Publié par : cbernier | 26 août 2012

Élections : Quel avenir pour Montréal?

Le vote par anticipation a débuté, il vous reste jusqu’au 4 septembre pour exercer votre pouvoir de désigner notre prochain gouvernement. Et cette fois-ci, avec les 5 jours supplémentaires offerts par le Directeur général des élections pour voter, ça n’aura jamais été si facile de trouver un bon moment pour y aller.

Peu de gens prennent le temps de lire les plateformes politiques des partis pour éclairer leur choix, mais puisque trois des cinq principaux partis offrent un chapitre sur Montréal dans la leur, j’ai pensé vous partager leur point de vue ici, question d’alimenter votre réflexion.

Veuillez noter que l’ordre d’apparition des extraits de programme est aléatoire.

Pages 13-14 du programme du Parti Libéral

Pour Montréal, métropole nord-américaine d’avenir

La métropole est le moteur économique du Québec et jamais un gouvernement n’aura autant investi en santé, avec notamment les projets du CHUM et du CUSM, en culture, avec entre autres la Maison de l’OSM et le Quartier des spectacles, en éducation, en transport en commun, en infrastructures et en développement économique afin de l’appuyer pour offrir de meilleurs services aux citoyens et contribuer à son rayonnement international.

La région de Montréal bénéficiera grandement de la réalisation du programme électoral du Parti libéral du Québec, qu’il s’agisse des mesures pour développer le secteur manufacturier, pour faire rayonner notre culture et notre créativité, pour bâtir une industrie touristique de calibre international ou pour compléter la réfection de nos infrastructures routières et de santé.

Notre programme prévoit également des mesures spécifiques pour la région de Montréal, notamment pour souligner le 375e anniversaire de la fondation de Montréal qui coïncident avec le 50e anniversaire de l’Exposition universelle et du 150e de la Confédération canadienne.

Ainsi, 125 millions de dollars sont prévus au dernier budget pour appuyer des investissements de réfection et de rénovation au Biodôme, au Jardin botanique et à l’Insectarium, ainsi qu’au Parc Jean-Drapeau, à l’Oratoire Saint-Joseph et au Musée des beaux-arts de Montréal. Nous investirons 55 millions supplémentaires notamment pour accompagner la ville dans l’organisation des festivités de cet évènement qui sera un incontournable en 2017 ainsi que pour mettre en valeur des sites historiques.

Pour Montréal, ville verte

Pour rehausser la qualité de vie des résidents de Montréal et améliorer l’expérience touristique des visiteurs, nous poursuivrons également nos investissements massifs en transport en commun. Le nombre de kilomètres de voies locales réservées aux véhicules de transport en commun (autobus, taxis et voitures de covoiturage) sur l’île de Montréal passera de 180 km à 480 km. De plus, nous investirons 325 millions de dollars supplémentaires pour rénover les stations de métro de la Métropole, symbole de l’Exposition universelle de 1967.

Afin de lutter contre la congestion routière et l’émission de gaz à effet de serre, nous poursuivrons le développement des stationnements incitatifs favorisant l’utilisation du transport en commun, notamment dans la grande région de Montréal. La disponibilité d’un stationnement incitatif est à la base de la décision d’opter pour le transport en commun chez les personnes vivant en banlieue.

D’autre part, nous poursuivrons l’électrification du système de transport de passagers en soutenant financièrement les propriétaires de taxi qui souhaiteront acquérir un véhicule électrique ou hybride, en remboursant la différence du prix d’achat existant entre un véhicule électrique ou hybride et un véhicule à essence de catégorie comparable. Ces taxis plus verts contribueront à l’image de marque de la ville de Montréal et à la promotion du leadership qu’exerce le Québec en matière de mobilité durable.

Page 19 du programme du Parti Québécois

Montréal, métropole du Québec

Montréal est la métropole de la nation québécoise, son coeur économique, culturel, scientifique et universitaire, en plus de constituer sa principale vitrine sur le monde. De plus, Montréal relève, au profit de tout le Québec, des défis majeurs en matière de développement social, d’accueil et d’intégration des nouveaux arrivants.

L’État québécois se doit d’appuyer Montréal pour que celle-ci soit pleinement en mesure d’assumer ses responsabilités de métropole. L’État doit également défendre la position de Montréal contre les efforts du gouvernement fédéral de concentrer à Toronto ou ailleurs au Canada, la recherche, les industries de pointe et les fonctions centrales – par exemple, dans le cas de transferts de vols intercontinentaux.

Un gouvernement souverainiste :

  • a) Consolidera le rôle de Montréal comme métropole du Québec ainsi que sa vocation internationale;
  • b) Soutiendra activement le rôle de centre financier international de la métropole;
  • c) Confiera à Montréal un pouvoir habilitant plus large et mieux ciblé lui permettant d’assurer des sources de financement stables, récurrentes et indexées et mettra en oeuvre son plan intégré des transports collectifs;
  • d) Priorisera le développement des transports en commun, améliorera l’offre de service et fera le choix de modes alternatifs de transport cohérents et plus performants;
  • e) Fera la promotion de mesures en vue d’assurer des déplacements urbains plus fluides. Ce qui exigera entre autres le développement de nouvelles voies réservées pour les autobus et le covoiturage et d’autres mesures préférentielles en vue d’améliorer la fiabilité et la ponctualité du service aux usagers;
  • f) Désenclavera l’Est de Montréal et la Pointe-de-l’Île notamment en complétant le train de l’Est, la ligne bleue du métro vers Anjou et utilisera l’axe ferroviaire est-ouest pour un transport alternatif;
  • g) Réalisera enfin le projet de la rue Notre-Dame en respectant les attentes de la population locale;
  • h) Conclura avec Montréal une entente de développement liée à ses besoins et caractéristiques spécifiques, particulièrement en matière de revitalisation urbaine intégrée;
  • i) Relancera la construction de logements pour les familles, en vue de les garder ou de les inciter à revenir vivre sur l’île de Montréal;
  • j) Fera de la réalisation d’un lien ferroviaire entre l’aéroport international de Montréal et le centre-ville une priorité.

Ajout: Le 27 août, le Parti Québécois ajoutait à son programme des engagements pour la métropole, comme vous pouvez le lire dans ce communiqué.

Pages 77-78 du programme de la Coalition Avenir Québec

Relance de Montréal

Le Québec est fort de sa métropole et de ses régions. Favoriser le développement de Montréal, c’est contribuer à soutenir celui des régions et inversement. Un gouvernement de la Coalition Avenir Québec entend mettre fin à l’opposition stérile entre Montréal et le reste du Québec. C’est en conjuguant leurs efforts que les Québécois de toutes les régions assureront leur prospérité.

En fait, Montréal n’est pas en compétition avec les autres régions, mais bien avec les autres métropoles. Le défi auquel Montréal est confrontée est de taille. Elle doit être un pôle d’attraction capable de rivaliser avec ses concurrents immédiats comme Toronto, New York et Boston, mais aussi – et de plus en plus – avec des villes situées partout sur la planète. Pour s’imposer, Montréal doit donc se démarquer par sa qualité de vie et ses avantages concurrentiels de localisation pour les entreprises.

Le premier atout d’une ville est la qualité de sa main-d’oeuvre. Ce sont les foyers d’expertise qui attirent les entreprises et non l’inverse. Montréal compte sur son territoire quatre universités de haut calibre. L’implantation dans la région montréalaise d’entreprises dans les secteurs du divertissement électronique, de l’aéronautique, des finances et de la biopharmaceutique a permis de constituer des masses critiques de travailleurs hautement qualifiés. Le dynamisme culturel de Montréal a par ailleurs puissamment contribué à conférer à la métropole du Québec une image de marque sur la scène internationale et à y attirer de nombreux touristes.

Le développement de Montréal est donc, à bien des égards, une réussite. Mais les problèmes actuels de la ville sont également préoccupants et compromettent sa capacité à être une véritable locomotive économique pour le Québec. L’exode des jeunes familles vers la banlieue en atténue la vitalité. Le taux de chômage demeure trop élevé, traduisant notamment les difficultés d’intégration des immigrants au marché du travail. L’activité industrielle sur son territoire, déjà en net recul, continue à s’étioler. L’industrie biopharmaceutique, longtemps un fleuron du développement à Montréal, éprouve sa part de difficultés. Les infrastructures de la Ville requièrent des investissements importants. Les problèmes de congestion routière s’aggravent et ont entraîné une délocalisation d’activités économiques (loisirs, consommation, etc.) hors de l’île de Montréal. Finalement, les universités montréalaises peinent de plus en plus, en raison d’un sous-financement chronique, à soutenir la concurrence sur la scène internationale.

La stratégie d’un gouvernement de la Coalition Avenir Québec pour assurer le développement de Montréal s’articulera autour de trois axes principaux. Le premier consistera à renforcer la position de Montréal comme ville de savoir et de culture. Le rehaussement du financement des universités, et notamment celui des grandes universités de recherche du Québec, visera cet objectif. La Coalition s’engagera également à offrir un soutien significatif et stable aux grands événements culturels à caractère touristique et à lancer une grande offensive visant à faire de Montréal la capitale de l’art de vivre en Amérique du Nord.

Le deuxième axe de la stratégie économique montréalaise d’un gouvernement de la Coalition Avenir Québec visera à renforcer ses assises économiques. L’approche retenue comprendra deux volets précis. Le premier, celui de la consolidation, visera à soutenir les activités existantes, notamment dans les secteurs de pointe. Un gouvernement de la Coalition Avenir Québec mettra sur pied, dès son élection, un groupe de travail pour étudier les difficultés du secteur biopharmaceutique afin d’examiner des pistes de solution destinées à assurer l’augmentation de son niveau d’activités dans la région montréalaise. Le deuxième volet, celui de l’expansion, visera à attirer à Montréal de nouvelles entreprises à l’aide d’une stratégie de démarchage vigoureuse menée par Investissement Québec en collaboration avec tous les intervenants.

Finalement, un gouvernement de la Coalition Avenir Québec soulagera le fardeau financier de la Ville de Montréal par le biais d’une politique d’entretien des infrastructures responsable et examinera avec la Ville la possibilité de conclure un pacte fiscal particulier qui lui fournirait les ressources appropriées pour remplir pleinement son rôle de métropole du Québec.

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