Publié par : cbernier | 20 août 2014

Des aéroports extraordinaires

Mes voyages m’ont permis de voir plusieurs aéroports, depuis mon premier vol il y a plus de 20 ans. Bien qu’on dise que tous les aéroports du monde se ressemblent, il y en a certains qui se démarquent par de petits détails à l’intérieur, quelques-uns qui osent une architecture audacieuse et de très rares qui s’ouvrent sur l’extérieur… Je vous propose un tour du monde de ces aéroports qui ont su se démarquer suffisamment pour se retrouver dans mes carnets de voyage, agrémenté de mes rêveries pour voir notre aéroport briller parmi les plus beaux de la planète. Prêts pour le décollage?

Première escale : l’intérieur

Ce qui crée le plus l’impression que tous les aéroports sont pareil, c’est leur intérieur. La sécurité, le « Duty free » à l’arrivée dans la zone internationale, les mêmes boutiques de luxe, les mêmes comptoirs-lunchs ou presque. Mais de plus en plus d’aéroports cherchent à se démarquer, ce qu’on fait aussi à Montréal. L’arrivée de la microbrasserie Archibald (de Québec) en est une des démonstrations, tout comme le comptoir de produits de l’érable, même s’il verse trop dans le folklorique. Cette volonté de prolonger l’expérience du voyageur, même à l’intérieur de l’aérogare, est une des belles façons de se démarquer. La gastronomie québécoise offre tout un potentiel de ce côté…

À l’inverse, l’aéroport de Hong Kong m’a surpris par son désir de me faire sentir chez moi, alors que j’étais en Asie. En effet, mon dernier repas dans cette ville s’est fait dans un restaurant de l’aérogare qui avait au menu des plats de partout, dont notre poutine! Il fallait oser! Quelle que soit la stratégie, ce qui compte, c’est de marquer le voyageur avec une offre unique. J’ai été touché de trouver de la poutine à l’autre bout du monde et j’entends bien profiter du Archibald lors de mon prochain départ de Montréal.

Le design intérieur est aussi une tendance forte des rénovations d’aérogare. Les grands divans ont fait leur apparition à plusieurs endroits, tout comme de petits détails qui font sourire. Par exemple, la signalisation des toilettes. Comme une image vaut mille mots, voici la photo des portraits géants (du plancher au plafond!) indiquant l’entrée des toilettes de New Delhi et le pictogramme joliment adapté d’Honolulu :

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Nous avons la chance d’avoir, à Montréal, le siège de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Des panneaux historiques installés à Honolulu m’ont fait penser qu’il y aurait là une autre idée à exploiter… Pour faire rayonner la présence de cette agence de l’ONU à Montréal, pourquoi ne pas produire une exposition sur le thème de l’aviation civile pour notre aérogare? Et souligner la présence des autres agences de l’ONU à Montréal, par la même occasion?

Deuxième escale : le bâtiment

Ils sont très rares les aéroports qui n’ont pas l’air d’une boite à chaussure vu de l’extérieur. Montréal n’échappe pas à la règle, malheureusement. Toutefois, de petits aéroports régionaux montrent qu’il est possible de jouer d’audace quand vient le temps de rénover ou de construire un nouvel édifice.

Pour cacher sa « boite à chaussure », l’aéroport de Split, en Croatie, s’est installé un ingénieux système de parasols qui fait office de marquise. Cet accueil fait sensation chez les voyageurs et fait oublier qu’on se trouve dans un minuscule aéroport. Beaucoup plus exubérant, l’aménagement d’une gare de TGV à même l’aéroport de Lyon a créé un des plus beaux édifices du genre à mon avis. La configuration de l’ensemble, qui évoque un oiseau, est spectaculaire. Si vous avez lu mon texte L’architecture comme moteur de développement, vous savez que je rêve qu’on se dote de plus d’édifices marquants. Notre aéroport pourrait-il y contribuer?

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Troisième escale : l’extérieur

Tous les aéroports du monde sont des lieux fermés, climatisés, des cages de verre. Tous? Hé bien non! Il y en a qui résistent, dans le Sud, et qui nous donnent accès à un café-bistro sur le toit, comme à Malte, ou qui peuvent être beaucoup plus impressionnants, comme la cour intérieure de l’aéroport d’Honolulu. En effet, le grand jardin que l’aéroport international d’Hawaï offre à ses touristes est une pure merveille. Dans une grande cour triangulaire entourée de bâtiments de l’aérogare, en zone internationale donc à quelques pas de notre avion, on nous offre de prendre un dernier bain de soleil, au milieu d’une forêt luxuriante d’un côté, ou d’un jardin zen de l’autre. Fantastique! Tellement qu’on en vient à avoir peur de manquer notre avion.

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Je vous entends penser : « oui, mais nous, il y a l’hiver! » Évidemment, mais loin d’empêcher l’aménagement d’une cour intérieure à l’aéroport de Montréal, ce changement de saison en ferait une attraction différente à chaque passage. J’ai déjà lu un texte très intéressant sur l’aménagement d’une cour pour qu’elle soit à son meilleur chaque saison, profitant des feuilles rouges et jaunes l’automne, de conifères remplis de neige et d’arbres à petits fruits persistants l’hiver… Avouez que ce serait agréable de pouvoir sortir au grand air, lorsqu’on attend notre vol!

Un partenariat pourrait peut-être être établi avec Espace pour la vie (et plus particulièrement le Jardin botanique) pour aménager une telle cour intérieure? D’autres institutions pourraient être intéressées à faire rayonner leur savoir-faire dans ce nouvel espace. Montréal est une ville UNESCO de design, pourrait-on penser à un mobilier spécifiquement conçu pour la cour? L’idée serait de mettre en valeur certains aspects de notre ville, peut-être méconnus, comme je l’écrivais plus tôt au sujet de l’OACI… Ainsi, en plus d’un espace vert au cœur de l’aérogare, on gagnerait une vitrine exceptionnelle sur les atouts de Montréal.

Arrivé à destination : en route vers la ville

Toutes ces idées ne nuiraient sûrement pas à aller chercher de nouvelle part de marché pour notre aéroport, à lutter contre la concurrence des voisins et pourquoi pas, à convaincre des compagnies à offrir de nouveaux vols directs au départ de Montréal…

Pour avoir un aéroport extraordinaire, il faudrait aussi penser au trajet qui nous permet de nous y rendre, ou d’en partir. Il y a peu d’endroits sur la planète où ce trajet se fait dans un décor agréable, mais ce n’est pas une raison pour ne pas faire mieux! Plus d’arbres et de verdure en chemin feraient déjà une grande différence. Si on y ajoutait quelques murales, comme il s’en fait tant en ville depuis un an, on pourrait transformer l’expérience de nos visiteurs. « Concevoir une entrée de ville de prestige » à cet endroit est d’ailleurs un projet du Plan d’urbanisme de la Ville. Il y a aussi eu 12 visions d’aménagement qui ont été développées en 2011, dans une démarche mise en place par la Chaire UNESCO en paysage et environnement de l’Université de Montréal. Il est évident qu’on trouverait là une mine d’idées pour que notre aéroport se démarque suffisamment pour mériter, à son tour, de se retrouver dans les lieux impressionnants décrits dans les carnets de voyage des touristes de passage à Montréal…

Publié par : cbernier | 13 août 2014

En libre service

Cet été, Montréal vibre aux projets en libre-service. Bibliothèques citoyennes, pianos publics et autres initiatives se multiplient sur le territoire de l’île, permettant de penser qu’un véritable mouvement est en train de prendre forme. Pour l’instant dans le domaine culturel surtout, mais pourrait-on penser que de tels projets pourraient être développés dans d’autres secteurs? Certains visionnaires sont déjà à pied d’œuvre pour diversifier le monde du libre-service à Montréal…

BiblioAngusCe mouvement a commencé à m’intriguer il y a deux ans, quand j’ai publié le texte Les biblio-cabines, sur des cabines téléphoniques transformées en bibliothèques de quartier à Londres et à New-York. L’an dernier, une initiative citoyenne d’assez grande envergure voyait le jour dans Rosemont, démontrant que l’idée ne germait pas seulement ailleurs. Partager ses lectures avec les voisins a pris encore de l’ampleur cette année, avec une douzaine de nouvelles bibliothèques libre-service dans Rosemont seulement.

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Des projets similaires naissent un peu partout sur l’île, comme à LaSalle, où une autre mobilisation citoyenne a mis en place de telles bibliothèques libre-service : le projet Micro-biblio.

Hochelaga-Maisonneuve a aussi ses bibliothèques extérieures, sur rue ou dans une ruelle verte. Quartier habitué au troc et à la réutilisation, plusieurs personnes y placent aussi de petits objets utilitaires ou décoratifs, ajoutant un aspect intéressant à ces points de rencontre du voisinage. Dans ce quartier et dans Mercier, le quartier voisin, les initiatives sont plutôt portées par des individus.

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L’arrondissement Côte-des-Neiges Notre-Dame-de-Grâce y est allé, de son côté, d’une initiative carrément mise en place par les pouvoirs publics. Ses boites à livres se retrouvent à une douzaine d’endroits, offrant autant d’occasions de faire de belles découvertes. Ce sont donc pas moins de 5 arrondissements (Outremont en a aussi), et peut-être déjà d’autres, qui ont vu apparaître des bibliothèques libre-service sur leur territoire. Et chez vous, c’est pour quand?

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Le troc aussi se met au libre-service

L’ancêtre de ce mouvement à Montréal est peut-être le Givebox, apparu en 2012 devant l’épicerie Latina dans le Mile-End. C’est une sorte d’armoire ou de garde-robes installée sur le terrain du commerce, où les gens peuvent laisser n’importe quoi. Plus massive qu’une petite boite pour livres, elle demande plus d’entretien et ne semble pas avoir réussi à s’implanter ailleurs en ville, exception faite de la très sérieuse Free Shit Verdun, dans le quartier du même nom.

Dans un texte paru en avril dernier, Partager, c’est consommer mieux!, le Devoir nous apprenait qu’une boite à don avait été installée à l’intérieur de la tour à condos Quartier 54, dans Rosemont. Cette initiative, réservée aux copropriétaires, ouvre toute une autre perspective sur les potentiels des boîtes à dons… À l’intérieur, il est plus facile de la garder en bon état et propre. Nos hivers sont rudes pour la Givebox!

Pianos en liberté

Le climat montréalais n’est pas non plus, de prime abord, favorable aux pianos urbains. Et pourtant, ils prolifèrent depuis leur apparition sur le Plateau, en 2012. Cet été, ils sont 8 arrondissements, comprenant Pierrefonds-Roxborro et Saint-Laurent, à offrir cet instrument public dans leurs rues. La moitié des arrondissements de Montréal! J’ai croisé 3 fois des pianos utilisés et chaque fois, je me suis étonné de la qualité des pianistes… La musique en libre service, il fallait y penser!

C’est l’artiste Luke Jerram qui est l’initiateur de ce mouvement, qui, au départ en 2007, était une simple installation artistique nommée Play Me, I’m Yours. Aujourd’hui, le mouvement est planétaire, avec près de 50 villes participantes. Curieusement, Montréal et Québec (qui s’est joint au mouvement cet été), ne sont pas sur la liste disponible sur son site web… Il faudrait y remédier!

Ce qui n’empêche pas le Plateau de continuer à innover autour de cette idée, puisque le mercredi 20 août prochain, à midi, on ambitionne que tous les pianos publics de Montréal soient utilisés pour chanter Tout le monde en même temps, de Louis-Jean Cormier, au même moment.

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Même l’agriculture urbaine!

J’ai déjà abordé le sujet des arbres fruitiers en ville. Ce serait une autre façon de multiplier les initiatives de libre service à Montréal. J’y donnais l’exemple du verger en libre service d’une ville française et du projet de Forêt comestible de la ville de Paris. Nous n’avons encore rien de similaire dans les parcs de la métropole, malheureusement.

Mais sur les terrains privés des Montréalais, c’est autre chose! Car les propriétaires d’arbres fruitiers et d’arbres à noix savent bien que la récolte est trop généreuse pour eux. Pour réduire le gaspillage, l’organisme Santropol Roulant a mis sur pied le projet Les Fruits défendus, qui vise à partager les fruits urbains. Leur territoire d’intervention se concentre sur le Plateau et Rosemont-La-Petite-Patrie, en plein cœur de l’île, démontrant tout le potentiel de cette idée… Après la cueillette, les fruits d’un arbre sont divisés en trois parts égales : une pour le propriétaire de l’arbre, une pour un organisme de sécurité alimentaire et la dernière, partagée entre les cueilleurs bénévoles.

Un projet similaire existe aussi dans l’Ouest de l’île, nous apprend Agriculture urbaine Mtl.

Les légumes en libre service ont aussi fait leur apparition très récemment dans Hochelaga-Maisonneuve. Une quinzaine de bacs bleus sont apparus dans le quartier, indiquant "Légumes à partager"… Une initiative du collectif Chapeau, que nous présente Quartier Hochelaga sur son site. Après le jardin communautaire, très populaires, voici arrivé le projet "Planter partout" (c’est le nom de l’initiative).

Planter partout

Sans oublier…

L’idée du partage est aussi présente chez Île sans fil, qui offre aux Montréalais un accès sans fil gratuit à Internet dans plusieurs lieux publics, halls d’institutions culturelles, parcs et commerces depuis 2003. Permettre aux gens d’accéder à Internet gratuitement pourrait ainsi s’apparenter à un "Internet libre service" en ville…

Et je suis sûr que j’oublie d’autres exemples de projets libre service! N’hésitez pas à me les rappeler, en commentant ce texte ;)

À faible coût

Enfin, pour compléter ce tour d’horizon des projets en libre service que je connais, voyons ceux qui sont à faible coût.

Connaissez-vous le Distroboto? C’est pourtant un service implanté depuis 2001 à Montréal (maintenant aussi à Québec), dans 5 arrondissements et une dizaine de lieux… Mais j’avoue qu’il faut avoir l’œil pour les repérer, car il s’agit d’anciennes machines distributrices de cigarettes, qui, pour 2$, vous distribuent aujourd’hui de petites œuvres d’art! Soyez dépendants de la culture et offrez-vous des surprises! Car si on peut choisir notre « paquet » comme sur toutes les autres machines distributrices, ceux de Distroboto nous réservent toujours une surprise. Original!

Pour boucler la boucle de ce texte, pourquoi ne pas revenir aux livres? Bien qu’il y ait de plus en plus de bibliothèques libre-service à Montréal, dans l’arrondissement Sud-Ouest, on a choisi une autre avenue. Des livres sont disponibles, pour 1$, dans 3 Machin-O-livres. Ces anciennes machines distributrices, converties en 2012, sont remplies de livres vraiment intéressants. Situées près des piscines de l’arrondissement, elles font un clin d’œil aux rêves de lecture sur la plage…

Livres, pianos, fruits ou objets d’art, le mouvement du libre service est maintenant bien implanté à Montréal. L’habitude du partage se transmet dans la population, ouvrant de nouvelles perspectives à ceux et celles qui voudraient tenter de nouveaux projets… Et vous, bénéficiez-vous d’un de ces projets ou rêvez-vous d’en partir un nouveau?

Publié par : cbernier | 11 août 2014

Les fêtes gaies de Montréal

Le festival Divers/Cité s’est terminé il y a à peine 2 semaines que déjà débutent les célébrations de Fierté Montréal. Je ne sais pas si on réalise à quel point la présence de ces deux événements majeurs des communautés LGBT*, dans le même mois, sont un atout pour notre ville! Pour son rayonnement à l’international comme pour les jeunes d’ici qui se découvrent différents et qui voient dans les médias, année après année, des reportages qui leur parlent de leurs réalités, de leur secret (s’ils n’ont pas encore osé en parler).

Peu de ville (peut-être aucune) ne peut se vanter d’une telle concentration d’événements, doublée d’un quartier gai aussi vibrant et sécuritaire que notre Village (malgré ses défauts…). Et bien des gais et lesbiennes ailleurs dans le monde nous envient pour l’ouverture de la société québécoise. Des atouts sur lesquels il faut construire!

Si, en plus, on ajoute la Fête arc-en-ciel de Québec, qui suivra les deux événements de Montréal à la fin du mois, c’est franchement impressionnant!

Alors, après le festival Divers/Cité, êtes-vous prêts pour les célébrations de Fierté Montréal? Pour en découvrir la programmation, c’est par ici.

*LGBT : lesbiennes, gais, bisexuel-le-s et transexuel-le-s.

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En complément, découvrez la nouvelle catégorie « Vie gaie » de mon blogue, soit le regroupement de mes textes traitant de ce thème. Pour en savoir plus sur les origines du Village, sur le lien entre les Olympiques de 76 et le Village et sur l’illumination de la Tour olympique aux couleurs du drapeau gai, entre autres…

Publié par : cbernier | 4 août 2014

Les meilleures crèmes glacées et sorbets

Mon intérêt pour les crèmes glacées et sorbets s’est développé suite à un voyage en Italie. J’y ai découvert les « gelatos » et je me suis mis à les vanter comme les meilleurs au monde. Jusqu’à ce que je vois apparaître des articles élogieux sur certaines bonnes adresses montréalaises… J’ai décidé d’en tester plusieurs pour vous et de vous faire connaître mes préférées, car ici aussi, on fait de savoureuses crèmes glacées et de délicieux sorbets!

Ce texte est mis à jour et enrichi à chaque nouvelle découverte

En conclusion de ce texte, vous trouverez les bons glaciers que j’ai eu la chance de visiter lors de mes voyages. Si vous passez par ces villes, vous pourrez vous aussi aller comparer nos crèmes glacées et sorbets à leurs glaces et gelatos. Puis revenir à Montréal et continuer à vous gâter chez nos nombreuses excellentes crèmeries ;)

Le Plateau

Ce quartier est l’épicentre des bonnes adresses et de la variété des saveurs. Pour le gourmand qui sommeille en vous, c’est un territoire de chasse à la bonne crème glacée idéal, à commencer par le surprenant Kem CoBa.

Crèmes glacées

Si j’osais vous proposer un Top 3 ou un Top 5, c’est sûr que le Kem CoBa y serait en vedette. Je ne suis pas le seul à le penser, cette crèmerie est celle dont j’entends le plus parler cet été. Et pour cause. En 4 saveurs, elle nous a séduit moi et mon chum : Lime-menthe, Beurre-salé, Chocolat-72% et Corossol (un fruit tropical). La première était comme un mojito glacé et la deuxième, comme une fondue au chocolat froide. Le bonheur! Il nous reste une foule de saveurs à tester, mais cette adresse est déjà incontournable! En plus, les aménagements publics sur la rue Fairmount Ouest ajoutent au plaisir d’y retourner, surtout pour ses bancs multicolores…

Léo Le Glacier profite aussi des aménagements de l’arrondissement, puisqu’il commandite sa terrasse publique. Côté glace, il participe activement à la réputation du quartier, m’offrant ma fameuse glace ananas-basilic découverte en Italie (voir ci-dessous), en plus d’autres saveurs plus délectables les unes que les autres. Et j’avoue, même si je n’aime pas du tout les sorbets citron, leur Citron-bleu est surprenant! L’ajout de Curaçao doit faire toute la différence, mais il fallait y penser… L’utilisation des fines herbes est à saluer, nous offrant des Melon-safran et Framboise-thym des plus agréables!

Je passe devant le Meu Meu, au 4458 Saint-Denis, depuis des lustres. La devanture de ce commerce est suffisamment repoussante pour que je ne m’y sois jamais arrêté. Je sais pourtant qu’il ne faut pas se fier aux apparences! J’ai maintenant appris ma leçon! Depuis des années je me prive de ces produits de grande qualité. Mes crèmes glacées au Vinaigre-balsamique (oui!) et à la Crème-anglaise-et-miel étaient succulentes. Les sorbets de mon chum, au Chocolat, au Gingembre et à l’Hibiscus (une fleur) étaient intenses comme on les aime, avec une texture granuleuse intéressante. La prochaine fois qu’on passera par là, ce sera difficile de ne pas s’arrêter… Pour les gens sensibles au lait, ils ont même quelques saveurs au lait de soja.

Les Givrés offrent encore plus de variétés, plus surprenantes les unes que les autres. Je n’ai pas osé essayer celle aux Carottes… Ils ont aussi beaucoup de combinaisons, comme la République-de-bananes (brownies, caramel, crumble et bananes), la Bagel (bagel, fromage à la crème et gelée de fraises) ou la Feu-de-camps (caramel et guimauve grillée). Il faut aimer le genre, c’est plutôt riche. On y trouve aussi des saveurs uniques qui valent le détour, comme la surprenante Courge-musqué. Excellente! Ils ont bien quelques saveurs simples (vanille, chocolat, etc.), mais la tentation de s’en mettre plein les papilles est tellement forte!

La Petite-Patrie

La Petite-Italie aurait pu donner à ce quartier un prestige plus grand pour ses glaces, mais je n’ai pas trouvé de gelato équivalent à ceux de l’Italie autour du Marché Jean-Talon. Même le réputé Roberto ne m’a pas convaincu… Ce qui n’empêche pas le quartier de briller parmi les meilleurs grâce à quelques ambassadeurs.

Commençons par le Havre-aux-glaces, situé au cœur du Marché Jean-Talon. On y trouve peu de variétés vraiment exotiques, mais côté terroir, ce sont des maîtres. J’ai eu la chance de goûter leur sorbet fait exclusivement de sève d’érable (communément appelée eau d’érable), c’était fabuleux! D’une grande subtilité et tout en finesse, un délice. Puis il y a leur Caramel-brûlé-d’érable, un autre extraordinaire produit. Impossible de se limiter à un cornet, on prend le contenant d’un demi-litre et on l’apporte à la maison!

J’ai souvent entendu parler de L’Armoire à Glace sans jamais m’y intéresser moi-même. Erreur! Ce que j’y ai vu était trop surprenant pour que je n’y goûte pas… En effet, pour l’audace, ils sont champions, avec leur saveur Beurre-d’érable-et-bacon. Hallucinante! J’ai adoré. Les terrasses publiques, dont une a été installée par l’arrondissement juste en diagonale avec ce commerce, donnent une autre bonne raison d’y passer cet été.

Suite88Le Centre-ville

Pour les amateurs de chocolat, l’adresse à connaître est celle du Chocolatier Suite 88. La boutique sur la rue Saint-Denis n’existe plus, mais la tradition se poursuit sur De Maisonneuve et on y trouve plusieurs saveurs chocolatées des plus intéressantes. Lorsque je suis passé la dernière fois, c’est Chocolat-salé et Nougat-cardamome qui m’ont séduit. Des goûts bien campés, intenses à souhait.

Le Sud-Ouest

L’été, le Havre-aux-glaces (voir La Petite-Patrie) offre aussi ses produits au Marché Atwater. Une vraie halte gourmande!

Dorval

Rien ne pouvait laisser présager que la boulangerie Non Solo Pane, sur Lakeshore à Dorval, cachait d’aussi extraordinaires crèmes glacées. Nous avions résisté à une crèmerie située à quelques coins de rue de là, une chance! La Tiramisu est la meilleur crème glacée à cette saveur que j’ai mangé à vie. Avec de vrais morceaux de gâteau moelleux. Un péché. L’Amaretto était aussi agréable, comme la Chocolat, qui faisait plutôt penser à du cacao, pas très sucrée, mais très bonne.

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Voilà pour le tour des meilleures adresses de crèmes glacées et sorbets à Montréal selon moi. Avant de passer à la portion internationale de ce texte, voici le spécial Crèmes glacées de Montréal dans ta pipe, ce sympathique blogue en vidéo qui nous fait découvrir ou redécouvrir Montréal différemment. Vous y retrouvez, en images, certains endroits que je vous recommande aussi :

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Ailleurs dans le monde

À Rome:

À San Gimignano:

  • Gelateria di Pizza, qui se vente d’avoir été nommée 2 fois Champion du monde pour ses gelatos… Il faut dire que celle au Vin-blanc était irrésistible et celle au Fromage-bleu, indescriptible.

À Sorrento:

  • Gelateria Raki, pour ses gelatos très crémeux et ses combinaisons de saveurs surprenantes, comme Ananas-basilic ou Figues-amandes-laurier.

Un peu partout en Italie mais aussi à Malibu, New York, Osaka, Tokyo et Paris:

  • Grom, c’est une chaîne, mais c’est surtout d’excellentes glaces qui ont été à l’origine de mon goût pour les gelatos italiennes.

À Prague:

  • Angelato, où je serais bien retourné plusieurs fois.

À Nice:

  • Fenocchio, qui offre tellement de variétés et de qualité que j’y ai dégusté, avec mon chum, pas loin de 40 saveurs différentes.

De retour à la maison

Enfin, pourquoi ne pas ajouter mes meilleures découvertes en supermarché? Ce ne sont pas des produits d’ici, mais ils sont plus faciles à trouver que ceux suggérés dans les autres villes du monde! Il y en a peu, mais elles méritent d’être mentionnées :

Si vous n’avez pas encore essayé le Chocolat-Maya d’Häagen Dazs, il est temps de remédier à la situation. Le genre de fudge à la cannelle qui le traverse donne un goût unique à cette crème glacée, qui a su me séduire alors que je n’aime même pas la cannelle!

Les produits Collection Noire de Loblaws sont souvent surprenants, c’est le cas de la crème glacée Caramel-salé, qui est un vrai régal. Attention de ne pas passer à travers le pot en une seule journée…

Et il vous est toujours possible de revenir à la liste du début de ce texte et d’aller vous chercher une succulente crème glacée ou un spectaculaire sorbet, en format 500 ml cette fois, chez les meilleures crèmeries de Montréal!

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Pour retourner à la page d’accueil de C’est toi ma ville…

Ou pour découvrir mes autres palmarès sur les plaisirs de la table:

Publié par : cbernier | 23 juillet 2014

Les plus belles Places de nos quartiers

Voyager, c’est souvent s’émerveiller des détails. Ici un « chalet de parc » antique dans un square de Londres, là une sculpture sur un banc au cœur d’un minuscule parc à Madrid ou encore l’ajout de tables et de chaises sur un petit bout de terrain à Chicago. Chaque fois, on apprécie, puis on prend une photo. Ces petits ajouts, loin des grands aménagements touristiques, contribuent à notre appréciation de la ville visitée, surtout lorsqu’ils sont situés hors du circuit habituel des touristes. En voyant qui en profite, on comprend qu’ils sont surtout là pour les gens du quartier.

LondresMadridChicago

Montréal offre une foule de lieux du genre où s’émerveiller, en dehors du circuit touristique, mais au cœur de nos quartiers. À l’image des autres belles villes du monde, Montréal compte un nombre surprenant de belles Places, qui méritent d’être découvertes et fréquentées, même hors du centre. Tellement, qu’il m’a fallu trois textes pour vous les présenter : celui-ci, les 5 plus belles Places du Centre, publié la semaine dernière, et les 5 plus belles Places du Vieux-Montréal, publié il y a deux semaines. Pour chacun de ces palmarès, s’ajoutent quelques mentions pour des Places significatives, mais qui n’ont pas pu se retrouver dans mon « Top 5 ».

Pour l’établir, mes critères d’évaluations étaient, pour deux points chacun : la présence d’art public; la présence d’une fontaine; l’aménagement paysager; le mobilier urbain et l’intérêt du voisinage immédiat. Je me suis permis d’ajouter un critère supplémentaire, pour pouvoir donner deux points bonis à des Places qui méritaient, selon moi, ce petit coup de pouce… Voici les résultats.

Le Top 5 des autres quartiers de la ville

#5 Parc Saint-Henri (carte)

La première fois que j’ai croisé ce square, je suis tout de suite tombé sous le charme de sa magnifique fontaine. Un bijou, restauré l’an dernier! La fontaine et sa statue de Jacques Cartier ont été réalisées en 1893 grâce à une souscription publique… C’est peut-être une idée qu’il faudrait remettre au goût du jour? Situé tout près de la station de métro du même nom et entouré d’un joli secteur dans l’arrondissement Sud-Ouest, c’est un parc qui mérite le détour.

Place St-Henri

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#4 Carré Saint-Louis (carte)

Évidemment beaucoup plus connu que le Parc Saint-Henri, de Carré Saint-Louis s’offre à nous depuis des lustres, entre le Plateau et le Quartier Latin. Pas toujours bien fréquenté, il n’en reste pas moins un des beaux endroits de la ville, surtout lorsque le soleil frappe l’eau de sa fontaine. Un atout pour ce quartier et pour tous ses visiteurs, dont il faut apprendre à reprendre possession.

Carré St-Louis

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#3 Place Gennevilliers-Laliberté (carte)

Cette Place n’est pas connue sous son véritable nom, mais plutôt comme le parvis du Marché Maisonneuve. La grande sculpture-fontaine qui en orne le centre, avec comme point de mire un hommage à Louise Mauger, première fermière de Montréal, est l’œuvre d’Alfred Laliberté. Un très grand artiste et une œuvre importante, puisqu’on déboulonnait l’hiver dernier deux de ses composantes pour les amener dans une exposition du Musée des Beaux-Arts du Canada! La fontaine est de nouveau complète, vous pouvez donc passer la voir, comme si vous étiez au musée.

Marché Maisonneuve Place

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#2 Parc du Vieux-Moulin (carte)

Situé en bordure du fleuve, le parc du Vieux-Moulin de Pointe-aux-Trembles est un site surprenant. Aménagé autour d’un moulin à vent datant de 1720 et pourvu d’un belvédère surplombant l’eau, d’un pavillon d’animation et d’un champ de graminées, ce parc vaut vraiment le coup d’œil. De plus, à quelques rues de là, vient d’être inaugurée la nouvelle Place du Village-de-la-Pointe-aux-Trembles. Vous pourrez donc découvrir ces deux endroits en une seule visite. Plusieurs activités y sont offertes les fins de semaine, question de vous attirer…

Moulin

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#1 Place Valois (carte)

Je suis peut-être biaisé, mais je vais l’assumer. L’aménagement de cette Place, sur l’ancien site de passage d’une voie ferrée, est tellement réussi qu’il justifie que je vous le vante un peu. Pour l’agréable promenade en diagonale dans le quartier Hochelaga qui le traverse et pour l’ambiance de village qu’il a su recréer avec ses nombreux blocs de pierre en forme de bancs publics et ses commerces gourmands qui valent le déplacement, je lui donne la première place de ce palmarès des Places de nos quartiers et la 4e dans le palmarès des plus belles Places de Montréal. Venez en profitez, vous serez vous aussi conquis!

Place Valois

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Les mentions

Les squares du secteur Bois-Franc (carte)

Pour l’ensemble des squares aménagés dans cet important développement de l’arrondissement Saint-Laurent, je me dois de donner au moins une mention. Ils profitent presque tous d’une fontaine (ici le Square Jean-Rostand), sont bien pourvus en bancs publics, et donnent à ce quartier des airs européens. Une ambiance unique dont on peut tous profiter, accompagnés d’un bon roman… Pourquoi pas? La magnifique nouvelle bibliothèque du Boisé est justement pas très loin.

Squares St-Laurent

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Place du Coteau-Saint-Louis (carte)

Depuis que l’arrondissement a réaménagé la sortie sur la rue Laurier de la station de métro du même nom, on débouche sur une jolie place de village, entre son église et son école. Un lieu où il fait bon s’arrêter et prendre le temps de perdre son temps. Certains événements s’y tiennent parfois, mais le calme qui règne sur ce petit bout de terrain, enfin aménagé agréablement, fait tout son charme. Si vous n’y êtes pas allé depuis quelques années, allez redécouvrir ce secteur, vous serez surpris. Le Parc Laurier, tout près, est lui aussi transformé, ajoutant à l’intérêt de la visite.

Métro Laurier Place

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Parc Lahaie (carte)

Toujours sur le Plateau, mais à l’Ouest cette fois, le Parc Lahaie était en cours de réaménagement lors de mon passage pour prendre la photo ci-dessous (fin du mois d’avril) et déjà, on sentait que le résultat sera des plus intéressants. Une petite fontaine sera ajoutée en plein centre et une œuvre d’art complètera l’aménagement. Avec ses grands arbres et sa magnifique église en toile de fond, ce parc avait déjà tout pour plaire. Avec la fin des travaux, il n’en sera que plus attirant!

Parc Lahaie

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Belvédère Kondiaronk (carte)

Hors catégorie, comment ne pas mentionner ici le Belvédère Kondiaronk du Mont-Royal et sa splendide vue sur la ville. Un lieu magnifique, qui permet en plus de profiter d’un accès exceptionnel à la nature en ville… Ce n’est peut-être pas à proprement parler une Place, mais il serait difficile de ne pas le mentionner!

Belvédère du Mt-Royal

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Place Joseph-Venne (carte)

Enfin, même si l’aménagement de cette Place à l’Est du centre-ville n’est pas encore terminé, les travaux vont bon train et les résultats promettent d’être surprenants, comme en témoigne cette vidéo. Situé à quelques pas du métro Frontenac, c’est un projet à suivre, qui indique qu’un 4e palmarès des plus belles Places pourrait un jour être nécessaire ;)  En effet, nos arrondissements rivalisent d’imagination pour nous donner de nouveaux espaces de grande qualité, ou pour en restaurer d’anciens avec autant d’attention…

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Pour voir toutes les plus belles Places de Montréal, lisez aussi :

Vous y trouverez les 10 plus belles Places de Montréal, selon moi, soit :

  1. Square Jean-Paul-Riopelle
  2. Square Victoria
  3. Square Dorchester
  4. Place Valois
  5. Parc du Vieux-Moulin
  6. Place Gennevilliers-Laliberté
  7. Place d’Youville
  8. Carré Saint-Louis
  9. Place d’Armes
  10. Place Émilie-Gamelin
Publié par : cbernier | 16 juillet 2014

Les plus belles Places du Centre

En voyage, on découvre parfois des Places où on voudrait rester, puis revenir. La Place Masséna, à Nice, dans le Sud de la France, a eu cet effet sur moi. Je l’ai vu une fois, j’ai eu la chance de la revoir et il ne serait pas surprenant que j’y retourne un jour. C’est une grande Place pouvant servir à différentes manifestations, rénovée avec un dallage caractéristique au sol, une grande fontaine restaurée et de nouvelles œuvres d’art contemporaines y ont été ajoutées. C’est aujourd’hui le cœur de la ville. Aérée, on s’y sent tellement bien qu’on a le goût de s’y arrêter, d’y rester, puis de revenir.

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Au moment où Nice terminait la rénovation de sa Place, Montréal commençait la sienne : la Place des Festivals. Dallage caractéristique au sol, nouvelle fontaine et manifestation d’art éphémère à l’année. Les parallèles à faire sont nombreux. À l’image des autres belles villes du monde, Montréal compte un nombre surprenant de belles Places, qui méritent d’être découvertes et fréquentées. Tellement, qu’il me faut trois textes pour vous les présenter : celui-ci, les 5 plus belles Places du Vieux-Montréal, publié la semaine dernière, et les 5 plus belles Places des autres quartiers de la ville, qui suivra la semaine prochaine. Pour chacun de ces palmarès, s’ajoutent quelques mentions pour des Places significatives, mais qui n’ont pas pu se retrouver dans mon « Top 5 ».

Pour l’établir, mes critères d’évaluations étaient, pour deux points chacun : la présence d’art public; la présence d’une fontaine; l’aménagement paysager; le mobilier urbain et l’intérêt du voisinage immédiat. Je me suis permis d’ajouter un critère supplémentaire, pour pouvoir donner deux points bonis à des Places qui méritaient, selon moi, ce petit coup de pouce… Voici les résultats.

Le Top 5 du Centre-ville

#5 Place Raoul-Wallenberg (carte)

Certains d’entre vous se souviendront peut-être de l’été où la Cathédrale Christ-Church avait été maintenue dans les airs par des pilotis, pendant qu’on creusait son sous-sol pour construire les Promenades de la Cathédrale? Cet exploit, qui a du coup permis de sauver le clocher qui était sur le point de s’effondrer, nous a aussi donné un espace de paix méconnu, en plein cœur du centre-ville. Car derrière l’église (à côté du restaurent installé dans l’ancien presbytère), se trouve aujourd’hui un petit espace fleuri, avec sa fontaine et ses nombreux bancs, qui permettent de reprendre notre souffle dans ce secteur de la ville où tout bouge très vite.

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#4 Jardin Domtar (carte)

Il y a maintenant plus de 12 ans que cette petite forêt et son parc ont remplacé le stationnement qui occupait, jadis, cet espace. Quelle différence! Un clin d’œil à la forêt boréale, dont la compagnie tire ses bénéfices. Une autre oasis de calme au centre-ville. Le pari de reproduire un coin forestier en ville est audacieux, et le résultat nous rappelle à tous que la nature a besoin de notre respect. Au cœur du centre-ville, à quelques pas de la montagne, assez loin de la forêt boréale, ce jardin nous offre un lieu de rêveries et d’évasion.

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#3 Le Parterre du Quartier des Spectacles (carte)

La Place des Festivals est trop grande pour figurer à mon palmarès, qui se concentre sur les plus petites Places. Toutefois, le Parterre, une des composantes du Quartier des Spectacles, se qualifie parfaitement. Ce grand espace, avec son mobilier urbain design, offre un cadre agréable aux plus petits événements qui se déroulent dans le Quartier. Son brumisateur ajoute une ambiance des plus agréables par les beaux soirs d’été…

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#2 Place Émilie-Gamelin (carte)

C’est une des mal-aimées de Montréal, mais cette Place est particulière pour moi. Stationnement lorsque j’étais enfant, elle a été inaugurée au moment où je débutais l’université, juste en face. J’ai toujours apprécié m’y arrêter, surtout lorsque ses gigantesques sculptures-fontaines (de Melvin Charney) fonctionnent. Je ne suis pas le seul à l’aimer, puisqu’elle a été jugée suffisamment marquante pour se retrouver dans le livre Panorama de l’architecture contemporaine publié en Europe, par Könemann, en 2000…

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#1 Square Dorchester (carte)

Mon coup de cœur du centre-ville, le réaménagement du Square Dorchester nous a redonné un espace de prestige à la hauteur de son patrimoine. Entouré de magnifiques édifices, il est jonché d’œuvres d’art du passé. Statue équestre, lion inspiré de celui de Bartholdi (à qui on doit la Statue de la Liberté), monuments historiques, le tout au centre de nombreux monticules de gazon où profiter de la vie, tranquillement. Cet été, des camions de nourriture de rue s’y arrêtent la semaine, s’ajoutant au petit bistro installé dans l’ancienne vespasienne du parc. Amplement suffisant pour lui mériter, aussi, une 3e place dans mon palmarès des 10 plus belles Places de Montréal, tous quartiers confondus. La Place du Canada, au Sud, est en cours d’aménagement et devrait doubler ce magnifique espace dès 2015.

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Les mentions

Parc Hydro-Québec (carte)

Les bancs en forme de gros flocons de neige et l’aménagement de type sous-bois qui domine ce minuscule espace vert du Quartier des Spectacles me fascinent. Mais quelle belle réussite! Un endroit inusité où prendre une pause au cours d’une journée bien remplie dans le ce secteur de la ville peu reposant.

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Esplanade du Palais des Congrès (carte)

Autre trésor caché, cette esplanade est un véritable havre de paix, masqué par le Palais. Tout au bout du Quartier chinois, elle offre un cadre enchanteur pour se donner rendez-vous entre le centre-ville et le Vieux-Montréal. À condition d’en connaître la localisation! Faites-vous partie des initiés?

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Place Norman-Bethune (carte)

Le nouvel aménagement de l’espace public autour du campus de l’Université Concordia est magnifique. Très larges trottoirs, bancs à profusion, plantation massive d’arbres et un boulevard Maisonneuve tout en courbe, qui prend presque des airs de chemin de campagne. J’exagère, évidemment, mais l’amélioration est tellement notable qu’elle mérite d’être encensée.

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Square Phillips (carte)

Comme plusieurs, vous passez le long de la rue Sainte-Catherine sans jamais entrer véritablement dans ce square? Vous n’êtes pas les seuls. Peu de gens ont déjà admiré l’ange caché derrière le monument, au fond de la Place. C’est pourtant là qu’il fait bon s’asseoir, pour regarder l’animation de la rue plus loin, dans le calme voisinage de cette magnifique statue…

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Pour voir toutes les plus belles Places de Montréal, lisez aussi :

Vous y trouverez les 10 plus belles Places de Montréal, selon moi, soit :

  1. Square Jean-Paul-Riopelle
  2. Square Victoria
  3. Square Dorchester
  4. Place Valois
  5. Parc du Vieux-Moulin
  6. Place Gennevilliers-Laliberté
  7. Place d’Youville
  8. Carré Saint-Louis
  9. Place d’Armes
  10. Place Émilie-Gamelin

 

Publié par : cbernier | 9 juillet 2014

Les plus belles Places du Vieux

Lors de mon premier voyage en Europe, quand je suis arrivé sur la Grand-Place à Bruxelles, j’ai eu un coup d’émotions. Très fort, du genre qui vous rend muet et qui vous marque à jamais. Cette vieille Place m’a permis de comprendre à quel point un aménagement urbain peut changer notre regard sur le monde. Tant de beauté! Préservée depuis des siècles en plus, malgré les guerres… Ça donne le goût de faire sa part pour laisser à ceux qui nous suivent ces trésors et, pourquoi pas, d’autres endroits tout aussi marquants.

Grand-Place

Montréal existait depuis 50 ans lorsque la Grand-Place a été construite telle qu’on la connait. Mais même si notre ville est beaucoup plus jeune que Bruxelles, elle n’en compte pas moins un nombre surprenant de belles Places, qui méritent d’être découvertes et fréquentées. Tellement, qu’il me faut trois textes pour vous les présenter toutes, en débutant par les 5 plus belles Places du Vieux-Montréal. Suivront les 5 plus belles du centre-ville et, enfin, les 5 plus belles des autres quartiers de la ville. Pour chacun de ces palmarès, s’ajouteront quelques mentions pour des Places significatives, mais qui n’ont pas pu se retrouver dans mon « Top 5 ».

Pour l’établir, mes critères d’évaluation étaient, pour deux points chacun : la présence d’art public; la présence d’une fontaine; l’aménagement paysager; le mobilier urbain et l’intérêt du voisinage immédiat. Je me suis permis d’ajouter un critère supplémentaire, pour pouvoir donner deux points bonis à des Places qui méritaient, selon moi, ce petit coup de pouce… Voici les résultats:

Le Top 5 du Vieux-Montréal

#5 Square des Frères-Charon (carte)

En 5e position, ce petit parc contemporain rappelle une histoire très ancienne. Avec son observatoire sur une petite tourelle qui permet de contempler de haut sa prairie en plein cœur de la ville, le square raconte l’époque révolue où les champs couvraient le secteur. Magique. L’architecture des bâtiments qui l’entoure nous transporte aussi ailleurs. Quand je suis sur place, j’y vois Boston assez facilement… Un voyage dans le temps et dans l’espace!

Square des Frères-Charon

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#4 Place d’Armes (carte)

On peut lui reprocher d’être trop minéralisée depuis sa réfection en 2011, mais ses bancs de plusieurs formes, ses grands bancs-plateaux où s’étaler et la vue qu’ils nous permettent d’admirer compensent largement. L’ajout, l’an dernier, de deux grandes sculptures satiriques devant le 500 Place d’Armes, vient égayer l’endroit. Sans parler de la fontaine du Monument à Maisonneuve, toujours aussi fascinante avec son Iroquois anonyme, ses bas-reliefs et ses mascarons (ornements pour éloigner les mauvais esprits!). Le soir, l’ambiance y est féérique… Vous y verrez à coup sûr une foule de touristes (et même de Montréalais) s’y prendre en photo.

Place d’Armes

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#3 Place d’Youville (carte)

Vous pensez que les touristes occupent tout le Vieux? Détrompez-vous! Il y a encore des zones inconnues des gens de passage, qui nous permettent de profiter d’un lieu étonnamment calme, comme, par exemple, celui entre le Musée Pointe-à-Callière et le Centre d’Histoire de Montréal. Traversé de trottoirs de bois et de béton, pour illustrer l’évolution de ceux-ci, il offre une halte reposante dans un quartier qui bouge beaucoup. Quelques monuments commémoratifs et une œuvre d’art intéressante, derrière l’ancienne caserne de pompier, viennent agrémenter le tout.

Place d’Youville

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#2 Square Victoria (carte)

Numéro 2 dans mon Top 5 du Vieux, mais aussi numéro 2 de mon Top 10 pour l’ensemble de la Ville, le Square Victoria est une magnifique réalisation au cœur de notre centre des affaires. Entre la Bourse et le Centre de commerce mondial de Montréal, on nous offre rien de moins qu’une forêt d’arbres matures! En rangée, mais quand même. C’est un de mes lieux préférés de la Ville, car sous ces grands arbres, on sent quelque chose… Forêt domestiquée, certes, mais qui reprendrait tous ses droits à la première occasion si elle était laissée à elle-même. En total contraste, il y a, plus au nord, une fontaine où s’écoule doucement l’eau le long d’une pente pratiquement inexistante. Situées à un pas de l’entrée de la station de métro offerte par Paris, ils offrent une ambiance résolument urbaine qui tranche avec la forêt qui pousse non loin.

Square Victoria

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#1 Square Jean-Paul-Riopelle (carte)

Il faut avoir assisté à la mise à feu de la fontaine de Riopelle pour comprendre la pôle position de cette Place dans mon palmarès. En effet, avec le système de brumisateurs du parc, qui rend fantomatiques les phares des véhicules qui s’y reflètent, avec les très nombreux éléments bruts sculptés qui l’entourent, avec son jet d’eau caractéristique, elle est déjà une Place impressionnante. Mais quand le feu s’ajoute, flottant sur l’eau du bassin au milieu du tout, c’est vraiment un spectacle unique! Je ne parle même pas de l’espace « parcs », qui est tellement agréable, perché au dessus de l’autoroute qu’il cache… Un joyau de Montréal que tellement peu de Montréalais on vu dans toute sa splendeur! Des travaux n’ont pas permis au feu d’être utilisé depuis 2013, mais si les travaux se terminent pendant l’été et que vous passez par là vers 18h50, 19h50, 20h50, 21h50 et 22h50, arrêtez-vous, la fontaine devrait s’embraser dans quelques minutes…

Square Jean-Paul-Riopelle

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Les mentions

Square Viger – portion Ouest (carte)

J’ai toujours aimé cette vaste structure de béton, qui, quand elle n’est pas investie par les sans-abris, nous projette dans un monde différent fait de structures de béton et d’eau (quand le mur bleu, qui est une chute d’eau, et la fontaine fonctionnent!). J’ai récemment découvert que c’était une œuvre d’art de Charles Daudelin, nommée Agora! Je suis tellement sûr qu’il y a quelque chose à faire pour la préserver, tout en la rendant accessible et accueillante… Le développement de la Gare Viger, annoncé en mai dernier, et l’ouverture prochaine du CHUM, juste en face, aideraient à en faire quelque chose, c’est sûr. À moins que la tentation de tout démolir ne soit malheureusement trop forte…

Square Viger

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Square Dalhousie (carte)

En bordure du Vieux, avec un rappel du passé ferroviaire dans son aménagement, c’est une halte intéressante. La rangée de maisons de ville qui ont pignon sur cette Place la rend différente. On y est un peu chez les voisins, dans un racoin, à la jonction d’un nouveau développement et du Vieux-Montréal, qui offre une pause avant d’y entrer, ou avant d’en sortir.

Square Dalhousie

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Belvédère du Chemin-qui-marche (carte)

De l’autre côté du même nouveau développement, il y a cette bande-parc, du nom amérindien du fleuve, qui nous permet de l’admirer, perchés au dessus du chemin de fer. Un regard différent sur la ville nous y est offert, avec son aspect industriel du siècle passé sous les yeux. Le train, Molson, l’ancien entrepôt transformé en condos de luxe et les bateaux du port… Le belvédère est magnifiquement aménagé en plus!

Chemin-qui-marche

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Belvédère de l’île Sainte-Hélène (carte)

Enfin, hors catégorie, comment ne pas mentionner ici le Belvédère de l’île Sainte-Hélène et son spectaculaire Homme de Calder. Une œuvre majeure, dans un cadre magnifique, qui permet en plus d’agrémenter la vue extraordinaire sur la Ville… Ce n’est peut-être pas à proprement parler une Place, mais je me fais plaisir en l’ajoutant à ce texte ;)

Belvédère de l'Homme

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Pour voir toutes les plus belles Places de Montréal, lisez aussi :

Vous y trouverez les 10 plus belles Places de Montréal, selon moi, soit :

  1. Square Jean-Paul-Riopelle
  2. Square Victoria
  3. Square Dorchester
  4. Place Valois
  5. Parc du Vieux-Moulin
  6. Place Gennevilliers-Laliberté
  7. Place d’Youville
  8. Carré Saint-Louis
  9. Place d’Armes
  10. Place Émilie-Gamelin

 

Publié par : cbernier | 17 juin 2014

Murales : le Top 20 de 2014

Depuis un an, les murales se sont multipliées à vitesse grand V à Montréal. Bien que la plus ancienne (toujours visible) date de 1972 et que le travail assidu, depuis plusieurs années, de l’organisme Mu a fait toute une différence, c’est maintenant la folie. Au moins la moitié des arrondissements de la ville font partie du mouvement et le festival MURAL, qui vient de terminer sa 2e édition avec succès, attire l’attention internationale sur cette effervescence. Victime de cette frénésie, mon Top20 de l’an dernier s’en trouve donc chambardé!

#6 Murale de 1972Pour avoir traversé les époques jusqu’à nous, j’ai décidé de rendre la plus ancienne murale de Montréal, encore visible à Montréal, hors concours. Ainsi, les fameuses lèvres du coin Président-Kennedy/Jeanne-Mance, restent dans ce texte, pour leur démonstration de la durabilité de cette forme d’art urbain.

Les 7 premières positions de mon palmarès de l’an dernier restent inchangées. Ces œuvres sont majeures et méritent entièrement qu’on les reconnaisse. À commencer par l’ensemble des murales des Habitations Jeanne-Mance, produites par Mu, qui méritent pour leur ampleur et leur effet sur le voisinage, la 1e position (il y aura, à terme, 8 murales). La qualité des « quatre saisons » (dont deux sont présentées ici) et des « éléments » est remarquable et change visiblement la qualité de vie de ce secteur de la ville! Bravo! On peut les voir de la rue Maisonneuve et de la rue Ontario. En plus, la plupart sont maintenant éclairées le soir!

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En 2e et 3e place, ce sont des dames : Our Lady of Grace, et Granny. Il est à noter que ces deux œuvres ont été produites par le collectif A’Shop. (Respectivement au coin Sherbrooke Ouest/Madison et Des Pins/Saint-Laurent)

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Quand je serai grand, je resterai enfant garde sa 4e position, suivi de la magnifique murale animale de Shalak, Smoky et Monk.e, découverte au hasard d’une promenade en Bixi. (Respectivement au coin Décarie/Sherbrooke Ouest et Hôtel-de-Ville/Rachel)

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En 6e et 7e place, Hommage à Miyuki Tanobe et l’immense murale (23m. par 24m.!) commémorant l’Expo 67. (Respectivement au coin Wellington/LaSalle et Saint-Laurent/Autoroute Ville-Marie)

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Nouvelles entrées

Le festival MURAL 2014 nous offre une œuvre majeure, de Bryan Beyung, que je place au 8e rang de mon Top20. Elle vient recouvrir une autre, produite en 2013, par Labrona… Ainsi, le festival nous offre un certain renouvellement des œuvres, après nous avoir laissé en profiter pendant un an, mais les rends du même coup éphémères… (coin Marie-Anne/Saint-Laurent)

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En 9e place, une tortue marine découverte dans une ruelle verte, vient se joindre aux autres murales de ruelle qui s’étaient déjà inscrites dans mon Top (celle-ci est dans la ruelle entre les rues Bennett, William-David, Ontario et La Fontaine)

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Le thème animalier revient pour la 10e et la 11e position, soit le tigre blanc, produit dans le cadre du programme de ruelles vertes de Rosemont et le cerf de la ruelle Vimont, dans le cadre du programme de ruelles vertes de Hochelaga-Maisonneuve. (Respectivement au coin Saint-Zotique/entre Marquette et Fabre et Ville-Marie/au Sud de La Fontaine). Ces deux murales étaient dans mon palmarès de l’an dernier.

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Découverte entièrement par hasard, la murale de Pinocchio, derrière la Maison de la Culture Hochelaga, m’a impressionné. Bien cachée dans la ruelle, elle est pourtant très belle. Elle se mérite une 12e position (coin Desjardins/dans la ruelle au Sud d’Ontario).

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Autre découverte, due au hasard d’une autre promenade en Bixi, ce magnifique fond des mers qui habille le pavillon de la piscine Baldwin (coin Fullum/Rachel). Peinte il y a à peine quelques semaines, elle est elle aussi une œuvre de Monk.e. En 13e place :

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En 14e position, un autre artiste prolifique, mais dans Hochelaga celui-là, nous peint des personnalités publiques avec un regard pour le moins satirique (coin Ontario/de Chambly). D’autres s’ajouteront sous peu dans le quartier nous dit-onLa 6e sphère de la culture, produite de son côté en 2008, est toujours dans mon palmarès et se mérite une 15e place (coin La Jeunesse/au nord de Jean-Talon).

Sans titre

Pour l’impact majeur que cette œuvre, pourtant simple, a eu sur le tunnel du métro Champs-de-Mars, Printemps : Hommage à Marcelle Ferron, réalisé par Mu l’an dernier, vient se placer en 16e position.

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Découverte alors que ce texte était écrit et même prêt à être publié, j’inscris en 17e place, ex-aequo avec la prochaine, cette magnifique Dame à l’oiseau, de Bezt (Pologne!), qui était en visite pour le Festival MURAL 2014 (Saint-Dominique/au Nord de Rachel). Cette anecdote illustre pourquoi j’ai décidé de nommer ce texte « Top 20 de 2014 »… Parce que je découvre sans cesse de nouvelles œuvres à travers la ville! La prochaine œuvre m’a séduit par sa beauté et sa simplicité. Elle aussi issue de la cuvée 2014 du Festival, ce petit garçon peint par Seth (sur Saint-Dominique/au Nord de Prince-Arthur) prend la 17e place (ex-aequo) de mon palmarès. À ma connaissance, il ne recouvre pas, lui non plus, une œuvre de 2013 et fait plutôt partie de l’extension de l’aire d’intervention du festival…

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Voisine, la prochaine œuvre s’inspire de la même simplicité. Pour son message qui porte, sans trop de peinture, Barré, apparu lors du Festival de 2013 et maintenu en 2014, se place en 18e rang (Saint-Dominique/au Sud de Prince-Arthur).

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Turtle island, pour laquelle j’ai une affection particulière, dégringole en 19e position de mon palmarès. Les découvertes de la dernière année ont tellement été spectaculaires… Si ça continue, l’an prochain elle n’y sera même plus! Et pourtant, voyez comme elle est belle! (coin Dézéry/La Fontaine)

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Pour terminer ce palmarès de 2014, la collaboration de Fin DAC et Christina Angelina pour ces deux murales, la première peinte dans l’arrondissement Sud-Ouest, l’autre produite lors du Festival MURAL 2013 et maintenant disparue sous une autre murale, ferment la marche (la première au coin Notre-Dame Ouest/Côte-Saint-Paul et l’autre malheureusement disparue). Une disparition qui m’attriste, puisqu’elle nous fait perdre une magnifique œuvre, alors qu’on sait qu’elle aurait pu égayer nos murs aussi longtemps que celle de 1972, dont je parlais en introduction de ce texte…

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Nos seuls souvenirs et quelques photos préserveront cette murale de l’oublie, mais illustre parfaitement l’urgence de produire une carte des murales de Montréal, disponible sur le web, pour répertorier le patrimoine actuel et préserver l’information sur les murales disparues. En plus, ces murales proviennent de 8 arrondissements différents! Alors, sans outil pour les retrouver, ou pour se faire un circuit de découvertes, il est difficile d’en profiter autrement qu’en photo. C’est pourtant si impressionnant de les voir en personne!

Deux mentions et une légende

Parce que certaines murales peuvent être différentes et agrémenter notre paysage urbain en s’intégrant à des endroits moins conventionnels que des murs, j’ajouterais à ce palmarès l’œuvre de Labrona à la sortie de la station de métro Jarry et la spectaculaire série de piliers de viaduc peints dont je parlais dans Du Jardin du Crépuscule au Champs des Possibles. Comme quoi l’art mural ne se limite pas aux murs…

Enfin, une légende du street art de Montréal était aussi à l’œuvre lors du dernier Festival MURAL : Zïlon. Ses personnages sont apparus dans nos rues et nos bars dans les années 80 et ont été mon premier contact avec le street art. De le voir travailler sur toute une maison, qui lui a été offerte entièrement blanche, m’a rappelé l’importance que Zïlon a eu pour permettre cette forme d’expression marginale à Montréal. C’est un peu grâce à des précurseurs comme lui si, aujourd’hui, un organisme comme Mu et un festival comme MURAL peuvent faire rayonner Montréal à l’international…

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Pour en savoir plus sur le sujet :

Publié par : cbernier | 10 juin 2014

Sortir de la rue

Pour les 20 ans de l’Itinéraire, j’ai pensé republier ce texte (légèrement modifié), écrit initialement pour le magazine Guide Ressources, en 2002.

Les itinérants sont comme des épaves ayant coulé sur les écueils de notre société. Pour se renflouer, ils ont parfois simplement besoin d’un phare. Et cette lumière, nous pouvons la leur offrir de différentes manières…

Personne ne se dit « plus tard, je veux devenir un itinérant! » Pourtant, certains croient encore qu’il suffit de vouloir s’en sortir pour éviter les tempêtes de la vie. Pourraient-ils le soutenir devant les centaines d’hommes et de femmes qui fréquentent les organismes d’aide aux itinérants?

Que faire devant les mains tendues de la petite minorité des itinérants qui osent encore faire face à la réprobation et au jugement des passants? Comment aider un clochard qui ne demande même plus d’aide, entièrement noyé qu’il est dans le brouillard? On dit parfois que leur offrir de la petite monnaie les maintient dans la rue. Ce n’est toutefois pas aussi simple que cela.

Écumeurs de rue

On ne sait pas ce que réserve le destin à celui qui nous demande de l’aide. La lui offrir peut donc changer la trajectoire de son avenir. Un simple dollar peut par exemple permettre à une femme de se payer un café plutôt que de rester dans l’insécurité de la rue. Car si on sait déjà que les itinérants sont souvent victimes de violence, on ne se doute pas à quel point cette problématique est endémique pour les femmes

Mais que fait la personne de l’argent que nous lui offrons? La question nous vient souvent à l’esprit lorsqu’on pose ce geste. Et inévitablement, les préjugés arrivent dans son sillon. La drogue, l’alcool… C’est parfois effectivement ce à quoi sert notre argent, mais il serait réducteur de croire que c’est toujours le cas.

Il est aussi légitime de vouloir aider les itinérants autrement que par de l’argent. Et pour ce faire, plusieurs alternatives s’offrent à nous. L’idée d’offrir directement de la nourriture est une option intéressante. Toutefois, pour être original, on choisira l’initiative du Café sur la rue, de l’Itinéraire, qui vend des « cartes repas » que nous pouvons ensuite donner aux plus démunis.

Puisque l’organisme leur offre plusieurs services, on les met en contact avec des ressources qui pourront influencer positivement leur destin. Voilà le principal argument qui milite en faveur des dons aux organismes plutôt qu’aux individus. Sans ressources, personne ne peut se sortir de la misère.

Pour une bonne cause

Ignorer les gens de la rue pour ne se concentrer que sur les organismes qui les aident ne règle toutefois pas tous les problèmes. Plusieurs itinérants, souffrant de maladies mentales, refusent de sortir de leur isolement.

Ceux qui ont déjà fait certaines démarches pour s’en sortir peuvent toutefois compter sur de nombreux organismes. Offrant des projets adaptés et respectant le rythme de chacun, les plus connus sont l’Accueil Bonneau et l’Itinéraire, le premier journal québécois produit en partie par des itinérants. Journal aujourd’hui rejoint par la Galère de Trois-Rivières et la Quête de Québec, qui offrent eux aussi une alternative à la mendicité. Les camelots peuvent en effet compter sur la moitié des profits de leurs ventes. Plus important, ces journaux leur offrent des possibilités de réinsertion sociale. Ainsi, un ex-itinérant de Montréal s’est vu octroyer un contrat par Radio-Canada après avoir participé à un concours grâce à l’aide de l’Itinéraire!

Ces projets de réinsertion, tout comme les soupes populaires et les lieux d’accueil, souffrent toutefois de la même pauvreté chronique que les gens pour lesquels ils travaillent. Ils tentent tant bien que mal de mener leurs barques à bon port chaque année, mais sans le soutien financier des particuliers, ils n’y arriveraient pas.

Avec les 100 membres du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal, ce n’est pas le choix d’organismes à appuyer qui manque.

Naviguer à vue

Le froid de l’hiver nous rappelle périodiquement l’urgence d’aider les plus démunis, mais il faut aussi résister à la tentation de ne penser à eux que lors des tempêtes. Chacun peut faire sa part pour les aider, tout au long de l’année. Financièrement, en faisant un don à un organisme, et parfois directement aux itinérants qui nous semblent véritablement dans le besoin.

Le bénévolat est aussi fort apprécié, surtout pour l’accompagnement des itinérants vers les services que l’on dit universels. Il y a en effet un énorme problème de discrimination pour ces personnes, complètement dépourvues et ne connaissant pas du tout leurs droits. Car les jugements et le rejet dont elles sont victimes dans la rue se répercutent inévitablement sur l’accueil qu’on leur réserve dans la société.

En fait, tout le problème de l’itinérance est peut-être là. Notre regard sur cette réalité rend coupables ceux qui en sont, en fait, les principales victimes! On peut régulièrement lire dans L’Itinéraire des témoignages racontant à quel point ces gens souffrent de nous voir détourner les yeux lorsqu’on les croise, de vivre comme des vaisseaux fantômes dans la ville. Un simple contact visuel, un sourire, sont donc les premiers gestes qu’il nous faut poser si on veut qu’ils gardent contact avec la société, si on veut qu’ils puissent conserver l’espoir de naviguer eux aussi un jour en eaux plus calmes.

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Pour lire l’édition 20e anniversaire de l’Itinéraire, c’est par ici.

Publié par : cbernier | 4 juin 2014

Destination Wellington

Depuis quelques années, certaines rues commerciales locales se démarquent et deviennent des aimants, tant pour attirer de nouveaux résidents que pour attirer des Montréalais à la recherche de nouveauté. Depuis deux ans, Wellington s’est jointe à ce club sélect de rues qui rayonnent. Et depuis l’an dernier, elle est vraiment devenue un aimant.

L’ouverture d’un premier bar dans Verdun, après presque 50 ans d’interdiction, y est pour quelque chose. D’ailleurs, le Benelux de Verdun fêtera son 1er anniversaire le 7 juin prochain. Sa terrasse arrière, qui rappelle les biergartens allemands, est un de mes lieux coup de cœur à Montréal (il figure dans Mes meilleures brasseries de quartier). Il s’ajoute au Su, un très bon restaurant Turc (dans ma liste Ces restos qui nous font voyager). Lors d’une récente promenade sur Wellington, j’ai mesuré à quel point cette rue avait évolué et j’ai pris en note plusieurs adresses que j’entends bien découvrir.

Plusieurs cafés ont attiré mon attention, dont le Station W qui s’est retrouvé récemment dans une liste des 10 meilleurs cafés de Montréal et une des succursales du torréfacteur Saint-Henri (couplée à une boulangerie), lui aussi dans cette liste!

Côté restos, j’ai déjà le Su, où j’aime toujours retourner. Beaucoup de gens me parlent du Blackstrap BBQ, qui est sur ma liste de découvertes à faire. Le Joe Blo est intrigant, avec ses curieux burgers… Pour le brunch, Ma douce moitié et sa formule d’ingrédients à la carte (dont du bacon doré à la cassonade!) a tout pour m’attirer. Il faut dire que la présence de la station de métro de l’Église, au cœur de la Promenade Wellington, facilite grandement l’accès à toutes ces tentations…

Même certaines boutiques méritent un détour, comme La Mistinguette, qui offrent des produits écoresponsables, ou Esprit Vintage, qui propose des antiquités vraiment chouettes.

Ajout de juillet 2014: La Presse nous propose aussi ses adresses dans Vent de fraîcheur sur Wellington.

La rue elle-même est agréable à fréquenter, avec ses balcons-terrasses renfoncés et sa magnifique église (si vous avez l’occasion d’y entrer, ça vaut vraiment la peine!). Et lorsqu’il fait beau, sa proximité avec le fleuve lui donne décidément un « plus » comparativement à d’autres rues commerciales locales. Mon album-photos de Verdun vous en donne un aperçu, en plus de vous présenter l’ensemble de l’arrondissement :

Mon regard sur Verdun

Avec plusieurs autres rues commerciales locales, Wellington est en train de changer la face de nos quartiers. J’en fréquente maintenant plusieurs, à commencer par celle près de laquelle j’habite. Et vous?

Pour en découvrir quelques-unes, voici mes suggestions :

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