…

La jardinière enjôleuse

Si vous avez un jour la chance d’aller visiter les spectaculaires chutes d’Iguazu, en Argentine, vous devrez passer par Puerta Iguazu, la ville voisine. Quelques petites attractions vous y attendent, comme le très mignon Jardín de los picaflores.

Ce jardin est celui d’une résidence privée. Pour l’équivalent de 4$ canadiens, vous pourrez y entrer pour contempler un spectacle étonnant. Picaflores, en espagnol, veut dire colibris. Depuis plus de 20 ans, la propriétaire de cette maison attire les colibris dans son jardin avec des abreuvoirs d’eau sucrée. Elle a si bien réussi qu’ils se bousculent pour venir en profiter! Et aujourd’hui, elle en tire un revenu d’appoint.

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Le jardin, entouré de hautes haies, compte un banc disposé de façon à pouvoir contempler de près ces magnifiques oiseaux, sans les déranger. C’est fabuleux! Il est possible d’y voir plusieurs espèces différentes de colibris (au moins 3 lorsque j’y suis allé, mais il y en aurait 8 en tout) en plus d’autres espèces d’oiseaux. En 15 minutes j’ai dû voir au moins une quinzaine de colibris, qui volaient à un mètre de moi! Un spectacle que je n’oublierai jamais.

Le barman de Dieu

Mes trois premiers exemples d’attractions touristiques créées par un individu sont l’œuvre de la passion de leur créateur. Elles sont devenues des entreprises par la suite, pour permettre leur développement ou leur entretient. Le prochain exemple est légèrement différent, puisqu’il illustre la capacité d’un individu à créer autour de son rêve d’entreprise un mythe si fort qu’il devient un arrêt touristique incontournable, comme le Bar El Garlochi de Séville, en Espagne.

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Bien ancré dans la réalité de sa ville, entre fiesta et religion, ce bar surchargé à la fois kitsch et mystique, propose de déguster un cocktail nommé Sangre de Christo (Sang du Christ), sous le regard de nombreuses Madonne et d’un buste de Jésus. Le foisonnement de décorations, qui passe de la religion aux antiquités, déroute les touristes depuis plusieurs décennies. Et le cocktail maison, à base de whisky, de mousseux et de grenadine, est franchement trop sucré pour être réellement bon. Mais tant qu’à vivre l’expérience, aussi bien y aller à fond…

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Le propriétaire du Bar El Garlochi, lui, y va à fond dans sa passion. En plus de son bar, il participe depuis des années au Festival de la Croix de Mai (Cruces de Mayo), où il gagne toujours un des prix de la municipalité pour le décor religieux de sa maison, attenante au bar…

Le millionnaire accueillant

Un autre exemple d’initiative d’un individu qui décide de partager sa passion avec l’ensemble de la population me vient à l’esprit. Il est différent lui aussi, puisqu’il illustre une autre facette de ces créations: celles des gens riches.

Il s’agit du Hangar 7 à Salzburg, en Autriche. Évidemment, il n’a pas été construit des mains de son propriétaire, mais il répond au même besoin de partager ses intérêts que les autres projets déjà présentés.

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Le Hangar-7 a été imaginé par le créateur de la boisson énergétique Red Bull, Dietrich Mateschitz. Depuis 2003, l’édifice lui permet de montrer sa collection d’avions, d’hélicoptères et de voitures de Formule 1, en plus de ses nombreuses œuvres d’art.

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Si l’édifice lui-même est très intéressant, c’est l’intérieur qui fascine le plus, avec sa dizaine d’avions et d’hélicoptères répartis sur 45 000 pieds carrés. Le tout ponctué de voitures et de plantes tropicales. Le plus étonnant est que l’accès au Hangar 7 est totalement gratuit! Ceux qui veulent prolonger l’expérience peuvent allonger quelques dollars pour profiter du restaurant, d’un des deux bars, du lounge ou de la terrasse extérieure qui sont intégrés à cet étonnant complexe.

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Avouez qu’on aimerait tous avoir une attraction du genre dans notre ville, offerte par un de nos voisins millionnaires!

Et à Montréal?

De telles attractions touristiques, portées par un individu, il n’y en a pas tant que ça. Les premières que j’ai vues ailleurs dans le monde m’ont donné l’impression d’être des exceptions. Avec les années, j’ai continué à en découvrir, mais jamais plus qu’une par ville. Peut-il y en avoir plus qu’une dans une ville? Et à Montréal?

Le poète sans domicile

Une des rares initiatives montréalaises créées par un individu qui pourraient devenir une attraction touristique pour un certain public, c’est la Médiathèque littéraire Gaëtan Dostie. Cette immense collection de plus de 50 000 imprimés, manuscrits, photos et archives sur la poésie et la littérature québécoises, amassée depuis le milieu des années 50, est toutefois menacée. Son éviction en 2016 du bâtiment de la commission scolaire de Montréal, qu’elle occupait depuis 2009, laisse planer un doute sur l’avenir de ce lieu de mémoire. L’Union des écrivaines et des écrivains québécois s’en inquiète, tout comme plusieurs amateurs qui fréquentaient l’endroit et demandent sa sauvegarde… Le visionnement de cette vidéo ne laisse pourtant pas de doute sur le potentiel de cette Médiathèque. Il ne reste qu’à espérer qu’une solution soit trouvée rapidement pour la relocalisation de cette maison de la poésie unique en son genre. La Maison des papillons de St-Tropez a une histoire plus joyeuse…

Le décorateur d’extérieur

Le projet n’est peut-être pas suffisamment grand pour attirer des étrangers, mais les décors de Robert Fisette, sur le terrain de la coopérative Stadacona (au coin des rues Moreau et de Rouen, dans Hochelaga, à deux pas de la station de métro Préfontaine), méritent le détour pour les Montréalais. Inspiré du monde de la bande dessinée, il crée des personnages grandeur nature, dans des mises en scène complexes, qui changent au gré des saisons.

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Avouez qu’on ne peut que sourire en voyant ce travail!

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Et il y a souvent plus d’une mise en scène devant la coopérative…

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Le sculpteur de ferraille

Un autre passionné se cache derrière le Jardin du Crépuscule, une petite friche industrielle au confluent du viaduc Van Horne et de la rue Saint-Urbain. Parsemé d’œuvres d’art constituées de pièces de métal recyclées que l’artiste Glen LeMesurier a créées, ce jardin de sculptures en plein air est ouvert sur la rue, invitant les passants à y flâner. L’espace, à la fois poétique et brut, est occupé de façon illégale, mais tolérée… Et le jardin de sculptures est devenu, avec les années, un lieu de rassemblement pour les gens du quartier. D’autres aménagements autour du Jardin en font une destination agréable à découvrir. J’en avais parlé dans le texte Du Jardin du Crépuscule au Champs des Possibles.

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La mécène geek

Enfin, Montréal compte aussi des riches qui partagent avec la collectivité leurs passions. Une des moins connues est pourtant une visionnaire qui crée sans cesse, un peu en marge des institutions. Son petit dernier, le Centre Phi, est un lieu qui rassemble son amour pour la culture, l’art contemporain, la scène et la réalité virtuelle, répartis dans un édifice de 4 étages du Vieux-Montréal, entièrement rénové et équipé à la fine pointe des technologies actuelles! Le tout payé par sa fondatrice, Phoebe Greenberg. Discrète, elle partage avec nous sa vision des arts à travers ce Centre, ouvert depuis 5 ans. Et elle rejoint de plus en plus amateurs, d’ici comme d’ailleurs, impressionnés par la créativité montréalaise. Plusieurs activités y sont présentées gratuitement, consultez la programmation pour les connaître et pour découvrir le Centre Phi à votre tour!

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Profitez-en pour aller visiter gratuitement l’exposition de la Fondation DHC/ART, consacrée à la présentation de l’art contemporain, qui est située tout près et qui est une autre merveilleuse création de la mécène.

Et les autres…

Connaissez-vous d’autres attractions mises sur pied par un individu passionné, qui suscite suffisamment d’intérêt pour attirer des curieux d’un peu partout? Parlez-nous-en en commentant ce texte!

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Publié par : cbernier | 15 décembre 2016

Pour ne rien rater de l’hiver du 375e

Montréal vivra une année enlevante en 2017! Pour célébrer son 375e anniversaire de fondation, plus de 200 activités de toutes sortes ont été préparées, créant une ambiance festive permanente et un calendrier de sorties très chargé.

Le 11 décembre dernier, les 4 grands réseaux de télévision francophones du Canada diffusaient l’émission Montréal s’allume. Point de départ des célébrations, ce spectacle de variétés a énuméré la panoplie d’activités à venir et cherché à attirer les touristes à Montréal. Un bon show. Toutefois, qui prend des notes devant sa télé pour planifier sa participation à une fête? Pour pallier au problème, voici une sélection de 15 activités proposées cet hiver qui ont attiré l’attention de C’est toi ma Ville.

Commençons par le premier legs du gouvernement du Québec, offert à Montréal quelques semaines avant le début officiel de son 375e : le Pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein du Musée des beaux-arts de Montréal. Ce nouvel édifice mérite vraiment de se retrouver sur votre liste d’activités (tout comme le reste du musée d’ailleurs)!

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Montréal s’allume pour nous

Le 11 décembre dernier, plusieurs lieux emblématiques de Montréal se sont illuminés pour marquer le début des célébrations.

Parmi ceux-ci, je pense qu’Aurores Montréal est le plus marquant. Jusqu’au 1er janvier seulement, le flanc Est du Mont-Royal (face au parc Jeanne-Mance) se voit transformé en gigantesque fresque lumineuse par l’artiste Marc Séguin et la société multimédia 4U2C. L’œuvre d’une heure est projetée en boucle de 17h à 23h. 15 000 mètres2 d’émerveillement vous attendent.

L’illumination de la Biosphère, qui est maintenant permanente, se retrouve dans cette liste des 15 activités à ne pas rater parce qu’elle devient un prétexte pour redécouvrir le Parc Jean-Drapeau l’hiver, que trop peu d’entre nous connaissent. C’est pourtant un lieu féérique le soir, sous la neige…

Imaginez le paysage avec une Biosphère éclairée!

Imaginez ce paysage avec une Biosphère éclairée!

Des activités partout, pour tous

Si plusieurs activités du 375e se déroulent au centre de l’île, certaines se promèneront sur le territoire tout au long de l’année.

Pour l’illustrer, j’ai retenu les Quartiers improvisés, des matchs d’impro inspirés du quartier visité. Il y en aura 13 et le premier se déroule le mercredi 21 décembre, à partir de 18h, à la Maison de la Culture Frontenac (à la station de métro du même nom). Pour connaître les 12 autres dates, visitez leur site.

D’autres activités animeront plutôt un quartier par de petits ou de grands moments. Pour célébrer triplement, Lachine nous propose une soirée des plus intenses le 31 décembre! En plus de fêter la fin de l’année, l’événement servira à inaugurer la Place des festivités du 375e de Montréal et à procéder au lancement des fêtes du 350e anniversaire de Lachine. Les spectacles se succèderont de 20h à 2h du matin au Parc de la Marina d’escale (déplacé à l’Entrepôt et à la Maison du brasseur en cas de pluie) et on offrira un grand feu d’artifice sur le coup de minuit. Avouez que c’est tentant de sortir des sentiers battus pour y assister! Profitez-en pour découvrir, avant le spectacle, le magnifique Parc René-Lévesque et sa collection de sculptures géantes… En plus, le boulevard St-Joseph, près du bord de l’eau, compte de nombreux restaurants, vous pouvez donc vous organiser une superbe journée!

Les Hivernales, ce sera sportif!

Nouveau regroupement des activités physiques de l’hiver, les Hivernales se déploieront du 6 janvier au 11 mars, pour une première édition.

Elles commenceront avec le festival BARBEGAZI, qui s’intéresse aux sports d’action. Entre le snowskate, la coupe de bois, le lancer du sapin et le bras de fer, c’est tout un éventail d’événements qui nous attend du vendredi au dimanche, 6 au 8 et 13 au 15 janvier, à l’Îlot Clark (Quartier des spectacles). Ce sera gratuit et pas besoin de participer, les spectateurs seront aussi les bienvenus 😉 Un mois plus tard, les 4 et 5 février, les mêmes organisateurs seront derrière le Motoneige MTL Xtrem, où on pourra voir des motoneigistes faire sauter leurs bolides de 10 mètres de haut au centre-ville, dans ce qui pourrait être considéré comme un clin d’œil (involontaire) aux deux excellentes bandes dessinées montréalaises Hiver Nucléaire!

Toutes les fins de semaine du 12 janvier au 19 février ce sera au tour d’IgooFest de nous faire bouger, au Quai Jacques-Cartier du Vieux-Port de Montréal. Pour sa 11e édition, spécial 375e, Igloofest s’enrichit de 4 activités extérieures gratuites : la glissoire Nordik, le Village Nordik, 2 samedis de jeux Nordik et 2 soirées Off-Igloo. 4 occasions en or pour découvrir l’esprit de ce festival, pionnier des activités hivernales, si vous ne le connaissez pas encore.

Village Nordik IglooFest 2017

Un des étonnants Igloos repensé du Village Nordik: ici Nord tiède…

Toujours dans le cadre des Hivernales, la descente Saint-Denis, une course de boîtes à savon sur la rue du même nom, devrait séduire les grands comme les petits… Le samedi 21 janvier 2017, sur la rue Saint-Denis (entre Sherbrooke et Émery), c’est l’événement idéal pour se replonger dans notre enfance.

Lors de la pleine lune du samedi 11 février, c’est à un défilé festif et lumineux, intégrant des vélos allégoriques, que nous sommes conviés gracieusement! Lune d’hiver à vélo clôturera le Congrès international de vélo d’hiver. Ce tour se terminera par de l’animation sur le site d’arrivée du défilé, au Vieux-Port. Une belle occasion de tester l’utilisation du vélo l’hiver! Et de terminer sa journée à deux pas du premier Off-Igloo…

Enfin, dernier événement ayant retenu mon attention dans les Hivernales, le Défi canot à glace de Montréal, les 11 et 12 février, animera le Quai de l’Horloge jusqu’au Bassin Alexandra. Le fleuve est déjà magnifique l’hiver, avec ces courses de canot, il deviendra particulièrement spectaculaire. D’autant plus que cette fin de semaine au Vieux-Port sera aussi animée par l’IglooFest.

Tout un calendrier culturel!

Sortons un peu du centre-ville pour nous intéresser à Feu, feu, joli feu, un karaoké des bois, qui sera organisé par les Amis de la place Marcelle-Ferron, le dimanche 5 février, au très joli Parc St-Viateur, dans Outremont. Cette soirée se déroulera autour d’un feu de camp, avec des chansons, de l’art et de l’histoire. Profitez-en pour visiter le quartier avant la soirée, avec l’itinéraire d’Outremont proposé par le blogue MesQuartiers…

À plus grand déploiement, Illuminart, un circuit d’œuvres lumineuses et interactives au centre-ville, viendra s’ajouter à la programmation déjà impressionnante du festival Montréal en Lumière et à sa populaire Nuit Blanche, le samedi 4 mars (dévoilement de la programmation au début février). Du 23 février au 11 mars 2017, ce sont plus de 20 œuvres technologiques qui nous seront offertes. L’an dernier, L’îlot de chaleur avait été la première manifestation d’Illuminart. Ce feu d’ampoules, qui prenait vie et s’activait sous l’effet de l’activité humaine, avait fait sensation. Illuminart passera le flambeau à un festival d’art public que j’affectionne particulièrement, Art Souterrain, qui se tiendra, lui, du 4 au 24 mars. Un feu roulant d’activités culturelles nous attend au cœur de l’hiver!

Îlot de chaleur, 2016

Îlot de chaleur, 2016

La programmation du 375e nous annonce aussi un nouveau festival dans l’arrondissement de Rivière-des-Prairies/Pointe-aux-Trembles, qui se déroulera les 3 et 4 mars 2017, au sanctuaire du Sacré-Cœur. C’est la beauté étrange de ce site historique qui m’incite à ajouter cette proposition dans mes activités de l’hiver du 375e à ne pas rater. En effet, les églises, chapelles et statues qui s’y trouvent doivent fournir un décor assez impressionnant pour des activités hivernales… Avis aux explorateurs urbains!

sanctuaire-du-sacre-coeur

Sur le site du sanctuaire du Sacré-Cœur…

Difficile de ne pas mentionner l’opéra Another Brick in The Wall dans ma liste, puisque ce spectacle, conçu à Montréal, fera ensuite le tour du monde… Du 11 au 26 mars 2017, à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des arts, soyez les premiers à découvrir cette nouvelle interprétation de l’oeuvre mythique The Wall.

Enfin, pour terminer cette liste de mes 15 propositions d’activités incontournables pour l’hiver du 375e, j’ajoute Cité Mémoire, présentée tous les soirs jusqu’au 10 avril 2017. Ce circuit d’une vingtaine de projections multimédia, déployé dans le Vieux-Montréal, est présenté depuis le 17 mai dernier. Il a déjà ravi des milliers de personnes et il est si vaste qu’il nécessite plusieurs visites pour en apprécier chacune des projections. Pour vivre l’ensemble de l’expérience, téléchargez l’application gratuite Montréal en Histoires, qui ajoute une bande-son et des contextes historiques aux projections.

Vous avez maintenant 15 nouvelles raisons d’aimer l’hiver! Avec les 15 trucs infaillibles pour profiter de l’hiver que je vous avais présenté l’an dernier, vous avez tout ce qu’il faut pour faire de ces quelques mois une magnifique période de l’année 😉

Bon début de 375e!

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Publié par : cbernier | 6 décembre 2016

L’étonnante capsule temporelle de l’Expo

Dans toutes les grandes villes Occidentales, lors des anniversaires ou des constructions de monuments et d’édifices importants, on glisse une capsule temporelle entre deux briques pour la postérité. Ces témoignages, sensés rappeler aux générations futures la vision de celles qui les ont précédées, prennent différentes formes: lettres d’enfants, coupures de journaux, objets de la vie courante. À Strasbourg, en France, on a même poussé l’audace jusqu’à créer cette improbable capsule temporaire sur le côté de la cathédrale, qui doit être ouverte en… 3790!

Capsule du temps de Strasbourg

Montréal n’échappe pas à la tendance. Ainsi, on a ouvert celle de l’ancien Planétarium, en 2011, pour en préparer une autre pour le nouveau Planétarium (qui pourra être ouverte en 2050). On en a trouvé une dans un bâtiment rénové pour être annexé au Musée Pointe-à-Callière, pour l’enfouir de nouveau, enrichie de contenu moderne (réouverture non programmée). Lors du 350e anniversaire de Montréal on a placé une capsule du temps sous la Croix du Mont-Royal (ouverture prévue en 2142). Plus ancienne, celle de l’île-des-Sœurs a été enfouie en 1967 (pour être ouverte en 2067). Il y en a plusieurs autres connues et certaines déjà oubliées, malheureusement…

Ça m’amène à la capsule dont je voulais vous parler : le petit film Horizon 2000, produit par le Service de l’urbanisme de la Ville entre 1963 et 1967, juste à temps pour l’Expo. Ce sont les Archives de Montréal qui l’ont fait réapparaitre, en 2011. À l’aube du 375e anniversaire de la Ville, si les images témoignent bien de leur temps, les propos sont tout à fait surprenants.

Préparé il y a 50 ans, la narration y est paritaire. On y entend successivement la voix d’un homme et d’une femme, sans que l’un domine l’autre. On y parle de la richesse de la société multiculturelle et diversifiée qui vivra en 2000 à Montréal et on annonce un plan d’aménagement de la région… Qui ne sera finalement adopté qu’en 2011! On aura attendu près de 45 ans pour mettre en œuvre ce qui était alors annoncé, mais bon… Vaut mieux tard que jamais…

Il est fascinant d’écouter ce film tourné il y a 50 ans et de constater qu’il est, pour de grands bouts, encore pertinent! Ça illustre à quel point la Ville évolue à un rythme beaucoup plus lent que ses habitants… Ainsi, ce qui est pensé, avant d’être budgété et planifié, peut prendre des années à se réaliser, parfois même des décennies.

Dans ce film, on avait annoncé : « Le jeu de la spéculation fait monter de façon artificielle le prix des terrains et les montréalais de demain en souffriront » et on avait averti que : « La ville s’émiette et le coût des services publiques s’en trouve haussé d’autant ».

Pour pallier à ces problèmes, on proposait d’adopter un plan de développement de la région dont : « Une première tâche consiste à isoler sur la carte les terrains qui ont une valeur certaine pour l’agriculture; les terrains qui serviront à la récréation; et également ceux qui semblent inaptes à l’urbanisation à cause de leur sol ou de leur situation ». Avec la montée de l’agriculture urbaine, il est intéressant de constater que les préoccupations de base ne changent pas tant que ça en 50 ans. La Ville se construit pour des centaines, voire des milliers d’années, c’est donc un peu normal.

« Des plages publiques pourraient être aménagées à plusieurs endroits ». Cette prédiction là est sur le point de se réaliser, avec les plages de Pointe-aux-Trembles et de Verdun. Il en aura fallu du temps! Dans le film on espèrait que : « Les montréalais et les administrateurs municipaux qui prépareront le Montréal de l’an 2000 marchent dans les pas de ceux qui, il y a 100 ans, se portaient acquéreurs du Mont-Royal et de l’île Sainte-Hélène, qui comptent parmi les plus beaux joyaux du Montréal d’aujourd’hui ». On pourrait dire que les Parcs-Nature, notre réseau de grands parcs sur l’île, et les écoterritoires qui les entourent, répondent à cet espoir. Ainsi, de 3% d’espaces verts sur son territoire en 2000, le territoire terrestre protégé sur l’île est passé à 5,75% en 2013.

Si la capsule temporelle du film Horizon 2000 présente une vision qui s’est en partie réalisée, elle montre aussi l’ampleur de l’optimisme qui marquait les esprits à l’époque de l’Expo! Ainsi, on y annoncait que « en l’an 2000 nous serions 7 millions d’habitants dans la région métropolitaine » alors que c’est plutôt 4 millions.

On aurait aimé que cette autre prédiction se réalise, mais là non plus, le rêve ne s’est pas matérialisé… « Le parcours du métro, qui est présentement de 16 miles, pourrait être prolongé jusqu’à 100 miles ». Si, en 1967, le parcours du métro représentait 26 km (16 miles), on est aujourd’hui bien loin du 161 km annoncé (100 miles)! C’est plutôt 71 km…

Mais l’optimisme devient carrément de l’utopie dans la conclusion. En effet, les auteurs du film Horizon 2000 terminaient en précisant « Nous avons pris pour acquis, ici, que plusieurs questions seront réglées en l’an 2000; la pollution de l’air, la pollution de l’eau et les problèmes des finances municipales… » Ouf! C’est fou ce qu’on peut découvrir dans une capsule temporelle!

Le film de 20 minutes, séparé en deux parties, peut être regardé ici:

et

Si on tournait aujourd’hui une telle capsule pour l’envoyer 50 ans dans le futur, je serais bien curieux de savoir ce qu’on y dirait 😉

On pourrait s’inspirer du livre Rêver Montréal, pour rester dans le ton de l’optimisme. Ce serait un bon début…

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Publié par : cbernier | 17 novembre 2016

Sous les ponts et les viaducs

Trop souvent, nos dessous de ponts et de viaducs sont des no man’s land. Pourtant, ces espaces pourraient être mis en valeur de plusieurs façons originales…

Alors qu’on reconstruit l’échangeur Turcot et le pont Champlain, qu’on désenclave le viaduc du CN le long de l’ancienne autoroute Bonaventure, que de plus en plus de personnes se questionnent sur ce qui pourrait être fait pour améliorer les abords de la Métropolitaine et qu’on promet un réaménagement des abords du Pont Jacques-Cartier pour 2018, le moment est particulièrement bien choisi pour se rappeler qu’on pourrait faire autre chose avec les espaces sous nos ponts et viaducs que de les abandonner. Les exemples à suivre ne manquent pas, comme vous le verrez!

Ici même, à Montréal, on a aménagé l’Espace Faubourg Québec sous la portion surélevée de la rue Notre-Dame Est. Un lieu de détente et de sport, où plusieurs activités sont organisées depuis quelques étés, passant du Tai Chi aux dîners-conférence et du ping-pong aux activités physiques.

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Moins réussi, le petit skatepark sous le Pont Jacques-Cartier aurait pu être une réussite si on y avait mis des modules de jeu à la hauteur des attentes des ados et des jeunes adultes pour lesquels il a été construit il y a 10 ans… Alors qu’on réaménagera bientôt le secteur, il y aurait sûrement quelque chose à faire pour corriger la situation.

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Des aires de jeux au coeur de l’action

Pour y attirer les jeunes, on pourrait aller voir du côté de Frankfort, où on a installé un grand skatepark sous le pont Friedensbrücke, avec des zones graffitis et un terrain multi sports. Un sentier de promenade passe tout près, permettant de ne pas y créer d’enclave…

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Dans un tout autre contexte, à Paris, dans un espace exigu de la station Jaurès, sous le métro aérien, on a réussi à installer des terrains de basket. Avec des clôtures pour sécuriser les jeux (par rapport aux rues qui entourent les lieux). Ce n’est peut-être pas l’exemple le plus esthétique, mais quand même… On a fait l’effort d’augmenter l’offre de terrains de sports dans ce secteur très dense de la ville.

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Des restaurants sous le trafic

Montréal étant une île, plusieurs ponts permettent d’y entrer et d’en sortir. Aucun des dessous de ceux-ci n’a fait l’objet d’aménagement particulier. Pourquoi ne pas penser à l’installation d’un restaurant, comme c’est le cas à Londres sous le fameux London Bridge? On offrirait une expérience étonnante aux Montréalais.

Londres sous les ponts et viaducs

À quelques heures de distance de Montréal, New York a choisi d’installer un restaurant sous un viaduc ferroviaire menant vers la Gare Centrale. Pour avoir essayé ces deux restaurants, je peux vous affirmer que l’originalité des lieux, combinée à une bonne cuisine, m’ont laissé de très bons souvenirs… Bien mené, un tel projet ne peut que déboucher sur un succès.

New York sous les ponts et les viaducs

L’édifice qui soutient le pont Jacques-Cartier, sur l’île Sainte-Hélène, est inoccupé. Pourtant, on prévoyait y installer une salle d’exposition et une salle de bal à l’origine. Pourquoi pas un resto! Ces idées auraient beaucoup de potentiel si quelqu’un s’amusait à les développer…

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Des boutiques trendy plutôt que des bouchons

Un important projet de revitalisation de l’autoroute Bonaventure, à Montréal, est en cours. Le CN, qui possède le viaduc ferroviaire qui le longe, réaménagera-t-il les espaces sous son viaduc? Un grand parc longera le nouveau boulevard, à gauche de la photo, dès l’an prochain. Veut-on vraiment d’un long mur aveugle dans ce secteur?

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Berlin a plutôt choisi d’ouvrir des commerces sous un viaduc similaire…

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À Paris aussi, avec le Viaduc des Arts, on a su utiliser ces grands espaces. Des vitrines animent aujourd’hui les trottoirs qui longent le viaduc, plutôt que d’être restés des murs aveugles. Tout le quartier en profite!

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Des fresques animées par les vas et viens

L’utilisation des dessous de ponts et autres viaducs peut aussi être ludique, comme c’est le cas à Québec, avec les Fresques des piliers sous l’autoroute Dufferin. Ce projet, qui date déjà de nombreuses années, est une merveilleuse illustration de ce qu’on peut faire pour revitaliser un espace qui autrement serait une plaie dans la ville.

Québec sous les ponts et les viaduc 0

Lisbonne a un projet similaire, mais beaucoup moins réussi. Il améliore l’environnement sous le viaduc où il est situé, sans réussir à créer l’émerveillement suscité par les fresques de Québec.

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On a à Montréal un petit projet plus intéressant que celui de Lisbonne, à mon avis, soit celui sous le Viaduc Van Horne. Bien que les murales étaient présentes sur les lieux depuis plusieurs années, elles sont maintenant intégrées à un parc, inauguré il y a deux mois à peine. Je n’ai pas de photo récente, mais vous pouvez sans problème vous imaginer l’effet avec cette photo. Ce sera un plus pour le quartier, à n’en pas douter!

Montréal Sous le viaduc Van Horne 1

Dans le même esprit, Munich a éclairé un passage sous une voie de transport avec une galerie de murales d’artistes de la rue. Un projet gagnant! Au nombre de passage sous les voies ferrées de Montréal, il y a de bonnes raisons de s’en inspirer…

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Des parcs et des plans d’eau pour améliorer la vue

À Marbella, en Espagne, on a installé un plan d’eau sous un pont. L’étonnant parc nous fait oublier que nous y sommes sous une route! Et le parc est très agréable à fréquenter.

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En périphérie de Marbella, on a aménagé un espace vert sous l’autoroute qui la relie à d’autres villes de la côte. Là encore, l’effet est des plus réussi.

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On est loin des dessous de notre autoroute métropolitaine…

Montréal sous les ponts et les viaducs 5

Un autre aménagement possible, vu à Madrid cette fois : la galerie de sculptures. C’est de toute beauté! On y a transformé un endroit normalement inhospitalier en lieu de passage agréable. Cette oeuvre de béton, suspendue, est inédite. Entourée d’autres oeuvres, elle nous incite à nous arrêter pour l’admirer.

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Et pour diminuer l’impact sonore du pont, la ville de Madrid a même ajouté une cascade sous celui-ci! L’ensemble est exceptionnel.

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Parlant d’eau, Istanbul a une utilisation étonnante d’un de ses ponts… En plus d’avoir installé sous le tablier du Pont Galata une galerie marchande remplie de cafés et terrasses, le trottoir du pont est envahi de pêcheurs! Je n’avais pas parlé de cet exemple dans mon texte Un pont habitable? mais j’aurais pu… Il n’y a pas de logement, mais le genre de centre d’achat qui l’anime est actif presque en tout temps!

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Des mises en lumière sans lampadaire

Enfin, il y a des actions simples qui peuvent modifier radicalement l’expérience du passant qui doit s’aventurer sous un pont ou un viaduc le soir ou la nuit, comme d’ajouter de l’éclairage. Mais tant qu’à faire, pourquoi ne pas y aller avec quelque chose de différent et dynamique, comme à Nice?

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Un projet similaire s’en vient à Montréal, plus précisément dans Hochelaga, qui compte ajouter un éclairage architectural des murs de soutènement et des colonnades du viaduc de la rue Ontario, dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal… Une occasion de plus pour notre ville de se démarquer dans la gestion de ses dessous de ponts et de viaducs…

Comme vous l’avez constaté à la lecture de ce texte, plusieurs villes du monde éliminent ces no man’s land qui déstructurent leurs quartiers pour en faire des lieux de passage agréables, invitants. D’ailleurs, la ville de Toronto lançait l’an dernier un grand projet pour ré-imaginer les dessous de son autoroute Gardiner, sur presque 2 km, en y investissant 25 millions de dollars! La première phase devrait être inaugurée l’an prochain, nous rappelant tout le potentiel de ces espaces sinon perdus…

Alors, Montréal s’inscrira-t-elle dans ce mouvement pour faire sa marque, en misant sur ses espaces déjà aménagés et sur ceux qu’elle entend ajouter ces prochaines années? Il y a une foule d’occasions pour améliorer la qualité de vie de nos quartiers, avec les chantiers actuellement en cours. Il suffit d’ouvrir les yeux sur les potentiels d’aménagements qu’offrent nos dessous de ponts, viaducs et autres structures du genre… Avouez, on ne manque pas de tels espaces semi-abandonnés à Montréal. Autant d’occasions de faire preuve de notre créativité, en y ajoutant de nouveaux aménagements, et d’ensuite faire rayonner notre ville!

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Publié par : cbernier | 3 novembre 2016

Les plus belles murales de 2016

Depuis un an, ce sont plus de 100 nouvelles murales qui se sont ajoutées dans nos rues et ruelles! Aussi incroyable que puisse paraître ce chiffre, c’est bien le cas. En fait, il y en a forcément plus, puisque cette centaine, ce sont seulement celles que j’ai pu répertorier! En plus de celles produites lors de nos grands festivals que sont Mural et Under Pressure et par nos grands promoteurs que sont MU, A’shop et Artgang, la Ville de Montréal s’est engagée très activement dans ce secteur en 2016, avec un programme de financement de 500 000$.

Je vous présente ici mes photos des murales les plus marquantes de l’année, en tenant compte de toutes celles produites depuis mon dernier Top 25, paru en septembre 2015. Le choix a été extrêmement difficile. On dirait que d’année en année, elles sont de plus en plus belles!

Voici donc mon Top 10 des plus belles grandes murales, mon Top 10 des plus belles petites murales et quelques ensembles exceptionnels :

Top 10 des plus belles grandes murales de 2016

Ville-Marie

L’œuvre Chat de ruelle, produite par Dodo Ose et Ankhone (de A’shop) à l’Ouest du centre-ville, est magnifique et complexe. On peut facilement s’inventer des histoires en la regardant attentivement…

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Cet hexagone caché dans la ruelle derrière le nouveau pavillon du Musée des beaux-arts, produit par Melissa Del Pinto (MU), est un hommage à Norval Morrisseau, surnommé le Picasso du Nord.

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Le festival Under Pressure nous a laissé cette année une splendide œuvre collective de HSIX, Lorem Ipsum (de Garbage Beauty), Bryan Beyung, Monk.e et Sermob Uno. Au cœur du Quartier Latin, elle ne laisse pas les piétons indifférents.

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Aussi créée lors du festival Under Pressure, dans la petite rue de Boisbriand, le collectif 123Klan interpelle toute une génération avec sa murale-hommage au dessin animé Ulysse 31.

0-quartier-latin-under-pressure-collectif-123klan-2016

Le Plateau

Les gardiens, de Stare et Ware, sont à la fois mystérieux et envoutants. La transparence de cette œuvre, qui étonne, lui donne une luminosité particulière, que ma photo ne rend qu’en partie…

0-plateau-les-gardiens-stare-et-ware-2015

Le festival MURAL nous a réservé cette année bien des surprises et parmi celles-ci, ce sont ces deux œuvres qui m’ont le plus marqué, celles de BIK ISMO et de Klone Yourself. Leurs apparentes simplicités font qu’elles se démarquent. Alors, ex aequo dans mon Top 10 des plus belles murales (pour que ça ne devienne pas un Top 11), les voici :

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Mercier-Hochelaga-Maisonneuve

Débutons par Mercier, un quartier à l’Est de Montréal qui compte plusieurs belles murales. Ici, une autre œuvre de Dodo Ose (A’shop), Le bâtisseur d’avenir. Inspirée du passé industriel du quartier, cette œuvre, située tout près d’installations du Port de Montréal, est plus longue que ce que vous voyez sur ma photo.

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Dans Hochelaga, Ankhone (aussi de A’shop), nous offre cette année cette grande murale colorée, hommage au quartier et au fleuve tout près. Faisant face à un petit parc, elle améliore le voisinage avec éclat.

hochelaga-ankhone-2016-photo-par-ashop

Notre-Dame-de-Grâce

Résultat du Graffiti jam qui s’est déroulé lors du festival Hip Hop You Don’t Stop, cet assemblage de talents (Fléo, Fonki, Miss Teri, Rouks, Five8, Shadow, Ankhone, Monk.e, Strike, Flying Eric, Fiuser, Astro et Zek) est des plus spectaculaires! J’aurais pu classer cette murale dans les ensembles exceptionnels, mais j’ai choisi de respecter l’esprit de l’œuvre, qui cherche à nous faire oublier qu’elle est une combinaison de talents, en les associant dans une seule très grande murale.

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Saint-Laurent

Engloutie, de Rafael Sottolichio (MU), est spectaculaire. Ma photo la montre lors d’une journée nuageuse, mais imaginez-la en plein soleil : elle resplendit!

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C’est peut-être la dernière que je vous présente dans ce Top 10 des plus belles grandes murales, mais sachez que j’ai choisi de vous les présenter par arrondissement plutôt qu’en ordre de préférence. Ainsi, vous êtes libres de les mettre dans l’ordre que vous voulez 😉

Poursuivons maintenant avec les petites murales.

Top 10 des plus belles petites murales de 2016

Villeray

Les dragons de Akuma et Korb (Crazy Apes) surprennent les passants à un endroit où ils ne s’y attendent pas. C’est la beauté du mouvement des murales à Montréal : nous en offrir partout et chercher à améliorer la vie des quartiers plutôt que concentrer toutes les murales dans un seul quartier touristique, comme le font certaines autres villes. On en a un magnifique exemple ici.

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Cachée au cœur d’une ruelle, la Place du Corsaire, de Cyndie Belhumeur, stimule l’imaginaire. Il faut savoir que Montréal compte maintenant un nombre étonnant de petites murales dans ses ruelles, connues pratiquement que de leurs voisins. Elles contribuent souvent à la mise en place des ruelles vertes par les éco-quartiers et favorisent la réappropriation de celles-ci par les riverains. Osez parcourir les ruelles de votre quartier, qui sait ce que vous y découvrirez!

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Dans une autre ruelle, elle aussi bien cachée, se trouve cette amusante murale. Bien que je sois sûr qu’elle est l’œuvre d’un illustrateur connu, je n’ai pas réussi à l’identifier… Mais avouez qu’elle est adorable :

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Voisine d’une murale plus ancienne, cette œuvre de Leyto est unique en son genre à Montréal. Pour la joie qu’elle dégage, je tenais à l’ajouter aux plus belles de l’année.

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Ville-Marie

La fontaine de Bartholdi est inspirée de la sculpture-fontaine du même nom qu’on peut voir à Lyon, en France. Il en résulte une œuvre forte et marquante, qu’on doit à Dodo Ose (A’shop). Elle est située tout près du Chat de ruelle dont je parlais au début de ce texte.

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Dans le Quartier Chinois, cette murale de Stare, inspirée de la calligraphie, apporte un clin d’œil au folklore associé au quartier, mais aussi à son renouveau, grâce au récent réaménagement de la rue De la Gauchetière.

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Petite-Patrie

Le temps que chevauche l’enfant, de Mateo, est une œuvre des plus poétiques. Comme un rêve illustré sur un mur de briques, ses contours sont flous et nous transportent ailleurs…

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Dans un tout autre style, cette œuvre de Mr Crocks égaye une ruelle verte du quartier. Visible de la rue, elle nous invite à entrer dans la ruelle, même si ce n’est pas « la nôtre ».

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Hochelaga

Avec son Fantastic fox, Dodo Ose (A’shop) a droit à une 4e mention de dans ce palmarès! Artiste prolifique et de grand talent, il nous montre ici une autre facette de son imaginaire prolifique.

1-hochelaga-ashop-fantastic-fox-dodo-ose-2016

Plateau

Enfin, ce magnifique chat de bibliothèque clôt en beauté mon Top 10 des plus belles petites murales de 2016. Probablement peint à l’initiative de la librairie à laquelle appartient ce mur, il annonce peut-être la multiplication des murales financées par des commerces… S’ils se mettent eux aussi à contribuer significativement à la production de murales, Montréal se hissera sans nul doute en tête du Top 10 des villes du monde à visiter pour ses murales!

1-plateau-a-v-2015

Avant de passer aux ensembles exceptionnels de murales, précisons que j’ai fait la sélection des murales de ce palmarès en utilisant les 4 mêmes critères que l’an passé, soit :

  1. La complexité de l’oeuvre
  2. L’émotion qu’elle suscite
  3. L’originalité
  4. L’ancrage dans son milieu

Les ensembles exceptionnels

L’an dernier, je vous ai présenté 8 lieux significatifs qui regroupent plusieurs murales et méritent d’être connus. Parce que celui des Habitations Jeanne-Mance s’est enrichi de deux spectaculaires œuvres, je vous en reparle ci-dessous, puis je vous fais connaître deux nouveaux lieux significatifs, portant à 10 mon Top des ensembles exceptionnels de murales.

Les Habitations Jeanne-Mance

Depuis plusieurs années, Phillip Adams (MU) habille les grands murs aveugles des Habitations Jeanne-Mance. Chaque fois, il nous offre un tableau spectaculaire. Commençons par Terre d’accueil, inauguré à la fin de l’automne 2015 :

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Cessez-le-feu, qui a suivi au début de 2016, est tout aussi remarquable. Elle complète une série de murales sur les 4 éléments (eau, terre, air et feu), qui elle-même suivait une série sur les 4 saisons.

32a-mu-cessez-le-feu-phillip-adams-2016

La Plaza

Avec l’événement Les murs de la Plaza, Artgang a véritablement transformé la vénérable Plaza Saint-Hubert en lui donnant un nouvel élan, qui s’ajoute à l’arrivée, depuis une bonne dizaine d’années, de nouveaux commerces intéressants. Comment? En transformant littéralement ses ruelles de services en galerie d’art! Pour bien marquer le coup, on a même peint le mur devant la station du métro (Beaubien) d’où on voit, en regardant vers l’Est, cette grande murale de Sen2 Figueroa.

30d-artgang-sen2-figueroa-2016

La ruelle où est située cette murale est l’épicentre de la nouvelle galerie à ciel ouvert. On peut y voir, entre autres, ces oeuvres (dans l’ordre : de Bacon, Stare, Opire203 et du duo Tiburon et Monk.e) :

30d-bacon-toronto

30d-stare-2016

30d-opire203

30d-tiburon-et-monk-e-2016

Dans le quadrilatère formé des ruelles de chaque côté de la Plaza Saint-Hubert, entre la rue Saint-Zotique et la rue Bellechasse, vous pouvez voir quelques autres œuvres, dont celle-là, de Michel Bisson, qui nous montre que dès l’année 2000 (son année de création) on a usé de murales pour animer les arrières-boutiques de la Plaza!

30a-michel-bisson-2000

Autre exemple de murales commanditées par un commerce, celles du Café Candide, qui couvrent l’intérieur comme l’extérieur, méritent une mention. Situées dans le même quadrilatère, elles s’ajoutent à l’ensemble exceptionnel de la Plaza. Ici, celle de l’extérieur, par Dodo Ose (5e mention dans ce palmarès!) et Ankhone (A’shop) :

30b-ashop-ose-et-ankhone-2015

Pointe-Claire

En 2011, la ville de Pointe-Claire, dans l’Ouest de l’île, s’est donné en cadeau la Murale du tricentenaire. Cette très longue murale était déjà exceptionnelle, mais elle était la seule de la ville…

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Avec l’ajout, l’an dernier, d’une autre murale pour célébrer le 25e anniversaire du Pointe Claire Canoe Club, la ville de Pointe-Claire mérite de se classer dans mon palmarès. En effet, cette gigantesque murale, la plus grande jamais réalisée jusqu’alors par A’shop, est de toute beauté.

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Les deux œuvres ne sont pas l’une à côté de l’autre, mais la ville n’est pas si grande et compte déjà une nouvelle création, par MU cette fois-ci, à la Gare Valois. Il semble que la ville y ait pris goût et qu’elle ajoutera une murale chaque année à sa collection, renforçant sa position dans la liste des ensembles exceptionnels. Si vous décidez d’aller les voir, profitez-en pour découvrir le Vieux Pointe-Claire avec l’itinéraire proposé par MesQuartiers, il contient les deux murales incontournables que je viens de vous montrer en photo.

Voilà qui termine mon palmarès des plus belles murales de l’année. Pour découvrir toutes celles qui sont dans mes palmarès d’avant 2016, je vous invite à aller lire ces trois textes :

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Publié par : cbernier | 21 octobre 2016

Les plus belles toilettes

À Montréal, comme lors de mes voyages, je suis toujours content de voir que certains bars et restos portent une attention particulière à leurs toilettes. Déjà qu’on aime moins y aller lorsqu’on n’est pas à la maison, si en plus elles sont laides et sales… J’ai donc pensé vous partager mes découvertes de toilettes qui donnent le goût d’y retourner.

J’ai déjà abordé brièvement cette question sur mon blogue lorsque je vous ai parlé des aéroports extraordinaires. Dans ce cas, c’était la signalisation des toilettes que je soulignais avec ces deux exemples de New Delhi et d’Hawaï :

DSCN2268

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En voici deux autres, aussi vus lors de mes voyages, à Cordoue et Grenade. J’aimerais que plus de commerces de Montréal s’en inspirent, c’est un premier contact qui donne le goût, non ? 😉

cordoue-toilette

grenade-toilette

Une fois arrivé dans la toilette elle-même, on découvre parfois des urinoirs étonnants, comme on en trouve au Candy Bar de Montréal. Une raison de plus d’aller découvrir leurs étonnants cocktails…

candy-bar-toilette

Au Cinko, un resto de mon « Top » des restos à 5$, ce sont de véritables œuvres d’art qui attendent les hommes… C’est pratiquement gênant d’y verser notre trop plein…

montreal-cinko-toilette

Au Huis Clos, dans ma liste des endroits qui font les meilleurs cocktails à Montréal, c’est plus sobre. Mais le resto-bar trouve une belle façon de se démarquer :

huis-clos-villeray

Tandis que La Petite Marche, qui fait de très bons déjeuners, trouve le moyen de surprendre avec sa toilette double pour femmes! Pas sûr que ce soit agréable d’y aller à deux. Être une femme, je refuserais de partager l’espace… De telles toilettes avaient fait scandale lors des jeux olympiques de Sotchi, alors qu’on en avait ici même, à Montréal!

toilettes-des-femmes-la-petite-marche

Tant qu’à faire, pourquoi ne pas avoir une toilette à porte vitrée, comme cette toilette publique d’Amsterdam ?

amsterdam-toilette-vitree

Lire sur les murs…

Une de nos nombreuses bonnes brasseries à Montréal, l’EtOH, a choisi une autre façon de nous faire aimer ses toilettes. On peut y lire un roman, ou une BD, au choix :

etoh-bar-toilettes

À l’hôtel Renaissance, au centre-ville, on y est allé avec des murs personnalisés pour chacune des toilettes de la réception. Certaines plus épurées :

hotel-renaissance-toilettes

Une autre plus éclatée, qui met en vedette le talent des artistes de la rue de Montréal, une superbe idée :

hotel-renaissance-toilette

À Outremont, le Café Souvenir nous permet de nous perdre en nous regardant nous multiplier à l’infini… L’effet est étrange et si vous y allez pour le brunch, comme je vous le recommande, faites attention de ne pas passer de l’autre côté du miroir 😉

cafe-souvenirs-outremont-toilettes

Il faut savoir lire l’architecture espagnole pour comprendre la référence qui a inspiré les décorations des toilettes de la Casa Tapas. Ce très bon resto à tapas offre une panoplie de clins d’œil à Gaudi, un architecte marquant d’Espagne, dont les édifices fascinent les visiteurs de Barcelone depuis plus de 100 ans.

casa-tapas-toilette

Passant du passé à l’avenir, l’Escondite, très bon resto mexicain du centre-ville, témoigne avec humour de son amour pour un film très attendu…

escondite-toilette

Plus sobrement, le Joverse permet d’imaginer, dans ses toilettes, l’histoire de l’édifice qui le porte. Entre détails des architectures du passé et ajouts décoratifs multiples, on s’y trouve enveloppé par une ambiance intéressante. Tout aussi intéressante que les cocktails qui sont proposés au bar.

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Côté ambiance, la toilette du Mozza, dans le Village, est dure à battre. Aussitôt la porte fermée, la musique part et la boule disco se met à scintiller de toutes les couleurs. Je n’ai pas pris de photos lorsque j’y suis allé, mais c’est un peu comme celle-ci, vue à Frankfort, sans les écrits des clients sur les murs et en version « pour une personne seulement » :

frankfort-toilette

Des extras

En voyage, j’ai aussi vu des toilettes qui offraient à leurs clients de véritables extras. Celle-ci, à Miami, m’a surpris avec ses écrans de publicité sur les robinets, mais surtout avec son rince bouche et son fil dentaire en libre-service :

miami-bar-branche-toilette

Mais je n’ai jamais retrouvé ailleurs que dans ce bar de Prague une offre aussi diversifiée : mouchoirs, cure oreilles, lotion pour les mains, fixatif et rince bouche… Le kit complet pour se remettre à son avantage avant de retourner s’amuser! Vraiment bien!

pragues-bar-toilette

Ici comme ailleurs, ces exemples montrent qu’il y a plusieurs façons pour les commerces de prendre soins de leurs clients. Je ne sais pas pour vous, mais je suis sensible à ces efforts. Bravo à ceux qui les font!

C’est d’ailleurs pour les féliciter que le prix BestRestroom existe… Dans toute l’Amérique du Nord, ils dénichent les plus belles toilettes et décernent des prix. Cette année, l’Hôtel W de Montréal est en nomination (et le vote se poursuit jusqu’au 24 octobre !). Les toilettes finalistes sont plus huppées que celles dont je vous ai parlé, mais je penses que ce concours aurait avantage à ouvrir une catégorie pour les initiatives à plus petit budget, pour faire rayonner son concept auprès d’un plus large public…

Et vous, si vous aviez à décerner des prix pour les plus belles toilettes de bars et restaurants à Montréal, quels seraient les commerces que vous ajouteriez comme finalistes ?

Pour découvrir encore plus de toilettes uniques du monde entier, visitez le blogue spécialisé sur la question : Toilography 😉

Ce texte vous a fait sourire? Partagez-le…

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Publié par : cbernier | 14 octobre 2016

Les couleurs de l’automne à Montréal

Selon la carte de l’avancement de la coloration des feuillages de Tourisme Québec, Montréal est au beau milieu du processus. C’est donc le bon moment pour profiter de la ville, plutôt que de se rendre (trop tard) en région pour profiter du phénomène…

Il y a, sur l’île, plusieurs endroits qui méritent d’être découvert à ce moment-ci de l’année. La Montagne vient à l’esprit de tout le monde, et c’est mérité. Tout comme le Jardin botanique. Mais plutôt que vous rappeler ces lieux communs, j’aimerais vous partager un de mes coups de cœur de l’automne à Montréal : le Parc des Rapides, à LaSalle.

Presque inconnu des Montréalais qui n’habitent pas cet arrondissement, et parfois méconnu par d’autres, qui croient qu’il se limite aux berges le long du boulevard LaSalle, il n’est apprécié à sa juste valeur que par ceux qui ont découvert sa presqu’île, où se concentre toute sa beauté. Un étroit sentier y mène les curieux…

1 Parc des rapides Montréal LaSalle

Sur celui-ci, on évolue dans une ambiance paisible, entre des eaux calmes. Plusieurs oiseaux peuvent être observés en chemin, ajoutant des surprises tout au long du parcours. Le Parc des Rapides est un des hauts lieux de l’observation des oiseaux à Montréal…

2 Parc des rapides Montréal LaSalle

2a Parc des rapides Montréal LaSalle

En arrivant sur la presqu’île, le bruit des rapides nous annonce, avant de les voir, qu’on se dirige vers une toute autre ambiance. Les rapides qui s’offrent à nous, une fois rendus du côté du fleuve, sont spectaculaires et saisissants. Ils ont en plus une valeur historique, puisque c’est à cause d’eux si Montréal est la ville qu’on connait aujourd’hui. En effet, incapables de les passer avec leurs bateaux, les européens désirant aller vers le coeur du continent devaient mettre le pied à terre en amont pour pouvoir poursuivre leur projet…

3 Parc des rapides Montréal LaSalle

Aujourd’hui, des pêcheurs, surfeurs, kayakistes et autres adeptes des sports nautiques s’y massent souvent, ajoutant au spectacle. Impossible de ne pas être impressionné par leur présence.

4 Parc des rapides Montréal LaSalle

On a même parfois droit à des prouesses inattendues…

5 Parc des rapides Montréal LaSalle

La combinaison de tous ces facteurs et la beauté générale du site méritent vraiment le déplacement. Surtout que la diversité de la végétation du parc offre toutes les nuances de verts, de jaunes, d’oranges, de rouges et de bruns l’automne venu. Avec l’intense bleu du fleuve et le plus doux du ciel, on s’y trouve en pleine carte postale. L’originalité du mobilier urbain, aux formes organiques (qui lui ont valu une place dans mon texte Des bancs pour tous les goûts), ajoute une touche de fantaisie à l’ensemble.

Convaincus? Il ne vous reste qu’à vous rendre sur place! En transport en commun, vous mettrez environ 45 minutes pour y arriver à partir de la station de métro Berri-UQAM. Vérifiez le meilleur chemin pour vous sur le site de la STM! Dans la section Itinéraires du site, indiquez votre adresse de départ et utilisez le 7710, boulevard LaSalle comme destination (le local des Chevaliers de Colomb est voisin du stationnement du Parc des Rapides). Une fois dans l’autobus, demandez au chauffeur de vous l’indiquer lorsque vous serez rendu à l’arrêt le plus près du Parc. L’entrée vers la presqu’île est à la hauteur du stationnement.

Vous ne serez pas déçus! Le contraste avec le centre-ville, que vous pouvez apercevoir à certains endroits, est saisissant, vous verrez…

6 Parc des rapides Montréal LaSalle

Profitez du déplacement pour aller découvrir l’immense nouvelle œuvre d’art public, Au grand dam, un legs des célébrations du centenaire de fondation de l’ancienne municipalité de LaSalle. L’oeuvre a été inaugurée il y a quelques semaines à peine! Elle est à 500 mètres vers l’est (vers le centre-ville), au coin du boulevard LaSalle et de l’Avenue Lacharité. Ses impressionnants blocs de marbre blanc et de béton, répartis sur près de 50 mètres, devraient être un bon complément à votre visite…

Enfin, pour en savoir encore plus sur le parc, allez lire Mon regard sur le Parc des Rapides.

Pour d’autres inspirations de promenades d’automne sur l’île, découvrez le Top 15 des plus beaux parc riverains de MesQuartiers. Le Parc des Rapides y est, avec 14 autres propositions.

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