Elle nous choque ou on ne la voit plus, mais la tour de télécommunication (112 m) installée sur le Mont-Royal est bien implantée dans notre paysage, depuis plus de 50 ans. Et probablement pour encore longtemps… Il y a 3 ans, une consultation publique sur le renouvellement du bail qui permet la présence de ce mastodonte sur la montagne a eu lieu. Malheureusement, on ne semble pas en avoir profité pour réfléchir sérieusement à son intégration au paysage. J’avais bien soulevé, comme conseiller municipal à l’époque, l’idée de la transformer en oeuvre d’art gigantesque, mais sans exemple sur lequel me reposer… Pourquoi ne pouvions-nous pas asseoir ensemble ingénieurs et artistes pour proposer une tour qui viendrait égayer le ciel de Montréal plutôt que de laisser ce genre de « fourchette » défigurer la montagne?

Depuis, j’ai découvert qu’une autre opportunité existe : soit celle d’en faire un projet architectural. En effet, pour la seule ville de Barcelone, deux tours de télécommunications intéressantes nous montrent qu’on peut faire du beau avec ce type de structure. Ci-dessous, la Tour de télécommunications de Montjuic (136 m) et la Torre de Collserola (288 m) :
    

Évidemment, des structures plus imposantes existent aussi, mais ne sont pas compatible avec le Mont-Royal. La Tour du CN (553 m) en est un bon exemple. Située au cœur du centre-ville de Toronto, elle n’est pas plantée en plein milieu naturel. La Tour N Seoul (237 m), de son côté, est bien sur un mont, mais une structure aussi voyante a déjà été proposée par le passé à Montréal et elle n’a jamais été populaire auprès de la population.

Alors, sans aller dans cette direction vouée à l’échec, pouvons-nous réfléchir à une tour de télécommunication « artistique » ou « architecturale » pour l’avenir? Affirmer une fois de plus, à travers un tel projet, notre statut de Ville UNESCO de design?

Même le grand défenseur du patrimoine qu’est Dinu Bumbaru propose, à la minute 3:35 de cette vidéo, d’aller dans ce sens et de suivre l’exemple de Barcelone…