Publié par : cbernier | 16 septembre 2014

Une fiction montréalaise: Hiver nucléaire

Il y a pratiquement 1 an, je me demandais: Montréal est-elle une ville de BD? J’en arrivais rapidement à une conclusion : oui! Le 11 septembre dernier, une nouvelle occasion de le démontrer m’était offerte, avec le lancement de Hiver Nucléaire, de Caroline Breault (CAB). L’an dernier, c’était un projet web, avec une page de BD qui s’ajoutait par semaine. Aujourd’hui, c’est un livre, qu’on peut tenir dans nos mains. J’avais suivi l’aventure sur le web, mais j’avoue avoir un faible pour le papier.

Ainsi donc, le 11 septembre dernier, je suis allé au lancement de cette histoire, dont la prémisse est l’explosion d’une hypothétique centrale nucléaire Gentilly-3, construite à Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles. En résulte un hiver qui ne veut plus finir, avec toutes les conséquences que seule l’imagination de l’auteure peut inventer… Tempêtes qui se succèdent et résistance des Montréalais, qui préfèrent rester dans leur ville que de l’abandonner à son triste sort.

Les images que CAB nous en fait sont fascinantes. À quelques semaines de notre annuel hiver, elles le sont encore plus. On s’y reconnaît, au milieu d’une bordée de neige, au cœur du Plateau. L’auteure cherche à créer ce rapprochement, s’amusant à multiplier les références à la vie de quartier qu’on peut réellement y observer. En plus, une foule de détails discrets ponctuent son récit, comme le panneau « déneigement de janvier à janvier » inséré en page 9. Évidemment, la réalité est détournée, pour le besoin de la BD, et l’ensemble est franchement bien réussi, comme l’évolution qu’elle a imaginée des ratons-laveurs du Mont-Royal (dont je vous présentais la vraie existence ici).

J’avoue avoir dévoré cette bande-dessinée. Je suis passé à travers le soir même, profitant de chaque ligne de texte (je riais tout seul à certains moments), prenant le temps de savourer chacune des images (vraiment inspirées de la ville réelle). Je l’ai évidemment terminé trop rapidement à mon goût, me prenant à rêver de la suite… Car il y là matière à une série! Un univers déjà riche en personnages, avec un petit bestiaire à la fin (les fameux ratons-laveurs, mais pas seulement eux…) qui pique notre curiosité, une ville de Montréal imaginaire vraiment intéressante et un humour très sympathique. Évidemment, l’histoire se termine sur une fausse fin, qui laisse sous-entendre que d’autres aventures sont à venir.

Ce serait bien. Car on se trouve, avec cette BD, dans une histoire agréable de jeunes adultes qui font le choix de rester à Montréal malgré un hiver qui n’en finit plus et malgré les effets des radiations de l’explosion nucléaire hypothétique du début du récit. On y découvre des Montréalais fiers, qui ne quitteraient pas leur île pour rien au monde, et des images magnifiques de ce Montréal imaginaire, qui nous poussent à avoir un regard plus doux sur nos rigoureux hivers…

Comme adulte, ça faisait longtemps que je n’avais pas été séduit par une BD, mais j’avoue, cette fois-ci, j’ai été conquis!

Hiver nucléaire

Hiver Nucléaire, de CAB, est publié dans la collection Anticyclone de Front Froid et est disponible dans toutes les bonnes librairies.

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En terminant, j’ai été agréablement surpris du remerciement au programme Outiller la relève artistique montréalaise inclut à la fin de la BD. Agréablement surpris de voir que ce programme avait rendu possible, en partie, la publication de cette magnifique BD, mais aussi agréablement surpris qu’on prenne la peine de le mentionner… Un coup de pouce nécessaire, qui facilite l’éclosion de nouveaux talents, j’en suis convaincu.

Publié par : cbernier | 9 septembre 2014

Mon regard sur le Parc des Rapides

1 Ville, 19 arrondissements, une multitude de quartiers et de parcs…

Dans ce 10e album, je vous invite à découvrir le Parc des Rapides, à LaSalle, un magnifique parc que mon chum m’a fait découvrir il y a 5 ans. Entre la berge, les quenouilles et les îlots qui s’égrènent dans le fleuve, cette zone de conservation naturelle unique multiplie les spectacles sensationnels. La faune, la flore et les éléments se mettent de la partie pour nous en mettre plein la vue… À condition de s’y rendre ;)

Car le parc n’est pas particulièrement bien desservi par le transport en commun. Pour s’y rendre, il faut descendre à la station de métro de L’Église, et prendre l’autobus 58 (vaut mieux demander au chauffeur de nous avertir lorsqu’on est arrivé à destination, la première fois…). La piste cyclable est aussi une bonne option, et il y a même 2 stations Bixi a proximité. Puis il y a la voiture, pour ceux qui ne peuvent pas faire autrement.

Une fois arrivé, vous comprendrez rapidement que le voyage en valait la peine! Lors de la création de mon album-photos, en 2009, j’écrivais « Bienvenue dans l’un des plus beaux parcs de Montréal »! Je le pense toujours. Ces rapides, qui avaient fasciné Jacques Cartier en 1535, sont toujours aussi impressionnants aujourd’hui, comme la nature qui les encadre.

Puis il y a les activités humaines qui ajoutent au charme… Les vagues permanentes attirent une communauté de surfeurs qui se donnent en spectacle même par temps plus froid. On y voit des kayakistes de rivière et même des gens en moto marine, qui profitent eux aussi de la vague pour faire des sauts hors de l’eau! Sans parler adeptes de surf debout (Stand Up Paddle)… Un spectacle en continu, très diversifié et parfois particulièrement intense!

Pour les amateurs de plaisirs plus calmes, l’observation des oiseaux est particulièrement facile dans ce parc. Refuge d’oiseaux migrateurs, on y dénombre plus de 225 espèces d’oiseaux, dont ceux qui nichent à l’île aux Hérons : les bihoreaux gris et les grands hérons. Vous êtes presque sur d’en voir tellement il y en a! Moins faciles à observer, le site héberge aussi des tortues et plusieurs autres espèces animales. La présence de guides animaliers de l’organisme Héritage Laurentien aide à mieux profiter des richesses du parc.

Avec les humains, les oiseaux et les autres animaux qui s’y donnent en spectacle, à la fin septembre-début octobre, c’est au tour des arbres de se faire remarquer, lorsqu’ils prennent des couleurs, comme le jaune intense et le rouge vif… Ils créent alors des paysages fantastiques. Pour voir tout ce que vous ratez en n’y allant pas, cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder à mon album-photos du Parc des Rapides:

Parc des Rapides

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Si vous êtes curieux de voir aussi des photos de l’arrondissement LaSalle, cet autre album-photos, qui contient plusieurs photos des berges, pourrait vous intéresser…

Parcourez Montréal, jouez aux touristes! C’est tellement agréable d’emprunter le regard des autres sur notre ville, d’en découvrir les qualités et, surtout, d’en profiter…

Bonne visite!

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Découvrez aussi mon regard sur :

Publié par : cbernier | 29 août 2014

Ville souterraine

Du 24 au 26 septembre prochain, à Séoul, se déroulera la 14e conférence mondiale de l’Association des Centres de recherches sur l’Utilisation Urbaine du Sous-sol (ACUUS), une organisation internationale basée à Montréal. Même si nous croyons avoir sous nos pieds la plus grande ville intérieure du monde, malgré ses 33km de tunnels et ses 225 000 utilisateurs quotidiens en semaine, Montréal n’aura plus la première place dans ce domaine pour encore longtemps…

Toronto, notre habituelle rivale, nous a maintenant rattrapés sur plusieurs critères, comme celui du nombre de km, et elle poursuit son développement! Elle n’est pas la seule à étendre son réseau, car ce sont maintenant plus de 55 villes, en Amérique du Nord seulement, qui ont une vie souterraine organisée. L’intérêt pour ces structures urbaines est très grand en Asie aussi, comme le démontre l’organisation, par l’ACUUS, de sa conférence internationale à Shenzhen en 2009, à Singapour en 2012 et à Séoul dans quelques jours.

L’idée de vivre en partie en sous-sol n’est pas nouvelle. On pourrait même dire qu’elle date de la préhistoire, mais malgré cette existence de longue date, trop de Montréalais pensent encore aujourd’hui que notre ville souterraine est une lubie des années 60, anachronique et dépassée. Ce qui est loin d’être le cas si on se fie aux développements de ce type de constructions, souvent inspirées par… Montréal! Alors, que voulons-nous: ignorer une caractéristique de notre ville qui la fait rayonner à l’international ou maintenir notre avance dans ce domaine et valoriser cet acquis?

Une ville dans la ville

Pour commencer, il serait bien de reconnaître que notre ville souterraine a des particularités qui en font, encore aujourd’hui, un modèle. Peut-être imparfait aux yeux de plusieurs, mais tout de même attrayant, avec ses places, ses atriums, ses fontaines. Au moment où les plus grands spécialistes de ces questions se réunissent à l’autre bout du monde, je vous propose de rêver un peu à ce que pourrait être notre Montréal souterrain si nous y investissions un peu de notre créativité. Car il y a dans notre RÉSO tout un potentiel qui ne demande qu’à être développé.

Par exemple, comme le faisait le projet ARS Natura il y a quelques années, en utilisant la rotonde à l’intérieur de la station Square-Victoria pour faire connaître, avec des vidéos immersives, les Muséums nature (devenus depuis Espace pour la Vie). Ces vidéos, qui ont fonctionné jusqu’en 2008 environs, étaient clairement en avance sur leur temps! Comme la ville souterraine, l’extraordinaire espace de la rotonde, surtout connu pour ses échos, offre encore aujourd’hui un terreau fertile pour n’importe quel créateur… Il suffirait de l’exploiter.

D’autres projets pourraient facilement être développés en sous-sol, comme des concerts sur l’heure du midi l’hiver, des marchés ambulants l’été, ou, pour se rappeler le bon vieux temps où il y avait une bibliothèque municipale au cœur de la station McGill, ajouter des bibliothèques libre-service (comme celles dont je parlais il n’y a pas si longtemps) dans les stations les plus achalandées du métro. Des idées pour animer « la ville dans la ville », je suis convaincu qu’il y en a autant qu’il y a d’utilisateurs! Vous, quelle est votre idée pour améliorer nos souterrains?

S’y retrouver

Une des propositions que j’ai souvent vu être mise de l’avant est celle de nommer les lieux les plus connus du réseau souterrain. La rotonde, par exemple, pourrait gagner une majuscule et un nom… Le corridor menant de la station Berri-UQAM à la rue Saint-Denis pourrait devenir le Corridor-du-Quartier-Latin. Évidemment, nommer les lieux viendrait avec une certaine exigence de signalisation. Ça simplifierait la vie de bien des gens qui se donnent rendez-vous sous terre si les lieux avaient un nom.

Quand j’étais jeune, on savait que, lorsqu’on avait rendez-vous à « la cenne », c’était le banc rond au centre de la station Berri-UQAM, entre les tourniquets (d’autres l’appellent « la puck »). Personne n’avait besoin de spécifier que c’était dans le métro, même si la cenne en question était à au moins 5 stations de notre lieu de résidence.

En plus de désigner des noms aux endroits emblématiques du métro, on pourrait aussi penser à un mobilier urbain typique, utilisé dans tous les souterrains pour marquer le chemin entre les différentes parties du réseau. Ces bancs, poubelles et poteaux signalétiques pourraient en plus offrir des indications précises sur leur environnement immédiat. Et s’ils partageraient le même design, il suffirait de les suivre pour passer d’un espace à un autre, comme autant de repères.

Il y a déjà eu un projet de doter le Montréal souterrain de bornes interactives d’information pour les visiteurs (il y a environ 12 ans). Un autre projet nettement en avance sur son temps, qui n’a pas été réalisé celui-là, mais qui devient, avec les technologies d’aujourd’hui, un projet sensé…

En effet, pourquoi ne pas penser à une application, disponible sur nos téléphones intelligents, qui permettrait de se retrouver dans nos sous-sols? Une application qui donne accès aux petits bijoux du réseau, comme les Cours Mont-Royal (et son grand escalier utilisé pour des défilés de mode), le hall du 1000 de la Gauchetière (et sa belle vue du haut de son escalier roulant), les espaces souterrains de la Place-des-Arts ou les surprenants corridors sous la Caisse de Dépôts et de Placements?

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On pourrait même greffer à cette application de l’information sur les espaces extérieurs accessibles à quelques pas du souterrain, comme le jardin caché du Complexe Guy-Favreau, le toit vert du Hilton-Bonaventure (et ses arbres de près de 50 ans!), l’esplanade de la Place Ville-Marie et j’en passe…

On pourrait ainsi élaborer de véritables circuits touristiques, dignes de ce nom, à proposer aux milliers de visiteurs qui s’obstinent à passer quelques heures de leur périple à Montréal sous la terre. Ou pour faire redécouvrir aux Montréalais et aux gens des banlieues qui travaillent au centre-ville ces espaces mal aimés…

Puis un jour, à la lumière de cette circulation nouvelle entre la surface et les sous-sols, nous pourrions identifier les chaînons manquants essentiels au bon fonctionnement du réseau, à sa connexion avec la surface, et penser à poursuivre son développement par des tunnels, mais aussi par des accès directement aménagés en surface, pour répondre aux besoins d’activités d’un centre-ville vivant, été comme hiver, par beau ou par mauvais temps.

La plus grande galerie d’art en ville

Peu de gens le savent, mais il se cache en plus dans les souterrains de Montréal, une richesse artistique insoupçonnée. Digne des plus grands musées… Sans même parler de l’immense et très riche collection de la STM, je pense par exemple au mobile Solstice de Molinari, au magasin Simons, à Nature légère de Cormier, au Palais des Congrès, aux nombreuses œuvres du hall de la Tour de la Bourse ou au morceau du Mur de Berlin dans la ruelle des Fortifications (maintenant couverte) du Centre de Commerce Mondial de Montréal, pour ne mentionner que quelques exemples…

aDSCN3252Il faudrait aussi ajouter les nombreuses fontaines, comme celle qui domine le miroir d’eau (photo ci-contre) à quelques pas du mur de Berlin, ou comme celles des centres commerciaux, accessibles par le réseau souterrain. Une fois toutes ces informations ajoutées à une application mettant en vedette le Montréal souterrain, je suis persuadé que nous serions épatés par la qualité de notre sous-sol. Et qu’il serait justifié d’aller chercher le Record Guinness de la plus grande galerie d’art souterraine au monde.

Mettre en valeur cet aspect du Montréal souterrain viendrait de plus renforcer l’initiative d’Art Souterrain, ce fameux festival qui me marque chaque année et qui a été l’élément déclencheur pour la rédaction de mon premier texte sur ce blogue… Cet événement d’hiver qui marie l’art contemporain, l’architecture et la ville souterraine, donne un souffle nouveau à nos corridors. Il les met en valeur, les exploite, les détourne, pour nous en mettre plein la vue, année après année. Une initiative unique et exceptionnelle qu’il faut encourager !

Le festival Art Souterrain, l’application culturelle et le titre de « record Guinness » pourraient, avec d’autres projets, modifier durablement et surtout positivement notre perception de la vie en sous-sol. Je l’ai déjà écrit, l’homme est un habitué des cavernes et c’est d’ailleurs là qu’il a produit ses plus vieilles œuvres d’art connues, comme celles des grottes de Lascaux (l’exposition du Centre des Sciences sur ses chefs-d’œuvre se termine d’ailleurs dans quelques jours !)

Miser sur nos forces

Si le passé est garant de l’avenir, le développement de la ville souterraine se poursuivra, à Montréal comme ailleurs. Le raccordement de l’immense complexe hospitalier du CHUM, actuellement en construction autour de la station de métro Champ-de-Mars, ajoutera d’ici peu un nouveau segment à notre réseau. D’autres suivront inévitablement, alors pourquoi ne pas miser sur cette facette qui démarque Montréal à l’international? Pour laquelle notre ville a une certaine reconnaissance?

Toronto pourra nous dépasser pour ce qui est du nombre de km, elle ne pourra pas rattraper nos cinquante ans d’aménagement, d’enrichissement de notre souterrain par l’art et la qualité de nos espaces publics sous terre. Profitons-en! Il y a tellement à voir que certains organismes, comme Kaleidoscope et Guidatour, proposent des visites du Montréal souterrain. Il est toujours bon de jouer un peu au touriste dans notre propre ville, pour la voir avec ces yeux nouveaux et en redécouvrir les richesses.

Car avouons-le, lorsqu’on visite nous même d’autres villes, on cherche à découvrir des lieux qu’on ne connaît pas, qui n’existent pas chez nous. Je l’ai fait lorsque je suis allé à Hong Kong, en découvrant avec fascination le réseau de passerelles aériennes développé pour nous permettre de passer au-dessus de la route qui traverse son centre-ville. Ce n’était pas beau, mais c’était différent. Et j’ai aimé y circuler, voir comment ils avaient pensé leur ville, me questionner sur la place du piéton face à l’automobile… Ce sont ces expériences que cherchent les touristes, et ils les trouvent aussi dans notre ville souterraine.

Alors, arrêtons de bouder cet atout qui est sous nos pieds et développons-le! Il y a là tout un potentiel à exploiter, pour notre qualité de vie comme pour attirer des touristes. Rêvons un peu et utilisons notre créativité pour montrer au monde que les champions du développement de la ville souterraine ne sont pas à Shenzhen, Singapour ou Séoul, mais bel et bien à Montréal!

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Pour poursuivre votre réflexion, je vous propose les livres suivants :

Et le site internet de l’Observatoire de la ville intérieure

Enfin, pour rêver encore plus, je vous propose de visionner cette vidéo sur un projet de parc en souterrain à New-York qui montre qu’il n’y a pas de limites à l’imagination: le Lowline Underground Park

Publié par : cbernier | 20 août 2014

Des aéroports extraordinaires

Mes voyages m’ont permis de voir plusieurs aéroports, depuis mon premier vol il y a plus de 20 ans. Bien qu’on dise que tous les aéroports du monde se ressemblent, il y en a certains qui se démarquent par de petits détails à l’intérieur, quelques-uns qui osent une architecture audacieuse et de très rares qui s’ouvrent sur l’extérieur… Je vous propose un tour du monde de ces aéroports qui ont su se démarquer suffisamment pour se retrouver dans mes carnets de voyage, agrémenté de mes rêveries pour voir notre aéroport briller parmi les plus beaux de la planète. Prêts pour le décollage?

Première escale : l’intérieur

Ce qui crée le plus l’impression que tous les aéroports sont pareil, c’est leur intérieur. La sécurité, le « Duty free » à l’arrivée dans la zone internationale, les mêmes boutiques de luxe, les mêmes comptoirs-lunchs ou presque. Mais de plus en plus d’aéroports cherchent à se démarquer, ce qu’on fait aussi à Montréal. L’arrivée de la microbrasserie Archibald (de Québec) en est une des démonstrations, tout comme le comptoir de produits de l’érable, même s’il verse trop dans le folklorique. Cette volonté de prolonger l’expérience du voyageur, même à l’intérieur de l’aérogare, est une des belles façons de se démarquer. La gastronomie québécoise offre tout un potentiel de ce côté…

À l’inverse, l’aéroport de Hong Kong m’a surpris par son désir de me faire sentir chez moi, alors que j’étais en Asie. En effet, mon dernier repas dans cette ville s’est fait dans un restaurant de l’aérogare qui avait au menu des plats de partout, dont notre poutine! Il fallait oser! Quelle que soit la stratégie, ce qui compte, c’est de marquer le voyageur avec une offre unique. J’ai été touché de trouver de la poutine à l’autre bout du monde et j’entends bien profiter du Archibald lors de mon prochain départ de Montréal.

Le design intérieur est aussi une tendance forte des rénovations d’aérogare. Les grands divans ont fait leur apparition à plusieurs endroits, tout comme de petits détails qui font sourire. Par exemple, la signalisation des toilettes. Comme une image vaut mille mots, voici la photo des portraits géants (du plancher au plafond!) indiquant l’entrée des toilettes de New Delhi et le pictogramme joliment adapté d’Honolulu :

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Nous avons la chance d’avoir, à Montréal, le siège de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Des panneaux historiques installés à Honolulu m’ont fait penser qu’il y aurait là une autre idée à exploiter… Pour faire rayonner la présence de cette agence de l’ONU à Montréal, pourquoi ne pas produire une exposition sur le thème de l’aviation civile pour notre aérogare? Et souligner la présence des autres agences de l’ONU à Montréal, par la même occasion?

Deuxième escale : le bâtiment

Ils sont très rares les aéroports qui n’ont pas l’air d’une boite à chaussure vu de l’extérieur. Montréal n’échappe pas à la règle, malheureusement. Toutefois, de petits aéroports régionaux montrent qu’il est possible de jouer d’audace quand vient le temps de rénover ou de construire un nouvel édifice.

Pour cacher sa « boite à chaussure », l’aéroport de Split, en Croatie, s’est installé un ingénieux système de parasols qui fait office de marquise. Cet accueil fait sensation chez les voyageurs et fait oublier qu’on se trouve dans un minuscule aéroport. Beaucoup plus exubérant, l’aménagement d’une gare de TGV à même l’aéroport de Lyon a créé un des plus beaux édifices du genre à mon avis. La configuration de l’ensemble, qui évoque un oiseau, est spectaculaire. Si vous avez lu mon texte L’architecture comme moteur de développement, vous savez que je rêve qu’on se dote de plus d’édifices marquants. Notre aéroport pourrait-il y contribuer?

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Troisième escale : l’extérieur

Tous les aéroports du monde sont des lieux fermés, climatisés, des cages de verre. Tous? Hé bien non! Il y en a qui résistent, dans le Sud, et qui nous donnent accès à un café-bistro sur le toit, comme à Malte, ou qui peuvent être beaucoup plus impressionnants, comme la cour intérieure de l’aéroport d’Honolulu. En effet, le grand jardin que l’aéroport international d’Hawaï offre à ses touristes est une pure merveille. Dans une grande cour triangulaire entourée de bâtiments de l’aérogare, en zone internationale donc à quelques pas de notre avion, on nous offre de prendre un dernier bain de soleil, au milieu d’une forêt luxuriante d’un côté, ou d’un jardin zen de l’autre. Fantastique! Tellement qu’on en vient à avoir peur de manquer notre avion.

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Je vous entends penser : « oui, mais nous, il y a l’hiver! » Évidemment, mais loin d’empêcher l’aménagement d’une cour intérieure à l’aéroport de Montréal, ce changement de saison en ferait une attraction différente à chaque passage. J’ai déjà lu un texte très intéressant sur l’aménagement d’une cour pour qu’elle soit à son meilleur chaque saison, profitant des feuilles rouges et jaunes l’automne, de conifères remplis de neige et d’arbres à petits fruits persistants l’hiver… Avouez que ce serait agréable de pouvoir sortir au grand air, lorsqu’on attend notre vol!

Un partenariat pourrait peut-être être établi avec Espace pour la vie (et plus particulièrement le Jardin botanique) pour aménager une telle cour intérieure? D’autres institutions pourraient être intéressées à faire rayonner leur savoir-faire dans ce nouvel espace. Montréal est une ville UNESCO de design, pourrait-on penser à un mobilier spécifiquement conçu pour la cour? L’idée serait de mettre en valeur certains aspects de notre ville, peut-être méconnus, comme je l’écrivais plus tôt au sujet de l’OACI… Ainsi, en plus d’un espace vert au cœur de l’aérogare, on gagnerait une vitrine exceptionnelle sur les atouts de Montréal.

Arrivé à destination : en route vers la ville

Toutes ces idées ne nuiraient sûrement pas à aller chercher de nouvelle part de marché pour notre aéroport, à lutter contre la concurrence des voisins et pourquoi pas, à convaincre des compagnies à offrir de nouveaux vols directs au départ de Montréal…

Pour avoir un aéroport extraordinaire, il faudrait aussi penser au trajet qui nous permet de nous y rendre, ou d’en partir. Il y a peu d’endroits sur la planète où ce trajet se fait dans un décor agréable, mais ce n’est pas une raison pour ne pas faire mieux! Plus d’arbres et de verdure en chemin feraient déjà une grande différence. Si on y ajoutait quelques murales, comme il s’en fait tant en ville depuis un an, on pourrait transformer l’expérience de nos visiteurs. « Concevoir une entrée de ville de prestige » à cet endroit est d’ailleurs un projet du Plan d’urbanisme de la Ville. Il y a aussi eu 12 visions d’aménagement qui ont été développées en 2011, dans une démarche mise en place par la Chaire UNESCO en paysage et environnement de l’Université de Montréal. Il est évident qu’on trouverait là une mine d’idées pour que notre aéroport se démarque suffisamment pour mériter, à son tour, de se retrouver dans les lieux impressionnants décrits dans les carnets de voyage des touristes de passage à Montréal…

Publié par : cbernier | 13 août 2014

En libre service

Cet été, Montréal vibre aux projets en libre-service. Bibliothèques citoyennes, pianos publics et autres initiatives se multiplient sur le territoire de l’île, permettant de penser qu’un véritable mouvement est en train de prendre forme. Pour l’instant dans le domaine culturel surtout, mais pourrait-on penser que de tels projets pourraient être développés dans d’autres secteurs? Certains visionnaires sont déjà à pied d’œuvre pour diversifier le monde du libre-service à Montréal…

BiblioAngusCe mouvement a commencé à m’intriguer il y a deux ans, quand j’ai publié le texte Les biblio-cabines, sur des cabines téléphoniques transformées en bibliothèques de quartier à Londres et à New-York. L’an dernier, une initiative citoyenne d’assez grande envergure voyait le jour dans Rosemont, démontrant que l’idée ne germait pas seulement ailleurs. Partager ses lectures avec les voisins a pris encore de l’ampleur cette année, avec une douzaine de nouvelles bibliothèques libre-service dans Rosemont seulement.

BiblioRosemont

Des projets similaires naissent un peu partout sur l’île, comme à LaSalle, où une autre mobilisation citoyenne a mis en place de telles bibliothèques libre-service : le projet Micro-biblio.

Hochelaga-Maisonneuve a aussi ses bibliothèques extérieures, sur rue ou dans une ruelle verte. Quartier habitué au troc et à la réutilisation, plusieurs personnes y placent aussi de petits objets utilitaires ou décoratifs, ajoutant un aspect intéressant à ces points de rencontre du voisinage. Dans ce quartier et dans Mercier, le quartier voisin, les initiatives sont plutôt portées par des individus.

RuelleHochelaga BiblioHochelaga

L’arrondissement Côte-des-Neiges Notre-Dame-de-Grâce y est allé, de son côté, d’une initiative carrément mise en place par les pouvoirs publics. Ses boites à livres se retrouvent à une douzaine d’endroits, offrant autant d’occasions de faire de belles découvertes. Ce sont donc pas moins de 5 arrondissements (Outremont en a aussi), et peut-être déjà d’autres, qui ont vu apparaître des bibliothèques libre-service sur leur territoire. Et chez vous, c’est pour quand?

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Le troc aussi se met au libre-service

L’ancêtre de ce mouvement à Montréal est peut-être le Givebox, apparu en 2012 devant l’épicerie Latina dans le Mile-End. C’est une sorte d’armoire ou de garde-robes installée sur le terrain du commerce, où les gens peuvent laisser n’importe quoi. Plus massive qu’une petite boite pour livres, elle demande plus d’entretien et ne semble pas avoir réussi à s’implanter ailleurs en ville, exception faite de la très sérieuse Free Shit Verdun, dans le quartier du même nom.

Dans un texte paru en avril dernier, Partager, c’est consommer mieux!, le Devoir nous apprenait qu’une boite à don avait été installée à l’intérieur de la tour à condos Quartier 54, dans Rosemont. Cette initiative, réservée aux copropriétaires, ouvre toute une autre perspective sur les potentiels des boîtes à dons… À l’intérieur, il est plus facile de la garder en bon état et propre. Nos hivers sont rudes pour la Givebox!

Pianos en liberté

Le climat montréalais n’est pas non plus, de prime abord, favorable aux pianos urbains. Et pourtant, ils prolifèrent depuis leur apparition sur le Plateau, en 2012. Cet été, ils sont 8 arrondissements, comprenant Pierrefonds-Roxborro et Saint-Laurent, à offrir cet instrument public dans leurs rues. La moitié des arrondissements de Montréal! J’ai croisé 3 fois des pianos utilisés et chaque fois, je me suis étonné de la qualité des pianistes… La musique en libre service, il fallait y penser!

C’est l’artiste Luke Jerram qui est l’initiateur de ce mouvement, qui, au départ en 2007, était une simple installation artistique nommée Play Me, I’m Yours. Aujourd’hui, le mouvement est planétaire, avec près de 50 villes participantes. Curieusement, Montréal et Québec (qui s’est joint au mouvement cet été), ne sont pas sur la liste disponible sur son site web… Il faudrait y remédier!

Ce qui n’empêche pas le Plateau de continuer à innover autour de cette idée, puisque le mercredi 20 août prochain, à midi, on ambitionne que tous les pianos publics de Montréal soient utilisés pour chanter Tout le monde en même temps, de Louis-Jean Cormier, au même moment.

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Même l’agriculture urbaine!

J’ai déjà abordé le sujet des arbres fruitiers en ville. Ce serait une autre façon de multiplier les initiatives de libre service à Montréal. J’y donnais l’exemple du verger en libre service d’une ville française et du projet de Forêt comestible de la ville de Paris. Nous n’avons encore rien de similaire dans les parcs de la métropole, malheureusement.

Mais sur les terrains privés des Montréalais, c’est autre chose! Car les propriétaires d’arbres fruitiers et d’arbres à noix savent bien que la récolte est trop généreuse pour eux. Pour réduire le gaspillage, l’organisme Santropol Roulant a mis sur pied le projet Les Fruits défendus, qui vise à partager les fruits urbains. Leur territoire d’intervention se concentre sur le Plateau et Rosemont-La-Petite-Patrie, en plein cœur de l’île, démontrant tout le potentiel de cette idée… Après la cueillette, les fruits d’un arbre sont divisés en trois parts égales : une pour le propriétaire de l’arbre, une pour un organisme de sécurité alimentaire et la dernière, partagée entre les cueilleurs bénévoles.

Un projet similaire existe aussi dans l’Ouest de l’île, nous apprend Agriculture urbaine Mtl.

Les légumes en libre service ont aussi fait leur apparition très récemment dans Hochelaga-Maisonneuve. Une quinzaine de bacs bleus sont apparus dans le quartier, indiquant "Légumes à partager"… Une initiative du collectif Chapeau, que nous présente Quartier Hochelaga sur son site. Après le jardin communautaire, très populaires, voici arrivé le projet "Planter partout" (c’est le nom de l’initiative).

Planter partout

Sans oublier…

L’idée du partage est aussi présente chez Île sans fil, qui offre aux Montréalais un accès sans fil gratuit à Internet dans plusieurs lieux publics, halls d’institutions culturelles, parcs et commerces depuis 2003. Permettre aux gens d’accéder à Internet gratuitement pourrait ainsi s’apparenter à un "Internet libre service" en ville…

Et je suis sûr que j’oublie d’autres exemples de projets libre service! N’hésitez pas à me les rappeler, en commentant ce texte ;)

À faible coût

Enfin, pour compléter ce tour d’horizon des projets en libre service que je connais, voyons ceux qui sont à faible coût.

Connaissez-vous le Distroboto? C’est pourtant un service implanté depuis 2001 à Montréal (maintenant aussi à Québec), dans 5 arrondissements et une dizaine de lieux… Mais j’avoue qu’il faut avoir l’œil pour les repérer, car il s’agit d’anciennes machines distributrices de cigarettes, qui, pour 2$, vous distribuent aujourd’hui de petites œuvres d’art! Soyez dépendants de la culture et offrez-vous des surprises! Car si on peut choisir notre « paquet » comme sur toutes les autres machines distributrices, ceux de Distroboto nous réservent toujours une surprise. Original!

Pour boucler la boucle de ce texte, pourquoi ne pas revenir aux livres? Bien qu’il y ait de plus en plus de bibliothèques libre-service à Montréal, dans l’arrondissement Sud-Ouest, on a choisi une autre avenue. Des livres sont disponibles, pour 1$, dans 3 Machin-O-livres. Ces anciennes machines distributrices, converties en 2012, sont remplies de livres vraiment intéressants. Situées près des piscines de l’arrondissement, elles font un clin d’œil aux rêves de lecture sur la plage…

Livres, pianos, fruits ou objets d’art, le mouvement du libre service est maintenant bien implanté à Montréal. L’habitude du partage se transmet dans la population, ouvrant de nouvelles perspectives à ceux et celles qui voudraient tenter de nouveaux projets… Et vous, bénéficiez-vous d’un de ces projets ou rêvez-vous d’en partir un nouveau?

Publié par : cbernier | 11 août 2014

Les fêtes gaies de Montréal

Le festival Divers/Cité s’est terminé il y a à peine 2 semaines que déjà débutent les célébrations de Fierté Montréal. Je ne sais pas si on réalise à quel point la présence de ces deux événements majeurs des communautés LGBT*, dans le même mois, sont un atout pour notre ville! Pour son rayonnement à l’international comme pour les jeunes d’ici qui se découvrent différents et qui voient dans les médias, année après année, des reportages qui leur parlent de leurs réalités, de leur secret (s’ils n’ont pas encore osé en parler).

Peu de ville (peut-être aucune) ne peut se vanter d’une telle concentration d’événements, doublée d’un quartier gai aussi vibrant et sécuritaire que notre Village (malgré ses défauts…). Et bien des gais et lesbiennes ailleurs dans le monde nous envient pour l’ouverture de la société québécoise. Des atouts sur lesquels il faut construire!

Si, en plus, on ajoute la Fête arc-en-ciel de Québec, qui suivra les deux événements de Montréal à la fin du mois, c’est franchement impressionnant!

Alors, après le festival Divers/Cité, êtes-vous prêts pour les célébrations de Fierté Montréal? Pour en découvrir la programmation, c’est par ici.

*LGBT : lesbiennes, gais, bisexuel-le-s et transexuel-le-s.

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En complément, découvrez la nouvelle catégorie « Vie gaie » de mon blogue, soit le regroupement de mes textes traitant de ce thème. Pour en savoir plus sur les origines du Village, sur le lien entre les Olympiques de 76 et le Village et sur l’illumination de la Tour olympique aux couleurs du drapeau gai, entre autres…

Publié par : cbernier | 4 août 2014

Les meilleures crèmes glacées et sorbets

Mon intérêt pour les crèmes glacées et sorbets s’est développé suite à un voyage en Italie. J’y ai découvert les « gelatos » et je me suis mis à les vanter comme les meilleurs au monde. Jusqu’à ce que je vois apparaître des articles élogieux sur certaines bonnes adresses montréalaises… J’ai décidé d’en tester plusieurs pour vous et de vous faire connaître mes préférées, car ici aussi, on fait de savoureuses crèmes glacées et de délicieux sorbets!

Ce texte est mis à jour et enrichi à chaque nouvelle découverte

En conclusion de ce texte, vous trouverez les bons glaciers que j’ai eu la chance de visiter lors de mes voyages. Si vous passez par ces villes, vous pourrez vous aussi aller comparer nos crèmes glacées et sorbets à leurs glaces et gelatos. Puis revenir à Montréal et continuer à vous gâter chez nos nombreuses excellentes crèmeries ;)

Le Plateau

Ce quartier est l’épicentre des bonnes adresses et de la variété des saveurs. Pour le gourmand qui sommeille en vous, c’est un territoire de chasse à la bonne crème glacée idéal, à commencer par le surprenant Kem CoBa.

Crèmes glacées

Si j’osais vous proposer un Top 3 ou un Top 5, c’est sûr que le Kem CoBa y serait en vedette. Je ne suis pas le seul à le penser, cette crèmerie est celle dont j’entends le plus parler cet été. Et pour cause. En 4 saveurs, elle nous a séduit moi et mon chum : Lime-menthe, Beurre-salé, Chocolat-72% et Corossol (un fruit tropical). La première était comme un mojito glacé et la deuxième, comme une fondue au chocolat froide. Le bonheur! Il nous reste une foule de saveurs à tester, mais cette adresse est déjà incontournable! En plus, les aménagements publics sur la rue Fairmount Ouest ajoutent au plaisir d’y retourner, surtout pour ses bancs multicolores…

Léo Le Glacier profite aussi des aménagements de l’arrondissement, puisqu’il commandite sa terrasse publique. Côté glace, il participe activement à la réputation du quartier, m’offrant ma fameuse glace ananas-basilic découverte en Italie (voir ci-dessous), en plus d’autres saveurs plus délectables les unes que les autres. Et j’avoue, même si je n’aime pas du tout les sorbets citron, leur Citron-bleu est surprenant! L’ajout de Curaçao doit faire toute la différence, mais il fallait y penser… L’utilisation des fines herbes est à saluer, nous offrant des Melon-safran et Framboise-thym des plus agréables!

Je passe devant le Meu Meu, au 4458 Saint-Denis, depuis des lustres. La devanture de ce commerce est suffisamment repoussante pour que je ne m’y sois jamais arrêté. Je sais pourtant qu’il ne faut pas se fier aux apparences! J’ai maintenant appris ma leçon! Depuis des années je me prive de ces produits de grande qualité. Mes crèmes glacées au Vinaigre-balsamique (oui!) et à la Crème-anglaise-et-miel étaient succulentes. Les sorbets de mon chum, au Chocolat, au Gingembre et à l’Hibiscus (une fleur) étaient intenses comme on les aime, avec une texture granuleuse intéressante. La prochaine fois qu’on passera par là, ce sera difficile de ne pas s’arrêter… Pour les gens sensibles au lait, ils ont même quelques saveurs au lait de soja.

Les Givrés offrent encore plus de variétés, plus surprenantes les unes que les autres. Je n’ai pas osé essayer celle aux Carottes… Ils ont aussi beaucoup de combinaisons, comme la République-de-bananes (brownies, caramel, crumble et bananes), la Bagel (bagel, fromage à la crème et gelée de fraises) ou la Feu-de-camps (caramel et guimauve grillée). Il faut aimer le genre, c’est plutôt riche. On y trouve aussi des saveurs uniques qui valent le détour, comme la surprenante Courge-musqué. Excellente! Ils ont bien quelques saveurs simples (vanille, chocolat, etc.), mais la tentation de s’en mettre plein les papilles est tellement forte!

La Petite-Patrie

La Petite-Italie aurait pu donner à ce quartier un prestige plus grand pour ses glaces, mais je n’ai pas trouvé de gelato équivalent à ceux de l’Italie autour du Marché Jean-Talon. Même le réputé Roberto ne m’a pas convaincu… Ce qui n’empêche pas le quartier de briller parmi les meilleurs grâce à quelques ambassadeurs.

Commençons par le Havre-aux-glaces, situé au cœur du Marché Jean-Talon. On y trouve quelques variétés exotiques (dont la sublime Lait-de-coco – pas la noix, le lait!), mais c’est du côté terroir qu’ils se démarquent: ce sont des maîtres. J’ai eu la chance de goûter leur sorbet fait exclusivement de sève d’érable (communément appelée eau d’érable), c’était fabuleux! D’une grande subtilité et tout en finesse, un délice. Puis il y a leur Caramel-brûlé-d’érable, un autre extraordinaire produit. Impossible de se limiter à un cornet, on prend le contenant d’un demi-litre et on l’apporte à la maison!

J’ai souvent entendu parler de L’Armoire à Glace sans jamais m’y intéresser moi-même. Erreur! Ce que j’y ai vu était trop surprenant pour que je n’y goûte pas… En effet, pour l’audace, ils sont champions, avec leur saveur Beurre-d’érable-et-bacon. Hallucinante! J’ai adoré. Les terrasses publiques, dont une a été installée par l’arrondissement juste en diagonale avec ce commerce, donnent une autre bonne raison d’y passer cet été.

Suite88Le Centre-ville

Pour les amateurs de chocolat, l’adresse à connaître est celle du Chocolatier Suite 88. La boutique sur la rue Saint-Denis n’existe plus, mais la tradition se poursuit sur De Maisonneuve et on y trouve plusieurs saveurs chocolatées des plus intéressantes. Lorsque je suis passé la dernière fois, c’est Chocolat-salé et Nougat-cardamome qui m’ont séduit. Des goûts bien campés, intenses à souhait.

Le Sud-Ouest

L’été, le Havre-aux-glaces (voir La Petite-Patrie) offre aussi ses produits au Marché Atwater. Une vraie halte gourmande!

Dorval

Rien ne pouvait laisser présager que la boulangerie Non Solo Pane, sur Lakeshore à Dorval, cachait d’aussi extraordinaires crèmes glacées. Nous avions résisté à une crèmerie située à quelques coins de rue de là, une chance! La Tiramisu est la meilleur crème glacée à cette saveur que j’ai mangé à vie. Avec de vrais morceaux de gâteau moelleux. Un péché. L’Amaretto était aussi agréable, comme la Chocolat, qui faisait plutôt penser à du cacao, pas très sucrée, mais très bonne.

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Voilà pour le tour des meilleures adresses de crèmes glacées et sorbets à Montréal selon moi. Avant de passer à la portion internationale de ce texte, voici le spécial Crèmes glacées de Montréal dans ta pipe, ce sympathique blogue en vidéo qui nous fait découvrir ou redécouvrir Montréal différemment. Vous y retrouvez, en images, certains endroits que je vous recommande aussi :

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Ailleurs dans le monde

À Rome:

À San Gimignano:

  • Gelateria di Pizza, qui se vente d’avoir été nommée 2 fois Champion du monde pour ses gelatos… Il faut dire que celle au Vin-blanc était irrésistible et celle au Fromage-bleu, indescriptible.

À Sorrento:

  • Gelateria Raki, pour ses gelatos très crémeux et ses combinaisons de saveurs surprenantes, comme Ananas-basilic ou Figues-amandes-laurier.

Un peu partout en Italie mais aussi à Malibu, New York, Osaka, Tokyo et Paris:

  • Grom, c’est une chaîne, mais c’est surtout d’excellentes glaces qui ont été à l’origine de mon goût pour les gelatos italiennes.

À Prague:

  • Angelato, où je serais bien retourné plusieurs fois.

À Nice:

  • Fenocchio, qui offre tellement de variétés et de qualité que j’y ai dégusté, avec mon chum, pas loin de 40 saveurs différentes.

De retour à la maison

Enfin, pourquoi ne pas ajouter mes meilleures découvertes en supermarché? Ce ne sont pas des produits d’ici, mais ils sont plus faciles à trouver que ceux suggérés dans les autres villes du monde! Il y en a peu, mais elles méritent d’être mentionnées :

Si vous n’avez pas encore essayé le Chocolat-Maya d’Häagen Dazs, il est temps de remédier à la situation. Le genre de fudge à la cannelle qui le traverse donne un goût unique à cette crème glacée, qui a su me séduire alors que je n’aime même pas la cannelle!

Les produits Collection Noire de Loblaws sont souvent surprenants, c’est le cas de la crème glacée Caramel-salé, qui est un vrai régal. Attention de ne pas passer à travers le pot en une seule journée…

Et il vous est toujours possible de revenir à la liste du début de ce texte et d’aller vous chercher une succulente crème glacée ou un spectaculaire sorbet, en format 500 ml cette fois, chez les meilleures crèmeries de Montréal!

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Pour retourner à la page d’accueil de C’est toi ma ville…

Ou pour découvrir mes autres palmarès sur les plaisirs de la table:

Publié par : cbernier | 23 juillet 2014

Les plus belles Places de nos quartiers

Voyager, c’est souvent s’émerveiller des détails. Ici un « chalet de parc » antique dans un square de Londres, là une sculpture sur un banc au cœur d’un minuscule parc à Madrid ou encore l’ajout de tables et de chaises sur un petit bout de terrain à Chicago. Chaque fois, on apprécie, puis on prend une photo. Ces petits ajouts, loin des grands aménagements touristiques, contribuent à notre appréciation de la ville visitée, surtout lorsqu’ils sont situés hors du circuit habituel des touristes. En voyant qui en profite, on comprend qu’ils sont surtout là pour les gens du quartier.

LondresMadridChicago

Montréal offre une foule de lieux du genre où s’émerveiller, en dehors du circuit touristique, mais au cœur de nos quartiers. À l’image des autres belles villes du monde, Montréal compte un nombre surprenant de belles Places, qui méritent d’être découvertes et fréquentées, même hors du centre. Tellement, qu’il m’a fallu trois textes pour vous les présenter : celui-ci, les 5 plus belles Places du Centre, publié la semaine dernière, et les 5 plus belles Places du Vieux-Montréal, publié il y a deux semaines. Pour chacun de ces palmarès, s’ajoutent quelques mentions pour des Places significatives, mais qui n’ont pas pu se retrouver dans mon « Top 5 ».

Pour l’établir, mes critères d’évaluations étaient, pour deux points chacun : la présence d’art public; la présence d’une fontaine; l’aménagement paysager; le mobilier urbain et l’intérêt du voisinage immédiat. Je me suis permis d’ajouter un critère supplémentaire, pour pouvoir donner deux points bonis à des Places qui méritaient, selon moi, ce petit coup de pouce… Voici les résultats.

Le Top 5 des autres quartiers de la ville

#5 Parc Saint-Henri (carte)

La première fois que j’ai croisé ce square, je suis tout de suite tombé sous le charme de sa magnifique fontaine. Un bijou, restauré l’an dernier! La fontaine et sa statue de Jacques Cartier ont été réalisées en 1893 grâce à une souscription publique… C’est peut-être une idée qu’il faudrait remettre au goût du jour? Situé tout près de la station de métro du même nom et entouré d’un joli secteur dans l’arrondissement Sud-Ouest, c’est un parc qui mérite le détour.

Place St-Henri

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#4 Carré Saint-Louis (carte)

Évidemment beaucoup plus connu que le Parc Saint-Henri, de Carré Saint-Louis s’offre à nous depuis des lustres, entre le Plateau et le Quartier Latin. Pas toujours bien fréquenté, il n’en reste pas moins un des beaux endroits de la ville, surtout lorsque le soleil frappe l’eau de sa fontaine. Un atout pour ce quartier et pour tous ses visiteurs, dont il faut apprendre à reprendre possession.

Carré St-Louis

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#3 Place Gennevilliers-Laliberté (carte)

Cette Place n’est pas connue sous son véritable nom, mais plutôt comme le parvis du Marché Maisonneuve. La grande sculpture-fontaine qui en orne le centre, avec comme point de mire un hommage à Louise Mauger, première fermière de Montréal, est l’œuvre d’Alfred Laliberté. Un très grand artiste et une œuvre importante, puisqu’on déboulonnait l’hiver dernier deux de ses composantes pour les amener dans une exposition du Musée des Beaux-Arts du Canada! La fontaine est de nouveau complète, vous pouvez donc passer la voir, comme si vous étiez au musée.

Marché Maisonneuve Place

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#2 Parc du Vieux-Moulin (carte)

Situé en bordure du fleuve, le parc du Vieux-Moulin de Pointe-aux-Trembles est un site surprenant. Aménagé autour d’un moulin à vent datant de 1720 et pourvu d’un belvédère surplombant l’eau, d’un pavillon d’animation et d’un champ de graminées, ce parc vaut vraiment le coup d’œil. De plus, à quelques rues de là, vient d’être inaugurée la nouvelle Place du Village-de-la-Pointe-aux-Trembles. Vous pourrez donc découvrir ces deux endroits en une seule visite. Plusieurs activités y sont offertes les fins de semaine, question de vous attirer…

Moulin

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#1 Place Valois (carte)

Je suis peut-être biaisé, mais je vais l’assumer. L’aménagement de cette Place, sur l’ancien site de passage d’une voie ferrée, est tellement réussi qu’il justifie que je vous le vante un peu. Pour l’agréable promenade en diagonale dans le quartier Hochelaga qui le traverse et pour l’ambiance de village qu’il a su recréer avec ses nombreux blocs de pierre en forme de bancs publics et ses commerces gourmands qui valent le déplacement, je lui donne la première place de ce palmarès des Places de nos quartiers et la 4e dans le palmarès des plus belles Places de Montréal. Venez en profitez, vous serez vous aussi conquis!

Place Valois

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Les mentions

Les squares du secteur Bois-Franc (carte)

Pour l’ensemble des squares aménagés dans cet important développement de l’arrondissement Saint-Laurent, je me dois de donner au moins une mention. Ils profitent presque tous d’une fontaine (ici le Square Jean-Rostand), sont bien pourvus en bancs publics, et donnent à ce quartier des airs européens. Une ambiance unique dont on peut tous profiter, accompagnés d’un bon roman… Pourquoi pas? La magnifique nouvelle bibliothèque du Boisé est justement pas très loin.

Squares St-Laurent

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Place du Coteau-Saint-Louis (carte)

Depuis que l’arrondissement a réaménagé la sortie sur la rue Laurier de la station de métro du même nom, on débouche sur une jolie place de village, entre son église et son école. Un lieu où il fait bon s’arrêter et prendre le temps de perdre son temps. Certains événements s’y tiennent parfois, mais le calme qui règne sur ce petit bout de terrain, enfin aménagé agréablement, fait tout son charme. Si vous n’y êtes pas allé depuis quelques années, allez redécouvrir ce secteur, vous serez surpris. Le Parc Laurier, tout près, est lui aussi transformé, ajoutant à l’intérêt de la visite.

Métro Laurier Place

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Parc Lahaie (carte)

Toujours sur le Plateau, mais à l’Ouest cette fois, le Parc Lahaie était en cours de réaménagement lors de mon passage pour prendre la photo ci-dessous (fin du mois d’avril) et déjà, on sentait que le résultat sera des plus intéressants. Une petite fontaine sera ajoutée en plein centre et une œuvre d’art complètera l’aménagement. Avec ses grands arbres et sa magnifique église en toile de fond, ce parc avait déjà tout pour plaire. Avec la fin des travaux, il n’en sera que plus attirant!

Parc Lahaie

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Belvédère Kondiaronk (carte)

Hors catégorie, comment ne pas mentionner ici le Belvédère Kondiaronk du Mont-Royal et sa splendide vue sur la ville. Un lieu magnifique, qui permet en plus de profiter d’un accès exceptionnel à la nature en ville… Ce n’est peut-être pas à proprement parler une Place, mais il serait difficile de ne pas le mentionner!

Belvédère du Mt-Royal

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Place Joseph-Venne (carte)

Enfin, même si l’aménagement de cette Place à l’Est du centre-ville n’est pas encore terminé, les travaux vont bon train et les résultats promettent d’être surprenants, comme en témoigne cette vidéo. Situé à quelques pas du métro Frontenac, c’est un projet à suivre, qui indique qu’un 4e palmarès des plus belles Places pourrait un jour être nécessaire ;)  En effet, nos arrondissements rivalisent d’imagination pour nous donner de nouveaux espaces de grande qualité, ou pour en restaurer d’anciens avec autant d’attention…

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Pour voir toutes les plus belles Places de Montréal, lisez aussi :

Vous y trouverez les 10 plus belles Places de Montréal, selon moi, soit :

  1. Square Jean-Paul-Riopelle
  2. Square Victoria
  3. Square Dorchester
  4. Place Valois
  5. Parc du Vieux-Moulin
  6. Place Gennevilliers-Laliberté
  7. Place d’Youville
  8. Carré Saint-Louis
  9. Place d’Armes
  10. Place Émilie-Gamelin
Publié par : cbernier | 16 juillet 2014

Les plus belles Places du Centre

En voyage, on découvre parfois des Places où on voudrait rester, puis revenir. La Place Masséna, à Nice, dans le Sud de la France, a eu cet effet sur moi. Je l’ai vu une fois, j’ai eu la chance de la revoir et il ne serait pas surprenant que j’y retourne un jour. C’est une grande Place pouvant servir à différentes manifestations, rénovée avec un dallage caractéristique au sol, une grande fontaine restaurée et de nouvelles œuvres d’art contemporaines y ont été ajoutées. C’est aujourd’hui le cœur de la ville. Aérée, on s’y sent tellement bien qu’on a le goût de s’y arrêter, d’y rester, puis de revenir.

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Au moment où Nice terminait la rénovation de sa Place, Montréal commençait la sienne : la Place des Festivals. Dallage caractéristique au sol, nouvelle fontaine et manifestation d’art éphémère à l’année. Les parallèles à faire sont nombreux. À l’image des autres belles villes du monde, Montréal compte un nombre surprenant de belles Places, qui méritent d’être découvertes et fréquentées. Tellement, qu’il me faut trois textes pour vous les présenter : celui-ci, les 5 plus belles Places du Vieux-Montréal, publié la semaine dernière, et les 5 plus belles Places des autres quartiers de la ville, qui suivra la semaine prochaine. Pour chacun de ces palmarès, s’ajoutent quelques mentions pour des Places significatives, mais qui n’ont pas pu se retrouver dans mon « Top 5 ».

Pour l’établir, mes critères d’évaluations étaient, pour deux points chacun : la présence d’art public; la présence d’une fontaine; l’aménagement paysager; le mobilier urbain et l’intérêt du voisinage immédiat. Je me suis permis d’ajouter un critère supplémentaire, pour pouvoir donner deux points bonis à des Places qui méritaient, selon moi, ce petit coup de pouce… Voici les résultats.

Le Top 5 du Centre-ville

#5 Place Raoul-Wallenberg (carte)

Certains d’entre vous se souviendront peut-être de l’été où la Cathédrale Christ-Church avait été maintenue dans les airs par des pilotis, pendant qu’on creusait son sous-sol pour construire les Promenades de la Cathédrale? Cet exploit, qui a du coup permis de sauver le clocher qui était sur le point de s’effondrer, nous a aussi donné un espace de paix méconnu, en plein cœur du centre-ville. Car derrière l’église (à côté du restaurent installé dans l’ancien presbytère), se trouve aujourd’hui un petit espace fleuri, avec sa fontaine et ses nombreux bancs, qui permettent de reprendre notre souffle dans ce secteur de la ville où tout bouge très vite.

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#4 Jardin Domtar (carte)

Il y a maintenant plus de 12 ans que cette petite forêt et son parc ont remplacé le stationnement qui occupait, jadis, cet espace. Quelle différence! Un clin d’œil à la forêt boréale, dont la compagnie tire ses bénéfices. Une autre oasis de calme au centre-ville. Le pari de reproduire un coin forestier en ville est audacieux, et le résultat nous rappelle à tous que la nature a besoin de notre respect. Au cœur du centre-ville, à quelques pas de la montagne, assez loin de la forêt boréale, ce jardin nous offre un lieu de rêveries et d’évasion.

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#3 Le Parterre du Quartier des Spectacles (carte)

La Place des Festivals est trop grande pour figurer à mon palmarès, qui se concentre sur les plus petites Places. Toutefois, le Parterre, une des composantes du Quartier des Spectacles, se qualifie parfaitement. Ce grand espace, avec son mobilier urbain design, offre un cadre agréable aux plus petits événements qui se déroulent dans le Quartier. Son brumisateur ajoute une ambiance des plus agréables par les beaux soirs d’été…

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#2 Place Émilie-Gamelin (carte)

C’est une des mal-aimées de Montréal, mais cette Place est particulière pour moi. Stationnement lorsque j’étais enfant, elle a été inaugurée au moment où je débutais l’université, juste en face. J’ai toujours apprécié m’y arrêter, surtout lorsque ses gigantesques sculptures-fontaines (de Melvin Charney) fonctionnent. Je ne suis pas le seul à l’aimer, puisqu’elle a été jugée suffisamment marquante pour se retrouver dans le livre Panorama de l’architecture contemporaine publié en Europe, par Könemann, en 2000…

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#1 Square Dorchester (carte)

Mon coup de cœur du centre-ville, le réaménagement du Square Dorchester nous a redonné un espace de prestige à la hauteur de son patrimoine. Entouré de magnifiques édifices, il est jonché d’œuvres d’art du passé. Statue équestre, lion inspiré de celui de Bartholdi (à qui on doit la Statue de la Liberté), monuments historiques, le tout au centre de nombreux monticules de gazon où profiter de la vie, tranquillement. Cet été, des camions de nourriture de rue s’y arrêtent la semaine, s’ajoutant au petit bistro installé dans l’ancienne vespasienne du parc. Amplement suffisant pour lui mériter, aussi, une 3e place dans mon palmarès des 10 plus belles Places de Montréal, tous quartiers confondus. La Place du Canada, au Sud, est en cours d’aménagement et devrait doubler ce magnifique espace dès 2015.

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Les mentions

Parc Hydro-Québec (carte)

Les bancs en forme de gros flocons de neige et l’aménagement de type sous-bois qui domine ce minuscule espace vert du Quartier des Spectacles me fascinent. Mais quelle belle réussite! Un endroit inusité où prendre une pause au cours d’une journée bien remplie dans le ce secteur de la ville peu reposant.

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Esplanade du Palais des Congrès (carte)

Autre trésor caché, cette esplanade est un véritable havre de paix, masqué par le Palais. Tout au bout du Quartier chinois, elle offre un cadre enchanteur pour se donner rendez-vous entre le centre-ville et le Vieux-Montréal. À condition d’en connaître la localisation! Faites-vous partie des initiés?

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Place Norman-Bethune (carte)

Le nouvel aménagement de l’espace public autour du campus de l’Université Concordia est magnifique. Très larges trottoirs, bancs à profusion, plantation massive d’arbres et un boulevard Maisonneuve tout en courbe, qui prend presque des airs de chemin de campagne. J’exagère, évidemment, mais l’amélioration est tellement notable qu’elle mérite d’être encensée.

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Square Phillips (carte)

Comme plusieurs, vous passez le long de la rue Sainte-Catherine sans jamais entrer véritablement dans ce square? Vous n’êtes pas les seuls. Peu de gens ont déjà admiré l’ange caché derrière le monument, au fond de la Place. C’est pourtant là qu’il fait bon s’asseoir, pour regarder l’animation de la rue plus loin, dans le calme voisinage de cette magnifique statue…

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Pour voir toutes les plus belles Places de Montréal, lisez aussi :

Vous y trouverez les 10 plus belles Places de Montréal, selon moi, soit :

  1. Square Jean-Paul-Riopelle
  2. Square Victoria
  3. Square Dorchester
  4. Place Valois
  5. Parc du Vieux-Moulin
  6. Place Gennevilliers-Laliberté
  7. Place d’Youville
  8. Carré Saint-Louis
  9. Place d’Armes
  10. Place Émilie-Gamelin

 

Publié par : cbernier | 9 juillet 2014

Les plus belles Places du Vieux

Lors de mon premier voyage en Europe, quand je suis arrivé sur la Grand-Place à Bruxelles, j’ai eu un coup d’émotions. Très fort, du genre qui vous rend muet et qui vous marque à jamais. Cette vieille Place m’a permis de comprendre à quel point un aménagement urbain peut changer notre regard sur le monde. Tant de beauté! Préservée depuis des siècles en plus, malgré les guerres… Ça donne le goût de faire sa part pour laisser à ceux qui nous suivent ces trésors et, pourquoi pas, d’autres endroits tout aussi marquants.

Grand-Place

Montréal existait depuis 50 ans lorsque la Grand-Place a été construite telle qu’on la connait. Mais même si notre ville est beaucoup plus jeune que Bruxelles, elle n’en compte pas moins un nombre surprenant de belles Places, qui méritent d’être découvertes et fréquentées. Tellement, qu’il me faut trois textes pour vous les présenter toutes, en débutant par les 5 plus belles Places du Vieux-Montréal. Suivront les 5 plus belles du centre-ville et, enfin, les 5 plus belles des autres quartiers de la ville. Pour chacun de ces palmarès, s’ajouteront quelques mentions pour des Places significatives, mais qui n’ont pas pu se retrouver dans mon « Top 5 ».

Pour l’établir, mes critères d’évaluation étaient, pour deux points chacun : la présence d’art public; la présence d’une fontaine; l’aménagement paysager; le mobilier urbain et l’intérêt du voisinage immédiat. Je me suis permis d’ajouter un critère supplémentaire, pour pouvoir donner deux points bonis à des Places qui méritaient, selon moi, ce petit coup de pouce… Voici les résultats:

Le Top 5 du Vieux-Montréal

#5 Square des Frères-Charon (carte)

En 5e position, ce petit parc contemporain rappelle une histoire très ancienne. Avec son observatoire sur une petite tourelle qui permet de contempler de haut sa prairie en plein cœur de la ville, le square raconte l’époque révolue où les champs couvraient le secteur. Magique. L’architecture des bâtiments qui l’entoure nous transporte aussi ailleurs. Quand je suis sur place, j’y vois Boston assez facilement… Un voyage dans le temps et dans l’espace!

Square des Frères-Charon

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#4 Place d’Armes (carte)

On peut lui reprocher d’être trop minéralisée depuis sa réfection en 2011, mais ses bancs de plusieurs formes, ses grands bancs-plateaux où s’étaler et la vue qu’ils nous permettent d’admirer compensent largement. L’ajout, l’an dernier, de deux grandes sculptures satiriques devant le 500 Place d’Armes, vient égayer l’endroit. Sans parler de la fontaine du Monument à Maisonneuve, toujours aussi fascinante avec son Iroquois anonyme, ses bas-reliefs et ses mascarons (ornements pour éloigner les mauvais esprits!). Le soir, l’ambiance y est féérique… Vous y verrez à coup sûr une foule de touristes (et même de Montréalais) s’y prendre en photo.

Place d’Armes

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#3 Place d’Youville (carte)

Vous pensez que les touristes occupent tout le Vieux? Détrompez-vous! Il y a encore des zones inconnues des gens de passage, qui nous permettent de profiter d’un lieu étonnamment calme, comme, par exemple, celui entre le Musée Pointe-à-Callière et le Centre d’Histoire de Montréal. Traversé de trottoirs de bois et de béton, pour illustrer l’évolution de ceux-ci, il offre une halte reposante dans un quartier qui bouge beaucoup. Quelques monuments commémoratifs et une œuvre d’art intéressante, derrière l’ancienne caserne de pompier, viennent agrémenter le tout.

Place d’Youville

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#2 Square Victoria (carte)

Numéro 2 dans mon Top 5 du Vieux, mais aussi numéro 2 de mon Top 10 pour l’ensemble de la Ville, le Square Victoria est une magnifique réalisation au cœur de notre centre des affaires. Entre la Bourse et le Centre de commerce mondial de Montréal, on nous offre rien de moins qu’une forêt d’arbres matures! En rangée, mais quand même. C’est un de mes lieux préférés de la Ville, car sous ces grands arbres, on sent quelque chose… Forêt domestiquée, certes, mais qui reprendrait tous ses droits à la première occasion si elle était laissée à elle-même. En total contraste, il y a, plus au nord, une fontaine où s’écoule doucement l’eau le long d’une pente pratiquement inexistante. Situées à un pas de l’entrée de la station de métro offerte par Paris, ils offrent une ambiance résolument urbaine qui tranche avec la forêt qui pousse non loin.

Square Victoria

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#1 Square Jean-Paul-Riopelle (carte)

Il faut avoir assisté à la mise à feu de la fontaine de Riopelle pour comprendre la pôle position de cette Place dans mon palmarès. En effet, avec le système de brumisateurs du parc, qui rend fantomatiques les phares des véhicules qui s’y reflètent, avec les très nombreux éléments bruts sculptés qui l’entourent, avec son jet d’eau caractéristique, elle est déjà une Place impressionnante. Mais quand le feu s’ajoute, flottant sur l’eau du bassin au milieu du tout, c’est vraiment un spectacle unique! Je ne parle même pas de l’espace « parcs », qui est tellement agréable, perché au dessus de l’autoroute qu’il cache… Un joyau de Montréal que tellement peu de Montréalais on vu dans toute sa splendeur! Des travaux n’ont pas permis au feu d’être utilisé depuis 2013, mais si les travaux se terminent pendant l’été et que vous passez par là vers 18h50, 19h50, 20h50, 21h50 et 22h50, arrêtez-vous, la fontaine devrait s’embraser dans quelques minutes…

Square Jean-Paul-Riopelle

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Les mentions

Square Viger – portion Ouest (carte)

J’ai toujours aimé cette vaste structure de béton, qui, quand elle n’est pas investie par les sans-abris, nous projette dans un monde différent fait de structures de béton et d’eau (quand le mur bleu, qui est une chute d’eau, et la fontaine fonctionnent!). J’ai récemment découvert que c’était une œuvre d’art de Charles Daudelin, nommée Agora! Je suis tellement sûr qu’il y a quelque chose à faire pour la préserver, tout en la rendant accessible et accueillante… Le développement de la Gare Viger, annoncé en mai dernier, et l’ouverture prochaine du CHUM, juste en face, aideraient à en faire quelque chose, c’est sûr. À moins que la tentation de tout démolir ne soit malheureusement trop forte…

Square Viger

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Square Dalhousie (carte)

En bordure du Vieux, avec un rappel du passé ferroviaire dans son aménagement, c’est une halte intéressante. La rangée de maisons de ville qui ont pignon sur cette Place la rend différente. On y est un peu chez les voisins, dans un racoin, à la jonction d’un nouveau développement et du Vieux-Montréal, qui offre une pause avant d’y entrer, ou avant d’en sortir.

Square Dalhousie

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Belvédère du Chemin-qui-marche (carte)

De l’autre côté du même nouveau développement, il y a cette bande-parc, du nom amérindien du fleuve, qui nous permet de l’admirer, perchés au dessus du chemin de fer. Un regard différent sur la ville nous y est offert, avec son aspect industriel du siècle passé sous les yeux. Le train, Molson, l’ancien entrepôt transformé en condos de luxe et les bateaux du port… Le belvédère est magnifiquement aménagé en plus!

Chemin-qui-marche

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Belvédère de l’île Sainte-Hélène (carte)

Enfin, hors catégorie, comment ne pas mentionner ici le Belvédère de l’île Sainte-Hélène et son spectaculaire Homme de Calder. Une œuvre majeure, dans un cadre magnifique, qui permet en plus d’agrémenter la vue extraordinaire sur la Ville… Ce n’est peut-être pas à proprement parler une Place, mais je me fais plaisir en l’ajoutant à ce texte ;)

Belvédère de l'Homme

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Pour voir toutes les plus belles Places de Montréal, lisez aussi :

Vous y trouverez les 10 plus belles Places de Montréal, selon moi, soit :

  1. Square Jean-Paul-Riopelle
  2. Square Victoria
  3. Square Dorchester
  4. Place Valois
  5. Parc du Vieux-Moulin
  6. Place Gennevilliers-Laliberté
  7. Place d’Youville
  8. Carré Saint-Louis
  9. Place d’Armes
  10. Place Émilie-Gamelin

 

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