Publié par : cbernier | 23 juillet 2014

Les plus belles Places de nos quartiers

Voyager, c’est souvent s’émerveiller des détails. Ici un « chalet de parc » antique dans un square de Londres, là une sculpture sur un banc au cœur d’un minuscule parc à Madrid ou encore l’ajout de tables et de chaises sur un petit bout de terrain à Chicago. Chaque fois, on apprécie, puis on prend une photo. Ces petits ajouts, loin des grands aménagements touristiques, contribuent à notre appréciation de la ville visitée, surtout lorsqu’ils sont situés hors du circuit habituel des touristes. En voyant qui en profite, on comprend qu’ils sont surtout là pour les gens du quartier.

LondresMadridChicago

Montréal offre une foule de lieux du genre où s’émerveiller, en dehors du circuit touristique, mais au cœur de nos quartiers. À l’image des autres belles villes du monde, Montréal compte un nombre surprenant de belles Places, qui méritent d’être découvertes et fréquentées, même hors du centre. Tellement, qu’il m’a fallu trois textes pour vous les présenter : celui-ci, les 5 plus belles Places du Centre, publié la semaine dernière, et les 5 plus belles Places du Vieux-Montréal, publié il y a deux semaines. Pour chacun de ces palmarès, s’ajoutent quelques mentions pour des Places significatives, mais qui n’ont pas pu se retrouver dans mon « Top 5 ».

Pour l’établir, mes critères d’évaluations étaient, pour deux points chacun : la présence d’art public; la présence d’une fontaine; l’aménagement paysager; le mobilier urbain et l’intérêt du voisinage immédiat. Je me suis permis d’ajouter un critère supplémentaire, pour pouvoir donner deux points bonis à des Places qui méritaient, selon moi, ce petit coup de pouce… Voici les résultats.

Le Top 5 des autres quartiers de la ville

#5 Parc Saint-Henri (carte)

La première fois que j’ai croisé ce square, je suis tout de suite tombé sous le charme de sa magnifique fontaine. Un bijou, restauré l’an dernier! La fontaine et sa statue de Jacques Cartier ont été réalisées en 1893 grâce à une souscription publique… C’est peut-être une idée qu’il faudrait remettre au goût du jour? Situé tout près de la station de métro du même nom et entouré d’un joli secteur dans l’arrondissement Sud-Ouest, c’est un parc qui mérite le détour.

Place St-Henri

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#4 Carré Saint-Louis (carte)

Évidemment beaucoup plus connu que le Parc Saint-Henri, de Carré Saint-Louis s’offre à nous depuis des lustres, entre le Plateau et le Quartier Latin. Pas toujours bien fréquenté, il n’en reste pas moins un des beaux endroits de la ville, surtout lorsque le soleil frappe l’eau de sa fontaine. Un atout pour ce quartier et pour tous ses visiteurs, dont il faut apprendre à reprendre possession.

Carré St-Louis

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#3 Place Gennevilliers-Laliberté (carte)

Cette Place n’est pas connue sous son véritable nom, mais plutôt comme le parvis du Marché Maisonneuve. La grande sculpture-fontaine qui en orne le centre, avec comme point de mire un hommage à Louise Mauger, première fermière de Montréal, est l’œuvre d’Alfred Laliberté. Un très grand artiste et une œuvre importante, puisqu’on déboulonnait l’hiver dernier deux de ses composantes pour les amener dans une exposition du Musée des Beaux-Arts du Canada! La fontaine est de nouveau complète, vous pouvez donc passer la voir, comme si vous étiez au musée.

Marché Maisonneuve Place

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#2 Parc du Vieux-Moulin (carte)

Situé en bordure du fleuve, le parc du Vieux-Moulin de Pointe-aux-Trembles est un site surprenant. Aménagé autour d’un moulin à vent datant de 1720 et pourvu d’un belvédère surplombant l’eau, d’un pavillon d’animation et d’un champ de graminées, ce parc vaut vraiment le coup d’œil. De plus, à quelques rues de là, vient d’être inaugurée la nouvelle Place du Village-de-la-Pointe-aux-Trembles. Vous pourrez donc découvrir ces deux endroits en une seule visite. Plusieurs activités y sont offertes les fins de semaine, question de vous attirer…

Moulin

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#1 Place Valois (carte)

Je suis peut-être biaisé, mais je vais l’assumer. L’aménagement de cette Place, sur l’ancien site de passage d’une voie ferrée, est tellement réussi qu’il justifie que je vous le vante un peu. Pour l’agréable promenade en diagonale dans le quartier Hochelaga qui le traverse et pour l’ambiance de village qu’il a su recréer avec ses nombreux blocs de pierre en forme de bancs publics et ses commerces gourmands qui valent le déplacement, je lui donne la première place de ce palmarès des Places de nos quartiers et la 4e dans le palmarès des plus belles Places de Montréal. Venez en profitez, vous serez vous aussi conquis!

Place Valois

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Les mentions

Les squares du secteur Bois-Franc (carte)

Pour l’ensemble des squares aménagés dans cet important développement de l’arrondissement Saint-Laurent, je me dois de donner au moins une mention. Ils profitent presque tous d’une fontaine (ici le Square Jean-Rostand), sont bien pourvus en bancs publics, et donnent à ce quartier des airs européens. Une ambiance unique dont on peut tous profiter, accompagnés d’un bon roman… Pourquoi pas? La magnifique nouvelle bibliothèque du Boisé est justement pas très loin.

Squares St-Laurent

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Place du Coteau-Saint-Louis (carte)

Depuis que l’arrondissement a réaménagé la sortie sur la rue Laurier de la station de métro du même nom, on débouche sur une jolie place de village, entre son église et son école. Un lieu où il fait bon s’arrêter et prendre le temps de perdre son temps. Certains événements s’y tiennent parfois, mais le calme qui règne sur ce petit bout de terrain, enfin aménagé agréablement, fait tout son charme. Si vous n’y êtes pas allé depuis quelques années, allez redécouvrir ce secteur, vous serez surpris. Le Parc Laurier, tout près, est lui aussi transformé, ajoutant à l’intérêt de la visite.

Métro Laurier Place

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Parc Lahaie (carte)

Toujours sur le Plateau, mais à l’Ouest cette fois, le Parc Lahaie était en cours de réaménagement lors de mon passage pour prendre la photo ci-dessous (fin du mois d’avril) et déjà, on sentait que le résultat sera des plus intéressants. Une petite fontaine sera ajoutée en plein centre et une œuvre d’art complètera l’aménagement. Avec ses grands arbres et sa magnifique église en toile de fond, ce parc avait déjà tout pour plaire. Avec la fin des travaux, il n’en sera que plus attirant!

Parc Lahaie

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Belvédère Kondiaronk (carte)

Hors catégorie, comment ne pas mentionner ici le Belvédère Kondiaronk du Mont-Royal et sa splendide vue sur la ville. Un lieu magnifique, qui permet en plus de profiter d’un accès exceptionnel à la nature en ville… Ce n’est peut-être pas à proprement parler une Place, mais il serait difficile de ne pas le mentionner!

Belvédère du Mt-Royal

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Place Joseph-Venne (carte)

Enfin, même si l’aménagement de cette Place à l’Est du centre-ville n’est pas encore terminé, les travaux vont bon train et les résultats promettent d’être surprenants, comme en témoigne cette vidéo. Situé à quelques pas du métro Frontenac, c’est un projet à suivre, qui indique qu’un 4e palmarès des plus belles Places pourrait un jour être nécessaire ;)  En effet, nos arrondissements rivalisent d’imagination pour nous donner de nouveaux espaces de grande qualité, ou pour en restaurer d’anciens avec autant d’attention…

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Pour voir toutes les plus belles Places de Montréal, lisez aussi :

Vous y trouverez les 10 plus belles Places de Montréal, selon moi, soit :

  1. Square Jean-Paul-Riopelle
  2. Square Victoria
  3. Square Dorchester
  4. Place Valois
  5. Parc du Vieux-Moulin
  6. Place Gennevilliers-Laliberté
  7. Place d’Youville
  8. Carré Saint-Louis
  9. Place d’Armes
  10. Place Émilie-Gamelin
Publié par : cbernier | 16 juillet 2014

Les plus belles Places du Centre

En voyage, on découvre parfois des Places où on voudrait rester, puis revenir. La Place Masséna, à Nice, dans le Sud de la France, a eu cet effet sur moi. Je l’ai vu une fois, j’ai eu la chance de la revoir et il ne serait pas surprenant que j’y retourne un jour. C’est une grande Place pouvant servir à différentes manifestations, rénovée avec un dallage caractéristique au sol, une grande fontaine restaurée et de nouvelles œuvres d’art contemporaines y ont été ajoutées. C’est aujourd’hui le cœur de la ville. Aérée, on s’y sent tellement bien qu’on a le goût de s’y arrêter, d’y rester, puis de revenir.

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Au moment où Nice terminait la rénovation de sa Place, Montréal commençait la sienne : la Place des Festivals. Dallage caractéristique au sol, nouvelle fontaine et manifestation d’art éphémère à l’année. Les parallèles à faire sont nombreux. À l’image des autres belles villes du monde, Montréal compte un nombre surprenant de belles Places, qui méritent d’être découvertes et fréquentées. Tellement, qu’il me faut trois textes pour vous les présenter : celui-ci, les 5 plus belles Places du Vieux-Montréal, publié la semaine dernière, et les 5 plus belles Places des autres quartiers de la ville, qui suivra la semaine prochaine. Pour chacun de ces palmarès, s’ajoutent quelques mentions pour des Places significatives, mais qui n’ont pas pu se retrouver dans mon « Top 5 ».

Pour l’établir, mes critères d’évaluations étaient, pour deux points chacun : la présence d’art public; la présence d’une fontaine; l’aménagement paysager; le mobilier urbain et l’intérêt du voisinage immédiat. Je me suis permis d’ajouter un critère supplémentaire, pour pouvoir donner deux points bonis à des Places qui méritaient, selon moi, ce petit coup de pouce… Voici les résultats.

Le Top 5 du Centre-ville

#5 Place Raoul-Wallenberg (carte)

Certains d’entre vous se souviendront peut-être de l’été où la Cathédrale Christ-Church avait été maintenue dans les airs par des pilotis, pendant qu’on creusait son sous-sol pour construire les Promenades de la Cathédrale? Cet exploit, qui a du coup permis de sauver le clocher qui était sur le point de s’effondrer, nous a aussi donné un espace de paix méconnu, en plein cœur du centre-ville. Car derrière l’église (à côté du restaurent installé dans l’ancien presbytère), se trouve aujourd’hui un petit espace fleuri, avec sa fontaine et ses nombreux bancs, qui permettent de reprendre notre souffle dans ce secteur de la ville où tout bouge très vite.

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#4 Jardin Domtar (carte)

Il y a maintenant plus de 12 ans que cette petite forêt et son parc ont remplacé le stationnement qui occupait, jadis, cet espace. Quelle différence! Un clin d’œil à la forêt boréale, dont la compagnie tire ses bénéfices. Une autre oasis de calme au centre-ville. Le pari de reproduire un coin forestier en ville est audacieux, et le résultat nous rappelle à tous que la nature a besoin de notre respect. Au cœur du centre-ville, à quelques pas de la montagne, assez loin de la forêt boréale, ce jardin nous offre un lieu de rêveries et d’évasion.

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#3 Le Parterre du Quartier des Spectacles (carte)

La Place des Festivals est trop grande pour figurer à mon palmarès, qui se concentre sur les plus petites Places. Toutefois, le Parterre, une des composantes du Quartier des Spectacles, se qualifie parfaitement. Ce grand espace, avec son mobilier urbain design, offre un cadre agréable aux plus petits événements qui se déroulent dans le Quartier. Son brumisateur ajoute une ambiance des plus agréables par les beaux soirs d’été…

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#2 Place Émilie-Gamelin (carte)

C’est une des mal-aimées de Montréal, mais cette Place est particulière pour moi. Stationnement lorsque j’étais enfant, elle a été inaugurée au moment où je débutais l’université, juste en face. J’ai toujours apprécié m’y arrêter, surtout lorsque ses gigantesques sculptures-fontaines (de Melvin Charney) fonctionnent. Je ne suis pas le seul à l’aimer, puisqu’elle a été jugée suffisamment marquante pour se retrouver dans le livre Panorama de l’architecture contemporaine publié en Europe, par Könemann, en 2000…

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#1 Square Dorchester (carte)

Mon coup de cœur du centre-ville, le réaménagement du Square Dorchester nous a redonné un espace de prestige à la hauteur de son patrimoine. Entouré de magnifiques édifices, il est jonché d’œuvres d’art du passé. Statue équestre, lion inspiré de celui de Bartholdi (à qui on doit la Statue de la Liberté), monuments historiques, le tout au centre de nombreux monticules de gazon où profiter de la vie, tranquillement. Cet été, des camions de nourriture de rue s’y arrêtent la semaine, s’ajoutant au petit bistro installé dans l’ancienne vespasienne du parc. Amplement suffisant pour lui mériter, aussi, une 3e place dans mon palmarès des 10 plus belles Places de Montréal, tous quartiers confondus. La Place du Canada, au Sud, est en cours d’aménagement et devrait doubler ce magnifique espace dès 2015.

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Les mentions

Parc Hydro-Québec (carte)

Les bancs en forme de gros flocons de neige et l’aménagement de type sous-bois qui domine ce minuscule espace vert du Quartier des Spectacles me fascinent. Mais quelle belle réussite! Un endroit inusité où prendre une pause au cours d’une journée bien remplie dans le ce secteur de la ville peu reposant.

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Esplanade du Palais des Congrès (carte)

Autre trésor caché, cette esplanade est un véritable havre de paix, masqué par le Palais. Tout au bout du Quartier chinois, elle offre un cadre enchanteur pour se donner rendez-vous entre le centre-ville et le Vieux-Montréal. À condition d’en connaître la localisation! Faites-vous partie des initiés?

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Place Norman-Bethune (carte)

Le nouvel aménagement de l’espace public autour du campus de l’Université Concordia est magnifique. Très larges trottoirs, bancs à profusion, plantation massive d’arbres et un boulevard Maisonneuve tout en courbe, qui prend presque des airs de chemin de campagne. J’exagère, évidemment, mais l’amélioration est tellement notable qu’elle mérite d’être encensée.

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Square Phillips (carte)

Comme plusieurs, vous passez le long de la rue Sainte-Catherine sans jamais entrer véritablement dans ce square? Vous n’êtes pas les seuls. Peu de gens ont déjà admiré l’ange caché derrière le monument, au fond de la Place. C’est pourtant là qu’il fait bon s’asseoir, pour regarder l’animation de la rue plus loin, dans le calme voisinage de cette magnifique statue…

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Pour voir toutes les plus belles Places de Montréal, lisez aussi :

Vous y trouverez les 10 plus belles Places de Montréal, selon moi, soit :

  1. Square Jean-Paul-Riopelle
  2. Square Victoria
  3. Square Dorchester
  4. Place Valois
  5. Parc du Vieux-Moulin
  6. Place Gennevilliers-Laliberté
  7. Place d’Youville
  8. Carré Saint-Louis
  9. Place d’Armes
  10. Place Émilie-Gamelin

 

Publié par : cbernier | 9 juillet 2014

Les plus belles Places du Vieux

Lors de mon premier voyage en Europe, quand je suis arrivé sur la Grand-Place à Bruxelles, j’ai eu un coup d’émotions. Très fort, du genre qui vous rend muet et qui vous marque à jamais. Cette vieille Place m’a permis de comprendre à quel point un aménagement urbain peut changer notre regard sur le monde. Tant de beauté! Préservée depuis des siècles en plus, malgré les guerres… Ça donne le goût de faire sa part pour laisser à ceux qui nous suivent ces trésors et, pourquoi pas, d’autres endroits tout aussi marquants.

Grand-Place

Montréal existait depuis 50 ans lorsque la Grand-Place a été construite telle qu’on la connait. Mais même si notre ville est beaucoup plus jeune que Bruxelles, elle n’en compte pas moins un nombre surprenant de belles Places, qui méritent d’être découvertes et fréquentées. Tellement, qu’il me faut trois textes pour vous les présenter toutes, en débutant par les 5 plus belles Places du Vieux-Montréal. Suivront les 5 plus belles du centre-ville et, enfin, les 5 plus belles des autres quartiers de la ville. Pour chacun de ces palmarès, s’ajouteront quelques mentions pour des Places significatives, mais qui n’ont pas pu se retrouver dans mon « Top 5 ».

Pour l’établir, mes critères d’évaluation étaient, pour deux points chacun : la présence d’art public; la présence d’une fontaine; l’aménagement paysager; le mobilier urbain et l’intérêt du voisinage immédiat. Je me suis permis d’ajouter un critère supplémentaire, pour pouvoir donner deux points bonis à des Places qui méritaient, selon moi, ce petit coup de pouce… Voici les résultats:

Le Top 5 du Vieux-Montréal

#5 Square des Frères-Charon (carte)

En 5e position, ce petit parc contemporain rappelle une histoire très ancienne. Avec son observatoire sur une petite tourelle qui permet de contempler de haut sa prairie en plein cœur de la ville, le square raconte l’époque révolue où les champs couvraient le secteur. Magique. L’architecture des bâtiments qui l’entoure nous transporte aussi ailleurs. Quand je suis sur place, j’y vois Boston assez facilement… Un voyage dans le temps et dans l’espace!

Square des Frères-Charon

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#4 Place d’Armes (carte)

On peut lui reprocher d’être trop minéralisée depuis sa réfection en 2011, mais ses bancs de plusieurs formes, ses grands bancs-plateaux où s’étaler et la vue qu’ils nous permettent d’admirer compensent largement. L’ajout, l’an dernier, de deux grandes sculptures satiriques devant le 500 Place d’Armes, vient égayer l’endroit. Sans parler de la fontaine du Monument à Maisonneuve, toujours aussi fascinante avec son Iroquois anonyme, ses bas-reliefs et ses mascarons (ornements pour éloigner les mauvais esprits!). Le soir, l’ambiance y est féérique… Vous y verrez à coup sûr une foule de touristes (et même de Montréalais) s’y prendre en photo.

Place d’Armes

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#3 Place d’Youville (carte)

Vous pensez que les touristes occupent tout le Vieux? Détrompez-vous! Il y a encore des zones inconnues des gens de passage, qui nous permettent de profiter d’un lieu étonnamment calme, comme, par exemple, celui entre le Musée Pointe-à-Callière et le Centre d’Histoire de Montréal. Traversé de trottoirs de bois et de béton, pour illustrer l’évolution de ceux-ci, il offre une halte reposante dans un quartier qui bouge beaucoup. Quelques monuments commémoratifs et une œuvre d’art intéressante, derrière l’ancienne caserne de pompier, viennent agrémenter le tout.

Place d’Youville

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#2 Square Victoria (carte)

Numéro 2 dans mon Top 5 du Vieux, mais aussi numéro 2 de mon Top 10 pour l’ensemble de la Ville, le Square Victoria est une magnifique réalisation au cœur de notre centre des affaires. Entre la Bourse et le Centre de commerce mondial de Montréal, on nous offre rien de moins qu’une forêt d’arbres matures! En rangée, mais quand même. C’est un de mes lieux préférés de la Ville, car sous ces grands arbres, on sent quelque chose… Forêt domestiquée, certes, mais qui reprendrait tous ses droits à la première occasion si elle était laissée à elle-même. En total contraste, il y a, plus au nord, une fontaine où s’écoule doucement l’eau le long d’une pente pratiquement inexistante. Situées à un pas de l’entrée de la station de métro offerte par Paris, ils offrent une ambiance résolument urbaine qui tranche avec la forêt qui pousse non loin.

Square Victoria

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#1 Square Jean-Paul-Riopelle (carte)

Il faut avoir assisté à la mise à feu de la fontaine de Riopelle pour comprendre la pôle position de cette Place dans mon palmarès. En effet, avec le système de brumisateurs du parc, qui rend fantomatiques les phares des véhicules qui s’y reflètent, avec les très nombreux éléments bruts sculptés qui l’entourent, avec son jet d’eau caractéristique, elle est déjà une Place impressionnante. Mais quand le feu s’ajoute, flottant sur l’eau du bassin au milieu du tout, c’est vraiment un spectacle unique! Je ne parle même pas de l’espace « parcs », qui est tellement agréable, perché au dessus de l’autoroute qu’il cache… Un joyau de Montréal que tellement peu de Montréalais on vu dans toute sa splendeur! Des travaux n’ont pas permis au feu d’être utilisé depuis 2013, mais si les travaux se terminent pendant l’été et que vous passez par là vers 18h50, 19h50, 20h50, 21h50 et 22h50, arrêtez-vous, la fontaine devrait s’embraser dans quelques minutes…

Square Jean-Paul-Riopelle

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Les mentions

Square Viger – portion Ouest (carte)

J’ai toujours aimé cette vaste structure de béton, qui, quand elle n’est pas investie par les sans-abris, nous projette dans un monde différent fait de structures de béton et d’eau (quand le mur bleu, qui est une chute d’eau, et la fontaine fonctionnent!). J’ai récemment découvert que c’était une œuvre d’art de Charles Daudelin, nommée Agora! Je suis tellement sûr qu’il y a quelque chose à faire pour la préserver, tout en la rendant accessible et accueillante… Le développement de la Gare Viger, annoncé en mai dernier, et l’ouverture prochaine du CHUM, juste en face, aideraient à en faire quelque chose, c’est sûr. À moins que la tentation de tout démolir ne soit malheureusement trop forte…

Square Viger

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Square Dalhousie (carte)

En bordure du Vieux, avec un rappel du passé ferroviaire dans son aménagement, c’est une halte intéressante. La rangée de maisons de ville qui ont pignon sur cette Place la rend différente. On y est un peu chez les voisins, dans un racoin, à la jonction d’un nouveau développement et du Vieux-Montréal, qui offre une pause avant d’y entrer, ou avant d’en sortir.

Square Dalhousie

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Belvédère du Chemin-qui-marche (carte)

De l’autre côté du même nouveau développement, il y a cette bande-parc, du nom amérindien du fleuve, qui nous permet de l’admirer, perchés au dessus du chemin de fer. Un regard différent sur la ville nous y est offert, avec son aspect industriel du siècle passé sous les yeux. Le train, Molson, l’ancien entrepôt transformé en condos de luxe et les bateaux du port… Le belvédère est magnifiquement aménagé en plus!

Chemin-qui-marche

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Belvédère de l’île Sainte-Hélène (carte)

Enfin, hors catégorie, comment ne pas mentionner ici le Belvédère de l’île Sainte-Hélène et son spectaculaire Homme de Calder. Une œuvre majeure, dans un cadre magnifique, qui permet en plus d’agrémenter la vue extraordinaire sur la Ville… Ce n’est peut-être pas à proprement parler une Place, mais je me fais plaisir en l’ajoutant à ce texte ;)

Belvédère de l'Homme

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Pour voir toutes les plus belles Places de Montréal, lisez aussi :

Vous y trouverez les 10 plus belles Places de Montréal, selon moi, soit :

  1. Square Jean-Paul-Riopelle
  2. Square Victoria
  3. Square Dorchester
  4. Place Valois
  5. Parc du Vieux-Moulin
  6. Place Gennevilliers-Laliberté
  7. Place d’Youville
  8. Carré Saint-Louis
  9. Place d’Armes
  10. Place Émilie-Gamelin

 

Publié par : cbernier | 17 juin 2014

Murales : le Top 20 de 2014

Depuis un an, les murales se sont multipliées à vitesse grand V à Montréal. Bien que la plus ancienne (toujours visible) date de 1972 et que le travail assidu, depuis plusieurs années, de l’organisme Mu a fait toute une différence, c’est maintenant la folie. Au moins la moitié des arrondissements de la ville font partie du mouvement et le festival MURAL, qui vient de terminer sa 2e édition avec succès, attire l’attention internationale sur cette effervescence. Victime de cette frénésie, mon Top20 de l’an dernier s’en trouve donc chambardé!

#6 Murale de 1972Pour avoir traversé les époques jusqu’à nous, j’ai décidé de rendre la plus ancienne murale de Montréal, encore visible à Montréal, hors concours. Ainsi, les fameuses lèvres du coin Président-Kennedy/Jeanne-Mance, restent dans ce texte, pour leur démonstration de la durabilité de cette forme d’art urbain.

Les 7 premières positions de mon palmarès de l’an dernier restent inchangées. Ces œuvres sont majeures et méritent entièrement qu’on les reconnaisse. À commencer par l’ensemble des murales des Habitations Jeanne-Mance, produites par Mu, qui méritent pour leur ampleur et leur effet sur le voisinage, la 1e position (il y aura, à terme, 8 murales). La qualité des « quatre saisons » (dont deux sont présentées ici) et des « éléments » est remarquable et change visiblement la qualité de vie de ce secteur de la ville! Bravo! On peut les voir de la rue Maisonneuve et de la rue Ontario. En plus, la plupart sont maintenant éclairées le soir!

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En 2e et 3e place, ce sont des dames : Our Lady of Grace, et Granny. Il est à noter que ces deux œuvres ont été produites par le collectif A’Shop. (Respectivement au coin Sherbrooke Ouest/Madison et Des Pins/Saint-Laurent)

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Quand je serai grand, je resterai enfant garde sa 4e position, suivi de la magnifique murale animale de Shalak, Smoky et Monk.e, découverte au hasard d’une promenade en Bixi. (Respectivement au coin Décarie/Sherbrooke Ouest et Hôtel-de-Ville/Rachel)

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En 6e et 7e place, Hommage à Miyuki Tanobe et l’immense murale (23m. par 24m.!) commémorant l’Expo 67. (Respectivement au coin Wellington/LaSalle et Saint-Laurent/Autoroute Ville-Marie)

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Nouvelles entrées

Le festival MURAL 2014 nous offre une œuvre majeure, de Bryan Beyung, que je place au 8e rang de mon Top20. Elle vient recouvrir une autre, produite en 2013, par Labrona… Ainsi, le festival nous offre un certain renouvellement des œuvres, après nous avoir laissé en profiter pendant un an, mais les rends du même coup éphémères… (coin Marie-Anne/Saint-Laurent)

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En 9e place, une tortue marine découverte dans une ruelle verte, vient se joindre aux autres murales de ruelle qui s’étaient déjà inscrites dans mon Top (celle-ci est dans la ruelle entre les rues Bennett, William-David, Ontario et La Fontaine)

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Le thème animalier revient pour la 10e et la 11e position, soit le tigre blanc, produit dans le cadre du programme de ruelles vertes de Rosemont et le cerf de la ruelle Vimont, dans le cadre du programme de ruelles vertes de Hochelaga-Maisonneuve. (Respectivement au coin Saint-Zotique/entre Marquette et Fabre et Ville-Marie/au Sud de La Fontaine). Ces deux murales étaient dans mon palmarès de l’an dernier.

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Découverte entièrement par hasard, la murale de Pinocchio, derrière la Maison de la Culture Hochelaga, m’a impressionné. Bien cachée dans la ruelle, elle est pourtant très belle. Elle se mérite une 12e position (coin Desjardins/dans la ruelle au Sud d’Ontario).

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Autre découverte, due au hasard d’une autre promenade en Bixi, ce magnifique fond des mers qui habille le pavillon de la piscine Baldwin (coin Fullum/Rachel). Peinte il y a à peine quelques semaines, elle est elle aussi une œuvre de Monk.e. En 13e place :

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En 14e position, un autre artiste prolifique, mais dans Hochelaga celui-là, nous peint des personnalités publiques avec un regard pour le moins satirique (coin Ontario/de Chambly). D’autres s’ajouteront sous peu dans le quartier nous dit-onLa 6e sphère de la culture, produite de son côté en 2008, est toujours dans mon palmarès et se mérite une 15e place (coin La Jeunesse/au nord de Jean-Talon).

Sans titre

Pour l’impact majeur que cette œuvre, pourtant simple, a eu sur le tunnel du métro Champs-de-Mars, Printemps : Hommage à Marcelle Ferron, réalisé par Mu l’an dernier, vient se placer en 16e position.

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Découverte alors que ce texte était écrit et même prêt à être publié, j’inscris en 17e place, ex-aequo avec la prochaine, cette magnifique Dame à l’oiseau, de Bezt (Pologne!), qui était en visite pour le Festival MURAL 2014 (Saint-Dominique/au Nord de Rachel). Cette anecdote illustre pourquoi j’ai décidé de nommer ce texte « Top 20 de 2014 »… Parce que je découvre sans cesse de nouvelles œuvres à travers la ville! La prochaine œuvre m’a séduit par sa beauté et sa simplicité. Elle aussi issue de la cuvée 2014 du Festival, ce petit garçon peint par Seth (sur Saint-Dominique/au Nord de Prince-Arthur) prend la 17e place (ex-aequo) de mon palmarès. À ma connaissance, il ne recouvre pas, lui non plus, une œuvre de 2013 et fait plutôt partie de l’extension de l’aire d’intervention du festival…

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Voisine, la prochaine œuvre s’inspire de la même simplicité. Pour son message qui porte, sans trop de peinture, Barré, apparu lors du Festival de 2013 et maintenu en 2014, se place en 18e rang (Saint-Dominique/au Sud de Prince-Arthur).

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Turtle island, pour laquelle j’ai une affection particulière, dégringole en 19e position de mon palmarès. Les découvertes de la dernière année ont tellement été spectaculaires… Si ça continue, l’an prochain elle n’y sera même plus! Et pourtant, voyez comme elle est belle! (coin Dézéry/La Fontaine)

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Pour terminer ce palmarès de 2014, la collaboration de Fin DAC et Christina Angelina pour ces deux murales, la première peinte dans l’arrondissement Sud-Ouest, l’autre produite lors du Festival MURAL 2013 et maintenant disparue sous une autre murale, ferment la marche (la première au coin Notre-Dame Ouest/Côte-Saint-Paul et l’autre malheureusement disparue). Une disparition qui m’attriste, puisqu’elle nous fait perdre une magnifique œuvre, alors qu’on sait qu’elle aurait pu égayer nos murs aussi longtemps que celle de 1972, dont je parlais en introduction de ce texte…

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Nos seuls souvenirs et quelques photos préserveront cette murale de l’oublie, mais illustre parfaitement l’urgence de produire une carte des murales de Montréal, disponible sur le web, pour répertorier le patrimoine actuel et préserver l’information sur les murales disparues. En plus, ces murales proviennent de 8 arrondissements différents! Alors, sans outil pour les retrouver, ou pour se faire un circuit de découvertes, il est difficile d’en profiter autrement qu’en photo. C’est pourtant si impressionnant de les voir en personne!

Deux mentions et une légende

Parce que certaines murales peuvent être différentes et agrémenter notre paysage urbain en s’intégrant à des endroits moins conventionnels que des murs, j’ajouterais à ce palmarès l’œuvre de Labrona à la sortie de la station de métro Jarry et la spectaculaire série de piliers de viaduc peints dont je parlais dans Du Jardin du Crépuscule au Champs des Possibles. Comme quoi l’art mural ne se limite pas aux murs…

Enfin, une légende du street art de Montréal était aussi à l’œuvre lors du dernier Festival MURAL : Zïlon. Ses personnages sont apparus dans nos rues et nos bars dans les années 80 et ont été mon premier contact avec le street art. De le voir travailler sur toute une maison, qui lui a été offerte entièrement blanche, m’a rappelé l’importance que Zïlon a eu pour permettre cette forme d’expression marginale à Montréal. C’est un peu grâce à des précurseurs comme lui si, aujourd’hui, un organisme comme Mu et un festival comme MURAL peuvent faire rayonner Montréal à l’international…

Zilon2014Mural

Pour en savoir plus sur le sujet :

Publié par : cbernier | 10 juin 2014

Sortir de la rue

Pour les 20 ans de l’Itinéraire, j’ai pensé republier ce texte (légèrement modifié), écrit initialement pour le magazine Guide Ressources, en 2002.

Les itinérants sont comme des épaves ayant coulé sur les écueils de notre société. Pour se renflouer, ils ont parfois simplement besoin d’un phare. Et cette lumière, nous pouvons la leur offrir de différentes manières…

Personne ne se dit « plus tard, je veux devenir un itinérant! » Pourtant, certains croient encore qu’il suffit de vouloir s’en sortir pour éviter les tempêtes de la vie. Pourraient-ils le soutenir devant les centaines d’hommes et de femmes qui fréquentent les organismes d’aide aux itinérants?

Que faire devant les mains tendues de la petite minorité des itinérants qui osent encore faire face à la réprobation et au jugement des passants? Comment aider un clochard qui ne demande même plus d’aide, entièrement noyé qu’il est dans le brouillard? On dit parfois que leur offrir de la petite monnaie les maintient dans la rue. Ce n’est toutefois pas aussi simple que cela.

Écumeurs de rue

On ne sait pas ce que réserve le destin à celui qui nous demande de l’aide. La lui offrir peut donc changer la trajectoire de son avenir. Un simple dollar peut par exemple permettre à une femme de se payer un café plutôt que de rester dans l’insécurité de la rue. Car si on sait déjà que les itinérants sont souvent victimes de violence, on ne se doute pas à quel point cette problématique est endémique pour les femmes

Mais que fait la personne de l’argent que nous lui offrons? La question nous vient souvent à l’esprit lorsqu’on pose ce geste. Et inévitablement, les préjugés arrivent dans son sillon. La drogue, l’alcool… C’est parfois effectivement ce à quoi sert notre argent, mais il serait réducteur de croire que c’est toujours le cas.

Il est aussi légitime de vouloir aider les itinérants autrement que par de l’argent. Et pour ce faire, plusieurs alternatives s’offrent à nous. L’idée d’offrir directement de la nourriture est une option intéressante. Toutefois, pour être original, on choisira l’initiative du Café sur la rue, de l’Itinéraire, qui vend des « cartes repas » que nous pouvons ensuite donner aux plus démunis.

Puisque l’organisme leur offre plusieurs services, on les met en contact avec des ressources qui pourront influencer positivement leur destin. Voilà le principal argument qui milite en faveur des dons aux organismes plutôt qu’aux individus. Sans ressources, personne ne peut se sortir de la misère.

Pour une bonne cause

Ignorer les gens de la rue pour ne se concentrer que sur les organismes qui les aident ne règle toutefois pas tous les problèmes. Plusieurs itinérants, souffrant de maladies mentales, refusent de sortir de leur isolement.

Ceux qui ont déjà fait certaines démarches pour s’en sortir peuvent toutefois compter sur de nombreux organismes. Offrant des projets adaptés et respectant le rythme de chacun, les plus connus sont l’Accueil Bonneau et l’Itinéraire, le premier journal québécois produit en partie par des itinérants. Journal aujourd’hui rejoint par la Galère de Trois-Rivières et la Quête de Québec, qui offrent eux aussi une alternative à la mendicité. Les camelots peuvent en effet compter sur la moitié des profits de leurs ventes. Plus important, ces journaux leur offrent des possibilités de réinsertion sociale. Ainsi, un ex-itinérant de Montréal s’est vu octroyer un contrat par Radio-Canada après avoir participé à un concours grâce à l’aide de l’Itinéraire!

Ces projets de réinsertion, tout comme les soupes populaires et les lieux d’accueil, souffrent toutefois de la même pauvreté chronique que les gens pour lesquels ils travaillent. Ils tentent tant bien que mal de mener leurs barques à bon port chaque année, mais sans le soutien financier des particuliers, ils n’y arriveraient pas.

Avec les 100 membres du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal, ce n’est pas le choix d’organismes à appuyer qui manque.

Naviguer à vue

Le froid de l’hiver nous rappelle périodiquement l’urgence d’aider les plus démunis, mais il faut aussi résister à la tentation de ne penser à eux que lors des tempêtes. Chacun peut faire sa part pour les aider, tout au long de l’année. Financièrement, en faisant un don à un organisme, et parfois directement aux itinérants qui nous semblent véritablement dans le besoin.

Le bénévolat est aussi fort apprécié, surtout pour l’accompagnement des itinérants vers les services que l’on dit universels. Il y a en effet un énorme problème de discrimination pour ces personnes, complètement dépourvues et ne connaissant pas du tout leurs droits. Car les jugements et le rejet dont elles sont victimes dans la rue se répercutent inévitablement sur l’accueil qu’on leur réserve dans la société.

En fait, tout le problème de l’itinérance est peut-être là. Notre regard sur cette réalité rend coupables ceux qui en sont, en fait, les principales victimes! On peut régulièrement lire dans L’Itinéraire des témoignages racontant à quel point ces gens souffrent de nous voir détourner les yeux lorsqu’on les croise, de vivre comme des vaisseaux fantômes dans la ville. Un simple contact visuel, un sourire, sont donc les premiers gestes qu’il nous faut poser si on veut qu’ils gardent contact avec la société, si on veut qu’ils puissent conserver l’espoir de naviguer eux aussi un jour en eaux plus calmes.

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Pour lire l’édition 20e anniversaire de l’Itinéraire, c’est par ici.

Publié par : cbernier | 4 juin 2014

Destination Wellington

Depuis quelques années, certaines rues commerciales locales se démarquent et deviennent des aimants, tant pour attirer de nouveaux résidents que pour attirer des Montréalais à la recherche de nouveauté. Depuis deux ans, Wellington s’est jointe à ce club sélect de rues qui rayonnent. Et depuis l’an dernier, elle est vraiment devenue un aimant.

L’ouverture d’un premier bar dans Verdun, après presque 50 ans d’interdiction, y est pour quelque chose. D’ailleurs, le Benelux de Verdun fêtera son 1er anniversaire le 7 juin prochain. Sa terrasse arrière, qui rappelle les biergartens allemands, est un de mes lieux coup de cœur à Montréal (il figure dans Mes meilleures brasseries de quartier). Il s’ajoute au Su, un très bon restaurant Turc (dans ma liste Ces restos qui nous font voyager). Lors d’une récente promenade sur Wellington, j’ai mesuré à quel point cette rue avait évolué et j’ai pris en note plusieurs adresses que j’entends bien découvrir.

Plusieurs cafés ont attiré mon attention, dont le Station W qui s’est retrouvé récemment dans une liste des 10 meilleurs cafés de Montréal et une des succursales du torréfacteur Saint-Henri (couplée à une boulangerie), lui aussi dans cette liste!

Côté restos, j’ai déjà le Su, où j’aime toujours retourner. Beaucoup de gens me parlent du Blackstrap BBQ, qui est sur ma liste de découvertes à faire. Le Joe Blo est intrigant, avec ses curieux burgers… Pour le brunch, Ma douce moitié et sa formule d’ingrédients à la carte (dont du bacon doré à la cassonade!) a tout pour m’attirer. Il faut dire que la présence de la station de métro de l’Église, au cœur de la Promenade Wellington, facilite grandement l’accès à toutes ces tentations…

Même certaines boutiques méritent un détour, comme La Mistinguette, qui offrent des produits écoresponsables, ou Esprit Vintage, qui propose des antiquités vraiment chouettes.

La rue elle-même est agréable à fréquenter, avec ses balcons-terrasses renfoncés et sa magnifique église (si vous avez l’occasion d’y entrer, ça vaut vraiment la peine!). Et lorsqu’il fait beau, sa proximité avec le fleuve lui donne décidément un « plus » comparativement à d’autres rues commerciales locales. Mon album-photos de Verdun vous en donne un aperçu, en plus de vous présenter l’ensemble de l’arrondissement :

Mon regard sur Verdun

Avec plusieurs autres rues commerciales locales, Wellington est en train de changer la face de nos quartiers. J’en fréquente maintenant plusieurs, à commencer par celle près de laquelle j’habite. Et vous?

Pour en découvrir quelques-unes, voici mes suggestions :

Publié par : cbernier | 23 mai 2014

Ville amie des papillons

Il y a deux ans, on découvrait que les changements climatiques nous amenaient de nouvelles espèces de papillons. En effet, l’arrivée du Grand porte queue à Montréal en 2012, avait fasciné les amateurs. C’est une espèce de papillon considéré comme tropicale! L’an dernier, c’était toutefois la consternation. L’effondrement de la population de papillon Monarque faisait craindre pour la survie de cette espèce. Dans son cas, les changements climatiques s’ajoutaient à la destruction de son habitat et de la plante sauvage dont il dépend à l’étape de chenille, l’asclépiade. La chenille du Monarque se nourrit exclusivement de cette plante, mal aimée des humains…

Papillons2La ville pourrait-elle être une alliée des papillons? Certainement! Comme pour les abeilles, dont je vous parlais dans mon texte Miel urbain, ce n’est qu’un début, la presque absence de pesticides en ville est favorable aux insectes. En plus, ils trouvent en ville beaucoup plus de biodiversité qu’en campagne, aujourd’hui trop souvent couverte de monocultures. Ainsi donc, Montréal pourrait très bien devenir une pouponnière à papillons. Nous le sommes déjà, lors de l’événement Papillon en liberté dans les serres du Jardin botanique l’hiver, mais nous pouvons aussi l’être l’été, à l’extérieur.

À la maison

Il n’est pas difficile de créer un jardin à papillons dans sa cour ou dans une jardinière, sur le balcon. Il suffit de choisir des fleurs qui produisent du nectar, dont se nourrissent les papillons. Idéalement, on y ajoute des plantes pour nourrir les chenilles (plante « hôtes »). Car sans chenilles, pas de papillons! Dans ce cas, ce sont souvent des plantes sauvages qu’il faut réintroduire dans nos cours et sur nos balcons, comme la fameuse asclépiade (ou l’ortie, si on veut voir des Vulcains). Plusieurs plantes sont suggérées par le site du Jardin botanique, par certains autres sites horticoles, comme celui-ci, ou en anglais, par Butterfly gardening, entre autres.

Il faut aussi penser au soleil et à l’eau. Les papillons aimeraient bien se chauffer au soleil, sur une pierre plate, et profiter d’une source d’eau à proximité, nous rappelle ce texte intitulé Ramenez les papillons en ville. Même des morceaux de fruits peuvent être utiles, comme on en voit d’ailleurs lors de Papillons en liberté… Enfin, il serait préférable de laisser les plantes sur place à l’automne plutôt que de faire le grand ménage. En effet, des œufs ou même certaines espèces de papillons pourraient s’y cacher pour passer l’hiver!

Vous pouvez même aller un peu plus loin en vous joignant au mouvement Mon jardin Espace pour la vie, qui offre une certification "oasis pour les Monarques"…

À l’école

Espace pour la vie, qui regroupe le Jardin botanique et l’Insectarium (en plus du Biodôme et du Planétarium), offre aussi aux écoles une trousse d’élevage de Monarques. Aussi incroyable que ça puisse paraître, il est possible d’élever des Monarques en classe!

De l’autre côté de l’océan, une école d’aménagement paysager de Marseille, en France, participe à un projet majeur de parc urbain pour papillons, qui  pousse encore plus loin ce concept. Leur projet vise à observer l’évolution des papillons en ville, en leur offrant un environnement propice dans un parc spécialement aménagé. Deux ans après la première observation par les jeunes, le nombre d’espèces recensés dans le parc a doublé! Comme quoi, lorsqu’on leur offre une halte intéressante, les papillons s’acclimatent très bien à la ville…

Et Montréal dans tout ça?

Si à Marseille, l’idée d’être une ville amie des papillons fait son chemin, à Toronto aussi on veut se faire des amis. La Fondation David Suzuki prévoit y créer un corridor d’asclépiades, à l’intention des papillons Monarque. La campagne de financement est en cours… Bien que l’organisme soit aussi implanté à Montréal, rien n’indique pour l’instant qu’il pense faire la même chose ici..

Nous avons pourtant le plus important Insectarium d’Amérique! Il est déjà un leader pour l’accueil des papillons en ville et il tente de créer un mouvement citoyen, avec Mon jardin Espace pour la vie et ses trousses d’élevage. Alors si on y ajoutait des balcons fleuris de jardinières à papillons un peu partout et que des organismes comme la Fondation David Suzuki se joignaient à l’effort collectif, nous aurions plusieurs ingrédients réunis pour offrir des conditions propices à la survie et à la multiplication des papillons en ville…

Un arrondissement se prépare déjà à montrer l’exemple. Mercredi dernier, l’écoquartier de Rosemont-La-Petite-Patrie inaugurait un projet de 7 ruelles vertes, aménagées spécialement pour être plus accueillantes pour les papillons. Et selon le journal du coin, un projet de partenariat beaucoup plus important avec Espace pour la vie serait sur le point d’être annoncé par l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie

Montréal est mûre pour contribuer activement à la santé des populations de papillons de son territoire, avec l’aide des citoyens, des organismes du milieu, d’Espace pour la vie et des arrondissements. Joignez-vous à ce mouvement pour faire de Montréal la première « Ville amie des papillons » du monde ;)

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Lecture complémentaire: Des animaux sauvages à Montréal

Papillons

Publié par : cbernier | 16 mai 2014

Le retour de la piétonnisation

Plusieurs rues piétonnes nous sont offertes encore une fois cet été, en profitez-vous? Cette année pourra probablement être qualifiée d’année charnière, puisque plusieurs d’entre elles sont sur le point de subir une cure de jeunesse. Et plus on se rapprochera des célébrations du 375e anniversaire de Montréal (2017), plus l’ambiance festive de notre ville sera mise en valeur. Êtes-vous prêts?

Publié initialement le 16 mai 2012, ce texte a été substantiellement remanié en mai 2014.

Depuis déjà plusieurs jours, la rue Sainte-Catherine est piétonne dans le Quartier des spectacles. Ainsi, avec ou sans festival, la rue est toujours offerte aux passants. Un bel atout pour le centre-ville, jusqu’au 1er septembre. En plus, du lundi au vendredi, en mai, des mini-concerts gratuits sont au programme. Et la fin de semaine, des prestations d’art de la rue prennent la relève… Pour tout savoir de ce qui s’y passe cet été, c’est ici. Mais allez-y tout simplement, à coup sûr vous y vivrez une expérience !

Pour moi, la piétonnisation « vedette » de la Ville est toutefois plus à l’Est, sur Sainte-Catherine (avec ses boules roses). Elle débute cette fin de semaine, et nous revient en force, à mon grand plaisir! M’y faire chauffer au soleil, en pleine rue, est un plaisir que je renouvelle tout au long de l’été! L’événement Aires libres, qui en assure l’animation, multiplie les initiatives pour nous donner toujours plus de raisons d’y retourner. En 2014, ce sont 10 grandes sculptures qui s’ajoutent au parcours, entre autres… Alors, pourquoi s’en passer?

Si vous préférez plutôt retourner vers les origines de notre ville, le cœur historique de Montréal se piétonnise lui aussi à partir du 29 mai. Jusqu’au 1er septembre, les marcheurs pourront profiter de la rue Saint-Paul Est, de la rue Bonsecours au boulevard Saint-Laurent. Là aussi, l’ambiance est au rendez-vous! Voyage dans le temps garanti! Des fouilles archéologiques y auront lieu cet été, en prévision des travaux pour redonner, d’ici 2017, une nouvelle vie à la chaussée… Espérons qu’on en profitera pour réaliser le projet initial, qui prévoyait que la piétonnisation se rende jusqu’à la rue McGill… Quiconque se rend sur cette rue découvre, en arrivant au coin de Saint-Laurent, l’effet "no man’s land" sur Saint-Paul Ouest, qui pourtant, pourrait contribuer à renforcer l’attractivité de cette rue piétonne…

St-Paul piétonne

Parlant de l’Ouest, la place D’Youville (et la rue qui la longe) sera de nouveau piétonne cette année, entre la place Royale et la rue Saint-François-Xavier, du 29 mai au 1er septembre. Le musée Pointe-à-Callière y proposera de l’animation tout l’été, s’inspirant du thème marin…

Et sur un thème plus exotique, si vous passez dans le coin de la rue De la Gauchetière, dans le Quartier Chinois, vous verrez qu’elle subit une cure de rajeunissement cet été… Ces travaux devraient lui redonner toute la vigueur qu’elle mérite et, on l’espère, lui apporter de nouveaux commerces. Cette petite vidéo sur sa transformation est des plus convaincantes :

Petites oasis du centre-ville

La rue Sherbrooke, dans l’Ouest, égraine depuis quelques années un chapelet de petites oasis urbaines au centre-ville. Ainsi, l’avenue du Musée des Beaux-Arts, qui est bordée d’un jardin de sculptures regroupant une vingtaine d’œuvres, est de nouveau piétonnisée pour l’été. Une œuvre éphémère de Claude Cormier en occupe le centre, pour une 3e année consécutive.

Autre musée, autre piétonnisation, l’avenue Victoria se transformera de nouveau en « Forêt urbaine », du 25 mai au 28 septembre. Chaque année ils réussissent à nous surprendre, j’ai donc bien hâte de voir ce que nous réserve le Musée McCord comme animation cet été!

Pratiquement voisine, la rue McTavish est aussi un lieu merveilleux pour profiter de l’été. En partie piétonnisée, elle est reliée au campus de l’Université McGill. C’est un très beau coin pour aller dîner, entre autres pour les gens qui travaillent ou qui passent dans les environs… Une autre oasis au cœur du brouhaha du centre-ville.

Ailleurs en ville?

Le Plateau-Mont-Royal abrite la plus vieille rue piétonne de Montréal, la rue Prince-Arthur. Lien entre les rues Saint-Denis et Saint-Laurent, elle est délaissée et mériterait vraiment qu’on la redynamise. Son potentiel est énorme et son emplacement est idéal…

À part elle, et ailleurs qu’au centre-ville, il faut s’en remettre aux foires sur les rues commerciales locales pour profiter des quelques fins de semaine « sans voiture » offertes aux passants… Par exemple avec Nuit Blanche sur Tableau Noir, qui animera la rue Mont-Royal en août cet été.

Il y a bien eu l’initiative « Gilford en vacances » en 2012, dans le secteur de la rue Saint-Denis, mais sans lendemain…

L’esprit qui avait animé cette piétonnisation semble toutefois vouloir renaître dans Rosemont-La-Petite-Patrie. En effet, il y a quelques jours, on annonçait un projet pilote sur la Plaza Saint-Hubert pour tester un nouvel aménagement ramenant la rue à une seule voie de circulation, permettant de dégager beaucoup d’espace pour des terrasses et des aires de détente. Si tout se passe comme prévu, on verra le tout à la mi-juillet.

Un autre projet se mettra bientôt en branle, la Place Shamrock, une autre rue qui sera semi-piétonnisée, juste à côté du très populaire Marché Jean-Talon.

Ces nouvelles initiatives, plus modestes, n’ont pas la même portée que la piétonnisation complète, mais seront peut-être, à l’avenir, un complément intéressant. Un peu à l’image de l’acuponcture urbaine, dont j’ai déjà parlé ici. Il faudra suivre ce mouvement et continuer d’en profiter en grand nombre, pour qu’il ne s’essouffle pas. Car avouons-le, la piétonnisation ne se poursuivra que si nous fréquentons ces rues. Elles nous sont offertes, on serait fou de s’en priver ;)

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En complément de ce texte, passez lire Terrasse et plaisirs

Publié par : cbernier | 13 mai 2014

Des escaliers exceptionnels

Nous pensons bien connaître les escaliers à Montréal, dû à nos fameux escaliers extérieurs, mais il y a, de par le monde, de fantastiques structures qui dépassent l’aspect utilitaire et font de cet élément, pourtant familier, quelque chose d’exceptionnel… Internet regorge de listes des plus beaux escaliers du monde, toutefois, ce que je vous propose ici c’est beaucoup plus que de jolis escaliers colorés. Eau, lumière ou son, les escaliers peuvent jouer avec nos 5 sens et devenir de véritables aménagements urbains, ludiques et fonctionnels, magnifiques et partenaires de notre santé… Voyons comment.

Que ce soit pour gravir le Mont-Royal ou pour se rendre à nos appartements, Montréal est une ville d’escaliers. Tellement que les Montréalais en ont fait un des 5 symboles de la ville. Mais nous pourrions dépasser le niveau du symbole pour en faire de véritables attractions touristiques, mythiques et diversifiées, en nous inspirant de ce qui se fait ailleurs. Il y a bien les améliorations visuelles par la peinture, qui font les choux gras des listes sur internet, mais ça peut être tellement plus élaboré.

S’inspirer du monde

Parc GuellPourrait-on penser s’inspirer de l’œuvre de Gaudi, au Parc Guell, et transformer un de nos escaliers de parc en le recouvrant de céramiques? Pourquoi pas celui du Parc Jeanne-Mance, qui permet de monter vers la rue Parc devant le monument Sir George-Étienne Cartier? Ou ailleurs en ville…

Nous avons un spectaculaire escalier d’eau à la Place-des-Arts que peu de personnes remarquent, puisqu’il n’est pas vraiment mis en valeur. Il suffirait d’un tout petit réaménagement (pourquoi ne pas profiter des travaux à venir au Musée d’art contemporain de Montréal, sur le terrain duquel il est situé) pour lui donner la visibilité qu’il mérite, un peu comme l’escalier d’eau du Hong-Kong Park, qui accompagne les passants dans leur utilisation de la portion « sèche » de l’escalier… Ces mini-chutes en ville sont tellement agréables! Il me semble qu’on pourrait en avoir d’autres.

Escaliers d'eau Montréal et Hong Kong

Escalier The Cascade Hong KongTraité comme un lieu public, où on peut s’arrêter, un escalier peut facilement devenir un point de rendez-vous, une Place… On peut y être invité, comme dans cet autre escalier de Hong-Kong, intitulé « The Cascade ». L’effet visuel est magnifique, l’endroit est confortable et situé dans un coin de la ville où peu d’autres lieux d’arrêts s’offrent aux passants. La photo ne permet pas de le voir très bien, mais toutes les parties sur le bord de l’escalier sont en fait des chaises orange, qui attendent d’être utilisées. Je les ai essayés et j’ai adoré! Comme quoi avec un peu d’imagination on peut faire un aménagement à la fois utilitaire et artistique…

Escalier VarennaLa population peut aussi décider de prendre possession d’un escalier et le transformer en point de ralliement, comme sur la fameuse Place d’Espagne à Rome. Dans un quartier animé, surplombant une belle Place, l’escalier est devenu un immense banc public où se croisent Romains et touristes. Magique. Une pratique courante en Italie, où on n’hésite pas à mettre des coussins dans les escaliers situés près des commerces pour attirer la clientèle (ici à Varenna, sur le Lac de Côme)…

Pour son côté fantaisiste, l’escalier « Révolution » de Michel de Broin, dans le parc de l’édicule de la station de métro Papineau à Montréal, mérite le détour. Une de mes œuvres publiques préférées… Dont l’aspect surprenant a été amené à un niveau supérieur, et spectaculaire, par l’escalier « Tiger and Turtle – Magic Mountain », situé dans la petite ville de Duisbourg, en Allemagne. Une véritable attraction touristique, où on peut, en plus, grimper dans l’escalier tordu!

Escalier de Montréal et de Duibourg

© Heike Mutter & Ulrich Genth

Pour faire de l’exercice, il y a moins périlleux que cet escalier… Issu de la mouvance de la Fun Theory, l’escalier-piano a fait beaucoup parler de lui lors de son installation à Stockholm il y a plusieurs années. Voyez par vous-même les résultats : poussés par l’amusement ou la curiosité, les gens empruntent l’escalier plutôt que l’escalier-roulant… Utiliser le plaisir pour modifier positivement le comportement des gens, c’est ça la Fun Theory. Depuis, plusieurs villes ont repris le concept…

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L’idée a aussi été transformée pour produire un escalier-xylophone à Bruxelles. La population s’en est emparée avec le même engouement. Même si l’idée d’en implanter aussi à Montréal a été évoquée dès 2009 par la Coalition Poids, nous n’avons, à ma connaissance, jamais vu une telle initiative ici.

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Enfin, dans ce tour du monde des escaliers qui sortent de l’ordinaire, il serait difficile de ne pas mentionner l’utilisation de la lumière comme moyen de les transformer. Par exemple, comme à l’escalier de l’édifice de la Fuji TV, à Tokyo, qui devient un jeu de lumière le soir venu. Et qui attire les foules, venues se prendre en photo devant…

Escalier Fuji TV Tokyo

Si Montréal est une ville d’escaliers, plusieurs autres villes du monde le sont tout autant. Alors, pourquoi ne pas faire de ce 5e symbole de notre ville un élément encore plus marquant du paysage de Montréal? Construire sur cette force pour nous démarquer. Avec toute la créativité des Montréalais, les couleurs, la céramique, l’eau, le son et la lumière pourraient égayer nos escaliers, servir à créer une attraction touristique singulière, avec une concentration d’originalité qui n’existe nulle part ailleurs… Créer plusieurs de ces escaliers nouveau genre permettrait d’enrichir notre ville et par le fait même, notre propre quotidien!

Publié par : cbernier | 6 mai 2014

Montréal du futur

C’est en 2010 que j’ai découvert l’exposition Montréal du futur. Une fois par deux ans, celle-ci réuni tous les promoteurs immobilier, commerciaux, industriels et institutionnels pour montrer au grand public les projets à venir sur l’île. En 2010, j’avais pris quelques photos et les avait placés sur Facebook. Quatre ans plus tard, je vous propose de revoir ces 15 projets d’alors, avec leur état d’avancement. Vous verrez, ils se sont presque tous réalisés !

J’y ai ajouté 14 photos tirées de l’exposition de cette année. Ces nouveaux projets auront-ils un aussi bon taux de réalisation ? Je l’espère bien, car ils témoignent d’un optimisme pour notre ville très important et auront un apport indéniable à son développement. Des projets plus gros et plus nombreux qu’il y a quatre ans. Plus emballants aussi !

Pour voir comment Montréal pourrait évoluer et se transformer lentement ces prochaines années, découvrez cet album-photos du Montréal du futur, offrant des images de l’exposition de 2010, suivies de photos de l’exposition de 2014 (pour voir les commentaires explicatifs, il suffit de cliquer sur la photo concernée). Hébergés par Facebook, mes albums sont accessibles à tous, sans nécessité d’avoir un compte sur ce média social.

Pour accéder à l’album-photo, vous pouvez aussi cliquer sur l’image ci-dessous:

Montréal du Futur

Bonne visite!

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