En vacances, je me suis toujours émerveillé des jardins de sculptures croisés au hasard de mes voyages. Souvent, j’ai pensé écrire un article pour montrer les plus beaux exemples que j’ai vus ailleurs. Dans ce texte, j’aurais parlé de Madrid, Paris et Beijing, en finissant par ce qui se fait à Montréal…

Mais en faisant ma pré-recherche j’ai pris conscience que même si on en parle peu, Montréal compte plusieurs jardins de sculptures et de nombreuses rues agrémentées de pièces majeures… Qui sait que Montréal compte une vingtaine de sites proposant un regroupement significatif de sculptures? Pas moi, en tout cas. Pas avant de préparer ce fameux article inspiré de mes voyages.

Ainsi, si je ne compte que les ensembles extérieurs qui présentent au moins 7 sculptures assez proches l’une de l’autre pour créer un circuit, ce sont plus de 20 ensembles qui embellissent notre île de plus de 350 sculptures! Rien de moins.

Laissez-moi vous les présenter.

Les grands jardins de sculptures de l’Ouest

La plus impressionnante collection en plein air de Montréal est sans contredit celle de Lachine, répartie entre son musée, le parc René-Lévesque et le bord du fleuve. Ce sont près de 50 œuvres qui nous y attendent, dans un environnement splendide! Les piétons apprécieront particulièrement les sculptures qui entourent le Musée de Lachine, puis la promenade sur la presqu’île du magnifique parc René-Lévesque, tout près…

Écluses (1988) de Octavian Olariu
Site / Interlude (1994) de David Moore

Pour découvrir la collection qui longe le fleuve, entre le Musée et la frontière de Dorval, la visite se fait plus facilement en vélo, puisque la douzaine d’œuvres sont plus éloignées les unes des autres. Elles comptent notamment l’œuvre qui illustre ce texte et celle ci-dessous. Avis aux intéressés: le blogue Mes Quartiers propose un itinéraire d’une journée qui passe par presque toute cette collection!

Regard sur le fleuve (1992) de Lisette Lemieux

Le Jardin de sculptures de l’Institut Douglas, à Verdun, est l’œuvre d’Edward Cohen, un ancien infirmier de l’endroit, amoureux des arts. Il a convaincu de nombreux artistes de léguer une ou deux œuvres pour offrir un paisible jardin aux malades, ce qui s’est traduit par une vingtaine de dons. Depuis 2011, aucune ne s’est ajoutée… Il semble que l’Institut aurait besoin d’un nouveau démarcheur… Quoi qu’il en soit, le Jardin est toujours très agréable, en plus d’être tout près de la rive.

Deux oeuvres de Maurice Lemieux
Ouverture sur le monde (1984) de Denis Poirier et une autre oeuvre, en retrait

Le parc du Premier-Chemin-de-Fer, entre les stations de métro Lionel-Groulx et Place Saint-Henri dans Le Sud-Ouest, compte de son côté une dizaine de sculptures des Ateliers Jean-Brillant. Faites de métal et de grosses pierres, elles se démarquent des autres collections puisqu’elles proviennent toutes du même artiste, dont l’atelier est adjacent au parc. Un chemin de traverse dans le quartier vraiment charmant.

Un autre artiste est mis en vedette, à Côte-St-Luc cette fois, dans le parc Pierre-Elliott-Trudeau. On peut y admirer 7 ensembles animaliers étonnants. En effet, la faune sert rarement de modèle aux sculptures présentées à Montréal… Ce parc, récemment rénové, s’est de plus mérité d’être dans le Top 15 des parcs inusités du blogue Mes Quartiers, une autre bonne raison de le découvrir!

Confrontation (1989) de Shalom Bloom

Des institutions actives sur la Montagne

Dans un tout autre registre, le chemin de croix du jardin de l’Oratoire Saint-Joseph compte une quinzaine de sculptures qui invitent au recueillement. Ce jardin caché n’est connu que de rares initiés, mais il est d’une grande beauté, directement à flanc de montagne…  Le Monument à Saint-Joseph, au niveau de la rue, est un incontournable, puisqu’il est l’œuvre du grand Alfred Laliberté. Et évidemment, l’intérieur de l’Oratoire nous permet d’admirer de nombreuses autres sculptures, ajoutant à la visite.

Conçues par Louis Parent et taillées par Ercolo Barbieri entre 1952 et 1958
Monument de Saint-Joseph (1923) de Alfred Laliberté

La montagne a aussi été le lieu, en 1964, du premier Symposium international de sculptures en Amérique du Nord! 11 des œuvres qui ont été créées sur place y sont toujours, offrant un témoignage de l’état de la sculpture cette année-là. On se désole que personne n’ait profité du 50e anniversaire de l’événement, en 2014, pour y ajouter quelques pièces. En effet, les œuvres, assez éloignées les unes des autres, auraient vraiment besoin d’être remises en valeur… Peut-être pour leur 60e?

Une autre institution du Mont-Royal propose aux curieux une collection de sculptures. Il s’agit de l’Université de Montréal. 9 pièces majeures agrémentent son campus et peuvent être visitées en même temps que les œuvres à l’intérieur des pavillons, grâce au site web Art pour tous, qui les répertorie. J’avais d’ailleurs parlé de cette initiative dans ce texte de 2011, révisé en 2016.

Le Jardin des Hespérides (1994) de Richard Purdy
Topographie/Topologie (1980) de Pierre Granche

Difficile de ne pas mentionner les cimetières du Mont-Royal dans ce répertoire des ensembles de sculptures… Toutefois, puisque les pièces intéressantes sont disséminées et qu’on peut parfois se demander si ce sont des sculptures uniques ou des modèles de catalogue, je ne suis pas sûr que ce soit un ensemble qui peut trouver sa place dans ce texte…

Les initiatives pour embellir le centre-ville

La volonté d’utiliser l’art pour améliorer la qualité de vie en ville ne date pas d’hier… Ainsi, la Place du Canada et le Square Dorchester ont été dotés de nombreux monuments commémoratifs, pour agrémenter le centre-ville. En comptant le monument de la Cathédrale Marie-Reine-du-Monde, les nombreuses statues sur sa façade ou la sculpture contemporaine de l’autre côté de la Place, l’ensemble se qualifie pour mon texte, en présentant plus de 7 oeuvres.

Le Lion de Belfort (1897) de George William Hill
Monument aux héros de la guerre des Boers (1907) de George William Hill

Le campus de l’Université McGill n’a pas besoin d’apport extérieur pour être dans mes grands ensembles de sculptures de l’île. Avec son très agréable Square James et son grand parterre, ce sont une dizaine de sculptures qu’on peut y admirer, sans quitter les terrains de l’université. De plus, elles sont environnées de plusieurs autres sculptures, de quoi permettre d’agréables promenades…

Les oeuvres du Square James, sur le campus de l’Université McGill
The Falcon (1938) de Robert Tait McKenzie

Justement, l’axe McGill College, que l’administration municipale entend piétonniser, compte de nombreuses sculptures au pied des tours à bureaux qui le bordent. Le décompte est difficile à faire, puisque ce n’est pas une collection unique, mais le résultat des choix de différents propriétaires d’édifices… Toutefois, si on compte les œuvres du parvis de la Place Ville-Marie (en rénovation), tout au bout de l’avenue, il s’y trouve au moins 8 sculptures.

La Foule illuminée (1985) de Raymond Mason
La Leçon (2012) de Cédric Loth

Au centre-ville, la collection phare de sculptures en plein air est évidemment celle du Musée des Beaux-Arts de Montréal. Avec son jardin de sculptures, la rue du Musée et le nouvel aménagement sur la rue Bishop, ce sont plus de 25 sculptures que nous offre la vénérable institution! Un témoignage éloquent de l’ancrage de ce musée dans le cœur de Montréal, qui mériterait d’être mieux vanté! En effet, plusieurs artistes de réputation internationale y sont représentés, dont l’espagnol Jaume Plensa et le montréalais David Altmejd.

L’Oeil (2011) de David Altmejd

Même en ne prenant pas en compte les œuvres du Musée et celle de l’Axe McGill, la rue Sherbrooke, entre Atwater et Aylmer, est elle aussi parée de nombreuses sculptures. Suffisamment pour se retrouver dans cette liste d’ensembles exceptionnels. Tout comme pour l’axe McGill College, ce sont les propriétaires d’édifices, et même de certaines galeries d’art, qui les installent devant leurs portes. Au grand bonheur des passants pressés du centre-ville.

Le Joyau royal et le Mile doré (2017) de Philippe Allard et Justin Duchesneau
La Tendresse, de Paul Lancz

Autre musée, autre projet, le jardin de sculptures du Centre Canadien d’architecture a beau avoir été aménagé il y a de nombreuses années, il n’a pas pu se faire connaitre à sa juste valeur des Montréalais, lui qui est enserré entre le boulevard René-Lévesque et l’autoroute Ville-Marie. De son vrai nom Esplanade Ernest-Cormier, il présente 9 colonnes de l’architecte montréalais Melvin Charney. Un espace inusité, à l’Ouest du centre-ville…

Un autre secteur du centre-ville compte une collection intéressante de sculptures et c’est le Quartier des Spectacles. Les 5 œuvres de l’ensemble Où boivent les loups, sur Jeanne-Mance; les 3 grandes structures de Paquets de lumières, sur le Parterre; et les quelques autres œuvres du secteur servent de base permanente aux expositions installées de façon temporaire sur le site plusieurs fois par année. Ainsi, le quadrilatère change sans cesse, même s’il compte une dizaine de sculptures permanentes.

Où boivent les loups, de Stephen Schofield
Paquets de lumières, de Gilles Mihalcean

Le Plateau, toujours si créatif

Si l’Ouest de l’île compte la plus impressionnante collection en plein air de Montréal, c’est sur le Plateau que se cache la plus importante exposition en plein air de sculptures d’un seul et même artiste : le Jardin du Crépuscule. En effet, Glen LeMesurier compte une cinquantaine d’œuvres sur ce seul petit terrain vague de l’avenue Van Horne…

… et avec son projet Éclosion, il a proposé aux résidents de la rue Waverly (jusqu’à Fairmount), d’avoir une de ses œuvres sur leur terrain, ce qui lui a permis d’étendre son exposition avec plus d’une vingtaine d’autres oeuvres! Ce sont donc près de 80 sculptures de Glen LeMesurier qui peuvent être vues dans ce quadrilatère. Si certaines font penser à de l’art naïf, l’ensemble, qui fait appel à de la récupération de métaux, est vraiment intéressant à admirer.

Sur une autre rue du Plateau, la rue Mentana, ce sont les sculptures de Jacques Huet, un menuisier décédé en 2009, qui offrent un ensemble intéressant pour les promeneurs, entre Gilford et Mont-Royal. Elles étaient à l’origine 13, mais il n’en reste que la moitié. Une de celles disparues a été remplacée par une œuvre métallique rouge, permettant à l’ensemble de compter les 7 sculptures nécessaires pour être cité dans ce texte. Cet ensemble, qui mériterait d’être remis en valeur, illustre le défi de maintenir une telle collection après la mort de son créateur…

Plus au Sud, au Parc Lafontaine, on retrouve un grand ensemble institutionnel, composé de monuments commémoratifs et d’œuvres contemporaines. Les 7 sculptures du parc et celle qui orne la façade de l’ancienne Bibliothèque centrale, en face, permettent de voir cet espace vert d’une nouvelle façon. Sur Sherbrooke avec l’immense Obélisque en hommage à Charles de Gaulle ou au cœur du parc avec la statue de Félix Leclerc, il faut l’explorer pour les trouver. En voici deux autres :

Monument à Dollard des Ormeaux (1920) de Alfred Laliberté
Le Proliférateur – l’arbre qui plantait de arbres (2014) de Melsa Montagne et Nicolas Des Ormeaux

L’art, tout près du fleuve

Le Parc Jean-Drapeau compte une quinzaine de sculptures, dont plusieurs datent de l’Expo 67. Les travaux majeurs ayant cours sur les îles nuisent à leur découverte, certaines ayant été entreposées le temps de tout remettre en ordre, mais celles de l’île Notre-Dame peuvent être admirées sans entraves.

Obélisque oblique (1962) de Henri-Georges Adam
Iris (1967) de Raoul Hunter

Une autre collection borde le fleuve en face des îles et c’est celle du Vieux-Port. Alors qu’une immense sculpture s’ajoutera sous peu au Grand Quai, il ne faudrait pas oublier que des silos à grain à la Tour de l’horloge, ce sont une dizaine de sculptures qui accompagnent les visiteurs. Bien malins sont ceux qui peuvent affirmer toutes les avoir vues! La moins connue est cachée au bout du Quai King-Edward…

La Grande Fonte (1974) de Robert Roussil
Aménagement de Claude Cormier sur le Quai de la Tour de l’horloge

J’aurais bien ajouté le Vieux-Montréal, qui recèle un grand nombre de sculptures, à ce répertoire des ensembles de sculptures de Montréal, mais elles sont trop disséminées dans le quartier pour créer un circuit… Quoi qu’il en soit, en visitant celles du Vieux-Port, vous pourrez aller explorer les vieilles rues de la Ville pour les découvrir.

Les étonnantes collections de l’Est

L’Est n’est pas en reste, avec quelques autres ensembles intéressants. À commencer par celui du Parc Médéric-Martin, présentant les œuvres de Claude Millette, à un coin de rue du métro Frontenac. Cette exposition de 2015, qui devait être temporaire, se poursuit depuis… Une autre sculpture, vraiment permanente, peut être vue tout près: Mélanger le tout, des artistes Cooke-Sasseville, sur Gascon, dans la partie Sud du Parc. Cette œuvre fait partie du Top 10 des sculptures les plus étonnantes proposé par le blogue Mes Quartiers.

Rares sont ceux qui vont au Jardin botanique pour admirer ses œuvres d’art, mais il en compte tout de même une dizaine, très intéressantes. J’y ajoute la nouvelle œuvre installée pour le 375e de Montréal, juste en face de l’entrée du Jardin, de l’autre côté de Pie-IX, qui mérite aussi le détour… Le bureau d’art public identifie leur localisation dans ce parcours très utile, puisque malheureusement, la carte du Jardin n’offre pas encore cette information aux visiteurs.

Le banc des amoureux (1976) de Léa Vivot
Un jardin à soi (2010) de Michel Goulet

Les Léonardois connaissent le cœur institutionnel de leur arrondissement, Saint-Léonard, mais le reste des Montréalais ne savent généralement pas qu’il est orné d’une dizaine de sculptures. De l’école Wilfrid-Bastien au parc attenant, et du Centre Leonardo da Vinci à la Mairie de l’autre côté du boulevard Lacordaire, on peut admirer de nombreuses œuvres, en plus de fontaines intéressantes. En utilisant notre cœur d’enfant, on peut même compter comme une oeuvre la fameuse fusée rouge et blanche, un étonnant module de jeux pour enfants de près de 3 étages de haut 😉

Justice et Paix (1986) de Armand Vaillancourt
Monument du Guerrier Samnite, copie réalisée par Domus Dei (Rome)

Dernier ensemble présenté dans ce répertoire, mais non le moindre, le Jardin d’œuvres d’art offert aux Montréalais par le Cirque du Soleil pour célébrer le 375e anniversaire de la Ville. Cet ensemble, situé dans Saint-Michel, propose une quinzaine de sculptures aux visiteurs du siège social du Cirque et à ceux du Parc Frédéric-Back, situé juste à côté. Cette collection, teintée par les arts du cirque, propose un regard plus ludique sur la sculpture. Avec son verger et ses plantations de légumes, c’est un cadeau des plus agréables à découvrir…

Clownschuh gross (2000) de Rolf Knie
La contorsionniste (2004) de Philippe Allard

Faire plus pour rayonner à l’international

Vous venez d’explorer les 23 ensembles extérieurs de sculptures, comprenant plus de 7 œuvres, que j’ai pu recenser sur l’île. C’est tout à fait exceptionnel comme collection, car ça ne compte pas toutes les autres sculptures disséminées partout en ville! Et dire que j’étais impressionné par un ou deux jardins croisé lors de mes voyages…

Pour que les Montréalais et les visiteurs en profitent davantage, il faudrait mieux identifier ces ensembles, qui méritent, chacun à leur façon, le déplacement. Le site internet Art Public Montréal permet déjà de trouver les œuvres d’art sur la carte de la ville, ce qui est un bon début. Mais plusieurs ensembles institutionnels, comme celui de l’Institut Douglas dans l’Ouest, ou citoyens, comme celui du Jardin du Crépuscule sur le Plateau, n’y sont pas recensés… Une meilleure identification des œuvres d’art publiques dans les guides touristiques pourrait aussi être une voie à explorer…

D’autre part, nous pourrions mieux tirer profit des expositions temporaires, en planifiant le maintient d’au moins une des oeuvres exposées… Par exemple, ce serait intéressant de faire renaitre l’Arbre aux oiseaux au Jardin botanique, qui avait été présenté aux Mosaïcultures de 2013. Le bassin qui l’accueillait et la passerelle qui permettait de l’admirer sont toujours sur place! Un peu comme l’a fait le Musée des Beaux-Arts avec Le Soleil (2003) de Chihuly, acquis en partie grâce à des dons du public.

Donner un second souffle à des ensembles qui n’ont pas changé depuis des années serait aussi une bonne idée, comme sur la Montagne, avec la collection du Symposium de 1964… Surtout que ce site est très fréquenté par les touristes.

Pour rendre les petits ensembles plus attrayants, on pourrait identifier leur œuvre phare, que ce soit parce qu’elle provient d’un artiste international reconnu ou d’un sculpteur québécois important. Je pense entre autres à l’ensemble de Saint-Léonard, qui compte une des rares œuvres d’Armand Vallancourt exposée en public au Québec.

On pourrait aussi ajouter d’autres sculptures aux petits ensembles qui en comptent trop peu, comme sur le Campus Loyola de l’Université Concordia, qui propose 3 œuvres majeures, dont une qui date de l’Expo 67…

Transcendence (1967) de Walter Fuhrer

… ou la Place du Canadien, qui n’honore pour l’instant que 4 joueurs : Howie Morenz, Maurice Richard, Jean Béliveau et Guy Lafleur… À quand un 5e?

Le site du CUSUM, dont les œuvres sont tout de même spectaculaires, ne compte que 5 sculptures extérieures. Il ne s’est donc pas classé pour mon texte à cause de mon choix de ne prendre que les ensembles de plus de 7 sculptures. Un petit effort supplémentaire pour ajouter quelques sculptures ferait de cette collection l’une des plus attrayantes de l’île. Elle mérite déjà d’être visitée, surtout qu’elle est facilement accessible à partir de la station de métro Vendôme.

Havre (2014) de Linda Covit

Au centre-ville, on pourrait aller plus loin et penser à relier les ensembles de sculptures qui sont voisins. Ou à tout le moins, créer un circuit les reliant, quitte à ajouter des œuvres en chemin pour assurer une continuité de découvertes aux amateurs. La rue Sherbrooke s’y prête très bien, reliant déjà les collections de l’Ouest et de l’Est du centre-ville de Montréal… Il suffirait de lui trouver une façon de se connecter aux ensembles du Square Dorchester et du Quartier des Spectacles pour unifier l’offre du centre-ville!

Une fois les ensembles mieux répertoriés, renforcés et les œuvres vulgarisées, comment pourrions-nous placer Montréal sur la « map » internationale de la sculpture?

Pourquoi ne pas penser à un nouveau symposium international? Ou un maillage avec un des événements artistiques existants qui rayonne déjà, comme Art Souterrain ou le festival MURAL? Je laisse cette réflexion ouverte, en espérant qu’un des lecteurs de ce texte la reprenne…

D’ici là, plutôt que de rêver d’aller découvrir les jardins de sculptures du monde entier, profitez de ce répertoire pour partir à la découverte de ceux de notre propre île! Vous verrez: jouer au touriste dans notre ville, ça fait aussi voyager!

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