Publié par : cbernier | 28 juin 2011

L’architecture comme moteur de développement

Le texte Le Québec a mal à sa culture architecturale, publié dans le Devoir du 27 juin dernier, m’a interpelé. Étant de retour d’un voyage qui m’a permis de découvrir, entre autres, Barcelone et Valence, je peux affirmer sans l’ombre d’un doute qu’une architecture de haut niveau change la face d’une ville! « L’heure de gloire des années 1960, quand on pensait qu’on créait une ville d’avenir, est loin derrière. » disait le texte. Effectivement, bien que le Stade Olympique de Roger Taillibert; les tours du Westmount square de Ludwig Mies van der Rohe; la Biosphère de Richard Buckminster Fuller ou Habitat 67 de Moshe Safdie; fassent honneur à l’architecture de Montréal, ces édifices datent tous de la décennie ’60. Que produit-on depuis qui puisse avoir la même reconnaissance internationale?

Pour nous inspirer, je vous propose un petit tour d’horizon de ce que j’ai vu en Europe, dans des villes bien plus petites que Montréal…

Valence (810 000 habitants)

La Cité des Arts et des Sciences. Trois images valent bien mille mots :

DSCN6182   DSCN6190   DSCN6799

Amsterdam (780 000 habitants)

Le toit du Centre des Sciences Nemo accueille, en été, une « plage urbaine » avec vue sur la ville :

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Gênes (610 000 habitants)

Pour célébrer le 500e anniversaire de la découverte de l’Amérique, le port de Gênes s’est construit le « Grand Bigo », qui comprend, entre autres, une cabine d’observation de la ville (on la voit au centre de la photo), qui monte et descend en tournant sur elle-même :

aDSCN0832

Strasbourg (275 000 habitants)

La gare, édifice patrimonial, a été « modernisée » avec brio. L’ancienne façade devenant l’intérieur d’un cocon de verre :

Strasbourg06   Strasbourg10

Aix-en-Provence (150 000 habitants)

Le Pavillon noir, centre chorégraphique, offre un bel exemple de ce qu’on peut faire, même dans une petite ville :

Aix 02

Et Montréal dans tout ça? (1 700 000 habitants)

La règle du plus bas soumissionnaire conforme, supposée nous protéger de la corruption, nuit plutôt à la construction de bâtiments de prestige, propre à assurer à Montréal un patrimoine « permanent », disent les personnes interrogées pour le texte publié dans le Devoir. Heureusement, le projet du nouveau Planétarium semble vouloir montrer qu’on peut encore faire preuve d’audace et construire un bâtiment phare qui attirera autant les montréalais que les touristes.

Si Montréal veut rester la ville internationale qu’elle est, il faudra accélérer les gestes architecturaux qui construiront notre patrimoine de demain.

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Responses

  1. Bravo, un blog tout à fait bien fait.

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