Texte mis-à-jour en octobre 2019

Au début des années 2000, j’avais été sensibilisé à l’idée que pour éliminer la pauvreté dans le monde, il suffirait que les pays industrialisés investissent 0,7 % de leur revenu national brut dans l’aide au développement. Et si c’était vrai pour les villes aussi?

Basé sur la déclaration de l’ONU sur les Objectifs du millénaire pour le développement, on pensait qu’en investissant dans les huit objectifs choisis par les États membres de l’ONU, on pourrait arriver à éliminer la pauvreté d’ici 2015…

Évidemment, on connait la suite. Et on peut prévoir le constat qu’il faudra faire de la situation mondiale en 2015… Toutefois, si nous arrêtions de nous fier aux autres pour poser les gestes et que nous les posions nous-même, peut-être qu’on y réussirait? C’est en me basant sur cette réflexion que, depuis 2004, j’ai intégré dans mon budget cet objectif de dons de charité, calqué sur les Objectifs du millénaire. Donner au moins 1 % de mon salaire à des causes sociales et environnementales qui me sont chères (j’ai arrondis, ça rend le calcul plus facile).

Selon les données de Statistique Canada les plus récentes que j’ai trouvé, les Québécois donnaient en moyenne 264$ par année (en 2013). Soit à peine la moitié de la moyenne canadienne, qui s’établissait à 531$ par personne…

Il y a place à l’amélioration! Alors, si on donnait tous un peu plus? Et si on canalisait nos dons pour améliorer notre Ville? Ça ne pourrait pas faire autrement que de se faire sentir sur notre qualité de vie à tous!

C’est un peu dans cet esprit que l’organisme L’Itinéraire, de concert avec l’arrondissement Ville-Marie, a mis sur pieds le projet de Parcodon. 72 anciens parcomètres mécaniques ont trouvé une nouvelle vie et ont servis à collecter de l’argent pour les plus pauvres de notre milieu de vie, les itinérants, jusqu’en 2011. Le concept, apparu à Denver, permettait à l’Itinéraire de ramasser plusieurs milliers de dollars par année.

Les aviez-vous remarqués? Ces parcomètres bariolés, peints pour la plupart par des personnalités publiques qui se sont associées à la cause? Il m’arrivait régulièrement d’y glisser ma « petite monnaie »… Mais j’avoue qu’ils manquaient de visibilité et qu’ils se fondaient trop dans le décors. Il fallait être particulièrement attentif pour les voir! Alors, quoi de mieux que de vous en montrer:

Parcodon Montréal 1

Malheureusement, le concept a disparu de nos rues en 2012… Mais il réapparaît ailleurs, en permettant cette fois le don par carte de crédit, comme à Baltimore, où les Parcodons financent aujourd’hui… un sentier piétonnier!

Et vous, cette année, à quels organismes donnerez-vous?