Plus je m’intéresse aux oiseaux, plus j’en observe de nouvelles espèces! En effet, mon œil s’affine et mon oreille s’aiguise, me permettant de remarquer des choses auxquelles je n’aurais jamais prêté attention avant. Un mouvement furtif, un chant strident…

J’ai déjà écrit deux textes sur les plus beaux oiseaux de Montréal, mais les oiseaux de proie méritent un texte bien à eux. Impressionnants, ils sont aussi plus discrets, alors il faut être vraiment attentifs pour les dénicher. Ils ont toutefois des cris distinctifs, s’installent haut perché et se dévoilent à ceux qui ont la patience de les chercher. Plus que tout autre volatile, les oiseaux de proie offrent un véritable défi aux ornithologues amateurs!

Et même en ville on peut en voir! Des 27 espèces présentes au Québec, la moitié d’entre elles sont observables sur l’île de Montréal. Je vous présente les 10 que j’ai déjà eu la chance d’observer jusqu’ici.

J’aimerais avoir vu plus de hiboux et de chouettes, mais pour l’instant, j’ai eu la chance de voir une seule apparition de chouette, dans l’arboretum du Jardin botanique…

… et j’ai réussi à trouver un petit duc maculé, bien caché au parc Angrignon, grâce à des ornithologues amateurs qui l’observaient. À l’oeil nu, on le distinguait à peine de son arbre… Heureusement que j’ai un bon zoom!

Le plus petit faucon d’Amérique, la crécerelle, s’est montrée à moi sur un arbre mort du terrain de la prison de Bordeaux, sur le bord de la rivière des Prairies. Mais j’ai aussi eu la chance d’en voir une à la Cité du Havre, tout près d’Habitat 67.

Le faucon pèlerin, présent autour de l’Université de Montréal, ne se laisse pas approcher facilement… Mais j’ai eu la chance d’en croiser un couple près du Sanctuaire de la Réparation du Sacré-Cœur, étonnant lieu de culte de l’Est de l’île.

Un faucon émérillon, 3e des 4 espèces de faucons du Québec, est tout aussi discret que ses semblables. Mais je crois en avoir vu un au Jardin botanique, près de la rue Sherbrooke.

Il est parfois très difficile d’identifier un oiseau. Ainsi, l’épervier de Cooper se joue un peu de nous avec un plumage et une couleur des yeux qui change entre le jeune et l’adulte! Voyez par vous-même : le jeune…

… l’adulte! Tous deux vus au Jardin botanique.

La petite buse est un autre oiseau semblable, mais différent. Celle-ci a été croisée lors d’une visite dans le quartier Mercier, dans un secteur résidentiel. C’est son cri qui a trahi sa présence discrète…

Grands et impressionnants

Nos oiseaux de proie ne sont pas tous de petits bruns, il y a aussi de majestueux oiseaux, qui volent en cercle en plein centre-ville, comme les urubus à tête rouge! Il suffit souvent de lever les yeux pour les voir voler gracieusement autour des gratte-ciels de Montréal! Il faut un bon zoom pour les photographier toutefois. Celui-ci a plutôt été immortalisé au Parc Pointe-aux-Prairies, cette photo étant meilleure que celles que j’ai pris au centre-ville.

C’est aussi dans l’Est de l’île, au Parc du Fort-de-Pointe-aux-Trembles, que j’ai eu la chance de voir un balbuzard pêcheur. Un oiseau des plus impressionnants!

Mais le roi des oiseaux de proie reste le pygargue à tête blanche, le fameux aigle américain, que l’on voit aussi de ce côté-ci de la frontière. Presque insaisissable sur pellicule, il n’en laisse pas moins une grande émotion à ceux qui l’ont vu voler! Celui-ci a été photographié au Parc Jean-Drapeau.

Le zoo Écomuseum, dans l’Ouest de l’île, permet d’en voir de plus près. Cette institution, qui recueille des animaux blessés, malades ou orphelins, leur donne une seconde chance, tout en nous offrant l’opportunité de les visiter! Une mission noble, qui nous permet d’assouvir notre curiosité concernant ces oiseaux fabuleux, qui y profitent d’une immense volière. Avouez que la photo est meilleure…

C’est d’ailleurs à ce zoo que j’ai vu mon premier harfang des neiges! D’autres en ont vu ailleurs sur l’île, mais je n’ai pas eu ce bonheur encore.

Enfin, comme tous mes textes sur les oiseaux de Montréal, voici mon petit clin d’oeil aux œuvres que l’on peut admirer à Montréal et qui mettent en scène ces vedettes ailées… Parce qu’il y a ceux de la nature, mais aussi ceux que la culture ajoute à notre quotidien, comme cette magnifique murale de l’École Louis-Joseph-Papineau, intitulée Éclosion et peinte par Fluke.

Toutes les saisons sont bonnes pour observer les oiseaux, puisqu’elles permettent d’en découvrir différents. L’été pour les plus colorés, l’hiver pour les moins frileux, mais aussi le printemps et l’automne, particulièrement propices pour voir les grands voyageurs de passage.

Des jumelles ou un appareil photo ayant un bon zoom vous permettront de les voir de plus près. Ils peuvent se trouver dans l’arbre devant chez-vous, les parcs de votre quartier ou sur les rivages de Montréal…

Les oiseaux vous intéressent? Voici d’autres textes sur le sujet :

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