Publié par : cbernier | 17 janvier 2011

Occuper l’espace

Vous souvenez-vous de Space Invader, ce jeu vidéo de notre enfance ou notre canon, en bas de l’écran, devait détruire des envahisseurs extra-terrestres avant qu’ils ne touchent la Terre? Et bien, lors d’un voyage à Paris il y a quelques années, j’ai vu de ces envahisseurs sur des murs de la ville. Étonné et charmé par cette invasion des plus sympathiques, je me demandais ce que ça signifiait. Après avoir retrouvé à Barcelone le même type d’extra-terrestres, j’ai cherché sur internet et finalement appris que Space Invader, c’était aussi le nom d’un artiste qui s’est exprimé dans des dizaines de villes de la planète. Depuis, lors de mes voyages, je lève un peu les yeux pour chercher les taches de couleurs et je fais toujours des découvertes surprenantes…

   

Malheureusement, il n’y a encore aucun envahisseur sur les murs de Montréal à ce que je sache…

J’en parle aujourd’hui parce que je viens de découvrir un mouvement qui peut s’apparenter à Space Invader. Cette autre forme d’intervention onirique qui apparait dans les villes du monde, c’est Dispachwork. Pour ce mouvement-ci, les gens sont invités par l’initiateur, Jan Vormann, à remplir avec des blocs Légo multicolores des fissures et autres bris de monuments, de murs ou de trottoirs. Le résultat est fascinant, comme vous pouvez le constater en visitant le site du projet (par exemple, pour la ville de Barcelone). Ou en lisant ce texte sur la démarche, dont voici un extrait : « Dans un premier temps, Yan Vormann s’est concentré plus particulièrement sur les villes marquées par la guerre : Berlin, Tel Aviv, Belgrade… Tout en pansant la ville, les modules multicolores attirent l’attention sur la charge historique du bâti qui nous entoure dans une démarche très poétique.  Le module insignifiant de notre enfance devient l’acteur principal d’une réhabilitation à grande échelle en amenant la couleur, la vie et, finalement, le rêve, au coeur des lézardes de l’urbain. » Je tenterai à coup sûr d’en voir des manifestations lors de mon prochain passage dans une des villes où il est présent!

Le mouvement déborde aujourd’hui largement les villes marquées par la guerre, mais tout comme l’œuvre de Space Invader, il ne semble pas avoir atteint Montréal. Pas encore…

Un autre artiste se fait remarquer en Europe, mais n’égaye pas encore nos rues. C’est Clet Abraham, dont parlait aujourd’hui le Journal Métro. J’avais découvert ses oeuvres lors d’un de mes voyages, sans savoir qui il était. Je l’ai su ce matin seulement!

Ces interventions, à la fois discrètes, poétiques et ludiques, enrichissent les villes… Je continue à penser qu’il nous en faudrait, chez nous aussi, de tels artistes!

Ajout de juin 2014: Rare initiative du genre à Montréal, l’invitation du Diamantaire par le Festival Mural au début juin a permis l’apparition d’une centaine de ses diamants, taillés et peints dans des miroirs recyclés, autour de la rue Saint-Laurent (principalement). Lors de votre prochain passage dans ce secteur, soyez attentifs, vous verrez briller ses oeuvres 😉

Ajout de juillet 2012: Fabien Deglise, dans Le Devoir, propose de créer « un répertoire public et participatif, de type blogue ou wiki, des lieux de la ville sur lesquels les artistes pourraient venir poser leur marque, avec l’assentiment des propriétaires des lieux« … Une bonne idée?

Pour en savoir plus sur le sujet :

 

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