Publié par : cbernier | 27 février 2012

Une Nuit qui se poursuit

Vous auriez aimé profiter d’Art Souterrain lors de la Nuit blanche, mais n’avez pas pu? Pour la première fois cette année, l’événement dure plus qu’une nuit. En effet, la plupart des œuvres sont restées sur place et peuvent toujours être admirées. Jusqu’au 11 mars, Art Souterrain vous invite aussi à différentes activités en liens avec l’art. Pourquoi s’en passer?

J’en ai profité, évidemment, et j’ai bien aimé cette édition. J’ai constaté, une fois de plus, que les gens sortent peu des lieux connus et n’osent pas découvrir les souterrains, passages et autres halls qui ponctuent la visite. Et pourtant! Ne faites pas comme eux, allez profiter de l’ensemble du circuit qui vous est offert. C’est un long 7 km, qui a toutefois perdu une partie de son exposition, mais le contexte inhabituel dans lequel les œuvres vous sont présentées rend l’expérience tellement intéressante!

Mes coups de cœur, cette année, sont les ballons noirs intitulés « Sous Pression III », du collectif Padejo (au Palais des congrès) et la piscine « 1000 m. », d’Émilie Fortier (sous le Centre CDP Capital). Vous pouvez aller les voir sur place, jusqu’au 11 mars, ou les découvrir à travers leur fiche sur le site web d’Art Souterrain.

Évidemment, sur place, c’est plus intéressant, surtout pour certaines œuvres, interactives. Il y en avait plusieurs cette année, ce qui est sûrement un des points forts de l’exposition 2012. Entre autres « Notes de passage », de Stéphanie Leduc (corridor entre la Place Ville-Marie et la Gare Centrale), où on peut produire des notes en les touchant. Une vidéo nous invite même à chorégraphier une musique avec d’autres passants !

Un bémol toutefois du côté de l’organisation, sans géolocalisation très précise, il peut être difficile de retrouver une œuvre avec ces simples indications… Seule la carte générale aide un peu…

Ma Nuit de réflexions…

Maintenant, un petit retour sur la Nuit blanche, telle que je l’ai vécu. Cette année, j’ai débuté par une activité ludique offerte par le restaurent Accords. J’ai fait une image en « lightpainting » avant de passer aux choses sérieuses : une exposition-partenaire du documentaire Sous la ville (sur les rivières souterraines), en préparation en ce moment et dont je vous avais parlé ici avec le texte Dans les entrailles de Montréal.

Plusieurs activités de la Nuit blanche cherchaient à susciter notre réflexion sur des enjeux d’actualité, ou même portaient un regard philosophique sur la vie. Comme l’exposition Règne Artificiel, de Rosalie Dumont-Gagné, encore à l’affiche à l’Espace Cercle Carré jusqu’au 15 mars.

C’est un des avantages de la Nuit blanche, nous permettre d’entrer sans gêne dans des lieux inconnus, d’oser… Ou de retourner vers ces lieux plus connus, mais qu’on côtoie peu, comme le Belgo (un édifice réunissant des dizaines de galeries d’art sous un même toit au centre-ville). La Nuit blanche est aussi l’occasion de revivre une expérience presque mystique, chaque année, soit entrer au Gésù. Toujours sous un éclairage dramatique, le lieu regorge de prestations surprenantes, toujours très particulières. L’année prochaine, je me promets de consulter leur programmation avant d’y aller, le Gésù propose tellement d’activités!

Malheureusement, sans horaire centralisé, c’est très difficile de planifier sa soirée pour ne pas arriver en plein entracte. Car la Nuit blanche en offre une foule de prestations, partout. Mal indiquées, sans horaire accessible, disséminées aux quatre coins de la ville. J’ai eu la chance de voir la fin d’un miniconcert de harpe électrique offert par M’Michèle, entre autres, mais avoir su, je ne l’aurais pas raté! Si j’avais une proposition à faire aux organisateurs, ce serait celle-là : offrir un calendrier détaillé de toutes les activités de la Nuit blanche, de la programmation prévue par tous les lieux partenaires de l’événement.

L’année prochaine, ce sera la 10e édition de la Nuit blanche et la 5e d’Art Souterrain, réservez donc tout de suite votre samedi 23 février 2013, ça risque d’être une Nuit exceptionnelle!

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Responses

  1. Je constate qu’on était au Gésù au même moment; j’y étais aussi lors de cette danse moderne-ethnique qui était en effet fort « surprenante et particulière ». J’y suis arrivé par hasard et j’ai été surpris par l’ambiance qui y régnait.

    D’ailleurs, je crois me reconnaître sur la photo, debout près de la colonne. 🙂

    Je suis d’accord quant à la nécessité d’un calendrier détaillé. Il était vraiment difficile de comprendre ce qui se passait et où. Quoique ça a du bon: le hasard a bien fait les choses et j’ai fait de belles découvertes que je n’aurais probablement pas eu l’occasion de faire si j’avais planifié ma soirée.

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