Publié par : cbernier | 13 novembre 2014

Bixi pour la vie

Alors que la saison de Bixi tire à sa fin (le 15 novembre), j’ai le goût de vous raconter mon histoire concernant ces vélos en libre-service…

Les Bixis sont dans nos vies depuis maintenant 6 saisons. Dans la mienne depuis les tous débuts, à un moment où j’étais conseiller municipal et que je suivais les démarches de mise en place de ce service par André Lavallée, alors responsable des transports à la Ville. Lors du lancement, je suis devenu le 1er élu à acheter mon abonnement annuel, quelques minutes avant que le public puisse s’abonner. Et depuis, je suis en amour avec ces vélos!

Bixis

La 1ère année, j’avais gardé mon propre vélo, mais le printemps suivant, lorsque j’ai réalisé que la mise au point printanière de ma bécane me coûterait autant que le renouvellement de mon abonnement à Bixi, j’ai fait le grand saut. Fini le vélo personnel qu’il faut rapporter à la maison, entretenir et protéger du vol (j’étais victime d’un vol aux 2 ans!), dorénavant, le Bixi serait mon seul vélo. En fait « mes » seuls vélos, puisqu’il y en a 5000 à Montréal! C’est à ce moment que j’ai compris à quel point l’abonnement était rentable. Rentable pour moi et pour l’ensemble de la société aussi, puisqu’il coûte moins cher à soutenir que le transport en commun, selon cet article de La Presse.

Dans un contexte où le métro est déjà saturé sur la ligne orange, l’alternative offerte par le Bixi donne un peu d’oxygène aux autres utilisateurs du transport en commun. Un service complémentaire, donc, et tellement facile d’utilisation qu’il est parfois plus simple d’enfourcher un Bixi que de descendre dans les sous-sols du métro. Pour certains trajets aussi, comme entre le centre-ville et le Vieux-Montréal, qui nécessite l’emprunt de 2 lignes de métro pour passer de l’un à l’autre, ou de 5 minutes de vélo… L’alternative devient irrésistible par beau temps.

Ainsi donc, le service de Bixi est si facile qu’il nous incite à faire de l’exercice! Dans un monde où la santé de la population n’est pas à son meilleur, Bixi permet donc, en plus d’être rentable pour un individu et pour la collectivité, de l’être dans la prévention! Santé Canada recommande 20 minutes d’exercice par jour pour permettre une meilleure santé. Il m’arrive régulièrement de prendre un vélo simplement pour ça. Puisqu’il y en a pratiquement partout au cœur de l’île, je n’ai pas la défaite de dire que j’ai laissé mon vélo à la maison. En 6 saisons, ce sont donc plus de 600 déplacements que j’ai effectué en Bixi. Tous les abonnés le savent, grâce aux statistiques personnalisées que nous offre le site web. Nombre de déplacements, de kilomètres parcourus, de litres d’essence épargnés…

Bon pour la ville

L’idée d’offrir des vélos en libre-service est loin d’être nouvelle. Amsterdam implantait le premier service du genre en 1965! Il aura toutefois fallu attendre 20 ans pour que le mouvement prenne de l’expansion en Europe, pour littéralement exploser dans le monde ces dernières années. Le Bixi y a été pour beaucoup en Amérique du Nord, puisqu’une dizaine de ville ont implanté son service sur leur territoire (en plus de la ville de Londres). Le vélo libre-service, le « bike sharing », est devenu un élément essentiel de l’image de marque d’une ville. Un standing à atteindre. Un service à offrir à ses habitants comme à ses visiteurs (j’avais beaucoup apprécié le VélÔToulouse lors de mon voyage dans cette ville française, en 2008! C’est vraiment pratique pour un touriste…). Mais surtout, un outil dans les actions que mènent les villes en faveur de la santé, de la qualité de vie, de l’environnement, de la lutte aux changements climatiques… Pour l’image, certes, mais aussi pour changer le monde, un geste à la fois.

Et puisque pour changer le monde, il faut commencer par soi, Montréal y est allé d’un Bixi et d’une piste cyclable sur la rue Maisonneuve, au centre-ville, deux gestes forts qui ont révolutionnés la place du vélo dans la métropole. Une révolution que je vis, encore après 6 saisons, comme un cadeau. Enfourcher un Bixi en plein centre-ville, sur cette grande piste cyclable qu’est la piste Claire-Morissette, me procure toujours une grande joie. Et un grand sentiment d’appartenance à ma ville.

Dans un monde qui change, avec les défis qui nous attendent en environnement et pour la santé de la population, le Bixi est un atout pour Montréal. Un atout à préserver et à enrichir. En lui offrant de nouveaux territoire d’implantation pour la prochaine saison, en poursuivant le développement du réseau de pistes cyclables sur l’île et en innovant, encore et encore…

Série de textes sur le transport:

5borrowTour

Ma participation à la délégation promotionnelle de Bixi lors du Five Boro Bike Tour de New York, en mai 2009

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